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vendredi 27 décembre 2019

Quatorze militaires tués au Niger après le passage de Macron

Les terroristes islamistes marquent dans l’ouest du Niger la visite du président français

L'embuscade date du mercredi 25 décembre



L’opération Barkhane est "à un tournant," venait de déclarer 
Macron en visite au Niger. 
Durant sa visite-éclair, après deux jours de visite en Côte d'Ivoire, samedi et dimanche, le chef de l’Etat a appelé à s’opposer au sentiment anti-français qui monte dans la région et à clarifier les objectifs des Africains dans la guerre contre les djihadistes. Avant de rentrer en France pour les fêtes de Noël et travailler au Fort de Brégançon où Marianne lui offre des vacances avec la famille de sa femme, Macron a fait halte lundi au Niger, à .000 km de là, dans le Sahel. Un passage express résolument militaire dans ce pays situé au cœur de la zone d'intervention de l'opération Barkhane, où se trouve une base aérienne française dotée depuis peu de plusieurs drones de combat. 

Il a participé à une cérémonie d'hommage aux 71 soldats nigériens morts dans l'attaque de leur camp d'Inatès, le 10 décembre, soit deux semaines après le crash de deux hélicoptères français, au Mali, où treize militaires ont été tués. Il s’agit de la pire attaque depuis le regain des offensives djihadistes en 2015 dans ce pays sahélien pauvre, revendiquée par les islamistes de Daesh.

Le président s'est aussi longuement entretenu avec son homologue, le Nigérien Mahamadou Issoufou pour préparer le sommet qui se tiendra à Pau (Pyrénées-Atlantiques) le 13 janvier. 
Le Français a exhorté les dirigeants des cinq pays du Sahel où opère la force Barkhane (Mauritanie, Mali, Niger, Tchad, Burkina Faso) à exprimer plus fermement leur soutien à cette opération qui mobilise 4.500 soldats.
"Je vois des mouvements d'opposition, des groupes qui dénoncent la présence française comme une présence impérialiste néocoloniale, a admis Macron à Niamey. Et de déplorer : Je vois dans trop de pays prospérer sans condamnation politique claire des sentiments anti-français. 
Avant de menacer : Je ne peux pas accepter d'envoyer nos soldats sur le terrain dans les pays où cette demande (de présence française) n'est pas clairement assumée".

Hors caméras et sans confirmation par aucun témoin, Macron aurait renié ses propos de la veille

Désireux d'apaiser l'indignation provoquée en France par sa sortie en Côte d'Ivoire, estimant que la colonisation serait "une faute de la République", il.se serait agacé "en même temps" des critiques africaines : "C'est tellement facile de dire que l'armée française est une armée coloniale. Je ne veux pas ça pour nos soldats dans les pays où on est. Je ne peux pas les envoyer au charbon dans ces conditions. Je veux des engagements." 
De son côté, le président nigérien a annoncé que les pays du Sahel et la France lanceront lors du sommet de Pau "un appel à la solidarité internationale pour que le Sahel et la France ne soient pas seuls dans ce combat, afin qu'on puisse mettre en place la coalition internationale la plus large possible".

Dans ce contexte d'incompréhensions, quatorze militaires nigériens ont été tués le jour de Noël au cours d’une attaque dans la région de Tillabéri, dans l’ouest du Niger, a fait savoir, jeudi 26 décembre, le ministère de l’intérieur nigérien. "Un convoi composé d’éléments de la gendarmerie et de la garde nationale escortant des équipes chargées de l’enrôlement électoral dans la commune de Sanam a été victime d’une embuscade tendue par des terroristes lourdement armés", selon le communiqué des autorités.
"A l’issue d’une bataille acharnée, plusieurs morts et blessés ont été enregistrés. Côté ami : sept gendarmes et sept gardes sont décédés. Un garde est porté disparu". "L’ennemi, quant à lui, a subi de nombreuses pertes", assure le ministère, sans préciser leur ampleur. 

Selon le ministère de l’Intérieur nigérien, l’équipe des agents d’enrôlement "a été sécurisée et a regagné Sanam en bonne santé". Cette équipe opérait pour le compte de la Commission électorale nationale indépendante (CENI), qui doit organiser des élections générales – présidentielle et législatives – à la fin de 2020.

Macron a déjà passé un Noël au Niger, son premier comme président, en 2017:
L'enfant gâté a-t-il su
partager le gâteau équitablement ?
Après s'être régalés d'un "pâté en croûte Elysée veau-foie gras" et d'une "volaille des Hautes-Pyrénées rôtie aux morilles" accompagnée de gratin dauphinois, les soldats et le chef de l'Etat ont partagé un énorme gâteau d'anniversaire bleu-blanc-rouge pour fêter, avec un peu de retard, les 40 ans d'Emmanuel Macron.

Le président du "monde nouveau" est casanier

"En venant cette année à Abidjan, j’ai souhaité mettre à l’honneur les forces prépositionnées et marquer l’importance de la contribution des Forces françaises en Côte d’Ivoire au succès de la coopération et des opérations dans la région" a déclaré le président sur sa page Facebook. Mais que serait Noël sans un dîner de fête aux armées. 
Las! Qu'avait-il au menu? Le même qu'il y a deux an... Cette année, Macron a offert aux soldats un dîner de gala sans homard mais sans surprise non plus: pâté en croûte au foie gras, volaille des landes aux morilles et d'un gratin dauphinois, puis plateau de fromages des régions de France et gâteau au chocolat et clémentine de Corse.



Tout le Sahel – en particulier le Mali, le Niger et le Burkina –, est désormais visé par les assauts de plus en plus audacieux de groupes islamistes, en dépit du renforcement des armées locales et de la présence de 4.500 militaires français de la force antiterroriste Barkhane et ses drones américains de combat.

Le Burkina Faso observait jeudi son deuxième jour de deuil national après une attaque djihadiste qui a fait 42 morts dans le nord du pays, la plus meurtrière depuis cinq ans.

mercredi 18 juillet 2018

Maduro et Obama sur la même ligne raciste à l'encontre des Bleus victorieux du Mondial

Pour Maduro, "c'est l'Afrique qui a gagné la Coupe du monde 2018"

Tandis que selon Obama, les champions ne sont "pas des Gaulois", le président vénézuélien estime que les vainqueurs sont des migrants 

Le  titre des Bleus en Coupe du monde est en réalité une victoire du continent africain, en référence aux origines de plusieurs joueurs, selon le président vénézuélien Nicolás Maduro. "L'équipe de France ressemblait à l'équipe d'Afrique. En vrai, c'est l'Afrique qui a gagné, les immigrants africains qui sont arrivés en France. (...) L'Afrique a tellement été méprisée et, dans ce Mondial, la France gagne grâce aux joueurs africains ou fils d'Africains", a déclaré le chef de l'Etat marxiste-léniniste lors d'une intervention télévisée. Ancien garde du corps et syndicaliste illettré, Maduro est membre du 'Mouvement Cinquième République' créé par l'ancien président bolivarien du pays, le dictateur Hugo Chávez (1954-2013).
Le 8 août 2017, douze pays d'Amérique condamnent une "rupture de l'ordre démocratique" au Venezuela: l'Argentine, le Brésil, le Canada, le Chili, la Colombie, le Costa Rica, le Guatemala refusent de reconnaître l'Assemblée constituante. De son côté, l’ONU condamne de nouveau un « usage excessif de la force", accusant les forces de sécurité vénézuéliennes d’avoir causé la mort d’au moins 73 manifestants antigouvernementaux et des groupes armés pro gouvernementaux circulant à moto avec des armes à feu d'en avoir tué une trentaine d'autres. Pour Le Monde, "avec le coup de force mené par une Constituante chaviste contre l’Assemblée nationale, Nicolas Maduro parachève son contrôle du pays. […] Le Venezuela s’enfonce dans la dictature".
Maduro est égaré par son idéologie anti-colonialiste et anti-impérialiste
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Soutien des régimes libyen de Mouammar Kadhafi jusqu'au bout, et du Syrien Bachar el-Assad, celui qu'Hugo Chávez décrivit comme "un révolutionnaire à part entière" a jeté en prison 12.000 opposants politiques, dont ...des enfants.

"Halte au racisme en Europe contre les peuples africains, halte à la discrimination contre les migrants. Je souhaite que la France et l'Europe réalisent que nous, ceux du Sud, les Africains, les Latino-Américains, nous avons aussi de la valeur et du pouvoir", a-t-il ajouté. Or, quatorze des vingt-trois joueurs de l'équipe de France qui a battu la Croatie dimanche à Moscou en finale du Mondial de football ont des origines africaines. 

Ils ne sont pas pour autant animistes ou musulmans. Ils s'appellent Samuel ou Presnel, Steve ou Kylian, Benjamin, Blaise, Paul, Thomas ou Corentin...
Et puis le Venezuela a des rapports vénaux avec le Sénégal : le pays africain envisageait de disputer un match amical devant son public à Dakar avant la Coupe du Monde. Les Lions de la Teranga avaient pris contact avec le Venezuela. Mais les exigences des sud-américains, dont un cachet de 400.000 €, ont vite calmé les ardeurs de l'ami africain…

Résultat de recherche d'images pour "Tintin au Congo sorcier"
En rappelant le passé colonial de l'Hexagone et de l'Europe, Nicolás Maduro s'est obnubilé sur l'apport des migrants, tout en demandant à ce que cette victoire mette fin au racisme et à la discrimination contre "l'hémisphère sud". Le président a aussi demandé à la France et à toute l'Europe que, après cette deuxième étoile tricolore, cessent le "racisme" et la "discrimination" contre les immigrants africains et latino-américains.
Il n'est pas venu à l'esprit de Maduro, qui continue d'établir des distinctions de 'races', que ces Africains ont été formés en France et qu'ils ont choisi des clubs de "l'hémisphère nord".

Maduro et Obama confisquent à Macron la victoire qu'il s'est appropriée

Macron reste impassible à leurs attaques racistes contre ses ressortissants.  
Tandis que Nicolás Maduro félicite Vladimir Poutine pour l'organisation de cette Coupe du monde, "la meilleure de l'histoire", le Vénézuélien n'a pas un mot de félicitation pour la France. "Le président vénézuélien entretient des relations tendues avec son homologue français Emmanuel Macron, lequel l'a accusé d'avoir installé une "dictature" et ne reconnaît pas sa réélection du 20 mai. 

Il aura fallu que ce soit Jean-Christophe Lagarde, qui réagisse à défaut de Macron aux propos racistes de Nicolás MaduroCe matin, sur France Inter, le député et président de l'UDI  a expliqué qu'il va porter plainte contre le président vénézuélien, ajoutant : "Monsieur Maduro ne connaît pas la France et j'ai envie de lui dire on t'emmerde."

Comment Macron qui ne veut plus de "distinctions de races" en France peut-il tolérer plus longtemps les attaques racistes contre les binationaux français ? 
Admet-il être un 'négrier' ?

samedi 3 juin 2017

Ultimatum à l'Elysée: Daesh menace la France d'un "bain de sang"

Plus question de pseudo-"déséquilibré" : Daech menacerait la France d'un "bain de sang"  

Un ultimatum adressé à l'Elysée laisse sept jours à Emmanuel Macron pour obéir à ses ordres
Dans une texte non authentifié  de Daesh, signé de "soldats de l'Etat islamique en France"l'organisation terroriste islamiste promet une nouvelle vague d'attentats sanglants dans le pays si le délai n'était pas respecté. Les signataires
disent avoir adressé un texte de huit pages à l'Elysée et à Matignon posant un ultimatum

Egalement paru sur internet le 30 mai, il formule huit exigences auxquelles le gouvernement français aurait sept jours pour répondre favorablement, faute de quoi ils promettent un "bain de sang" dans le pays. 
Parmi les revendications, on retrouve notamment 
- "l'arrêt immédiat des bombardements français contre l'État islamique", 
- "le retrait des troupes françaises de tous les pays musulmans", ou encore 
- "la libération de tous les musulmans qui ont été emprisonnés pour avoir voulu quitter la France et émigrer vers l'Etat islamique". 

"Les voitures piégées, les camions béliers lancés, les ceintures explosives activées, les tireurs embusqués, les engins explosifs improvisés... Tout ceci va devenir votre quotidien
 jusqu'à ce que vous vous soyez effondrés et que vous appeliez à la paix", menacent-ils, si l'Elysée ne répondait pas à leur ultimatum. 

Les forces de l'ordre sont visées 
Dans un paragraphe, les auteurs s'adressent même directement aux forces de l'ordre : "Oh vous, les policiers français, si vous continuez à obéir à votre gouvernement aveuglément, en opprimant aussi bien votre peuple que les musulmans, sachez que vos gilets pare-balles et vos pistolets ne vous suffiront pas face à nos Kalachnikov et nos ceintures d'explosifs."
 
AK-47, balles et drapeau de Daesh 
Le texte a été diffusé sur un site de partage de fichiers lourds, accompagné d'une version audio et d'une image particulièrement menaçante. Sur cette dernière, on voit les mots 'Soldats du califat' écrits avec des balles, en dessous d'un AK-47 (fusil d'assaut conçu par le Soviétique Mikhaïl Kalachnikov, produit à partir de 1947 par le régime communiste dans l'ensemble du bloc de l'Est) et d'un drapeau de Daesh (ci-dessus). 
D'autres munitions entourent le titre du journal Aujourd'hui en France, sous lequel figure une brève liste mentionnant "les crimes de la coalition en France"

Marc-Edouard Nabe "choisi" pour transmettre le message 

Dans sa revue Patience, en 2014, l'écrivain français Marc-Edouard Nabe estimait en effet que le projet de Daech allait "naturellement dans le sens de l'histoire". Les captures d'écrans de la lettre de menace relayées sur son compte Twitter sont accompagnées d'un mail qu'il affirme, image à l'appui, avoir reçu le soir du 30 mai 2017 d'un certain Abou Mahdi al Roumi, se présentant comme "porte-parole des soldats du califat en France". 
"Vous avez le mérite d'avoir dit la vérité aux Français en condamnant les agissements de vos dirigeants qui mènent une politique impérialiste et une guerre injuste contre le Monde musulman", peut-on notamment lire dans le courriel

"Ce message a été envoyé au gouvernement français, à tous les grands médias, groupes et associations […] Inutile de prévenir la police car nous leur avons déjà envoyé notre message…", peut-on encore lire dans le mail, accompagné d'un lien de téléchargement vers l'ultimatum. 

Dans l'immédiat, le polémiste  accusé d'antisémitisme Marc-Edouard Nabe, qui a cotoyé Siné et toujours les journalistes et dessinateurs d’Hara-Kiri et de Charlie Hebdo, n'était pas joignable. L'authenticité des documents, elle, n'a pour l'heure pu être vérifiée. Ce qui est en revanche vérifié, c'est la publication de longs extraits de sa revue Patience, sur dix pages, par le groupe terroriste État islamique, dans le numéro 7 de son organe de presse de propagande Dar Al Islam.
La question se pose toutefois de savoir si une organisation anti-colonialiste d'extrême gauche ne serait pas impliquée dans cet ultimatum terroriste.

Hollande a inauguré la série des ultimatums de Daech

En 2014, 
lorsque l'otage français Hervé Gourdel était aux mains de l'organisation les Soldats du califat (Jund al-Khalifa) qui venait de faire acte d' allégeance à l'Etat islamique (EI), mouvance qui fait régner la terreur en Syrie et en Irak, le mouvement donna vingt-quatre heures le 22 septembre à François Hollande pour cesser ses frappes sur l'Irak dans un communiqué diffusé sur des sites Internet djihadistes.

L'EI menaçait clairement la vie de l'otage. 
La Kabylie, où le Français avait été enlevé, est une région montagneuse et boisée à une centaine de kilomètres à l'est d'Alger, en Algérie. Elle reste un théâtre d'opérations de groupes armés où il est toujours fortement déconseillé de se rendre.
Les Soldats du califat étaient alors placés sous la tutelle d'Aqmi, Al-Qaïda au Maghreb islamique, organisation militaire et terroriste, d'idéologie salafiste djihadiste.
Guide de haute montagne français, Hervé Gourdel a été assassiné le 23 septembre 2014, décapité par des 'soldats du califat', un groupe djihadiste algérien. L'Algérie et les milieux algériens sont une autre piste que les tenants de la prévention ne peuvent négliger.