POUR

LA &nbsp LIBERTE &nbsp D' EXPRESSION

Free speech offers latitude but not necessarily license

Affichage des articles dont le libellé est UGTG. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est UGTG. Afficher tous les articles

vendredi 27 février 2009

Terrorisme du gang LKP en Guadeloupe

L’empire des tontons macoutes syndicalistes

Les méthodes d'intimidation de l'UGTG font penser aux tontons macoutes d'Haïti, la milice paramilitaires des Volontaires de la Sécurité Nationale (VSN,). créé en 1958 à la suite d'un attentat contre le président François Duvalier de sinistre mémoire, en raison de ses violations graves des droits de l’homme (meurtres, arrestations arbitraires, extorsions) contre les opposants politiques et les populations civiles. Cette milice de plusieurs milliers d’hommes répondait à l'idée de Duvalier de faire de chaque Haitien un défenseur de la « Révolution ». Ce qu’a réalisé LKP.
L’expression « macoutisme » sera employée pour désigner les régimes politiques qui s'appuient sur l’intimidation et la peur, voire la violence contre les opposants.. D'une manière plus générale, le terme s'applique aussi à une forme de terrorisme révolutionnaire , avant de devenir institutionnel, avec l’accession au pouvoir..


Le Figaro a publié le 21/02/09 un article de Véronique Grousset, dont voici l’intégralité :

Guadeloupe : ces vérités qui dérangent

Après un mois de conflit, marqué par la violence et les surenchères des manifestants, la tonalité désormais raciale et politique du discours de leur leader, Elie Domota, commence à inquiéter les Guadeloupéens.
Un premier mort. Par balle. Dans la nuit de mardi à mercredi, un syndicaliste d'une cinquantaine d'années, Jacques Bino, a été mortellement touché au volant de sa voiture alors qu'il s'approchait d'un barrage tenu par des jeunes dans la cité Henri-IV, une zone sensible de Pointe-à-Pitre. Et trois policiers escortant les pompiers venus le secourir ont également été blessés, par des plombs provenant «vraisemblablement d'une arme de chasse». Après quatre semaines de conflit, la Guadeloupe basculait dans le drame.

Lundi matin, tout était encore à peu près calme. A part le fait, naturellement, qu'on ne pouvait plus du tout circuler dans l'île. Peu avant l'aube, les troupes du LKP (Liyannaj kont pwofitasyon - Collectif contre l'exploitation) avaient barré la plupart des routes. Pas seulement neuf d'entre elles, comme il a été indiqué, mais absolument tous les accès (rocades ou venelles) qu'il leur plaisait d'interdire : rien que dans une petite ville comme Le Gosier, nous avons compté six barrages, dont deux en feu.
Presque tous étaient environnés de débris de pare-brise et d'effets personnels (sacoches, photos, livres, chaussures...) éparpillés sur le bitume, qui témoignaient de la violence avec laquelle certains conducteurs avaient dû être « convaincus » du bien-fondé des thèses du LKP.


Cette organisation très bien réglée, de la part d'un collectif regroupant quelque 43 organisations syndicales ou culturelles dont la création ne date pourtant que d'un mois, apparaît sans faille, car copiée sur celle des comités de surveillance révolutionnaires cubains : au moins un groupe par commune, sinon par quartier, composé de militants connaissant parfaitement leur voisinage, ce qui leur permet de bloquer n'importe quelle route ou hôtel (avec des pneus, des parpaings arrachés aux trottoirs, un cocotier ou un véhicule renversé) sur un simple coup de téléphone, même en ne disposant que d'une vingtaine de volontaires, gamins de 12 ans compris.

Echauffés pendant des heures à écouter leurs meneurs
Les gendarmes ne pouvaient évidemment pas laisser faire, et les manifestants n'attendaient que cela. Certains l'ont joué « pacifiste », en levant bien haut les mains devant les caméras, pendant que, à l'arrière-plan, les autres continuaient à balancer sur les forces de l'ordre tout ce qui leur tombait sous la main : des pierres, le plus souvent, et jamais choisies parmi les plus légères. Une cinquantaine d'entre eux ont été interpellés, puis relâchés avant la nuit. Ce qui leur a permis de regagner très vite le palais de la Mutualité de Pointe-à-Pitre, où les militants et les sympathisants du LKP se retrouvent tous les soirs, depuis un mois, pour écouter leur leader Elie Domota [...] les haranguer, ou pour danser, chanter, dîner d'un colombo de poisson cuisiné sur place, et recevoir leurs consignes pour le lendemain.
Après avoir gagné Pointe-à-Pitre en Zodiac depuis Le Gosier, avec une poignée de touristes qui n'avaient pas d'autre solution pour tenter d'attraper leur avion, nous en avons vu arriver quelques-uns, tous accueillis en héros, et très pressés d'y retourner. Trois heures après la tombée de la nuit, vers 20 h 30, les choses sérieuses commençaient : brutalement plongés dans l'obscurité totale par une panne de courant généralisée, les coteaux du Gosier résonnaient de galopades et de cris, rompus de temps à autre par une détonation sourde, tandis qu'un hélicoptère ne cessait de tourner en tentant d'éclairer les recoins du faisceau de son projecteur. Au cœur de Pointe-à-Pitre, c'était pire : échauffés par des heures passées à écouter leurs meneurs répéter leur indignation face à la «violence arbitraire» dont ils se prétendaient victimes, les casseurs se déchaînaient. Pillages, incendies, affrontements directs avec les forces de l'ordre, gaz lacrymogènes, grenades assourdissantes. Et nouveaux barrages dans de nombreuses communes de l'île - sachant que la plupart de ceux érigés la veille n'avaient jamais été démantelés.
Le matin du mardi, on pouvait parler sans exagérer de climat insurrectionnel. L'aéroport, qui avait résisté jusque-là aux nombreuses tentatives de blocage des grévistes, était fermé.
Les touristes, regroupés dans les hôtels encore ouverts (la plupart du temps sans télévision, sans service de chambre, sans eau chaude et sans aucune possibilité d'en sortir), étaient exaspérés, parfois même paniqués. Elie Domota avait enfin obtenu ce qu'il désirait.


Dès la nuit du vendredi 13 février, lorsqu'il nous reçoit, il ne cache déjà plus, en effet, que les 200 euros d'augmentation pour tous les salaires inférieurs à 1,4 fois le smic - ce fameux « point » qui fait officiellement blocage et dont «les médias nationaux font tant de cas» - ne sont pas sa priorité. Tout en estimant qu'aucune de ses 131 revendications n'a été satisfaite, il ne nous parle alors que de sa colère contre ce qui se passe en Guadeloupe, du point de vue racial, économique et culturel. «Ce que nous voulons, c'est que la France cesse de nous mépriser et nous fasse enfin confiance en rétablissant les droits légitimes des Noirs en tant que peuple majoritaire sur cette île», nous dit-il en insistant sur l'urgence d'un «rétablissement aussi rapide que possible d'un meilleur équilibre sociologique, professionnel et économique entre les différentes composantes, dont les Blancs, bien entendu- personne ne dit qu'ils ne sont pas Guadeloupéens - de la société guadeloupéenne». Les mots « indépendance » (honni par l'immense majorité des électeurs d'outre-mer) ou « révolution » (Haïti est très proche, et ne fait pas vraiment rêver) ne sont évidemment pas prononcés. Mais l'expression «libre droit des peuples à disposer d'eux-mêmes», si.
Un discours foncièrement politique, qui présente l'incontestable avantage de permettre à Elie Domota de sortir la tête haute de ce conflit, en s'assurant le soutien d'une partie non négligeable des Antillais, effectivement convaincus d'être «exploités et méprisés» (lien PaSiDupes), non seulement par les Blancs en général, mais aussi par l'Etat français. Il est en effet sidérant de constater que beaucoup d'entre eux croient sincèrement qu'ils rapportent davantage à la métropole («en impôts, en taxes, et en consommation des surplus de l'Union européenne», ainsi que le proclame Elie Domota) qu'ils ne lui coûtent. Et qu'ils sont en revanche très peu nombreux à réaliser que les prix baisseraient d'eux-mêmes si les fonctionnaires (presque tous les militants du LKP le sont ; Elie Domota étant lui-même directeur-adjoint de l'ANPE) n'étaient pas payés 40 % de plus en Guadeloupe qu'en métropole. Ou si les élus des Antilles cessaient de défendre la défiscalisation (voir aussi lien PaSiDupes: nouvelles mesures douanières) , conçue au départ pour augmenter le nombre de logements, mais qui n'a fait que renchérir la valeur des terrains et le coût des travaux.


Le paiement des jours de grève est bien sûr exigé
Mais, en favorisant les émeutes, son unique carte vu la fin de non-recevoir qu'il n'a cessé d'opposer au secrétaire d'Etat, Yves Jégo, comme aux élus de l'île, Elie Domota fait un pari des plus risqués. Car les Guadeloupéens ont commencé de le lâcher et de s'en méfier depuis au moins trois semaines, dès qu'il est devenu évident que le combat du LKP n'était pas dirigé uniquement «contre la vie chère». La fermeture des stations-service et des commerces, l'impossibilité d'envoyer leurs enfants à l'école, les barrages et les menaces auxquels ils se heurtent sans arrêt lorsqu'ils tentent de se rendre à pied à leur travail, la peur qu'ils ont de perdre leur emploi (une angoisse qui n'épargne que les militants fonctionnaires du LKP, et d'autant plus que leurs dirigeants syndicaux ont d'ores et déjà prévenu que, «bien entendu», ils exigeraient le paiement des jours de grève), les exactions contre les rares commerçants qui refusent de s'incliner face aux intimidations dont ils sont quotidiennement victimes, l'exode des touristes (30 % d'occupation dans les hôtels, contre 70 % en cette période de l'année en temps normal), et les dépôts de bilan en chaîne (185 pour les quatre premières semaines du conflit), les avaient déjà considérablement détourné d'un mouvement qui n'a, de toute façon, jamais été majoritaire. La tonalité désormais raciale et politique du discours de Domota n'a fait que renforcer leurs craintes. Mais maintenant, avec les pillages et les affrontements, la coupe est pleine. Dès lundi, tous les Guadeloupéens que nous avons croisés ne disaient déjà plus «les grévistes» en parlant des militants du LKP, mais «les voyous». Un glissement sémantique qui équivaut à une condamnation dans une société qui déteste la violence, et qui n'a déjà que trop subi - toujours à son détriment - celle des gros bras de l'UGTG (Union générale des travailleurs de Guadeloupe).
Des cases en tôle avec «un veau au piquet»
Jusqu'à présent, toutes les grèves menées par ce syndicat, le plus important de l'île, dirigé depuis avril dernier par Elie Domota, n'ont en effet profité qu'à ceux qui ont déjà le plus : les dockers, payés 6 000 euros net par mois, les fonctionnaires, les employés des banques, les transporteurs. Et ce, tout en renforçant à chaque fois les monopoles, privilèges, rentes de situation et autres abus du droit et de la morale qui foisonnent de toute façon sur l'île. Car, quoi qu'en dise Elie Domota, les plus pauvres n'y ont jamais rien gagné. Les plus pauvres, c'est-à-dire 40 % de la population : tous ceux qui n'ont rien à faire de 200 euros de plus, puisqu'ils ne touchent pas de salaire, ni du gel des loyers puisqu'ils vivent dans des cases en tôle avec «un veau au piquet» (revendu cinq fois son prix d'achat après un an passé à brouter l'herbe saturée d'essence du bord des routes), en donnant ce qu'on appelle ici des «kou de main» (travail au noir). Et tous ceux qui souffrent aussi le plus de cette grève, avec l'explosion des prix que pratiquent les «lolos», ces petites épiceries locales que le LKP autorise à ouvrir et à s'approvisionner, mais qui abusent souvent de la situation. Comme quoi la «pwofitasyon» n'est pas toujours du côté des mêmes... Et cela aussi, les Guadeloupéens sont bien placés pour le savoir.

jeudi 19 février 2009

Guadeloupe : étrange appel de LKP au calme

Le gouvernement recherche des solutions

Mortelle confusion

Lundi matin, les militants du collectif syndical LKP (qui comprend l'UGTG syndicat hégémonique) avaient dressé de nombreux barrages et les forces de l'ordre étaient intervenues, puis dans la soirée et la nuit des bandes d’une centaine de jeunes s'étaient opposées aux forces de l'ordre. Ceux qui cherchent à trouver des excuses raciales aux vandales affirment que seuls des magasins et entreprises appartenant au groupe béké -les descendants de colons blancs- comme le martiniquais Bernard Hayot (GBH), ne sont pas les seuls établissements pillés, puisqu’une concession Renault, un atelier de réparations auto rapides, un magasin de pneus et un hypermarché Carrefour ont également été dévastés.

Deux nuits de violences de lundi à mardi et de mardi à mercredi en Guadeloupe, plusieurs policiers et gendarmes blessés par des tirs d'armes à feu, et un syndicaliste mort, rien n’est trop cher payé pour LKP. Ces gros bras sont pères de familles mais ne maîtrisent pas leurs fils -parfois âgés de seulement 12 ou treize ans- qui pillent des magasins, dressent des barrages, incendient des voitures et, armés de fusils à pompe, tirent aussi à balles réelles sur les forces de l'ordre. Une balle a ainsi atteint mortellement un syndicaliste, auquel les pompiers n’ont pu porter secours du fait des barrages d’émeutier.

Une grande diversité d'appels au calme

  • Le gouvernement "lance un appel au calme" en Guadeloupe, après les violences et pillages de la nuit, a déclaré mercredi sur Europe 1 son porte-parole, Luc Chatel.
  • Les meneurs du "collectif contre l'exploitation" (LKP), dont la grève générale paralyse l'île et son activité économique depuis le 20 janvier, réalisent que ce regain de violences nuit à la cause indépendantiste. Ils ont lancé "un appel au calme" sur la radio RCI en milieu de soirée, mardi.
  • Depuis la métropole, le footballeur guadeloupéen Lilian Thuram a adressé un message de raison aux émeutiers.
  • En revanche, les partis et syndicats d’opposition jouent le pourrissement , quand ils ne jettent pas de l’huile sur le feu, comme c’est le cas de José Bové (Les Verts), de Jean-Luc Mélenchon (PG) ou des trotskistes Arlette Laguiller (LO) et Olivier Besancenot (NPA, ex-LCR).

    Le double jeu de LKP

    Les revendications des syndicalistes (dont l'UGTG en noir qui participe à la garde prétorienne de Domota en rouge, sous protection renforcée) portent notamment sur la cherté de la vie, dans des Antilles françaises où quasiment tout est importé, alors que le taux de chômage est le plus élevé de l'Union européenne et le PIB par tête deux fois inférieur à la métropole. Le conflit social a cristallisé un profond malaise autour des problèmes économiques et sociaux, sur un fond historique marqué par l'esclavage : on ne parle même pas de colonialisme.

    Pourquoi les Blancs de métropole ne sont-ils pas satisfaits d’une solidarité imposée ?

  • La pensée unique interdit de s’étonner à haute voix que si le chômage frappe jusqu’à 40% de jeunes, mais qu’il faille néanmoins importer du poisson dans l’île et qu’on ne trouve pas de pêcheurs parmi tant de jeunes chômeurs.
  • La pensée unique interdit de s’étonner à haute voix de trouver des bandes d’ados (parfois fort jeunes) livrés à eux-mêmes sur des barrages nocturnes. Le montant des allocations familiales en Guadeloupe est proportionnellement plus élevés que dans l’hexagone, car les familles antillaises sont majoritairement nombreuses et trouveraient en outre un net avantage à être monoparentales pour toucher toutes les aides sociales et les bourses scolaires possibles.
  • La pensée unique interdit de s’étonner à haute voix de la forte proportion d’emplois dans la fonction publique (quelque 30% !) où les salaires sont 1,40 fois celui de la métropole. Les fonctionnaires feraient-ils vivre la famille dont des membres toucheraient des allocations de chômage…
    Le secrétaire d'Etat à la fonction publique, André Santini, a de son côté estimé que "la fonction publique n'est pas faite pour résorber le chômage", notamment en Guadeloupe où l'Etat ne peut selon lui "aller plus loin" dans les recrutements.

  • La pensée unique interdit de s’étonner à haute voix qu’une vaste majorité des membres de LKP soient des fonctionnaires avec la sécurité de l’emploi et les salaires que nous savons, mais qu’ils poussent les plus démunis à perdre des journées de travail en grève générale, quand ils ne subissent pas, eux, de retraits sur salaire.

    Elie Domota est un vicieux borné

  • Voyons en quels termes il appelle au calme.

    Cet indépendantiste (ici encore au deuxième rang, sous protection rapprochée de sa garde personnelle) s’exprime en créole, puisque la langue dans laquelle il a reçu de la république une éducation laïque et obligatoire n’est pas assez respectable.
    Son appel au calme est en fait un appel à la révolte : "Ne mettez pas votre vie en danger, ne mettez pas la vie des autres en danger". Et …"
    Ne répondez pas à la provocation
    ", a-t-il lancé aux jeunes, pour les apaiser. Pour que le message soit plus clair encore, il demande dans le même temps au préfet de "retirer ses gendarmes" !
    Vers 20H00 locales, sur RFO Télé-Guadeloupe, Domota avait appelé les manifestants à
    « laisser les gendarmes ‘débarrer’ » les barrages dressés par les émeutiers et « à reconstituer les barrages après leur départ »…

    Domota n’a-t-il pas appelé à "renforcer la mobilisation", affirmant que "plus il y a de Guadeloupéens sur les routes, plus Sarkozy, Fillon et consorts comprendront qu'il faut satisfaire nos revendications". Attendez-vous en revanche à ce qu’Olivier Besancenot et Bové ne rencontrent aucune entrave à leurs déplacements.
  • Voyons aussi comment il accueille l’annonce du meurtre du syndicaliste par un de ses émeutiers

  • Victorin Lurel, le député et président du Conseil Régional de Guadeloupe, regrette que le leader du LKP, Elie Domota, n'ait «pas changé de discours de ce matin». «Un homme est mort et j'entends les mêmes commentaires, les mêmes irresponsabilités.» Elie Domota «ne met pas un bémol dans son discours, il ne veut pas revenir, ni revoir, ni revisiter sa revendication de 200 euros: c'est toujours la même chose, comme si la négociation était la victoire par anéantissement. (...) Eh bien là, c'est la victoire par la mort.»
  • Au petit matin sur l'île -il y a cinq heures de décalage horaire avec la métropole-, Elie Domota, le meneur des révolutionnaires LKP, réagit à la mort du syndicaliste tué par balle cette nuit-là par un jeune mineur, depuis un barrage d’insurgés de la tendance LKP. Pas de compassion des camarades révolutionnaires pour leurs frères d’armes mort dans la lutte. Ils font don de leur vie ; point barre ! Mais sont exhumés comme martyrs quand ils le faut.
    «C'est désolant qu'il faille, à chaque fois que les Guadeloupéens posent un problème, qu'il y ait un mort pour trouver des solutions». Au micro de France info, radio avec laquelle il semble avoir signé une exclusivité, Elie Domota exprime «sa colère»: «Le mal a été fait, un homme est tombé. (...)
    Ce qui s’appelle un éloge funèbre sobre!

    Les métropolitains sont-ils condamnés à la repentance éternelle ?
  • mardi 17 février 2009

    Outre-Mer : les partis anti-républicains s’affichent en soutien aux activistes

    Besancenot, Laguiller et Mélenchon agitent les Antilles
    La photo de famille est-elle assez claire ?

    PaSiDupes l’a depuis plusieurs jours souligné :
    Le mouvement insurrectionnel aux Antilles
    est le fait de
    révolutionnaires de tous poils,

    communiste, anarchiste et trotskiste.

    Avec d'autres partis d'extrême gauche, Olivier Besancenot, porte-parole du NPA (Nouveau parti anticapitaliste), a appelé à une manifestation, lundi 16 février à Paris, en soutien aux "travailleurs de Guadeloupe, Martinique, Guyane et de la Réunion". Il doit se rendre vendredi en Guadeloupe puis en Martinique pour apporter ouvertement le "soutien du NPA" à la mobilisation.

    Olivier Besancenot
    (au centre !), Arlette Laguiller (à gauche) et Jean-Luc Mélenchon (à droite) sont entrés en scène lundi soir
    , au côté des militants de l’ultra-gauche et des Antillais de Métropole pour soutenir les syndicats menaçants, en grève générale contre la baisse du pouvoir d'achat, et les jeunes casseurs .
    Après presqu’un mois de grève générale en Guadeloupe, sans essence, ni commerce, ni écoles, après le début d'un conflit social en Martinique le 5 février, la manifestation, qui a rassemblé quelque 1000 personnes selon la police, prétendait militer pour une amélioration du pouvoir d'achat dans les îles.

    Le mouvement guadeloupéen est-il transposable en France ?
    C'est ce à quoi travaillent les anti-républicains de métropole.

    VOIR et ENTENDRE
    Le Parti de gauche de Jean-Luc Mélenchon, les Alternatifs, Lutte Ouvrière, le NPA d'Olivier Besancenot et d'autres mouvements de la gauche anticapitaliste ont protesté contre les effets de la crise (!), aux côtés d'Antillais vivant en région parisienne.
    Le projet de Besancenot est clair.
    Problèmes de pouvoir d'achat, de précarité? Ces militants anticapitalistes pensent que la métropole aussi est touchée par la "Pwofitasyon", "l'exploitation", en créole. Et ils espèrent que la grève générale va s'étendre aux autres DOM-TOM et à la Métropole.

    La grève en Guadeloupe "montre la voie de ce qui pourrait se passer en métropole"
    , a-t-il menacé.

    Les révolutionnaires du LKP renforcent les rapports de force

    Appel du "Comité pour la sauvegarde des libertés" guadeloupéen à une manifestation silencieuse mardi à Pointe-à-Pitre

    87,8 millions d'euros, auxquelles s'ajoutent 97,5 millions d'euros d'"autres mesures", tel est le montant des nouvelles mesures du gouvernement pour la Guadeloupe en 2009, selon un tableau présenté lundi par le secrétaire d'Etat, Yves Jégo. Pourtant, au 27e jour de grève générale, le LKP (Lire PaSiDupes sur les éléments qui le composent) a encore fait monter la tension d’un cran et le conflit s'envenime en Guadeloupe.

    L’état de la situation

  • La majorité de la population reste dans l’expectative et se plaint des menaces et exactions diverses que subissent les Guadeloupéens qui souhaitent reprendre leur activité professionnelle et ne manifestent pas d’animosité contre les « béké ». Mais la presse ne rend compte que des actes de violence, du spectaculaire au détriment de la majorité silencieuse prise en otage.
  • Plusieurs communes de l'île ont été en proie à des violences dans la nuit de lundi avec des barrages routiers (présentés comme spontanés) en plusieurs points de la périphérie de Pointe-à-Pitre. La matinée de lundi avait été marquée par l'érection de barrages à des points stratégiques, puis par leur démantèlement par les forces de l'ordre. Autant les actions de la matinée semblaient organisées - cocotiers coupés à la tronçonneuse par exemple -, autant celles du soir paraissaient anarchiques, à l’initiative de jeunes gens, le visage masqué par des foulards, avec tous les matériaux à leur portée : troncs, détritus.
  • Ainsi, à Grand-Baie, des groupes de jeunes cagoulés ont érigé des barrages dont certains ont été incendiés. Au Gosier, petite commmune à 5 km de Pointe-à-Pitre, un incendie a été allumé. Des CRS munis de boucliers sont intervenus, accueillis par des jets de pavés pris par les manifestants dans le cimetière, selon un journaliste témoin.
    Sur le pont de La Boucan à Sainte-Rose (Basse-Terre), des groupes de jeunes ont caillassé les forces de l'ordre, selon des journalistes qui ont évoqué des scènes de "guérilla urbaine".
    Ces barrages avaient été levés pour empêcher à nouveau la circulation alors que la réouverture de stations services le week-end avait mis fin à la pénurie d'essence sévissant depuis des jours.

    Caillassées à plusieurs reprises, les forces de l'ordre ont fait usage de grenades lacrymogènes et détonantes. Une voiture a été brûlée par les manifestants qui s’en prennent désormais aux représentants de l’Etat : la voiture du procureur de la République a été saccagée. Les forces de l'ordre ont été. Trois gendarmes mobiles caillassés ont été blessés, selon la même source, Aucune information n'avait cependant pu être obtenue en préfecture sur ce point.
    Les policiers ont procédé à une cinquantaine d'interpellations.Tous les interpellés du matin on été libérés au bout de quelques heures. Dix ont été convoquées en justice en juin pour notamment "violences avec armes".
  • Malgré près de 200 millions d’euros de mesures gouvernementales, Charlie Lendo, adjoint du leader des activistes du collectif de grève LKP, Elie Domota menace que faute de "satisfaction sur nos revendications, la mobilisation ira s'amplifiant". Lors d'un meeting du LKP à Pointe-à-Pitre lundi 16 au soir de leurs démonstrations de violence, les dirigeants du collectif révolutionnaire ont affirmé qu'ils ne se laisseraient pas "abattre par la répression", et réaffirmé que les revendications formulées par le collectif de syndicats, partis et associations étaient "justes", selon eux. Élie Domota, leader du LKP et du syndicat UGTG, avait déjà durci le ton durant le week-end, accusant une nouvelle fois le gouvernement de manquer à sa parole et avertissant que le mouvement allait "s'amplifier". Quelque soient les efforts financiers de la collectivité nationale.
  • Nicolas Sarkozy reprend la main

  • Le secrétaire d'État à l'Outre-Mer
    "Notre politique n'est pas d'acheter, comme ce fut tant de fois le cas auparavant, une illusoire paix provisoire", a affirmé de son côté Yves Jégo. "Chacun doit admettre qu'il est temps qu'une vie économique normale reprenne son cours. Mais ne nous méprenons pas : finir la grève, ce n'est pas en finir avec la crise", a-t-il prévenu dans une tribune parue dans Le Figaro de mardi . Et de poursuivre : "Il ne s'agit pas d'un mouvement de protestation sporadique, mais bien d'une triple crise. Une crise économique qui frappe toute la planète et atteint plus vite les économies fragiles, une crise structurelle liée aux dérives ultimes mais encore observables de l'héritage d'une économie de comptoir, et enfin, et peut-être surtout, une crise existentielle, en tout cas une crise sociétale."
  • Le Chef de l’Etat
    Face à ce regain de tension, Nicolas Sarkozy a décidé d'intervenir directement en fixant un rendez-vous jeudi aux élus de tous les départements d'Outre-Mer. C'est la première initiative directe du chef de l'État dans la crise antillaise .
  • Le Premier Ministre
    En marge d'un déplacement dans le Pas-de-Calais, François Fillon a indiqué que les médiateurs envoyés en Guadeloupe allaient faire "dans les prochaines heures" des propositions qui pourront "servir de base à une vraie négociation".
    Il a en même temps justifié l'intervention des forces de l'ordre, estimant que les barrages ne constituent pas des "moyens légaux" d'expression. "En même temps que nous encourageons le dialogue, nous sommes aussi en train de faire en sorte que la liberté de circulation soit respectée", a-t-il expliqué.

    L’Outre-Mer et l’effet d’aubaine
  • En Martinique
    Dans l’île voisine en grève depuis onze jours, la situation semble également bloquée. Entre 8.000 (selon la préfecture) à 15.000 personnes (selon les organisateurs) ont manifesté à Fort-de-France.
  • En Guyane
    Dans la foulée des conflits antillais, un collectif guyanais a lancé un appel à une marche de protestation mercredi "contre la vie chère". La population fait la queue devant les stations-service martiniquaises. La minorité activiste impose également la loi de la force à la majorité et a autorisé le réapprovisionnement de 28 des 85 stations, mais a forcé les petites stations, qui avaient rouvert ce week-end, à fermer de nouveau, bloquant ainsi les activités industrielles. Les tensions ont ravivé des rivalités raciales latentes, dans lesquelles la députée PRG Christiane Taubira, proche de Sa Cynique Majesté Royal, porte un lourde responsabilité. (Lire PaSiDupes) Les békés, des Blancs représentant 1 % de la population, sont accusés de détenir l'essentiel du business local.

    L’état de droit est menacé par une minorité d'extrémistes
  • A Paris, treize mouvements de gauche ont défilé en solidarité avec les Antilles.
  • En revanche, en Guadeloupe, un "Comité pour la sauvegarde des libertés" a appelé lundi à une manifestation silencieuse mardi à Pointe-à-Pitre contre la paralysie de l'île en raison de la grève. Parmi les signataires, Nicolas Vion, président de la fédération des professionnels de l'hôtellerie, a souhaité que cette manifestation se passe "dans le calme", tout regrettant les "exactions" qui ont marqué la journée de lundi.
  • Guadeloupe : mieux connaître l’UGTG et LKP

    Des indépendantistes anti-libéraux

    L'Union générale des travailleurs de Guadeloupe (UGTG) est une organisation syndicale guadeloupéenne, fondée le 2 décembre 1973.
    Aujourd'hui l'UGTG, qui a obtenu 51.67% des voix aux élections prud'homales du 03 décembre 2008; soit une progression de 4 points par rapport aux prud'hommes 2002, vient loin devant les autres organisations syndicales guadeloupéennes, telles que la CGTG 20% et la CTU 9%.
    En décembre 2008, ce syndicat à la tête de trente et une organisations revendiquait la hausse du pouvoir d'achat et la baisse de 50 centimes des prix du carburant. Les objectifs ne sont-ils pas atteints ?

    Qui trouve grâce aux yeux des gros bras de l’UGTG ?

    LKP
    - Liyannaj Kont Pwofitasyon
    ;
    NPA - Nouveau Parti Anticapitaliste ;
    PG - Le Parti de Gauche ;
    POI - Le Parti Ouvrier Indépendant

    L'UGTG s'est prononcée pour l'indépendance
    Dès sa création, le 2 décembre 1973. Et cela quoi qu'en dise Christiane Taubira, une proche de S
    a Cynique Majesté Royal, laquelle a manifesté au début de ce mois un nouveau désir d'avenir à l'Outre-Mer au sein du nouveau PS...

    La stratégie de conquête de l'UGTG
    Reprenant la méthode de l'encerclement des villes par les campagnes, elle s'est d'abord implantée dans le milieu des ouvriers agricoles, puis ses cadres se sont établis dans le mouvement des travailleurs pour développer l'UGTG. Syndicat alors minoritaire, il s'est fait connaître par la radicalité de ses revendications, par la fermeté des actions de grève de longue durée, en s'imposant par des piquets dissuasifs et a acquis une popularité dans les luttes gagnantes qu'elle a engagées.
    Cela a fini par modifier les rapports qu'entretenaient avec elle les autorités et le patronat qui ont dû reconnaître ses délégués syndicaux et signer avec eux des protocoles de fin de conflits, puis des accords d'entreprise et de branches avant que la Chambre de Commerce ne la reconnaisse comme représentative sur l'ensemble du territoire.
    En 1997, pour la première fois, l'UGTG a présenté des candidats aux élections prud'homales. Le 3 décembre 2008, elle a obtenu 52% des votes exprimés pour désigner les nouveaux conseillers des prud'hommes.

    C'est dans le contexte qui précéda le déclenchement de la grève générale que l'UGTG avec d'autres mouvements culturels associatifs et politiques a créé le collectif LKP autour d'une plate-forme unitaire de la lutte contre la vie chère et la dénonciation de la surexploitation dont les grands groupes de distribution et d'importation sont les bénéficiaires exclusifs. Ce sont ces mêmes groupes qui dirigent le commerce, la distribution, l'importation automobile (Hayot et
    Despointes Lauret, Blandin), l'hôtellerie (Vion); la presse quotidienne (Hersant).

    Dans les quinze dernières années, les idées et méthodes de l'UGTG se sont propagées dans de nombreux milieux, en dehors même de la sphère syndicale. De très nombreuses associations se sont organisées autour de la défense de la langue créole, de la musique locale, du théâtre, des arts plastiques, de l'écologie et de l'économie locale durable, de l'artisanat, des toutes petites entreprises, etc. Le mouvement populaire est influencé par un syndicalisme qui a fait exploser ses propres frontières revendicatives pour agréger toutes les forces progressistes et identitaires.

    L'UGTG influence de façon significative le mouvement universitaire et enseignant et les associations culturelles.

    En plein mouvement de grève, LKP et
    Elie Domota ont pris le temps d'organiser une rencontre avec la jeunesse: un millier de jeunes lycéens, étudiants, employés et ouvriers ont dialogué sur sa plate-forme en 148 points et sur les perspectives que réservait le mouvement aux jeunes Guadeloupéens qui veulent "vivre et rester au pays". De même les meetings-concerts de LKP bénéficient du soutien bénévole des artistes les plus populaires de la Guadeloupe, des slameurs, poètes, et groupes de Gwoka.

    Au lieu de s'enfermer dans son statut d'organisation syndicale hégémonique, l'UGTG a d'abord réussi à créer un front syndical unitaire, notamment avec la CGTG (qui a rassemblé 19 % des suffrages aux élections prud'homales ; non affiliée à la CGT mais coopérant avec la centrale de Montreuil), et avec la CTU (une scission de la CFDT, 9% aux élections prud'homales). Elles tiennent toute leur place au sein de LKP. Plus encore, l'UGTG a voulu affirmer sa volonté d'assumer l'ensemble des revendications des forces culturelles et sociales qui défendent l'identité guadeloupéenne. C'est cette orientation qui lui a permis d'entraîner dans un front uni les autres organisations syndicales représentatives (à l'exception de la CGC) avec la majorité des forces politiques et associatives identitaires du pays.
    Cette large mobilisation culturelle, sociale et identitaire fait que le patronat et ses organisations, ainsi que les autorités territoriales et l'Etat, ne se retrouvent pas dans un face-à-face avec une seule organisation syndicale mais avec tout un peuple qui affirme sa dignité. Cette unité populaire s'adosse à la lutte contre la vie chère, pour la baisse du prix du carburant, pour l'augmentation immédiate de 200 euros pour les bas salaires; mais elle va bien au-delà. Il serait grand temps que les décideurs économiques et les représentants des autorités politiques nationales, régionales et municipales le comprennent.

    Mobilisation extrémiste
    Depuis le 29 janvier, la mobilisation s'est maintenue. Le secrétaire d'Etat,
    Yves Jégo, est arrivé le 4 février. Il a pensé qu'en faisant des concessions aux gérants des stations-service cela permettrait, une fois les cuves de nouveau pleines, comme ce fut le cas en France en 1968, que chacun retourne à ses occupations et que les entreprises et les commerces rouvrent leurs portes. Les grandes surfaces, qui appartiennent aux grands groupes, l'espéraient. La présence de forts contingents de la police et de la gendarmerie à leurs portes les y encourageaient. Des piquets de grève déterminés les ont démentis.
    Après une journée d'accalmie, le mouvement s'est durçi
    sous le prétexte du départ d'Yves Jégo pour consultation auprès du chef de gouvernement. Par sa voix, le gouvernement déclare que les augmentations des bas salaires ne pourront être réglées que par la négociation directe entre syndicats et employeurs, puisqu’il n’est pas compétents sur ce sujet dans le secteur privé.
    Déclenchement de la grève générale en Martinique : effet d’aubaine venu de la Guadeloupe

    La grève approche de sa deuxième semaine en Martinique
    . Des syndicalistes de la Guyane peuvent aussi rejoindre à tout moment un mouvement d'ensemble qui risque ainsi de se propager dans les "départements français d'Amérique".

    Le mouvement vire au chantage
    On peut craindre que l'exaspération de la majorité de la population prise en otage n’amène des affrontements, mais aussi que l'esprit de négociation soit vicié par des provocations extrémistes qui manient la rhétorique du discours colonial et instrumentalise les répressions du passé, ce qui est déjà en gestation, comme on peut l’observer ci-dessous. Les 144 revendications peuvent être satisfaites à moyen et long terme. Les plus immédiates (baisse des prix à la consommation, baisse des prix des carburants, augmentation de 200 euros par mois sur les bas salaires) ont déjà trouvé une réponse effective, mais l’UGTG relève la barre toujours plus haut à chaque nouvelle mesure.

    Des appels à la raison et donc à des négociations vraies porteront-ils leurs fruits ? Ou la Guadeloupe se changera-t-elle en département bananier ?

    Littérature de l’UGTC

    Guadeloupe en lutte :
    Appel de l’UGTG
    mercredi 28 janvier 2009


    Le 26 janvier 2009 : Le pouvoir colonial français s’apprête à réprimer les travailleurs, la jeunesse, le peuple de Guadeloupe avec leurs organisations.

    A l’appel de 47 organisations syndicales, politiques, d’associations de consommateurs, d’associations populaires et culturelles un mouvement de grève générale a commencé le 20 janvier 2009, exprimant ainsi le mécontentement général des masses laborieuses, un ras le bol général contre les souffrances auxquelles elles sont confrontées.( …)
    Au nom du droit des travailleurs et du peuple de Guadeloupe à se battre pour leurs légitimes revendications nous faisons un appel à la solidarité internationale.


    Secrétaire général de l’UGTG
    Elie Domota

    Littérature de LKP

    Le LKP est de ces groupes politiques minoritaires, successifs et divers qui se sont réclamés de l'autonomie ou de l'indépendance, quels que soient les aléas statutaires envisagés depuis la départementalisation.

    A l'exception des partis de gouvernement de droite et de gauche, LKP rassemble dans un seul collectif les représentants désignés de 48 organisations regroupées sur une plate-forme commune comprenant 146 revendications, notamment contre la vie chère. En clair, le LKP n’est pas républicain.

    COMMUNIQUÉ DE LKP
    Lundi 16 février 2009 : répression & passages à tabac !!!

    COMME IL L’AVAIT PROMIS JEGO A DÉCIDÉ DE RÉPRIMER LKP ET LE PEUPLE DE GWADLOUP. EN CE SENS, LES FORCES DE REPRESSION TABASSENT A TOUT VA. ILS ONT DÉJA ARRETÉ UNE DIZAINE DE PERSONNES AU GOSIER ET DEUX A SAINTE-ROSE, MANIFESTANTS OU NON. EN PLUS TOUT UN BATAILLON ENCERCLE EN CE MOMENT UNE CINQUANTAINE DE PERSONNES (MANIFESTANTS OU NON) TOUJOURS SUR LE GOSIER LES ENSERRANT DE PLUS EN PLUS AVEC L’INTENTION BIEN DECIDEE DE FRAPPER ET D’ARRÉTER.

    Propagande de la CNT

    Quels sont les précédents en termes de luttes aux Antilles ?

    Avant guerre le grand évènement social survient avec l’assassinat d’André Aliker, le rédacteur du journal communiste « Justice » qui dénonçait la corruption et les exactions des békés. Ses funérailles, en 1935, amèneront une foule immense tout le long du cortège. Quelques mois plus tard, à la faveur du Front Populaire, le premier syndicat est créé, la CGTM.
    C’est de cette époque là que date les premières lois du Travail en Martinique, pas souvent appliquées.


    On se bornera ici - la liste serait longue ! -, évoquant les cinquante dernières années en Martinique, à rappeler, les grèves et les émeutes de 1959, où les forces de l’ordre feront acte d’une violence inouïe ouvrant le feu sur les manifestants. Ce qui amènera le conseil municipal de Fort-de-France - dont le maire était Aimé Césaire depuis 1945 - à évoquer la sécession d’avec la métropole. Enfin on évoquera ici la répression de la grève des ouvriers de la bananes de février 1974, où, d’hélicoptères,les CRS tirèrent sans sommation à la mitrailleuse sur les manifestants. Il y eut plusieurs morts et blessés. Le chanteur Kolo Bart évoque aujourd’hui avec talent ce dramatique évènement dont on vient de commémorer les 25 ans.

    Quel est le panorama syndical à la Martinique ?

    Il y a, comme en métropole, une multitude de confédérations. Mais elles sont en général spécifiques à la Martinique. En Guadeloupe c’est un peu différent.

    CGTM : Confédération Générale du Travail Martiniquaise, influencé au départ par les communistes.
    CSTM : Confédération Syndical des Travailleurs Martiniquais. Pulvar en était un militant très actif.
    CDMT : Confédération Démocratique Martiniquaise du Travail. Scission de la CFDT- Son leader est à la IVe Internationale (trotskyste - LCR). Met en avant la gestion directe par les travailleurs eux-mêmes. Veut organiser un congrès des travailleurs pour proposer un autre type de société.
    UGTM : Union Générale des Travailleurs de Martinique. Indépendantiste, anti-colonialiste. En essor, même s’il n’est pas au même niveau que l’UGTG de Guadeloupe qui est devenu là-bas, semble t-il, la première force syndicale.
    FO : même syndicat, rattaché à la métropole.
    FEN-UNSA : le plus gros syndicat de l’enseignement (sauf dans le secondaire). Très cogestionnaire.
    FSU : minoritaire, sauf dans le secondaire avec le SNES.
    CFDT : très minoritaire
    SUD-PTT : très minoritaire

    Comment s’organise le mouvement populaire en Martinique ?

    Il y a les CNCP, comités de base de quartier, nationalistes et anti-colonialistes très proche du MIM dont le leader, Alfred MARIE-JEANNE est président du Conseil Régional.

    Les syndicats,
    quelle que soit leur étiquette, apparaissent relativement plus puissants qu’en métropole. Et leur unité, dans l’action, se fait spontanément. Ce qui amène vite une action de masse et une cohésion.

    Quel est en particulier le poids du syndicalisme indépendantiste ? La spécificité de ses revendications ?

    Il a tendance à s’affirmer de plus en plus. Surtout à la Guadeloupe où l’UGTG a recueilli 51% des suffrages aux élections prudhommales. Ses méthodes sont radicales, rappelant celles du syndicalisme nord-américain. Il ne fait pas bon s’opposer à la grève quand ils l’ont déclenché. Les commerçants et les patrons qui n’obéissent pas à ses consignes le paient cher. Et en général on obtempère toujours aux consignes de l’UGTG. A chaque grève ils incitent fermement les salariés qui ne sont pas encore affiliés à prendre la carte .

    L’UGTG, comme l’UGTM, mettent la culture et l’identité créole en avant, la lutte contre le colonialisme et les békés. Ils veulent développer une polyculture permettant d’atteindre l’auto-suffisance. Même chose pour l’industrie : créer sur place ce qui nous manque.

    Olivier Besancenot doit se rendre en Guadeloupe vendredi.