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jeudi 2 février 2017

Penelopegate : la presse a retrouvé l'un des contrats de travail

Policiers et magistrats ont désormais la preuve que des contrats de travail existent bel et bien.

Deux media publient l'un des contrats de travail de Penelope Fillon en tant qu'assistante parlementaire qu'ils sont parvenus à se procurer. 

Alors que la presse entretient le feuilleton ouvert par des media d'extrême gauche et faisant peser des accusations d'emploi fictif sur l'épouse de François Fillon, le Parquet national financier et la police disposent désormais des exemplaires saisis au service dit de "gestion financière" lors d’une perquisition menée mardi 31 janvier.
Pour autant, le document, en date du 7 avril 1998, soulève des questions.
Intégralement publié sur le site du journal Le Parisien, il confirme l'embauche de Penelope Fillon en tant qu'assistante parlementaire à la permanence de la droite, qui était encore le RPR.

Le contrat avait été établi pour une durée de quatre ans, soit jusqu'en 2002.
A l'époque, François Fillon occupait le poste de député et de président du conseil départemental de la Sarthe, avant de prendre la tête du conseil régional des Pays de la Loire.
Le contrat fait partie des papiers que les enquêteurs recherchaient lors de la perquisition qui a eu lieu mardi 31 janvier à l'Assemblée nationale.
Comment cette pièce du dossier est-elle arrivée dans la presse ?
Une surcharge suspecte


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Dans ce contrat, une précision, notée à la main, intrigue les enquêteurs. Deux adresses figurent sur le document, ou plutôt deux villes. En effet, Penelope Fillon était censée travailler à la permanence du RPR, située au Mans, mais la ville de Sablé-sur-Sarthe est également mentionnée, sans adresse précise. 

Au Mans, malgré ses efforts (!), L'Obs n'a pas trouvé de militants du RPR qui fréquentaient la permanence et qui, 18 ans après, se souviennent avoir vu Penelope Fillon. "A cette époque [1998], si Fillon recevait, c'était à la mairie de Sablé-sur-Sarthe. Le Mans est à 50 kilomètres de Sablé", souligne d'ailleurs l'un d'eux.


Une simple erreur de formulation, selon l'avocat de François Fillon

L'avocat de François Fillon, Antonin Lévy, explique qu'il n'a jamais été question que l'épouse Fillon travaille au Mans. C'est bien à Sablé-sur-Sarthe qu'elle exerçait ses fonctions. "Cette adresse (au Mans), qui figure sur le contrat, a été ajoutée, d'une écriture qui n'est pas reconnue", a-t-il expliqué à L'Obs.

"Cette adresse, en plus, n'est pas celle de la permanence du député mais celle du parti, du RPR, donc ce n'est pas la sienne. Nous n'avons pas d'explication sur les raisons pour lesquelles figure cette mention rajoutée. 
La ville de "Sablé-sur-Sarthe" a en revanche été inscrite par François Fillon. C'est bien cette adresse-là qui est la bonne", a-t-il expliqué.

A noter que, depuis le 20 juin 2012, le député de la Sarthe où est situé le canton de Sablé-sur-Sarthe était ...Stéphane Le Foll.

1998-2002: Le Foll est alors chargé de cours à l'université de Nantes, avec un BTS agricole avéré, opportunément renforcé d'une maîtrise et d'un DEA d'économie en 1988, pendant les années Mitterrand (1981-1995), et à l'université de Nantes où Jérôme Kerviel, Claude Sérillon et Jean-Marc Ayrault ont également été détenteurs d'une carte d'étudiant.

2002 est l'année où Le Foll est battu pour la première fois aux élections législatives, dans la 4e circonscription de la Sarthe, par François Fillon.

Résultat de recherche d'images pour "le foll cabinet noir"Ministre de l'Agriculture et compagnon de route de Hollande, comme porte-valise durant ses onze années Rue de Solférino, Stéphane Le Foll, est soupçonné de l'animation d'un "cabinet noir" lors du quinquennat de Nicolas Sarkozy dont Fillon fut pendant les cinq années le premier ministre. Ce cabinet noir était chargé de comploter contre le pouvoir, manoeuvrant dans l'ombre, avec la complicité de certains media, Le Monde en tête, notamment les journalistes Davet et Lhomme que le président Hollande recevra - nuitamment et pour son malheur -  pour que sortent ses confidences désastreuses.

lundi 22 février 2016

Si le ministre ne va pas aux agriculteurs en colère, les agriculteurs vont au domicile de Le Foll au Mans

Le Drian avait en revanche appelé la police en renfort...

Le ministre qui refuse le dialogue doit recevoir dans son jardin les agriculteurs en détresse.
Dimanche 21 février au soir, plusieurs dizaines d'éleveurs en colère ont recherché le dialogue avec le ministre de l'Agriculture, devant le domicile de Stéphane Le Foll au Mans, et à  celui de son collègue de la Défense Jean-Yves Le Drian, près de Lorient.

Une trentaine d'agriculteurs s'est présentée vers 20h au domicile de Stéphane Le Foll, où le ministre a ouvert la porte de son jardin avant d'engager une conversation tendue pendant près d'une heure avec les éleveurs en colère.

"Comment je fais avec mes factures?", lançait un éleveur, pendant qu'un autre provoquait la colère du ministre  comparé à son ancien collègue du Budget, Jérôme Cahuzac, poursuivi pour fraude fiscale. "Je fais ce que j'ai à faire, je fais mon travail", a protesté Stéphane Le Foll, ancien député de la Sarthe, pendant ce long échange involontaire.

Les éleveurs ont déployé une banderole sur la haie du ministre avec le slogan "Nous sommes comme nos vaches sur la paille"

VOIR et ENTENDRE Le Foll endormir ses interlocuteurs en tenant seul le crachoir: J'ai tout tenté; c'est pas moi, c'est les autres, etc...

Un cercueil où était inscrit la mention "Morts pour la France" a été déposé à sa porte
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"Il a été très surpris de nous voir, piqué à vif", a témoigné François Thomelin, producteur laitier à La Ferté-Bernard (Sarthe). "On avait accroché un pendu en paille, mais le ministre démocrate a ordonné: 'Vous m'enlevez ça tout de suite'".
Quand la presse est indépendante, elle ne sort pas seulement les éléments de langage du ministère, les documents estampillés PC par le gouvernement et les informations filtrées par l'AFP, prêtes à l'emploi pour les organes de presse paresseux et soumis.

Précisant être venu "en partenariat" avec le syndicat des Jeunes agriculteurs (JA), François Thomelin a dit vouloir expliquer au ministre "le malaise agricole". "On n'a plus rien, plus de sous, plus d'avenir", a-t-il résumé. "Il a dit qu'il est pas responsable de grand chose, ce qui ne nous convient qu'à moitié", a rapporté l'éleveur.

Pas de discussion possible avec le cumulard Le Drian

Des forces de l'ordre ont bloqué entre 60 et 80 agriculteurs venus du Finistère alors qu'une vingtaine de tracteurs tentait d'approcher du domicile de Jean-Yves Le Drian à Guidel, dans le Morbihan, a indiqué la préfecture. La préfecture n'était pas en mesure de préciser si le ministre de la Défense ET président du Conseil régional de Bretagne se trouvait ou non sur place, où en voyage avec Hollande dans le Pacifique sud...

Interrogé sur le plateau de Public Sénat, le patron du Parti socialiste, Jean-Christophe Cambadélis, a condamné l'action des agriculteurs. Si on peut leur arracher les chemises à Air France, "On ne peut pas prendre en otage des responsables en pensant que cela va faire avancer les choses", a grondé l'ancien trotskiste.

mardi 25 mars 2014

Sarthe: il se substitue à son ami en prison pendant trois mois

Amitié ou domination?

Un homme s'est fait mettre en prison pendant trois mois
Il a ainsi remplacé son ami d'enfance au centre de détention d'Argentan (Orne). Les raisons invoquées par les deux compères restent floues devant le tribunal correctionnel du Mans (Sarthe)
Les faits remontent à novembre 2012. Ni vu ni connu, Yssa, 29 ans, prend la place de son ami d'enfance Abdelkader, qui s'était évadé du centre de détention d'Argentan (Orne). Le pot au rose n'est découvert que trois mois plus tard, lorsque l'administration s'aperçoit effectivement qu'il y a erreur sur l'identité du détenu...

Une supercherie bien huilée: la diversité est imaginative et hiérarchisée
En juin 2012, Abdelkader, emprisonné depuis plus de trois ans, obtient une permission de sortie pour le week-end. Mais, le lundi matin, il n'a pas rejoint sa cellule. Cinq mois plus tard, Yssa, qui se fait passer pour Abdelkader, "réapparaît" au commissariat de Toulon. Il explique alors qu'il n'est pas retourné à la prison d'Argentan (Orne) par peur de représailles de la part de ses codétenus. Il obtient ainsi d'être incarcéré au Mans. Yssa prend ainsi la place de son ami sans difficulté, bien qu'ils se ressemblent comme Najat Vallaud-Belkacem et Christiane Taubira.
Les deux hommes ont pensé à tout puisque le frère d'Abdelkader vient rendre visite à Yssa au Mans, rapporte Ouest France. Yssa, mis à l'épreuve après une condamnation, envoie de son côté un autre ami à son rendez-vous avec un conseiller de probation. Mais en février 2013, la supercherie est révélée: les empreintes d'Yssa ne correspondent évidemment pas à celles d'Abdelkader. Le vrai prisonnier est finalement interpellé en octobre 2013.

La pension complète derrière les barreaux peu séduire

La présidente du Tribunal n'en croit pas son dossier lors de la comparution des deux hommes. "Comment est-il possible d'être incarcéré à la place de quelqu'un ?", questionne-t-elle. En fils aimant et dévoué, Abdelkader rétorque: "j'ai fait ça pour pouvoir rester avec ma mère qui était malade. On a monté cette histoire un soir où on avait bu."
Yssa évoque quant à lui une somme d'argent.
"Il a dit qu'il vous donnerait de l'argent. Mais n'a pas précisé la somme. Pourtant, pendant l'instruction, vous avez évoqué une dette de 35.000 € qui aurait été majorée à 50.000 €", rappelle la présidente Belouard. Dans le box des détenus du tribunal correctionnel du Mans devant lequel il comparait pour évasion du centre de détention d'Argenton (Orne), Abdelkader A. balaye cette version des faits avancée un moment par son copain Yssa : "Je lui ai en effet donné de l'argent en envoyant quelques mandats à sa copine", raconte cette belle âme au lourd casier judiciaire. Ce serait donc pour seulement quelques centaines d'euros qu'il aurait rendu service à cet ami dans les difficultés et l'aurait remplacé pendant 16 mois derrière les barreaux.
La vie carcérale semble pleine d'attraits
Les détenus du Centre de détention d'Argentan (Orne) ont célébré la fête des Lumières (comme à Lyon), déclenchant vendredi 6 décembre 2013 un mouvement de rébellion, qui a duré trois heures et provoqué d'importants dégâts matériels. "Il s'agit d'une mutinerie. Une quinzaine de détenus se sont retranchés dans leur aile et ont mis le feu", a indiqué Hugues de Phily, le procureur de la République d'Argentan (Orne).

L'histoire n'a pas fait rire les magistrats bernés. 
Récidiviste à plusieurs reprise, Abdelkader écope de 18 mois supplémentaires en prison. 
Son ami d'enfance, Yssa, passera quant à lui six mois derrière les barreaux. Avec vue sur la fenêtre de son dominateur.

jeudi 27 décembre 2012

Made in France: Jemini, nouvel accroc dans le tissu industriel

Montebourg, le Redresseur productif ne convainc pas

Tous les enfants connaissent bien ses peluches; mais Jemini, sans le savoir 

Le "président des bisous",
trop mou pour sauver 
Bob l'Eponge

"Hello Kitty", "Maya l'Abeille", "Marsupilami" ou encore "Winnie l'ourson", vendues dans le monde entier, c'est cette société française. 
Installée à Ecommoy, près du Mans (Sarthe) depuis vingt-six ans, Jemini a déposé une déclaration de cessation de paiement auprès du tribunal de commerce de Paris. 
Ce dépôt de bilan, effectué le 20 décembre, est un coup dur pour les 60 salariés du site du Pays de la Loire, qui devraient être fixés sur leur sort le 8 janvier, date de l'ouverture du règlement judiciaire. 

Moins 34% de chiffre d'affaires

 
Cela fait plusieurs mois que l'ancien roi du jouet pour enfants s'inquiète pour son avenir. En octobre, le groupe annonçait la démission de son PDG Patrick Abessira (bientôt traité de "patron-voyou") et un sévère ralentissement de son activité du premier semestre 2012, "impactée par le contexte économique de plus en plus difficile sur ses marchés, en France et en Europe" et par "la crise qui n'épargne plus le secteur des produits pour enfants". "En France, le segment peluches s'est replié de 24 % au premier semestre 2012 et le segment figurines de 27 %", justifiait le groupe.

Son chiffre d'affaires a subi une baisse de 34% au premier semestre 2012 par rapport au premier semestre 2011, contre 33,6 millions d'euros en 2011. La chute était telle que sa cotation en Bourse avait été suspendue, un an seulement après son entrée.

Made in China

Depuis que Valoche colle Hollande,
la Panthère rose 
ne se vend plus
en ventouse
Tous ses produits sont confectionnés en Chine. Jusqu'ici,  pour résister, Jemini comptait en effet sur son modèle "fabless" (sans usine).  
Ecommoy est son unique site français, chargé de la conception des modèles et du marketting. C'est là que sont dessinés les peluches, les figurines et autres accessoires à l'effigie des "Schtroumpf" ou de la "Panthère rose". C'est là aussi que sont signées toutes les licences permettant à Jemini d'exploiter des personnages créés par l'Américain Disney, le Japonais Sanrio et autres créateurs de héros pour enfants.

Le monde de "Dora l'exploratrice" et des "Barbapapa" s'écroulera-t-il pour autant ? 
Selon Radio France Bleu Maine, plusieurs concurrents seraient déjà prêts à racheter les licences de Jemini

Mais que feront-ils du personnel ?
A Florange, la "gauche sociale" leur a fait le coup du repreneur Severstal, un sidérurgiste russe, et à La Provence, le repreneur belge Rossel, alors les salariés vont-ils croire cette fois en Spiderman ?

Largué par Pulvar en plein Vendée-Globe par  gros temps de crise et de politique d'austérité, Montebourg a préféré adopter la marinière gay d'Armor-Lux plutôt que Maya l'Abeille, amie des petits enfants.

Un nouveau test de redressement pour le dur-mou Montebourg.


Mais le Spiderman français
roule en Twizy, la p'tite voiture électrique...

mardi 14 août 2012

Le dromadaire, star des hippodromes: c'est en France...

Première Coupe de France de course de dromadaires, dans la Sarthe 

Plus de 2000 badauds se sont déplacés dimanche

Huit dromadaires au galop sur un champ de courses français. A l’arrière de leur bosse, des jockeys équipés de casque, gilet de protection, casaque et bâton. Les spectateurs présents dimanche à l’hippodrome des Glerches, à La Chartre-sur-le-Loir, dans la Sarthe, se frottent les yeux : " Je trouve ça extraordinaire. Je n’étais plus venu sur cet hippodrome depuis des années, et je suis là exprès pour les dromadaires. C’est drôle et folklorique ", s’amuse Ghislaine Ménard, qui travaille dans un bar-tabac à Dollon, à une quarantaine de kilomètres de là. " Je viens ici tous les ans. Mais aujourd’hui, je suis arrivée plus tôt pour voir la course des dromadaires, raconte Alexandra Duplessis, employée de banque en Ile-de-France, venue sur l’hippodrome avec toute sa famille. Ça change et c’est amusant. C’est juste frustrant de ne pas vraiment pouvoir parier. " 

Des animaux de nos contrées

La première course se révèle plutôt chaotique. Des animaux se sont arrêtés, l’un des destriers s’est même couché à 50 m de l’arrivée. Mais l’association Dromas, qui a travaillé de concert avec la société Worldsport Events, assure que cette première Coupe de France de course de dromadaires est un succès, avec 2500 visiteurs. En revanche, pas de paris d’argent sur place, car les bons musulmans ne parient pas et le public peut participer à un tiercé gratuit, le vainqueur remportant un voyage en Syrie

Jordanie. Si dieu le veut !... Pilier de l’événement, Olivier Philiponneau, président de Dromas, a découvert ces courses en 2003, lors du marathon des dromadaires de Douz, en Tunisie. Depuis, les camélidés, c’est son dada, et les Glerches, le troisième hippodrome français que ses troupes investissent. Ils n'ont pas été arrêtés à Poitiers... 

Ramadan, temps fort pour l'assimilation du Français moyen

A La Chartre, six femelles et deux mâles ont animé la piste. Aucun n’a dépassé les 40 km/h, alors que leurs homologues qataris ou tunisiens atteignent les 70 km/h. La cause ? "Il faut les dresser dès le plus jeune âge. Ceux-là sont durs à manœuvrer ", explique Pierrick Montanes, le bras bandé, qui a déclaré forfait après une chute. " C’est un animal adorable, mais il peut péter un câble comme un cheval, et là, c’est le rodéo. " On en sait quelque chose dans les banlieues... 

Peu d’hippodromes ont paru intéressés par la proposition de Philipponneau
Le délit de faciès n'est pas évoqué. Jean Baudry, président de la société des courses des Glerches, lui, a de l'humour : " Je pouvais faire venir madame de Fontenay et ses pouliches Miss. J’ai préféré les dromadaires, et je n’ai aucun regret. Finalement, les dromadaires sont plus vendeurs que les Miss France. " Les féministes n'ont pas encore relevé l'amalgame machiste: peut-être ne sont-ce pas les chameaux qu'ont dit. 

Introduction du dromadaire dans nos campagnes. Sérieux !

" Notre objectif, c’est de démocratiser le dromadaire. Et ça n’a rien d’un cirque, je suis très à dromadaire là-dessus ", avoue l'irrésistible Sylvain Thenault Guérain, membre de l’association Dromas. Le but, à terme, de l’association Dromas serait de créer un Championnat de France avec des " hippodromes-étapes ". 

L’association DROMAS est une association loi 1901 (sic), crée en juin 2005, et a pour objectif de faire découvrir l’aspect social et culturel associé aux compétitions sportives de courses de dromadaire. Elle s’engage à promouvoir les échanges internationaux.