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mardi 11 mars 2008

Municipales 2008: 14 ministres sur 23

Belle moisson pour les ministres
Vingt-trois ministres -ou secrétaires d'Etat- sont candidats aux élections municipales des 9 et 16 mars.

Parmi ceux qui se présentaient comme tête de liste, Hervé Morin, Eric Woerth, Eric Besson, Dominique Bussereau et André Santini n'auront eu besoin que d'un seul tour pour garder ou gagner leur fauteuil de maire. A noter également les belles performances de Laurent Wauquiez au Puy-en-Velay et de Luc Chatel à Chaumont, qui font basculer leurs villes à droite.

Parmi ceux qui étaient candidats sur une liste, François Fillon, Michèle Alliot-Marie, Xavier Bertrand, Hervé Novelli, Roger Karoutchi, Jean-Louis Borloo et Valérie Létard, sont tous élus au premier tour.

Huit membres du gouvernement se retrouvent en ballotages et vont devoir passer un second tour de municipales. Si pour certains, comme Rachida Dati, Jean-Marie Bockel ou Nathalie Kosciusko-Morizet, les choses s'annoncent plutôt tranquilles, pour Xavier Darcos ou Rama Yade, en revanche, la situation est plus périlleuse, et voire même impossible pour Christine Albanel et Christine Lagarde.

Aux cantonnales, Alain Marleix, qui se présentait est élu, alors que Christine Boutin est en ballottage pour le siège de conseiller général du canton de Rambouillet, dans les Yvelines.

Xavier DarcosBALLOTTAGE DEFAVORABLE

Titre : Ministre de l'Education
Où ? Périgueux
Résultats définitifs 1er tour :
Xavier Darcos (
UMP): 45,25%
Michel Moyrand (PS) : 45,7%
Jean-Louis Demaret (SE) : 6,05%
Emilie Langlais (SE) : 3%

Le scrutin s'annonçait incertain, les résultats du premier tour des municipales le confirment : le maire UMP sortant Xavier Darcos est en danger à Périgueux. Selon les résultats définitifs, son rival socialiste, qui avait été éliminé dès le premier tour en 2001, réalise cette fois-ci une forte percée, qui le place juste devant le ministre de l'Education nationale avec 45,7% des voix contre 45,25%. Les listes de Jean-Louis Demaret (DVD) et d'Emilie Langlais (SE) recueillent respectivement 6,05% et 3%.

Hervé MorinREELU
Hervé MorinTitre : Ministre de la Défense
Où ? Epaignes dans l'Eure

Le ministre de la Défense se succède à lui-même dès le premier tour à Epaignes dans l'Eure, une commune de 1223 habitants, où il est considéré comme l'enfant du pays.


Eric WoerthELU
AFP/Pierre Andrieu - Eric WoerthTitre : Ministre du Budget
Où ? Chantilly (Oise)
Résultats définitifs 1er tour
Eric Woerth (
UMP): 65,40%
Dominique Louis dit Trieau (Union Gauche):34,60%

"J'ai plus de chance de gagner que de perdre, parce que j'ai toujours gagné", affirmait Eric Woerth à quelques jours du scrutin. Les urnes lui ont donné raison. Le ministre du Budget a remporté une nouvelle fois au premier tour la mairie de Chantilly, dans l'Oise, avec 65,40% des voix.


Eric BessonELU
Eric BessonTitre : secrétaire d'Etat à la Prospective
Où ? Donzère dans la Drôme
Résultats définitifs 1er tour
Eric Besson : 69,92%
Philippe Lambert (PS): 30,08

Eric Besson, maire sortant de Donzère a été réélu dimanche au premier tour des municipales, avec 69,92% des suffrages exprimés. L'ancien responsable socialiste, qui se présentait sans étiquette, a été réélu avec 1.846 voix, contre 794 au candidat socialiste Philippe Lambert. Donzère, une commune de 4.800 habitants, a connu une campagne électorale agitée. Elu maire en 2001 sous l'étiquette PS, Eric Besson avait rompu en pleine campagne présidentielle avec la candidate socialiste Ségolène Royal, pour rejoindre ensuite le gouvernement de François Fillon. Durant la campagne pour les municipales, Eric Besson a refusé tout soutien officiel de l'UMP à Donzère.


Dominique BussereauREELU
TF1-LCI, Dominique Bussereau

Titre : Secrétaire d'Etat aux Transports
Où ? Saint-Georges-de-Didonne (Charente-Maritime)
Résultats définitifs 1er tour :
Jean-Marc Bouffard (DvD): 33,92%
Dominique Bussereau (Majorité): 55,23%
Philippe Allaire (DvG) : 10,85%

Dominique Bussereau, secrétaite d'Etat aux Transports, a été réélu dès le premier tour à Saint-Georges-de-Didonne, en Charente-Maritime, où il était tête de liste UMP. Avec 55,23% des suffrages, il devance de 22 points son principal rival, le divers droite Jean-Marc Bouffard.


Jean-Marie BockelBALLOTTAGE FAVORABLE
Jean-Marie BockelTitre : secrétaire d'Etat à la Coopération
Où ? Mulhouse
Résultats définitifs 1er tour :
Jean-Marie Bockel :(
UMP) 40,35%
Pierre Freyburger (PS) : 32,34%
Patrick Binder (FN) : 10,31%

A 57 ans, le secrétaire d'Etat à la coopération, tente un quatrième mandat à Mulhouse, dans le Haut-Rhin. Mais l'ancien socialiste pourra-t-il se maintenir avec sa nouvelle casquette UMP ? Les résultats du premier tour devraient l'encourager puisqu'il arrive en tête avec 40,35% des voix. Il devance son ancien adjoint PS Pierre Freyburger (32,34%). Le candidat du Front national Patrick Binder, avec 10,31% des suffrages, est en mesure de se maintenir au second tour. L'extrême droite a été présente au second tour à toutes les élections municipales à Mulhouse depuis 1989.


André SantiniREELU
TF1-LCI, André SantiniTitre : secrétaire d'Etat à la Fonction publique
Où ? Issy-les-Moulineaux
Résultats définitifs 2008 :
Liste Pieuchot (PS) : 29,44%
Liste Ginisty (MoDem) : 13,80%
Liste Santini (NC) : 56,76%

Il était largement favori, il sort vainqueur dès le premier round. Le secrétaire d'Etat à la Fonction publique et maire Nouveau centre sortant est réélu dès le premier tour à Issy-les-Moulineaux, ville qu'il dirige depuis 1980. Il obtient à lui seul 56,76% des voix, devant les socialistes (29,44%) et le Modem (13,8%). La victoire est belle, bien que moins impressionnante que celle de 2001, où il avait obtenu 70% des voix dès le premier tour.


Ils briguent pour la première fois une mairie

Christian EstrosiBALLOTTAGE
Christian Estrosi (UMP)Titre : secrétaire d'Etat à l'Outre-mer
Où ? Nice
Résultas définitifs au 1er tour :
Jacques Peyrat (DvD) : 23,14%
Patrick Allemand (Union Gauche) : 22,30%
Christian Estrosi (Majorité) : 35,80%

Le secrétaire d'Etat à l'Outre-mer a été investi à Nice par l'UMP, où il affronte le maire sortant Jacques Peyrat. Christian Estrosi fait une belle performance en arrivant en tête des suffrages avec 35?8% des voix, mais il ne pourra éviter un second tour avec le leader de l'Union Gauche Patrick Allemand. Le divers droite Jacques Peyrat devrait se maintenir.


Luc ChatelELU
TF1-LCI, Luc ChatelTitre : secrétaire d'Etat à la Consommation
Où ? Chaumont
Résultats définitifs 1er tour
Philippe Debref (Majorité-Centristes) :12,96%
Luc Chatel (Majorité) :56,15 %
Lionel Blondelle (Union Gauche): 30,89%

A Chaumont, le secrétaire d'Etat à la Consommation est élu au premier tour avec 56,15%. Il fait basculer la ville de gauche à droite, son concurrent, Jean-Luc Daniel (DVG) n'ayant pas su tirer parti des divisions de la gauche qui dirige la ville depuis 1995.


N. Kosciusko-MorizetBALLOTTAGE FAVORABLE
Nathalie Kosciusko-Morizet

Titre : secrétaire d'Etat à l'Environnement
Où ? Longjumeau, dans l'Essonne
Résultats définitifs 1er tour :
Jean-Claude Marquez (Union Gauche) : 36,08%
Guy Bouclet (DvD) : 11,20%
Philippe Schmit (DvG) : 12,82%
Nathalie Kosciusko-Morizet (
UMP): 39,90%

A 34 ans, la secrétaire d'Etat à l'Environnement se présentait pour la première fois à Longjumeau, dans l'Essonne. Elle obtient 39,9% des suffrages au premier tour. Son principal adversaire, le socialiste Jean-Claude Marquez, qui conduit une liste de large rassemblement à gauche, arrive en deuxième position avec 36,08% des voix.


Laurent WauquiezELU
TF1-LCI, Laurent WauquiezTitre : Porte-parole du gouvernement
Où ? Puy-en-Velay, en Haute-Loire
Résultats définitifs 1er tour :
Laurent Wauquiez (Majorité) : 56,45%
Arlette Arnaud Landau (Union Gauche): 40,34%
Georges Gayte (ExG) : 3,22%

Le Puy-en-Velay était détenu depuis 2001 par la gauche. Le jeune porte-parole du gouvernement, vient de faire repasser la commune à droite. Laurent Wauquiez était face à la socialiste Arlette Arnaud-Landau, 55 ans, connue pour être la mère de Bruno Julliard, l'ancien dirigeant de l'Unef. La maire sortante avait tenté de se rassurer en rappelant que Ségolène Royal était arrivée en tête à la présidentielle. Mais avec seulement 50,70% des suffrages.


Rachida DatiBALLOTTAGE FAVORABLE
Rachida Dati sur LCI (18 février 2008)Titre : Ministre de la Justice
Où ? Paris, VIIe arrondissement
Résultats définitifs 1er tour :
Liste Girard (PS) : 22,71%
Liste Delvolvé (MoDem) : 15,69%
Liste Dati (
UMP) : 49,50%

La liste menée par la garde des Sceaux Rachida Dati (UMP) est arrivée nettement en tête au premier tour des municipales dans le VIIe arrondissement de Paris, frôlant l'élection dès le premier tour avec 49,5% des voix, contre 22,7% à celle de Laurence Girard (PS), selon des chiffres quasi-définitifs de la mairie de Paris.


Ils figurent sur une liste pour la première fois

Christine LagardeBALLOTTAGE DEFAVORABLE
LagardeTitre : Ministre de l'Economie
Où ? Paris, 12 e arrondissement
Résultats définitifs 1er tour :
Liste Blumenthal (PS) : 46,07%
Liste Lepage (MoDem) : 9,95%
Liste Cavada (
UMP), avec Christine Lagarde : 24,31%

La ministre de l'Economie est candidate sur la liste UMP de Jean-Marie Cavada dans le 12e arrondissement de Paris. Le tandem totalise 24,31% des voix au premier tour, loin derrière la maire socialiste sortante Michèle blumenthal qui totalise 46,05% des suffrages.


Christine AlbanelBALLOTAGE DEFAVORABLE
Christine AlbanelTitre : Ministre de la Culture et de la Communication
Où ? Paris, 4e arrondissement
Résultats définitifs 1er tour
Liste Bertinotti (PS) : 48,49%
Liste Mehal (MoDem) : 8,16%
Liste Roger (
UMP), avec Christine Albanel : 31,33%

La ministre de la Culture et de la Communication est candidate dans le 4e arrondissement de Paris. Elle figure en deuxième position sur la liste UMP emmenée par Vincent Roger quiobtient 31,33% des voix, alors que le PS, emmené par Bertinotti, arrive en tête avec 48,49% des suffrages.


Rama YadeBALLOTTAGE DEFAVORABLE
Rama Yade politique UMPTitre : secrétaire d'Etat aux Droits de l'Homme
Où ? Colombes, dans les Hauts de Seine.
Résultats définitifs 1er tour :
Liste Benaïssa (ALT) : 4,40%
Liste Elmarbati (LO) : 0,98%
Liste Sarre (PS) : 43,56% Ballottage
Liste Trupin (MoDem) : 8,60%
Liste Goueta (
UMP) : 42,46% Ballottage

La secrétaire d'Etat aux Droits de l'Homme se présente à Colombes, dans les Hauts de Seine. Elle figure en troisième position sur la liste de la maire sortante UMP Nicole Goueta qui recueille 42,46% des suffrages, contre 43,56% pour son rival socialiste. La bataille s'annonce donc serrée dimanche prochain.



Ils se représentent sur une liste


François Fillon ELU
fillon premier ministre matignonTitre : Premier ministre
Où ? Solesmes dans la Sarthe
Particularité : une seule liste

Sans surprise, la liste du Premier ministre François Fillon, qui était seule
en lice, a été élue à Solesmes. Conseiller municipal depuis 2001 de ce village
situé à une soixantaine de km au sud-ouest du Mans, M. Fillon figurait en 6e
position sur la liste du maire sortant Roger Server.


MIchèle Alliot-MarieELUE
TF1-LCI : Michèle Alliot-Marie lors du premier forum de l'UMP le 9 décembre 2006

Titre : Ministre de l'Intérieur
Où ? Saint-Jean-de-Luz dans les Pyrénées-Atlantiques
Résultats définitifs 1er tour :
Georgette Jariod (PS) : 25,14%
Pascal Lafitte (Régionaliste) : 19,29%
Michèle Alliot-Marie (Majorité) : 55,56%

A Saint-Jean-de-Luz dans les Pyrénées-Atlantiques, c'est une nouvelle victoire dès le premier tour pour la ministre de l'Intérieur. Si Michèle Alliot-Marie a conduit la liste, elle a toutefois prévu de se désister en faveur du maire UMP sortant, Peyuco Duhart. Michèle Alliot-Marie est première adjointe depuis 2002.


Xavier BertrandELU
Xavier BertrandTitre : Ministre du Travail
Où ? Saint-Quentin dans l'Aisne
Résultats définitifs du 1er tour :
Liste Lançon (PS) : 39,20%
Liste André (
UMP), avec Xavier Bertrand : 60,80%

Toute la gauche s'était unie derrière le socialiste fabiusien Jean-Pierre Lançon à Saint-Quentin, dans l'Aisne, pour se donner une chance de faire tomber la droite. C'est râté. Leur adversaire commun, à savoir le ministre du Travail, Xavier Bertrand, adjoint au maire sortant UMP Pierre André, a remporté le scrutin au premier tour. Déjà en 2001, la droite avait remporté la mairie avec plus de 70% au premier tour.


Hervé NovelliELU
AFP / Hervé NovelliTitre : Secrétaire d'Etat chargé des Entreprises et du Commerce extérieur
Où ? Richelieu en Indre-et-Loire

Maire-adjoint de Richelieu en Indre-et-Loire, la reconduction du secrétaire d'Etat chargé des Entreprises et du Commerce extérieur est probable le 16 mars. Elu en 2001, il avait abandonné son fauteuil de maire pour cause de cumul des mandats. Nicolas Sarkozy a obtenu 51,78% des voix et Hervé Novelli a été réélu député avec 52,56% en juin dans cette ville de 2194 habitants.


Roger KaroutchiELU
TF1-LCI, Roger KaroutchiTitre : Secrétaire d'Etat aux Relations avec le Parlement
Où ? Villeneuve-la-Garenne
Résultats définitifs 1er tour :
Karim Yahiaoui (MoDem) : 11,19%
Alain-Bernard Boulanger (Majorité), avec Roger Karoutchi : 52,34%
Arnaud Pericard (Union Gauche) : 36,47%

Roger Karoutchi était attendu à Nanterre, il s'est finalement présenté à Villeneuve-la-Garenne sur la liste d'Alain-Bernard Boulanger, le maire UMP sortant. Bien lui en a pris puisqu'il se retrouve élu.


Jean-Louis BorlooELU
TF1 / LCI Jean-Louis Borloo, lors de l'ouverture du Grenelle de l'environnement, le 27 septembre 2007

Titre : Ministre de d'Etat, de l'Ecologie et du Développement et de l'aménagement durable
Où ? Valenciennes
Résultats définitifs 1er tour :
Liste Riquet (
UMP), avec Jean-Louis Borloo : 55,54%
Liste Wattel (LCR) : 4,75%
Liste Dulieu (PCF) : 16,57%
Liste Chagnon (PS) : 18,29%
Liste Slabolepszy (FN) : 4,86%

Jean-Louis Borloo figure dans "la première moitié" de la liste du maire UMP sortant Dominique Riquet, qui a remporté dimanche la mairie de Valenciennes. Le ministre d'Etat, de l'Ecologie et du développement et de l'aménagement durable, actuel premier adjoint, préside la communauté de communes Valenciennes-Métropole, poste que Valérie Létard devrait occuper.


Valérie LétardELUE
AFP Valérie LétardTitre : Secrétaire d'Etat chargée de la Solidarité
Où ? Valenciennes
Résultats définitifs 1er tour :
Liste Riquet (
UMP), avec Valérie Létard : 55,54%
Liste Wattel (LCR) : 4,75%
Liste Dulieu (PCF) : 16,57%
Liste Chagnon (PS) : 18,29%
Liste Slabolepszy (FN) : 4,86%

La secrétaire d'Etat chargée de la Solidarité, Valérie Létard, est placée en deuxième position sur la liste du maire UMP sortant Dominique Riquet.


Ils se battaient aux cantonales

Christine BoutinBALLOTTAGE FAVORABLE
TF1-LCI, Christine Boutin

Titre : Ministre du Logement
Où ? Rambouillet


Alain MarleixREELU
DR Alain Marleix

Titre : Secrétaire d'Etat aux anciens combattants
Où ? Massiac (Cantal)


Document TF1

dimanche 9 mars 2008

Municipales 2008 : entre objectifs, prévisions et résultats

Participation en hausse sur les précédentes municipales
Le premier tour des élections municipales et cantonnales s'est ouvert dimanche en métropole - premier test national dix mois après la victoire de Nicolas Sarkozy à la présidentielle et seulement neuf mois après les législatives - avec un taux de participation de 23%, à midi, en hausse par rapport à 2001 (20,57%).
On notera que les analystes engagéset journalistes militants tiennent absolument à privilégier la référence de la présidentielle plutôt que des législatives. Dans cette comparaison des municipales avec un scrutin nominal et national plutôt qu’avec un scrutin de listes et local, faut-il voir un souci d’objectivité ou de la malignité ?
Nous avons choisi d’exorciser cette tendance à comparer ce qui ne l’est pas. Nous essaierons ici de nous en tenir aux faits et confronterons les municipales 2008 à celles de 2001.
Le taux de participation à midi
Aux municipales ,13% donc en métropole, contre 20,57% en2001.
A Paris et en Ile-de-France toutefois, le taux de participation en fin de matinée était inférieur à celui de 2001. A Paris, il était à 11H30 de 13,05% contre 16,5% lors des précédentes
municipales.
Aux élections cantonales, la participation était légèrement inférieure à celle des municipales avec un taux de participation de 22,25%, mais supérieure à celle des cantonales de 2001 (19,26%). Malgré leur caractère local, ces élections donneront une idée du rapport de force politique dans le pays, alors que, depuis le début de l'année en prévision des scrutins de ce mois de mars, la cote de popularité du président de la République subit les effets d'attaques les plus viles et sournoises (cf. l'affaire du supposé SMS) au nom de la morale. Il s'agit, il est vrai, d'éthique et d'éthique de gauche.
Les enjeux
Le
Parti socialiste craignant un possible effet démobilisateur de sondages plutôt favorables à la gauche, François Hollande a terminé sa campagne en appelant les électeurs à une forte mobilisation dès le 1er tour. Bizarrement, les socialistes aimeraient justifier leurs critiques grâce à ces élections. Ils persistent à donner à des élections foncièrement locales une valeur d’ "avertissement" au pouvoir. Ca pourrait arranger leurs affaires internes et expliquer l'état d'abandon du partitotalement tourné vers sa recrédibilisation après plusieurs revers: inverser la tendance, serait bon pour leur moral...
Quant à renforcer son influence dans les exécutifs territoriaux, c’est l’objectif commun, mais c'est pour le PCF une question de vie ou de mort. Le PS est déjà à la tête de la quasi-totalité des régions et majoritaires dans les départements, ce qui ne jouent pas nécessairement en sa faveur et le 4° tour, celui des régionales, risque fort d'être cruel pour le PS et la gauche .
Le PS espère aussi qu’une réussite moins ancienne serait de nature à redynamiser un parti à la dérive à l’échelle nationale. Pour autant, le futur leadership du parti ne se dégagerait pas plus facilement, tant les dissensions sont profondes et anciennes. Vouloir tirer des municipales un enseignement à portée nationale paraît donc absurde. La seule justification à cette obsession est donc le désir de réunion interne sur le sujet de la détestation des vainqueurs des deux derniers scrutins.
La droite, qui avait initialement voulu donner une ampleur nationale à ce scrutin, a reconsidéré son analyse, martelant ces dernières semaines la dimension locale du scrutin. Son objectif: ne pas transformer en apparent vote sanction une éventuel retrait dû à l’impopularité des réformes que chacun considère pourtant nécessaires. La lecture des résultats sera donc délicate.
Nicolas Sarkozy, très discret pendant la campagne, a d'ailleurs prévenu: quel que soit le résultat des élections, où 22 membres du gouvernement sont candidats, il ne changera pas de politique et il n'y aura pas de remaniement gouvernemental important. C’est la conséquence logique du fait qu’un choix de vie locale n’est pas motivé par les mêmes considérations que des options nationales, européennes et internationales.
Les objectifs des partis
Chaque camp a fixé ses objectifs: pour le patron du PS, François Hollande, sur les 40 villes perdues en 2001, il suffirait d’en reconquérir seulement 30, afin d'avoir "un peu plus de villes" de plus de 20.000 habitants dirigées par la gauche que par la droite (223 à droite contre 178 à gauche aujourd'hui).
Selon les derniers sondages plus tendancieux que tendanciels, la gauche devrait conserver sans trop de difficultés Paris, Lyon, Lille, Nantes ou Montpellier et pourrait conquérir des villes emblématiques comme Strasbourg ou Toulouse ou encore mieux Marseille. Elle pourrait remporter Caen, Rouen, Tarbes, Blois, voire Périgueux.
Le secrétaire général de l'
UMP Patrick Devedjian espère "gagner une quinzaine de grandes villes de plus de 30.000 habitants" et conserver "Marseille et Toulouse".
A Bordeaux en revanche, l'ancien Premier ministre Alain Juppé (UMP) devrait être réélu.
Le MoDem, engagé dans des alliances à géométrie variable avec l'UMP, le PS ou les Verts de façon totalement incohérente, testera son poids politique. Son leader François Bayrou serait, selon les sondages, battu à Pau, tandis qu'à Paris, le score de Marielle de Sarnez sera déterminant pour un éventuel partenariat avec le maire sortant PS Bertrand Delanoë.
Aux extrêmes, le Front national part avec un handicap : il est asphyxié par d'importantes difficultés financières après ses mauvais scores aux législatives.
Désorienté et affaibli, le PCF ne sait plus où est l’Est et son espérance de vie est limitée à quelques bastions comme, dans les Bouches-du-Rhône, Port-de-Bouc ou Martigues qui bénéficient du pactole des multinationales… N’importe quelle municipalité ferait aussi bien avec autant de richesse et de compromission. A Martigues, Canal Maritima, la télévision communiste locale n’est-elle pas parrainée par … Total ?
Largement occultées par les municipales, les cantonales avec quelque 8.520 candidats en lice pourraient être l'occasion pour les principaux partis d'accroître leur avantage et d’entraver la politique des municipalités adverses, comme y est si bien parvenu le socialiste Jean-Noël Guérini, qui n'a pas été un cadeau pour les habitants de Marseille qu’il espère pourtant séduire ! Les électeurs seront-ils lucides ? Croient-ils encore au Jean-Noël?

Les bureaux fermeront à 18H00 sauf dans quelques grandes villes et en région parisienne où ils resteront ouverts jusqu'à 19H00 ou 20H00.

samedi 8 mars 2008

Municipales et cantonnales: double scrutin, comment?

Comment ça se passe le jour J?
Municipales et cantonales sont deux scrutins séparés dans l'organisation. L'étiquetage des adresses sur les enveloppes des électeurs pour les municipales contenant professions de foi et bulletins de vote a eu lieu en mairie en février, la mise sous plis s'est tenue cette semaine (en cas de deuxième tour, même travail mercredi prochain). Pour les cantonnales, ces procédures sont effectuées par la préfecture et non par la mairie.
Installations
Le service festivités de la Ville s'occupe de la mise en place des urnes dans les bureaux de vote. Il faut organiser le circuit pour que les gens ne se perdent pas d'un scrutin à un autre même s'ils restent dans le même bureau.Sur place, la loi exige des lampes électriques, des bougies et allumettes en cas de panne de courant, une cloche pour rappeler à l'ordre les électeurs si nécessaire, une calculatrice, du petit matériel de bureau, un code électoral...
Bureaux de vote
Pas de bureau supplémentaire ce dimanche. On votera certes deux fois mais dans un seul et même lieu. Le premier vote à effectuer sera celui des municipales. Il faudra ensuite reprendre la démarche et le parcours à la case départ pour vous présenter successivement aux deux présidents de bureaux.
Deux raisons de se présenter avec ses cartes d'identité et d'électeur...

vendredi 7 mars 2008

Bernadette Chirac: «Sarkozy est fantastique»

Municipales 2008 : une conseillère générale en campagne
À 74 ans, Bernadette Chirac se représente pour un septième mandat au conseil municipal de Sarran, le village où le couple possède le château de Bity. Là, pas d'inquiétude : «À Sarran, c'est tranquille». L'ex-première dame de France veut «offrir quelques succès électoraux au président de la République».
Bernadette Chirac a repris son bâton de pèlerin, en sa qualité de conseillère générale non renouvelable du canton de Corrèze, au cœur de la Haute-Corrèze. Alors pendant toute la semaine, elle est allée sur le terrain pour soutenir des candidats aux cantonales dans ce département qui fut le fief électoral de Jacques Chirac. Son combat est centré sur la désertification et le vieillissement de la population.

Aujourd'hui, François Hollande brigue la présidence du conseil général et la partie s'annonce serrée entre la droite et la gauche. Maire de Tulle, le premier secrétaire du PS se présente dans un canton confortable qui vote plutôt à gauche et dont le conseiller général sortant, UMP, ne se représente pas.
L’épouse de l’ancien Président de la République était jeudi à Brive pour soutenir Claude Nougein, vice-président du conseil général sortant, qui fait campagne pour sa réélection dans le canton de Brive Nord-Est. «Faire campagne, serrer des mains, aller à la rencontre des gens, j'adore ça», dit-elle. «L'essentiel, c'est de donner de l'écoute». Très consciencieusement, cette perfectionniste fait du porte-à-porte, rend visite à une personne âgée isolée, fait le tour des commerçants de la Roseraie, un quartier résidentiel tranquille, avant de participer à une table ronde avec les associations. «Il faut m'emmener dans les quartiers difficiles. Vous avez peur ?», lance-t-elle, amusée, à Claude Nougein. Dans l'après-midi, elle arpente le centre piétonnier, avec le sénateur maire UMP Bernard Murat, qui voit en elle «le meilleur homme politique en Corrèze».
C'est en 2001, en pleine cohabitation, que Bernadette Chirac s'est imposée sur le devant de la scène politique, à la faveur d'un tour de France électoral pour les municipales. Non sans succès, à Nancy, au Havre, à Toulon, Caen ou Avignon. Ces élections victorieuses ont fait d'elle une sorte de «talisman» pour la droite qui a abondamment fait appel à elle pour les législatives de 2002.
Femme de convictions, Bernadette Chirac soutient fermement Nicolas Sarkozy. Elle est UMP plus que jamais et tient à ce que cela se sache. Elle a d'ailleurs souvent joué les intermédiaires dans les moments de crise entre Jacques Chirac et son cadet. «Heureusement qu'on vous a», a-t-elle glissé à l'oreille de Sarkozy en 2004, pendant une campagne des régionales, désastreuse pour la droite. En 2007, elle a affiché son soutien public au candidat Sarkozy, en participant à des meetings à Lyon et à Montpellier. «Nicolas Sarkozy est fantastique. Il a été formé à l'école de Jacques Chirac. C'est un excellent orateur. Il a un grand charisme», confie-t-elle volontiers. «Il faut soutenir le président de la République pour lui permettre de mettre en œuvre les réformes pour lesquelles il a été élu.»
Le thème de «la rupture», cher à Nicolas Sarkozy, ne heurte pas l'épouse du Président Chirac. «C'est une autre génération. Le monde change, la France change. Elle avait besoin de réformes. Il était nécessaire d'aller de l'avant.» Nicolas Sarkozy, souligne-t-elle, est «un homme courageux», il est «obligé de mettre en œuvre très vite les réformes» parce que «ça ne dure que cinq ans» depuis l'adoption du quinquennat. Une chose en tout cas agace Bernadette Chirac, c'est de voir aujourd'hui les médias et certains élus «attaquer Nicolas Sarkozy après l'avoir encensé».
Alors elle fait campagne, notamment à Brive, pour «offrir quelques succès électoraux au président de la République». La semaine prochaine, elle est prête à aider ceux qui le lui demanderont. Et elle devrait aller à Lyon soutenir Dominique Perben.
Quant à Jacques Chirac, dit-elle, «il a trouvé un nouvel équilibre de vie, de nouveaux repères» depuis qu'il a quitté l'Élysée. «Il travaille à un rythme différent. Il voit beaucoup de monde. Il met en place les bases de sa grande fondation pour le dialogue des cultures et le développement durable. Il est allé en Afrique, il va aller en Chine et au Japon», dit-elle. Et il arrive tous les jours «des sacs entiers» de courrier à leur domicile parisien du quai Voltaire.
Bernadette Chirac affirme qu'elle s'était préparée à ce départ de l'Élysée. «Ce n'était pas une surprise.» Mais «j'ai beaucoup aimé tenir cette maison», dit-elle. «J'ai beaucoup aimé cette vie, j'ai accompagné le destin de cet homme exceptionnel qu'est mon mari», ajoute-t-elle.
Aujourd'hui, elle déborde d'activités. Non pas au service d'une ambition personnelle, mais de l'intérêt collectif.
Présidente de l'association du Pont-Neuf, qui accorde des bourses à des étudiants des pays de l'Est, elle fait la chasse aux mécènes pour faire face aux problèmes de financement. À la tête de la Fondation Hôpitaux de Paris-Hôpitaux de France, célèbre pour ses opérations pièces jaunes. Elle veille sur la Maison de Solenn, destinée aux adolescents en difficulté, et sur le lancement de 20 centres en région. Conformément au souhait de Claude Pompidou, qui ne lui en avait pas parlé avant de mourir, elle a aussi pris la présidence de la Fondation Claude-Pompidou et se passionne pour cette tâche nouvelle. Avec un projet phare, la réalisation d'un grand hôpital consacré à la maladie d'Alzheimer, à Nice.
Faut-il être septuagénaire et de droite pour comprendre la réalité des choses? Conservatrice, cette dame? Pour les blocages mentaux, idéologiques et syndicaux, pour la ringardise et les mauvais sentiments, pour la peur de l'avenir et la haine de l'autre, s'adresser à la gauche.

mercredi 2 janvier 2008

Montebourg agresse les autres mais se fait des gâteries

L’incroyable Nono Montebourde déblatère encore
Le chapon de Noël fait le coq ! Ils ont eu la dinde pour la présidentielle et le Flamby pendant dix ans ; voilà que le PS lâche Nono Montebourg dans le poulailler.
Sa dernière victime en date est Bernard Kouchner, ministre des Affaires étrangères. Il faudrait qu’il démissionne au plus vite du gouvernement, où il ne joue qu'un "tout petit rôle de figurant", assure l’odieux prétentieux qui n’a jamais de mot aimable que pour sa personne. Nono Montebourg distribue des coups d’ergots vengeurs.
Un temps –lointain– avocat, St-Just- Montebourde juge, s'adressant directement à Bernard Kouchner, que "la rupture de Nicolas Sarkozy dans laquelle tu as voulu jouer te laissera sur le carreau, en loques et seul au monde". Mieux vaut des ennemis qu’un seul ami comme Nono Montebourg!
Le manichéen député de Saône-et-Loire décrète ce qui est bien et ne l’est pas. Il qualifie le ministre d'"ami", d'"homme de haute estime qui a contribué à changer la face de ce triste monde", mais juge que la politique étrangère de Sarkozy "est l'exact contraire de tes valeurs et de tes choix". Pour Nono Montebourg, "Sarkozy veut la photo avec tes ennemis historiques et moraux, et toi, il ne te reste qu'à tenir la chandelle". Montebourde ne connaît que la photo en noir et blanc. La couleur, il se la réserve.
Sa volonté d’abaisser, au nom de l’amitié, ne le grandit pas. St-Just-Montebourg poursuit dans la vilénie. "Ce n'est pas toi le véritable ministre des Affaires étrangères, mais l'omnipotent patron de la cellule diplomatique de l'Elysée, Jean-David Levitte, qui fait nommer les ambassadeurs, construit les stratégies, représente le président et négocie dans ton dos", assène Montebourg avec une méchanceté qui le juge. "Jusqu'où l'humiliation devra-t-elle faire entrer son mauvais parfum dans la tête pour que tu réagisses enfin?", interroge-t-il encore, s’écoutant parler. Satisfait.
Pour le Montebourg simplex de canton, Bernard Kouchner joue un "tout petit rôle de figurant". Il ne voit qu'une "seule explication": "tu as un accord politique avec ton nouveau maître, le président Sarkozy, pour te faire accepter ce que ton amour-propre rend inacceptable". Nono n’a jamais lu la Constitution et n’a pas davantage découvert la pratique de la V° République qui répartit les rôles : les affaires étrangères ont toujours fait parti du domaine réservé du Chef de l’Etat. La gratuité de la critique fait peine.
Pour le socialiste baveux qui n'a de rival que Mamère, "ce ciment atlantiste qui t'unit à Sarkozy serait donc celui qui te maintient à flots dans cette pitoyable comédie, qui commence à Disneyland mais finit dans la tragédie d'une guerre incontrôlable, peut être mondiale". Ainsi parle le maître du Mal contre le Bien dans les ténèbres d’Armageddon!
Celui qui n'a jamais rien réalisé, sinon vitupérer devant des micro poursuit dans le tutoiement désobligeant à l'adresse de celui que le monde entier appelle le 'French doctor'. "Si c'est ce sinistre dessein qui te fait composer ainsi avec toi-même, je préfère te dire que tu ne t'en relèveras jamais", lance Nono Montebourg qui conclut par: "Le mieux pour toi-même et pour la France serait que tu prépares ta sortie" et ta "lettre de démission". Bien qu’inutile, Montebourg, en revanche, n’envisage nullement de démissionner : il s’incruste !
Le député socialiste de Saône-et-Loire, défenseur du mandat unique, a justifié sa candidature aux cantonales mardi sur France Inter. "Dans une Assemblée nationale totalement émasculée par le système présidentialiste qui est en train de s'accroître dangereusement, ce n'est pas le seul lieu" où l'opposition peut s'exprimer, a déclaré le député. Pour ce qui est du PS, c'est une banalité, mais delà à généraliser!... "Nous avons besoin aussi de le faire sur le terrain, au contact concret de nos concitoyens", a-t-il ajouté. Rentrez vos poules, Montebourg arrive ! Pourtant, ne dit-on pas que ce sont qui parlent le plus qui en font le moins?Il a expliqué que sa décision d'être candidat aux cantonales est "un changement de priorité", car "il se passe des choses très importantes dans notre pays et notamment une concentration pour moi inadmissible des pouvoirs". Montebourg est vraiment une épine pour le PS.
Chanteclerc Montebourg avait déjà réveillé la basse-cour de ses cris le 17 décembre. Comme Jojo Bové qui annonçait sa grève de la faim en décembre, Nono Montebourg rappelle donc aussi sa tournée. Tout le monde était au courant, sans s’en émouvoir. Il recommence pourtant : il sera candidat aux élections cantonales de mars prochain à Montret (Saône-et-Loire). Bon, etalors? Qu’on se dise, sinon il va faire une 3° piqûre de rappel.
A l’époque, le député qui s’est fait réélire de justesse entend se rendre localement indispensable : le coup passa si près ! Il avait alors jugé "prématuré" de préciser s'il briguerait la présidence du conseil général. L'actuel président du conseil général de Saône-et-Loire, Christophe Sirugue (PS), également député, a annoncé qu'il quitterait son poste à l'assemblée départementale pour briguer la mairie de Chalon-sur-Saône. Le coup des chaises musicales... Pourvu qu’avec l’arrivée du coq parisien le Conseil général ne se prenne pas pour une bande d’eunuques…

Des mauvaises langues murmurent qu’il s’inspire de son ‘ami’ et maître à penser, Jacques Chirac : il veillerait à se constituer autant de retraites d’élu de la république que possible ! Les électeurs lui refuseront-ils le cumul des mandats ?

lundi 17 décembre 2007

Nouveau Centre: ranimer la flamme de l'UDF

Faire "revivre" l'héritage politique de Jean Monnet et Simone Veil

Le
Nouveau Centre (NC) a tenu ce week-end à Paris son premier Conseil national avec plusieurs centaines de personnes à la Maison de la Chimie. Le Nouveau Centre a été créé à la suite de l'élection présidentielle par les UDF ralliés à Nicolas Sarkozy.
Le NC se veut l'héritier de l'UDF face à ce qu'il considère comme le cavalier seul de François Bayrou."Selon certains, l'UDF serait morte. Elle ne correspondrait plus à l'air du temps. Elle serait dépassée, elle serait ringarde", a déclaré Hervé Morin, président du NC.
"Quelqu'un nous a volé la clé" et a décidé "il y a quinze jours" de "passer un coup de bulldozer sur notre maison, l'UDF", a déploré le député Jean-Christophe Lagarde devant plus d'un millier de personnes (1.500 selon le NC) réunies à Paris.
"Nous en avons ras-le-bol d'être insultés alors que nous avons été fidèles à nos convictions", a lancé à son tour le député Jean Dionis du Séjour, alors que François Bayrou accuse souvent ses anciens compagnons de route d'avoir cédé à la tentation de "maroquins" ministériels.
"La cassure idéologique n'a cessé de s'agrandir entre un MoDem toujours plus à gauche, et nous", a voulu justifier l'élu du Lot-et-Garonne, tandis que son collègue de la Marne, Charles de Courson, affirmait: "La seule alliance possible des centristes, elle est à droite."

Le président du Nouveau Centre et ministre de la Défense de Sarkozy, Hervé Morin, a promis de "faire revivre" la famille politique, "enterrée" selon lui par le MoDem parce qu'elle "ne pourrait plus servir la cause et l'ambition d'un homme".
"Reconstruire la maison": cette ambition est revenue comme un leitmotiv tout au long des quatre heures de tables rondes et discours du NC, qui revendique "plus de 7 à 8.000 adhérents".
"Je vous le dis: nous allons la faire revivre, cette famille. La famille des (Jean) Monnet, des (Robert) Schuman, des (Jean) Lecanuet, des Simone Veil, des Raymond Barre, des François Léotard, des Valéry Giscard d'Estaing", a-t-il déclaré lors du premier conseil national du Nouveau centre, nouvelle formation centriste au sein de la majorité présidentielle qui réunit la majorité des anciens députés UDF. "Cette famille, mes chers amis, je n'accepte pas, nous n'acceptons pas, qu'elle soit enterrée, qu'elle soit liquidée un soir en catimini dans un hangar, à Villepinte, [où s'est tenu le congrès fondateur du Mouvement démocrate (MoDem) de François Bayrou], tout simplement parce qu'elle ne pourrait plus servir la cause et l'ambition d'un homme", a-t-il lancé, en référence à la création par François Bayrou début décembre du MoDem, un nouveau parti intégrant l'UDF.
Irrités par les méthodes de Vladimir Bayrou, les sympathisants sont favorables à une orientation politique de centre droit, en toute autonomie. "Nous ne recherchons pas la différence pour la différence. Nous cherchons à incarner une famille politique qu'on a abandonnée en rase campagne. (...) L'UDF a été assassinée, nous voulons la faire revivre", a expliqué par la suite Hervé Morin à des journalistes.
Les dirigeants du NC ont ainsi réaffirmé leur appartenance à la majorité et leur volonté de soutenir les réformes. "Nous voulons participer au succès de la 'dernière cartouche' que représente l'élection de Nicolas Sarkozy", a déclaré H. Morin, reprenant une expression du philosophe Marcel Gauchet.
Tandis que certains, comme M. Dionis du Séjour, rêvent de voir leur parti constituer un jour le "noyau dur" de la sensibilité centriste, actuellement éclatée en plusieurs formations, le président du NC a temporisé. "Bâtissons notre formation", a conclu H. Morin. "Il sera ensuite temps, après les municipales, d'ouvrir les bras pour reconstruire avec les autres partis de la famille centriste éparpillée, le grand parti de centre/centre-droit que nous voulons".
Voulant montrer qu'"être dans la majorité, c'est aussi se faire respecter", le ministre de la Défense a cependant posé ses conditions, certaines "incontournables", au vote de la réforme institutionnelle par sa formation politique. Il a notamment cité l'introduction de la proportionnelle aux législatives et l'interdiction du cumul des mandats.
Les élections municipales et cantonales de mars 2008 constitueront un défi pour le NC. Le Nouveau Centre, qui ne peut prétendre au financement public, compte 22 députés à l'Assemblée nationale.
Le Nouveau Centre, auquel Françoise de Panafieu n'a accordé aucune tête de liste à Paris, a également prévenu qu'il s'inscrivait dans une stratégie de "partenariat" avec l'UMP mais ne voulait pas être considéré comme "supplétif". Il a publié une liste de près de 190 chefs de files pour les municipales, dont plusieurs ont pris la parole au Conseil national.
Dimanche, 189 investitures ont été retenues pour les municipales à l'occasion du Conseil national.