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vendredi 3 octobre 2014

Rebsamen tacle Sapin et le PS, mais fait disparaître les preuves de l'agression

Indépendance de la presse: le ministre de Valls obtient la censure de ses propres propos  
Le ministre du Travail a demandé et obtenu le retrait de son entretien
"Les emmerdes volent en escadrilles", selon Chirac, l'ami de Hollande 
Après avoir reçu un "vrai-faux" d’eau jeudi par des intermittents du spectacle -aussitôt démenti ("dépublié"?)- et s'être résigné dans la foulée à l'annulation un déplacement en province pour ne pas tendre l’autre joue, le ministre du Travail, François Rebsamen s'est mis à nouveau en difficulté pour avoir trop parlé ce vendredi 3 octobre.
Alors que ses propos sur la nécessité de renforcer la surveillance des chômeurs fraudeurs qui avaient déclenché un tollé début septembre – il avait d’ailleurs dû rétro-pédaler publiquement – cette fois, le ministre va plus loin.

Sur le site internet du magazine bourguignon Le Miroir, Rebsamen s'en est pris à Michel Sapin, son prédécesseur
à son poste ministériel. 
Sapin "s'est totalement trompé". Le ministre du Travail tacle ainsi son prédécesseur sur la manière de communiquer sur les (mauvais) chiffres du chômage. "Malgré l’amitié que je porte à Michel, il s’est totalement trompé. On ne juge pas le chômage mois par mois, mais sur des périodes plus longues : un trimestre, un semestre. Il s’est mis des boulets aux pieds et les a laissés à son successeur", déplore François Rebsamen dans un franc-parler qui ne doit rien au "off".

Mais Rebsamen a fait "dépublier" le document
,
prétendant qu'il ne s'agit pas d'un entretien, ce que conteste le magazine. 
On notera au passage l'hypocrisie des termes, très spécifique du PS, pour ne pas admettre une censure. Le plus indécent de l'histoire n'est d'ailleurs pas la demande du ministère, mais la soumission des organes de presse qui clament leur indépendance, mais se couchent devant le pouvoir, qui, il est vrai, renforce toujours davantage ses pressions depuis deux ans, avec la complicité de l'agence de presse française et du SNJ, syndicat gauchisant des journalistes désormais bien dociles. Que le pouvoir en place soit mécontent de tel ou tel écart de ministre et de la publication de l'article est une chose, mais que des media se prêtent à cette censure est préoccupant…

Le ministre affirme dans cet entretien qu'il "se bat depuis longtemps pour une vision libérale de l'économie"

Pour justifier ce virage socio-libéral du gouvernement Valls, il se retranche derrière les Français: il les fait parler, estimant qu'ils "ont conscience qu'il faut adapter" le "système social" français en "renforçant les contrôles, en assouplissant les seuils, la législation sur les 35 heures, en autorisant le travail le dimanche"

Il s'en prend au PS soulignant que le secrétariat national du PS refuse "toutes ces avancées".

Restés quelques heures sur le site, les propos ont été retirés en milieu de matinée.

Une série de tacles qui fait vibrer les réseaux sociaux, dont Twitter,
puisque la presse institutionnelle s'auto-censure...

Le cabinet du ministre fait savoir que "le ministre ne cautionne pas ces propos", et que pour lui "il ne s'agissait pas d'une interview", ajoutant qu'"il n'y pas eu de relecture" des citations. L’intéressé a beau démentir, le magazine maintient : le ministre socialiste a bien accordé un entretien.

Sur Michel Sapin, c'est un peu tronqué, argumente l'attachée de presse.
Il n'y a que la moitié de la phrase et ça ne correspond pas à ce qu'il voulait dire. Ils ne parlaient pas de Michel Sapin, mais de la courbe mensuelle du chômage, une façon de calculer qui est ingérable, car c'est tellement erratique. Il y a eu une baisse le mois dernier, mais Pôle Emploi ne sait pas pourquoi donc nous non plus."

De son côté, le journaliste Jérémie Lorand, qui a réalisé l'échange "mardi au ministère", a "confirmé" que l'ex-sénateur-maire de Dijon a bien tenu les propos publiés sur le site.
"J'ai l'habitude de travailler avec François Rebsamen depuis 4 ou 5 ans à Dijon, jamais il n'a relu d'interview. J'ai continué à bosser comme je bossais avant, l'interview n'a pas été relue et n'a donc pas été validée par le ministère", explique-t-il.
Quand le cabinet du ministre a demandé au site de retirer l'article, "on a voulu être conciliant: on a proposé de faire quelques modifications et de le republier, le ministère ne l'a pas souhaité donc on a accepté de le dépublier", explique J. Lorand.

Sur le site internet du Bien public, le journal régional de l'ex- sénateur-maire, F. Rebsamen a assuré vendredi soir que ses propos avaient été "déformés".
"J'ai dit et je redis qu'il y a deux types d'économie : d'une part, l'économie administrée que l'on a connue et qui a échoué partout où elle a été mise en oeuvre et, d'autre part, l'économie de marché, libérale. Je me reconnais dans la politique économique progressiste du gouvernement", a-t-il rétropédalé, en marge d'une visite dans une entreprise d'insertion à Chenôve (Côte-d'Or).
"C'est un chemin de crête difficile avec deux volets : d'un côté, la redistribution à tout va souhaitée par la gauche de la gauche et, de l'autre, la droite ultra-libérale. La ligne de crête choisie par le gouvernement, sociale-progressiste, c'est la mienne", a insisté le ministre, réfutant tout "virage libéral", mais pantalon sur les chevilles pour s'être fait remonter le bretelles. Une posture très peu cohérente, mais typiquement socialiste.
Les manières "un peu olé olé" de "Montambour"

Revenant sur l'aventure d'Arnaud Montebourg au gouvernement et ses rapports avec les grands patrons, François Rebsamen reconnaît qu'il « s’est investi dans sa mission. Il aime l’industrie, l’industrie lourde, l’industrie tricolore.(...) Arnaud Montebourg est un personnage complexe : il s’accrochait avec des patrons en arrivant puis les câlinait. Il a bien fait son boulot pour les entreprises en difficulté.» Mais il estime aussi que l'ancien ministre de l'économie avait «une approche particulière. Un peu olé olé ! C’est un comédien, un avocat.» 

Le site internet n'est pourtant pas chien
Le Miroir a en effet omis de revenir sur l'échec du successeur de Rebsamen aux sénatoriales de septembre
L'ex-maire de Dijon a ainsi perdu sa position de repli en cas d'éjection du gouvernement: un malheur n'arrive jamais seul: "les emmerdes volent en escadrille"...  

mercredi 20 mars 2013

Far West parisien: une bande de voyous prend un RER d'assaut

Une vingtaine de jeunes attaquent un RER à Grigny, Essonne

Une bande d'au moins une vingtaine de voyous a attaqué une rame du RER D samedi au niveau de la gare de Grigny-Centre
(Essonne)

Août 2010 

Vers 22 heures, entre 20 et 30 jeunes casseurs ont fait irruption dans la rame et s'en sont pris aux usagers -tous des nantis- pour les forcer à leur remettre portables et argent. 

Une dizaine de personnes ont été agressées

Un raid rapide et violent.
"J'étais dans le RER en direction de Corbeil-Essonnes, et à Grigny nous avons entendu beaucoup de bruits et de cris et nous avons vu des gens courir sur les quais", a déclaré un jeune homme sous couvert d'anonymat. 

Après avoir tiré le signal d'alarme, les jeunes, qui avaient le visage dissimulé, sont passés de wagon en wagon et ont attaqué "le plus de monde possible", a-t-il expliqué.
Des cagoules et les capuches ?

"Moi, j'ai pris un coup de poing et du gaz lacrymogène dans les yeux. Ils ont arraché le sac à main de mon amie et m'ont pris mon argent. C'était rapide, violent et cela avait l'air très organisé", a ajouté ce jeune homme, étudiant à Evry.


"Cela ressemble à une attaque de diligence de l'époque moderne , a estimé un policier. De cette ampleur, ce n'est pas habituel."

Le commissariat de Juvisy-sur-Orge a été chargé de l'enquête.
Une dizaine de plaintes avaient été déposées au commissariat de Juvisy, sur la trentaine de victimes présumées.
Extrait du journal Le Monde
(19 mars 2013, par Olivier Razemon)

La loi dite Loi cagoule avait été raillée par la gauche 


Mediapart la présentait comme "une loi illustrant l’active politique de communication que mène le Président Sarkozy
autour des questions de sécurité." Le site trotskiste lui opposait alors l’impossibilité d’appliquer cette loi selon des"spécialistes", tel Michel Marcus (magistrat honoraire, expert en sécurité urbaine à Paris), et faisait valoir le bilan de la loi réprimandant les regroupements de personnes dans les halls d’immeuble pour laquelle moins de 120 poursuites devant les Tribunaux ont été lancées. Elle avait pourtant ce mérite, lorsque la menace était réelle et, malgré la caricature qui en était faite, non pas de viser l'éradication de tout rassemblement, même tranquille, mais de ne pas priver la police et la justice des moyens de ramener la paix civile dans les quartiers. Mediapart décriait le " prétexte de ces incriminations pour fournir une couverture procédurale au bras armé, qu’est la police."

L'opposition a fait pression sur le législateur pour que la loi ne soit pas votée.
 
L'interdiction de dissimuler volontairement son visage lors d'une manifestation publique a été officialisée, samedi 20 juin 2009, avec la publication d'un décret du premier ministre au Journal officiel.

Le texte punit d'une amende maximale de 1 500 euros "le fait pour une personne, au sein ou aux abords immédiats d'une manifestation sur la voie publique, de dissimuler volontairement son visage afin de ne pas être identifiée dans des circonstances faisant craindre des atteintes à l'ordre public". Ce document, aussi connu sous le nom de "décret anti-cagoule", prévoit une amende de 3 000 euros en cas de récidive. Il ajoute que des exceptions sont prévues, notamment pour les "manifestations conformes aux usages locaux ou lorsque la dissimulation du visage est justifiée par un motif légitime".
"Les bandes, un phénomène plus spectaculaire que dangereux", assurait Markus,  le 25 février 2012 à Atlantico : "Il est toujours impressionnant d’imaginer deux groupes d’une vingtaine de jeunes qui se rencontrent pour se taper dessus à coups de barre de fer. Cela fait réfléchir. Mais on oublie de dire que c’est tellement rare que ce phénomène n’est pas si inquiétant que ça." Mais qu'a-t-il à ajouter cet expert quand une bande de forcénés s'en prend maintenant, non plus à une bande rivale, mais à des travailleurs des banlieues ?
 
Un bilan partiel de l'opposition de la gauche peut aujourd'hui être dressé

Le 3 février 2013 déjà, le TGV Marseille-Nice avait été attaqué en plein jour et un samedi après-midi, à hauteur de la cité Air Bel (11e) dans les quartiers nord de Marseille. La presse avait banalisé l'interruption du traffic ferroviaire en la présentant comme un ..."divertissement." Explication de la thèse: la scène avait été filmée ! Les "tournantes" aussi sont souvent filmées: s'agit-il également de divertissement ? Parmi les dix "artistes" arrêtés, huit ont été mis en examen, notamment pour "destruction ou détérioration d'un bien appartenant à l'autorité publique, entrave à la circulation ferroviaire et vol en réunion". Le plus jeune était âgé de 13 ans et demi et le plus "adulte", de 36 ans, qui a évoqué "un mouvement spontané, dans un souci ludique et artistique". Tous ne sont pas des "intermittents du spectacle" et le prochain de ces instants privilégiés sera-t-il un "casse" sanglant?

Les précédents récents

En juillet 2011, un TER a heurté un barrage avant qu’un train de marchandises ne soit pris d’assaut par une vingtaine de voyous. Le train régional express effectuait la liaison Marseille-Miramas par les quartiers Nord de Marseille. A croire que les Marseillais sont des cinéphiles avertis et revisitaient la célèbre attaque du train postal Glasgow-Londres. La seule ressemblance avec le vol de 1963 réside dans le nombre de participants à l’attaque : une petite vingtaine. Le chiffre d'or chez les fadas. Mais, pour ce qui est du butin, il était bien inférieur aux 2,6 millions de livres sterling dérobés à l’époque (environ 70 millions d’euros).
Dans le quartier de la Calade, des chariots de supermarché ainsi que des poutres en fer et des plaques de béton avaient été déposées sur les rails. Le TER heurta un caddie et s'immobilisa. La bande d'encagoulés munis de barres de fer, tenta de pénétrer dans le TER. " C’est curieux, car on ne peut pas ouvrir les portes de l’extérieur ", explique un policier. Arrive alors un train de marchandises, affrété par la société Euro Cargo Rail. Les agresseurs forcent trois wagons, et dérobent une dizaine de cartons avant de s’enfuir, échappant ainsi à la police. Le butin ? " De la marchandise de grande consommation sans aucune valeur ", expliqua la chargée de communication de la société de transport de fret, qui minimisa l’incident. Il s’agissait de vêtements destinés à des grandes surfaces.

Les agressions de ce type sont loin d’être isolées. 

La série phocéenne a débuté en 2004, toujours dans le cadre des quartiers Nord de Marseille, petites circonscriptions gâtées des députés PS Christophe Masse et  Sylvie Andrieux. La dernière attaque de train remontait au 25 juin 2008. Un train de marchandises avait alors été stoppé entre la zone portuaire et une cité du 15e arrondissement (Henri Jibrayel, PS) par des conteneurs de gravats et des blocs de béton. Des malfaiteurs avaient ensuite fouillé une dizaine de wagons et s’étaient emparés de matériel informatique.

Deux mois plus tôt, le 24 avril 2008
, un train de marchandises était stoppé par des traverses de bois entre la zone portuaire et les quartiers Nord. Les voleurs cherchaient du cuivre mais étaient tombés sur des coussins Playboy… C’est en tout cas ce que racontera lors de son interpellation l’un d’entre eux, un jeune de la cité du Ruisseau Mirabeau.


La première de ces attaques semble avoir eu lieu le 12 janvier 2004.
Des jeunes avaient immobilisé un train de marchandises pour tenter de le piller, mais sans y parvenir. Ils avaient allumé un important feu près de la voie pour attirer l’attention du conducteur. Ils l’avaient convaincu de s’arrêter en lui faisant des signes. Au final, trois des 24 wagons du train avaient été fracturés.

Nouvel An 2006, attaque du train Nice-Lyon avait créé un grand émoi
Une vingtaine de jeunes excités ont violemment pris à partie plusieurs passagers et le Parquet de Draguignan a ouvert une information judiciaire
pour "vols, menaces et dégradations ". En tout, trois passagers du TER 17 430 ont porté plainte: une étudiante de Besançon de 20 ans, victime d'attouchements sexuels, et un couple de la région parisienne, victime de vols. Ils ont été reçus par le ministre de l'Intérieur, Nicolas Sarkozy. 
Lorsque nous sommes montés dans le train, nous avons tout de suite senti que quelque chose n'allait pas. Les voitures étaient bondées, il y avait énormément de jeunes, beaucoup dormaient, mais certains étaient très excités."
La préfecture des Alpes-Maritimes s'était plainte de ne pas avoir été prévenue de l'arrivée de ce TER, dans lequel avait pris place des jeunes qui s'étaient déjà manifestés par leur agitation à l'aller. La SNCF et le Conseil régional ont répliqué que ce type d'opération existait depuis cinq ans. Un contrôleur SNCF a été frappé en gare de Grasse (Alpes-Maritimes) par un jeune, qui lui a fracturé le nez. L'agent contrôlait alors un petit groupe de voyageurs. L'agresseur, sans titre de transport, a été interpellé par la police.
Mohamed Ali Baya a été condamné à six mois de prison avec sursis, mise à l'épreuve et interdiction de SNCF pendant deux ans.
Parallèlement à cette enquête judiciaire, une enquête administrative avait été chargée de pointer les éventuels dysfonctionnements qui ont abouti à cette attaque en règle du train.  
En sorte que ça ne se renouvelle pas ? 
Mais la police et la justice disposent-elles des moyens légaux adéquats?

dimanche 22 janvier 2012

Le Bourget: Hollande s'apprête à dévoiler les charmes cachés de son projet

La "gauche molle" va enfin s'offrir aux yeux de ses fans



22 janvier, v'la la "gauche molle"
La claque est en place...




"Le candidat Hollande va tenir son premier grand meeting de campagne dimanche au Bourget

On nous promet qu'en Seine-Saint-Denis il va à la fois se dévoiler aux Français et aux Françaises, se raconter et livrer sa "vision" pour la France, à trois mois pile de la présidentielle: il était temps !

Martine Brochen-Aubry surjoue sa joie
"C'est un grand jour pour la France, le lancement de la dernière dernière ligne droite", a lancé sa concurrente malheureuse des primaires et pourtant premier secrétaire du PS, en arrivant pour la réunion des quelque 2.000 cadres du parti et candidats aux législatives, avant le meeting de l'après-midi.
"François Hollande va parler aux Français de la France, des valeurs qui ont été oubliées, de la façon de lui retrouver un avenir et donc de redonner l'espoir aux Français", a-t-elle anticipé, comme si elle était associée au projet du candidat, en termes flous.

Or, en octobre dernier, la maire de Lille n'avait-elle pas "clairement" mis en garde les militants à la veille des primaires: "Quand c'est flou, il y a un loup !"
La Ch'tite Aubry a sali l'image du camarade François. "J'ai bien compris qu'il essayait de passer entre les gouttes quand je lui posais un certain nombre de questions", a-t-elle expliqué. "Ma grand-mère disait : 'Quand c'est flou, c'est qu'il y a un loup' ", a-t-elle insisté. "J'ai essayé de mettre le doigt sur certains de ses loups". Aubry qui revendique d'incarner la "gauche forte" et a également accusé François Hollande d'avoir employé "des mots de droite".

VOIR et ENTENDRE la comploteuse esquiver sur son manque de franchise et ses "manoeuvres obliques":


F. Hollande, qui mettait encore la dernière main à son discours dimanche matin, a expliqué au JDD : "Ce que j'ai voulu, c'est y mettre ma conception de la présidence de la République, mon parcours politique, ce qui le fonde, ma vision de la France aujourd'hui".

La salle du Bourget peut accueillir 8.500 à 9.000 places assises.
Aux alentours de 15h00, Hollande montera sur scène. Sur fond bleu soutenu, son slogan de campagne "le changement c'est maintenant" est inscrit en rouge, en lettres en relief, accompagné de "François Hollande 2012". Non loin de son pupitre, deux drapeaux, français et européen. Un jeu de lumière éclaire les escaliers de la scène en rouge et la scène en blanc.
Au premier plan, dans le parterre, se trouveront les principaux responsables et personnalités de la famille socialiste, les patrons des fédérations départementales et de nombreux invités, dont l'ancien Premier ministre Lionel Jospin, qui abandonna 3.000 salariés de Renault à Vilvorde.
Lien PaSiDupes - " Le candidat Hollande bientôt à Vilvorde ? : Après Gandrange avec Aubry, Vilvorde avec Jospin ? "


Un discours de 90 minutes
"Il y aura dans le discours quelque chose de plus personnel", assure le chef du projet. "Il y aura en introduction une belle animation", assure son porte-parole Bruno Le Roux. Elle sera "musicale et scénique", précisait le programme vendredi.
Et pour attirer les badauds et compléter les 9.000 places, Yannick Noah doit pousser la chansonnette avant la prise de parole du candidat.
Sont aussi annoncés le chanteur Benjamin Biolay, Mazarine Pingeot, la fille morganatique de Tonton, Christian Lacroix, l'ancien compagnon de Claude Chirac et ex-judoka Thierry Rey, Pape Diouf (ex-patron de l'OM), le producteur et acteur Dominique Besnehard, qui conseillait Désirdavenir Royal en 2007, ou encore Olivier Poivre d'Arvor... La journaliste "indépendante" Valérie Trierweiler, la compagne de François Hollande, est attendue au premier rang.

A la tribune dimanche matin, les responsables socialistes se sont succédés pour mobiliser les cadres du partis, les invitant à se mettre en ordre de marche pour porter dans toute la France les propositions du candidat PS.

Le projet de François Hollande "sera un projet socialiste et ça c'est fondamental ! ", a rassuré Pierre Moscovici, directeur de la campagne, l'air important et grave.
Il a retenu la leçon et a également assuré que "le mot ouvrier ne serait pas un gros mot mais un beau mot", invitant par ailleurs à s'inspirer de la campagne victorieuse de Barack Obama aux Etats-Unis en 2008.


S'en prenant violemment au duo de tête de l'exécutif, Harlem Désir, ombre portée de la Ch'tite Aubry, numéro 2 du parti et remplaçant intermittent de sa cheffe, a affirmé "que personne n'est dupe" que Nicolas Sarkozy est déjà en campagne. "La France n'a plus de Premier Ministre face à la crise, elle a un chef de meute d'aboyeurs, de snipers, de tronçonneurs en campagne", a-t-il caricaturé, respectueux de la fonction et des personnes.
L'UMP et le chef de l'Etat "sont aujourd'hui de plus en plus entourés, cornaqués, de conseillers d'extrême droite", a-t-il accusé, alors que l'extrême gauche récuse sa propre radicalité: il n'existerait plus d'autre extrémisme que de droite, car les révolutionnaires Mélenchon (PCF et Parti de gauche), Poutou et Arthaud (trotskistes) se déclarent tout bonnement de gauche !...
Désir H. a encore eu le sentiment que la droite "panique", alors que François Hollande creuse l'écart dans les sondages, aussi longtemps qu'il tient son projet secret.

En fin de matinée, bien qu'en échec, Martine Brochen-Aubry doit tenir "un discours de galvanisation" des troupes socialistes en leur demandant d'aller partout "dans les campagnes, dans les usines, dans les quartiers" répandre caricature, défaitisme et "vent de révolte", faute de projet socialiste à défendre.


François Hollande se montrera dimanche soir l'invité du JT de TF1
Il ne faut rien attendre, sinon du dénigrement, des postures et de beaux sentiments et un vide sidéral, à l'arrivée.
Pour le détail et le chiffrage de ses propositions, il faudra en effet attendre encore, jeudi peut-être, jour de présentation de sa "plate-forme" présidentielle.

vendredi 18 novembre 2011

Allègre doute des capacités de Hollande en temps de crise

Claude Allègre : “Hollande n’est pas un pilote de grand vent”


François Hollande n'inspire pas le respect de ceux qui le connaissent le mieux dans son propre camp.

Le débat socialiste des primaires a permis de compléter le portrait de Hollande
Son ex-concubine ne l'a pas épargné
Désirdavenir Royal, la présidente de la région Poitou-Charentes, a éreinté François Hollande. Sur la capacité de gestionnaire du président de Conseil général, elle a critiqué les hausses d’impôts de la Corrèze endettée jusqu'au cou. " Le point faible de François Hollande, c'est l'inaction. Est-ce que les Français peuvent citer une seule chose qu'il aurait réalisée en trente ans de vie politique? Une seule ?", a-t-elle demandé, vacharde, dans Le Figaro.
Elle connaît le père de ses enfants de l'intérieur (!) et ne manque pas de raisons de le dézinguer :" François Hollande avait promis un livre sur son projet, il publie une compilation de discours et Martine Aubry se contente d'écrire une lettre aux Français ", déplora le poil à gratter socialiste.

La Ch'tite Aubry n'a pas fait de quartier
"Gauche molle", "propositions floues", "utilisation des mots de la droite", "candidat du système" : le portrait que la Ch'tite Aubry a dressé de François Hollande, si acerbe et violent soit-il, apparaît chaque jour plus fidèle.
On le sait désormais, elle était justifiée à dénoner le manque de constance de François Hollande: " J'ai dit qu'il avait changé d'avis sur l'éducation et demandé comment il finançait. Il a changé d'avis sur la loi Hadopi, il a changé d'avis sur la règle d'or, a ainsi relevé la maire de Lille.
L'accord falsifié sur le nucléaire avec les altero-écolos d'Europe Ecologie-les Verts le décrédibilise encore aujourd'hui du fait de sa versatilité et son hypocrisie.
Sur TF1, Martine Aubry a réitéré ses critiques sur la "gauche molle", parlant de la nécessité d’une "gauche forte qui ait véritablement des lignes".
Sur France 3, interrogée sur le tempérament de son adversaire, François Hollande avait répliqué: "le problème n’est pas d’être coriace ou pas coriace. C’est d’être crédible ou pas crédible". LOL !
Or, l'un comme l'autre est impliqué dans le vrai-faux accord PS-EELV sur le MOX.
Depuis, le choix des militants suscite des réactions acides du milieu
Après Jean-Luc Mélenchon, candidat du Front de gauche à la présidentielle, qui l'avait qualifié de "capitaine de pédalo" dans une "saison des tempêtes", c'est maintenant Claude Allègre, qui y va de sa petite formule.
Paris Match - François Hollande a-t-il raison de ne pas céder à Europe Ecologie sur le nucléaire ?
Claude Allègre. Bien sûr qu’il a raison. Il ne peut pas faire passer le PS sous la table. Les Verts sont favorables à la décroissance. Ils font de l’idéologie. Ils sont contre tout. Ce n’est pas le cas du PS. Aujourd’hui, plus personne n’est favorable au tout-nucléaire. La diversification énergétique est la priorité de tous les gens sérieux. D’abord parce que les réserves d’uranium ne sont pas infinies. Ensuite parce que le nucléaire évolue et devient plus sûr. Enfin parce que l’Allemagne va nous acheter du nucléaire...

Monti, Papademos… Ce sont les marchés qui choisissent les Premiers ministres, désormais ?
C’est une première historique qui pose beaucoup de questions. Aujourd’hui, les marchés sont très rapides, et la démocratie est très lente, en particulier en régime parlementaire. On voudrait que la démocratie gouverne les marchés ; c’est l’inverse qui se passe. Notre défi de ce siècle est de remettre les choses dans l’ordre. C’est pourquoi la taxe sur les transactions financières est plus indispensable que jamais : elle ralentira les marchés.

L’Europe peut-elle s’en sortir ?
Il faut chambouler toute l’organisation européenne. Il faut dissocier l’Euroland (à 17) et l’Union européenne (à 27), qui n’est qu’un grand marché. Aujourd’hui, les choses tiennent encore grâce au couple franco-allemand, mais on se demande bien où sont passés Barroso et la Commission de Bruxelles.

La France a-t-elle, selon vous, déjà perdu son triple A ?
Non, pas du tout. Tous ceux qui se livrent à un petit jeu autour de cette question ne rendent pas service à leur pays et même à toute l’Europe. Si la France sombrait, l’Allemagne sombrerait également tant nos destins sont liés. Il faut aussi se calmer. La France a une dette de 1 700 milliards d’euros ; les actifs gérés par la BNP Paribas ont été estimés en 2010 à plus de 3 000 milliards de dollars. Nous ne sommes donc pas dans des ordres de grandeur aussi pharaoniques qu’on le dit. Mais il faut prendre des décisions, par exemple séparer les banques qui prêtent aux particuliers et aux acteurs économiques et les banques spéculatives.

Est-ce que François Hollande patine ?
Il n’est pas adapté aux crises. On l’avait déjà vu au PS quand cela tanguait. Ce n’est pas un pilote de grand vent. Mélenchon a raison. C’est en revanche le point fort de Nicolas ­Sarkozy. On peut discuter certains aspects de son quinquennat ; mais le président est excellent dans les tempêtes.

Pour qui voterez-vous ?
Je ne vous le dirai pas. Je plaide pour un gouvernement d’union nationale. L’alliance entre les Verts et le PS, comme celle entre la droite et l’extrême droite, sont contre nature. En revanche, entre la droite et la gauche, les points de vue se sont rapprochés. Le PS n’est plus pour l’économie ­administrée ; Sarkozy est devenu ­keynésien. Bien sûr, il y a encore des différences de sensibilité, mais il ­serait bien que Sarkozy, Hollande, Collomb, Vallini… travaillent ensemble. Je suis pour l’équipe de France !

L’ex-ministre de l’Education de Lionel Jospin est l’auteur de " Peut-on encore ­sauver l’Europe ? " (éd. Plon).

Chaos à gauche: de Hollande à Mélenchon, en passant par Duflot et Joly

La virulence de Mélenchon ferait peur aux communistes

Blessé par le refus de François Hollande de débattre, le candidat du Front de gauche a repris ses attaques virulentes à l'encontre du candidat socialiste.
Certains communistes s'inquiètent. "Jusqu'où peut aller Jean-Luc Mélenchon ?"


De leur côté,
les comploteurs du PS trahissent leurs partenaires d'Europe Ecologie-les Verts
en falsifiant leur accord sur le nucléaire après signature et Gro Eva Joly va bouder dans son coin, refusant de participer à sa ratification -ou non- par les fédérations samedi.
Eva Joly, la candidate sexagénaire d'EELV à la présidentielle, a commencé par décliner l'invitation de France 2 mercredi soir. "Elle a décidé de prendre de la hauteur", a tenter justifier son entourage. Une défection qui a évidemment fait réagir l'UMP. L'entourage de Jean-François Copé a ironisé sur "la dérobade" de l'ancienne juge d'instruction. "C'était pourtant l'occasion de parler du fond. Ils ont manifestement plus de temps à passer à faire des marchandages qu'à venir débattre du fond, a-t-on observé.

Retranscrits dans le Journal du Dimanche , les propos du candidat du Front de gauche à l'égard de François Hollande sont durs. "Capitaine de pédalo" dans "une saison de tempête" , "la même analyse de la crise" que Nicolas Sarkozy, tous les deux "des hommes d'un autre temps"...
Mélenchon assume sa stratégie de différenciation - "nous sommes en compétition avec eux"- mais sa fuite en avant inquiète ses "camarades" alliés du Parti communiste.

Soucieux pour l'avenir de ses élus locaux, le PC est tenu au respect de ses accords avec le PS, son allié historique.

Dans une lettre envoyée à Pierre Laurent et à Marie-Georges Buffet et révélée par lemonde.fr, Jean-Claude Mairal, ancien président du conseil général de l'Allier, met en garde: " Cette attitude fait fuir un certain nombre d'électeurs communistes et renforce le vote utile en faveur du candidat socialiste ". Patrick Le Hyaric, député européen, va plus loin: cette attitude " peut accréditer qu'on préfère que la droite reste au pouvoir ".
Il y a quelques mois, ses alliés communistes avaient déjà fait part de leurs réticences face à la verve populiste de l'ancien socialiste. A la fin 2010, ils lui avaient même demandé de revenir à plus de sérénité.

"Jean-Luc Mélenchon est agacé"

Ian Brossat, président du groupe communiste au Conseil de Paris, ne semble pas inquiet, selon l'express.fr : " J'approuve totalement les propos de Jean-Luc Mélenchon. Ce positionnement me convient. François Hollande joue la vierge effarouchée alors qu'il a fait toute sa carrière politique sur de petites phrases."
Gilles Garnier, conseiller général PCF de Seine-Saint-Denis, minore lui aussi les attaques: " C'est le système de l'élection présidentielle qui veut ça, c'est un combat direct entre individus. Jean-Luc Mélenchon est agacé de ne pas avoir obtenu de réponse de François Hollande sur son offre publique de débat, à la différence de Jean-François Copé. Le PS nous traite par le mépris... Mais ils savent compter et auront besoin de nous dans certaines circonscriptions, donc tout ceci n'aura pas de conséquences. Et Jean-Luc sait qu'il n'est pas seul au sein du Front de gauche. S'il va trop loin, Pierre Laurent ne restera pas neutre."
Pour l'instant la direction du PCF minimise
Dans Le Monde, Marie-George Buffet se veut rassurante: " L'objectif du Front de gauche est de battre Sarkozy et de faire réussir la gauche. Je pense que c'est le souci de Jean-Luc ". Pierre Laurent parle "d'épiphénomène" et précise dans l'Humanité ce jeudi "nous n'avons qu'un seul adversaire: la droite".
Le pire ennemi est pourtant souvent en soi...
Secrétaire national du Parti de gauche, Eric Coquerel n'entend pas que son candidat baisse la garde: " Si François Hollande refuse de débattre, les choses vont continuer à se tendre. Les socialistes sont dans les sondages, ils doivent redescendre sur terre et venir se coltiner la réalité. La primaire, c'est fini."

Face hier soir à Jean-François Copé dans l'émission 'Des paroles et des actes', présentée par David Pujadas sur France 2, Jean-Luc Mélenchon était concentré sur ses notes et ses propos, attentif à ne pas déraper et aggraver son cas, mais toujours aussi remonté contre le camarade Hollande.

lundi 1 août 2011

La dérive totalitaire du PS: Harlem Désir, favorable au parti unique ?


Harlem Désir réclame la dissolution de la Droite populaire

Le secrétaire général intérimaire du PS est dangereux

Harlem Désir a demandé jeudi au patron de l'UMP
de dissoudre le collectif Droite populaire , qu'il accuse de "faire un pont" avec l'extrême droite en "jouant avec les thèmes du pire".
" Je crois qu'il faut une clarification, je lui demande de mettre les choses au clair et donc de dissoudre ce groupe de la Droite populaire", a déclaré Harlem Désir, en marge d'un déplacement de campagne dans le Var.
Le cas du gang Hamon-Emmanuelli, des extrémistes à la gauche du PS, ne suffit donc pas à l'occuper ?

Selon lui, ce collectif, composé d'une quarantaine de députés UMP incarnant la droite du parti majoritaire, " instaure une véritable passerelle, un pont permanent entre l'UMP et l'extrême droite ". Harlem Désir semble les connaître bien mal en estimant que ce groupe " joue avec les thèmes les pires", comme " la peur de l'étranger, la peur de l'islam, en organisant jusqu'à cette opération saucisson vin rouge dans l'enceinte même de l'Assemblée nationale ".
Ca change des méthodes de l'opposition et de la campagne de peur de Sarkozy menée par Marianne, un petit magazine à fiel aussi méprisable que Le Post sur la Toile !
" Il faut arrêter la banalisation des idées de l'extrême droite au sein de la droite républicaine", a polémiqué celui qui assure l'intérim de Tartine Brochen-Aubry, jusqu'à son retour Rue de Solférino en 2012 après son congé pour cause de campagne de la primaire.

L'ancien président de SOS Racisme s'en est pris à Jean-François Copé au passage
Il l'a accusé de " double jeu, de double langage, où d'un côté on prétend continuer à représenter les valeurs de la République, et de l'autre, on joue avec le feu en entretenant au sein même de l'UMP une coalition
" comme celle-là.
Coree du Nord: 65e anniversaire du parti unique

Le PS appelle le MRAP à la rescousse
Récupérateur des attaques d'Oslo - revendiquées par un homme se déclarant en lutte contre l'islam - et le gouvernement socialiste norvégien, n'oublions pas ! - l'amical Mouvement contre le racisme et pour l'amitié entre les peuples s'en est violemment pris à la Droite populaire, accusant le collectif de faire "souffler un vent mauvais sur la démocratie ", au même titre que le Front national. Amalgame hasardeux, politicien ou les deux ?

La réponse de la Droite populaire est cinglante

" Il utilise les bonnes vieilles méthodes trotskistes !"
, observe Lionnel Luca, qui préfère en rire. "Il mérite bien son nom. Il prend ses désirs pour des réalités !", raille le député UMP, contacté par leJDD.fr.
"Il ferait bien de prendre des vacances", conseille même le député des Alpes-Maritimes, avant d'aller plus loin : " Madame Aubry devrait en tirer les conséquences. Qu’un responsable politique ose mettre en cause un parti politique démocratique, républicain, c’est très grave ", accuse-t-il. " Je suis effaré qu’on puisse tenir des propos de cette nature. Qu’il aille donner des leçons de morales aux autres", balaye encore l'élu de la majorité.
Désir est coutumier du fait

Comprenne qui pourra...
Et c'est au nom de la démocratie que le PS demande la dissolution du collectif politique !


Devoir de mémoire

De novembre 1986 à octobre 1987, alors qu'il est président de SOS Racisme, il est également salarié par l'« Association régionale pour la formation et l'éducation des migrants », basée à Lille en tant que « formateur permanent » et il perçoit pour cet emploi fictif, un salaire mensuel brut de 10 500 francs. Cela lui vaut d'être condamné, le 17 décembre 1998, à 18 mois de prison avec sursis et 30 000 francs d'amende pour recel d'abus de biens sociaux.

Harlem Désir fait partie de la république des coquins
Il a bénéficié de la clémence du président François Mitterrand : une amnistie concernant une dette de 80 000 francs au Trésor public, relative à des amendes de stationnement (décision de justice du 8 mai 1992) alors qu'il était président de SOS Racisme et creusait la dette publique !

jeudi 11 janvier 2007

PS : "inquiétante rupture" de câble.

Attaques personnelles.
Les programmes ne motivent pas les socialistes.
Le subjectif est leur domaine. Les faits et les chiffres sont négligés au profit de l’image et de l'imaginaire. Tout est futilité dans la ‘sphéritude’ socialiste. Rien à voir avec la ‘bravitude’, si ce truc est un mot de la langue française en rapport avec le courage. Le courage, qu’il s’agisse du mot ou de la vertu, est étranger à Dame Royal et sa clique.
Puisque leurs militants votent pour des dents blanches plutôt que pour les idées claires, les dirigeants socialistes n’ont rien trouvé de mieux à faire que de se livrer à une critique en règle de Nicolas Sarkozy, plutôt que de pondre enfin un programme pour leurs militants.
Le Parti socialiste, dans un long document sur les "inquiétantes ruptures" du candidat à la présidentielle, publié mercredi tente de déceler "la vérité d'un homme qui se dissimule derrière la rupture tranquille". Titre du niveau de Gala, VSD à la rigueur: c'est fait non pas pour atteindre la vérité, mais pour vendre et financer la campagne.
La livret de 90 pages, disponible aussi sur le net pour "susciter le débat", disent les faux-culs - pour polémiquer disent les analystes sérieux- et qui devrait être publiée en librairie, veut "dénoncer les mythes" sur lesquels reposerait l'image de Nicolas Sarkozy.
"Communautariste", "libéral", "atlantiste" -que des gros mots, selon eux-, c'est ainsi que le PS voit le président de l'UMP, dont la candidature devrait précisément être confirmée dimanche par son parti réuni en congrès. "Je dois avoir un drôlement bon bilan pour qu'ils se donnent tant de mal pour expliquer qu'il n'est pas bon!", a ironisé ce dernier. "Franchement, quelle publicité!".
Les auteurs PS anonymes exemples de cette ‘bravitude’ socialiste– s'appuient sur des articles de presse, discours ou livres publiés par M. Sarkozy. "C'est un document partisan, mais étayé et citant toutes ses sources", selon le coordonnateur du travail, Eric Besson, secrétaire national à l'économie. Sa qualification en psychologie n’est donc pas démontrée…
Le postulat de ce fin psychologue du dimanche qui fait autorité rue de Solférino et dans les rues adjacentes? Le Sarkozy d'aujourd'hui, celui de la "rupture tranquille" et du "discours à la France qui souffre", diffère de cette image, suppute M. Besson. Mais, ajoute-t-il, "nous croyons à la vérité d'un homme", et ce qu'il a dit "pendant dix ans" vaut plus que ce qu'il dit "depuis dix semaines". Le PS est résolument tourné vers l’avenir, mais il marche à reculons : il y a dix ans, c’était Jospin (juin 97-mai 2002). Faut-il vraiment faire ressortir les textes et documents de Yoyo et "susciter le débat"?
Un des auteurs du texte -écrit par de hauts fonctionnaires anonymes et sur leurs heures de travail ?- le décrit comme "l'apologiste du modèle communautariste religieux". Si la création par M. Sarkozy du Conseil français du culte musulman (CFCM) est "généralement présentée comme un succès", le CFCM est devenu en fait "un agence de lobbying au profit de l'intégrisme musulman, avec parfois l'appui explicite de Nicolas Sarkozy", accuse le PS. Le CFCM prendra sans doute la peine de dire sa façon de penser à ces hauts fonctionnaires masqués. L'immigré musulman est-il la chasse gardée du PS et du PCF (républicain et citoyen, ce qui fait beaucoup pour un si petit parti...)
Toujours ce même auteur polyvalent -le perspicace Jean-Luc Mano?...ci-contre, à gauche- dénonce le ministre "sécuritaire", "dangereux et inefficace", qui prône "le tout répressif", "le tout carcéral" et le "tout policier", et dénonce l'"embourbement" provoqué par la fermeture du centre d'hébergement de clandestins de Sangatte. Et l'encadrement militaire des primo-délinquants, c'est qui? L’auteur a dû cogiter longuement hors du monde pour ne pas avoir entendu parler des déclarations de la candidate socialiste : chez elle, rien de " répressif", de "carcéral" et de " policier". D'ailleurs, l'Humanité n'écrivait-il pas le 6/06/06: « Il veut la rupture ? La rupture, c’est moi... » Par ces quelques mots, Ségolène Royal dévoilait il y a quelques semaines le credo qui est désormais clairement le sien".
L'AFP, le 1/06/06 rapportait: "Ségolène Royal a prôné mercredi à Bondy la manière forte pour lutter contre la délinquance des jeunes, dans un département, la Seine-Saint-Denis, qui est le théâtre de nouvelles violences urbaines, six mois après celles de l'automne.
Parmi les recettes musclées qu'a proposées la candidate à l'investiture socialiste pour 2007, figurent une "mise sous tutelle des allocations familiales" et un "encadrement à dimension militaire".
Elle a détaillé son plan lors d'une conférence de presse, après avoir inauguré une Maison des parents et de la famille à Bondy, commune proche de Montfermeil, coeur des désordres actuels.
Regrettant la suppression du service militaire, la présidente de Poitou-Charentes, qui est fille d'officier, a affirmé: "Si l'on veut donner une nouvelle chance aux jeunes au premier acte de délinquance, il faut des systèmes d'encadrement à dimension militaire, avec des actions humanitaires, des orientations vers l'apprentissage des métiers, avec le passage du permis de conduire et le réapprentissange de la citoyenneté".
"Il faut épauler les familles, ne pas les disqualifier et quand les incivilités se multiplient, avoir un système d'obligation pour les parents de faire des stages dans des écoles de parents, avoir des systèmes de mise sous tutelle des allocations familiales, comme c'est le cas aujourd'hui, mais dans des logiques éducatives de réinsertion des parents", a encore dit Mme Royal.
Elle a préconisé un système de "tuteur des collégiens", "c'est-à-dire qu'il y a dans les classes deux adultes au lieu d'un, l'enseignant qui transmet le savoir et un adulte qui établit la discipline".
La candidate socialiste préférée des Français, selon les sondages, a également estimé qu'il fallait "retirer des collèges les gamins qui y font la loi et qui pourrissent la totalité d'un établissement scolaire".
"Il faut les recadrer dans des internats scolaires de proximité, des structures que l'on met dans le quartier pour que les parents continuent à assumer leurs responsabilités en partenariat avec les éducateurs", selon elle.
"Pour les enfants de plus de 16 ans, il faut inventer des systèmes massifs de prise en charges des jeunes au premier acte de délinquance, parce que la solution de la prison est pire que tout", a également estimé la députée des Deux-Sèvres.
"Il faut revenir à une République du respect, où chacun est à son poste et chacun est dans son rôle", a-t-elle dit.
Lors d'une réunion publique qu'elle a également animée dans la soirée à la mairie de Bondy, elle a appelé à "une révolution scolaire".
Les collèges, selon elle, doivent être divisés afin de "ne pas accueillir plus de 400 élèves".
Les maires socialistes de Clichy-sous-Bois, Claude Dilain, et de Bondy, Gilbert Roger, étaient à ses côtés, ainsi que la députée de Seine-Saint-Denis et ancienne Garde des Sceaux PS Elisabeth Guigou. "
(in-extenso)
Comme ministre de l'Economie, c'est "un libéral pur et dur camouflé derrière un pragmatisme de façade". La réflexion s’annonce un peu courte et bâclée…
Le pamphlet de Besson n'est qu'un collage. Le dernier chapitre traite de "Nicolas Sarkozy ou le clone de Bush", qui éprouve, affirme le PS dans sa ‘globalitude’, "une fascination sans limite des Etats-Unis", avec une vision du modèle américain que M. Besson qualifie de "sanctifiée". Et si ce bon monsieur Besson, qui a de beaux restes de son passage dans une école privée confessionnelle, était tout simplement fasciné par Nicolas Sarkozy … Ca se confirme avec ce qui suit.
Pour M. Besson, "la vraie bible de Nicolas Sarkozy réside dans la pensée néo-conservatrice américaine". "Entendre un candidat majeur –de 18 ans ? – à la présidence de la République critiquer la politique étrangère, en l'espèce justifiée, et ‘l'arrogance’ de son pays, est proprement insupportable", juge le Parti socialiste, à propos du dernier voyage aux Etats-Unis de M. Sarkozy. Ces illustres inconnus ont quelque raison de dissimuler leurs visages ingrats, car pour développer leur thèse, ils ont dû se servir, non point de la "vraie Bible', mais de quelques feuilles du Canard Enchaîné, qui posées là à cet effet, étaient destinées au recyclage, dans la solitude de leurs cabinets.
Par conséquent, il ne faut pas s’attendre à plus. Pas de preuves, ni d’exemples : pas de démonstration. Le PS est en rupture de stock d’idées et l’opinion sollicitée traîne les pieds: ça ne vient pas... Le livre de la Maréchale Me-Voilà-M’As-Tu-Bien-Vue n’est pas prêt de paraître, ou il sera du même tonneau. Aucune raison d’acheter ces feuilles de papier Lotus très peu hygiéniques. Ne sentez-vous pas que l’équipe de Monsieur Besson fait des efforts pour se déballonner et lâche des vents en sournois? En approuvant cet ouvrage de commande, on observe de loin que leur muse ne sent vraiment pas la rose.
Un déversement de purin suffira-t-il donc à engraisser le débat socialiste?
Les électeurs vont-ils être mêlés à ça ? Ce serait effectivement inquiétant…