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dimanche 11 octobre 2020

Val-de-Marne: nouvelle attaque d'un commissariat de police

Des tirs de mortier contre un commissariat aux portes de Paris, ce samedi



Plusieurs dizaines d'individus s'en sont prises samedi soir au commissariat de police

Ce symbole de l'Etat républicain a été pris pour cible de tirs de mortiers d'artifice, sans faire de blessés, trois jours après une violente agression de deux policiers dans le Val-d'Oise.

L'opinion est encore sous le choc de l'attaque très violente mercredi soir dont ont été victimes deux policiers passés à tabac et blessés par balle dans le Val-d'Oise alors qu'il étaient en mission. D'après une source proche de l'enquête, le policier le plus gravement blessé est dans un état stable, mais toujours en coma artificiel.

Deux agents étaient devant le commissariat en temps de pause lorsqu'une quarantaine de délinquants, visages dissimulés et armés de barres de fer, est arrivée, cassant notamment des vitres de véhicules de police et la porte vitrée de l'entrée, selon une source policière. 

Les deux fonctionnaires ont tout juste eu le temps de se mettre à l'abri dans le sas de sécurité de l'entrée du commissariat, situé au coeur de la cité de Bois-L'Abbé, l'un des trois quartiers en Zone de sécurité prioritaire (ZEP) de cette ville proche du bois de Vincennes. Les agressions ont débuté peu avant minuit et se sont achevées une heure plus tard. 

Exprimant par tweet son "soutien total" aux policiers, le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin a semblé lier les échauffourées de Champigny au trafic de drogues parlant des "petits caïds" qui "n'impressionnent personne et ne découragent pas notre travail contre les stupéfiants". 

Aucune interpellation n'a encore été signalée, a indiqué le Parquet de Créteil en milieu de journée, précisant que les bandes de vidéosurveillance étaient "en cours d'exploitation".

De possibles représailles 

Selon Laurent Jeanne, le maire de centre droit nouvellement élu en juillet 2020, sur un fief communiste depuis 1951, l'origine de ces tensions, dans un quartier de 10.000 habitants en proie au trafic de drogue, n'est pas claire: "On est sur un quartier de reconquête républicaine, est-ce que ça dérange? Possible"Le maire soupçonne des représailles consécutives à un récent accident de scooter dans le quartier dont "la responsabilité a été imputée à la police nationale alors que ce n'est pas avéré".  

En avril, ce commissariat, le seul de cette commune de plus de 77.000 habitants, avait déjà été la cible, à une moindre échelle, de tirs de mortiers d'artifice mais "c'était juste des jeunes qui avaient du mal à vivre le confinement", a estimé l'élu.

"Là, on est sur quelque chose de complètement différent: on a voulu attenter à l'intégrité physique de deux policiers", a estimé le maire, disant sa "sidération" face à ses actes. Ce quartier enclavé doit subir à compter de l'an prochain une complète rénovation dans le cadre de l'Anru 2.

Le président du conseil départemental Christian Favier (PCF) a demandé la création d'un second commissariat dans la ville, déplorant dans un communiqué que "depuis le mois de juillet et l'incendie volontaire (d'un) gymnase, Champigny ait connu "plusieurs autres événements particulièrement inquiétants".

Le syndicat Alliance a dénoncé cette attaque. "Il est grand temps que le gouvernement se saisisse des violences commises contre les forces de l'ordre  (...) Plus personne ne respecte les forces de l'ordre", a réagi son délégué général, Frédéric Lagache.

Sur la même ligne, à la différence de la majorité présidentielle et de la gauche, évidement, l'opposition de droitedénonce ces attaques contre la police et demande une réaction forte du gouvernement. 

"Ces scènes de guerre sont intolérables", pour Valérie Pécresse, présidente LR de la région Ile-de-France et proche du maire. "Stop à l'impunité et à la haine anti flics!", a réagi le député LR Eric Ciotti (LR). 

Quant à l'eurodéputé RN Gilbert Collard, il parle de "guerre civile".

Lors d'une soirée de réveillon en 2018, deux policiers avaient eux aussi été violemment agressés dans cette ville "populaire" du Val-de-Marne, qui n'a pas de police municipale. Le président du Conseil département est Christian Favier (PCF).


vendredi 20 juillet 2012

La nouvelle majorité a démonté le budget 2012 à l'Assemblée nationale

La gauche a voté son budget rectificatif 2012

Le Père Noël Hollande
est une ordure ?


L'Assemblée nationale a voté le budget rectificatif 2012 dans la nuit de jeudi à vendredi. Elle a mis quatre jours de débat pour enterrer des mesures emblématiques de Nicolas Sarkozy comme la TVA sociale et les heures supplémentaires exonérées. Il prévoit 7,2 milliards d'euros de hausses d'impôt sur les mêmes.

Le détricotage de la TVA sociale et la fin des exonérations sociales et fiscales liées aux heures supplémentaires a monopolisé le débat pendant trois jours. Dans une ambiance parfois électrique, notamment en soirée, les anciens ministres UMP, comme Xavier Bertrand ou Eric Woerth, ont défendu  les options du gouvernement Fillon pied à pied pour la défense du pouvoir d'achat des Français.
Ce budget "restera comme une marque indélébile lorsqu'il s'agira de faire le bilan de François Hollande (...) Les seules décisions qui sont votées sont des décisions de destruction", a dénoncé lundi matin l'ancien Premier ministre François Fillon, sur Europe 1.
Juste avant le vote final à main levée vendredi le ministre délégué au Budget, Jérôme Cahuzac a dit regretter "la flibusterie parlementaire", qu'il affirme inhabituelle pour une loi de Finances.
La gauche s'en prend à ceux qui réussissent
Jeudi, les députés ont voté une contribution exceptionnelle sur la fortune, durci les droits de succession et doublé une taxe sur les banques, lors d'un débat plus calme et à un rythme accéléré.
Les contribuables possédant un patrimoine supérieur à 1,3 million d'euros et soumis de ce fait à l'ISF (Impôt de solidarité sur la fortune) acquitteront en effet cette année une contribution exceptionnelle. Celle-ci efface l'allègement de l'ISF décidé en juin 2011 par la précédente majorité de droite.
Cette contribution, qui doit rapporter 2,3 milliards d'euros au budget de l'Etat cette année, est instaurée dans l'attente d'une réforme plus globale de l'ISF dans le budget 2013. Les conséquences sur l'investissement ne sont en revanche pas  encore évaluées.
Le ministre délégué au Budget, Jérôme Cahuzac, a estimé que c'est un "  effort rude demandé à ceux qui le peuvent". La droite et le centre ont dénoncé un impôt "confiscatoire", qui sera, selon eux, sanctionné par le Conseil constitutionnel.
L'Assemblée a également approuvé une baisse de 159.000 à 100.000 euros  de l'abattement sur les droits de succession, c'est-à-dire que les enfants seront plus largement pénalisés sur la partie de leur héritage ou de leur donation exonérée des droits de mutation payés par les bénéficiaires à l'Etat. Les exonérations en faveur des conjoints survivants seront conservées. L'abattement ne joue à plein que pour une succession ou donation tous les quinze ans (dix ans auparavant).
La plupart des orateurs de la droite ont reproché au gouvernement "d'empêcher les Français de transmettre le fruit des efforts de toute une vie".
 
"Nous voulons privilégier le mérite plutôt que l'héritage", a rétorqué le socialiste Pierre-Alain Muet.
Les attentions de la gauche pour les sans papiers 
En fin de soirée, la majorité socialo-communiste a supprimé la franchise de 30 euros imposée en 2011 aux étrangers sans papiers bénéficiaires de l'Aide médicale d'Etat (AME) malgré les critiques de l'UMP.
"Il y a un moment où il faut un petit peu participer, qui ne peut pas payer 30 euros?", a fait valoir Thierry Mariani (UMP)
"Non l'AME ne fait pas un appel d'air ! Quand on quitte son pays, ce n'est pas pour venir faire des cures thermales !", a caricaturé Catherine Lemorton (PS), présidente de la commission des Affaires sociales.
Gilbert Collard (Front National) a pour sa part défendu un amendement de suppression de l'AME, au nom de "la situation économique", tandis que l'ex-majorité prévenait les amalgames et les détournements de propos en confirmant que "personne à l'UMP ne veut remettre en cause l'AME".
Un peu plus tôt, l'autre députée du FN, Marion Maréchal-Le Pen avait appelé de ses voeux le rétablissement d'une mesure d'un gouvernement de gauche, celui de Lionel Jospin, en l'occurrence la TIPP flottante, qui fait baisser la taxe sur les carburants quand le prix du brut augmente.
Les élus de gauche sont moins radicaux sur la réduction de leurs indemnités
Les députés ont aussi débattu jeudi soir du contrôle de leur indemnité pour frais de mandat (IRFM) dont l'utilisation alimente la suspicion et les députés de la majorité ont renvoyé la balle dans le camp du président de l'Assemblée Claude Bartolone pour qu'il fasse des propositions.La gauche socialo-écolo s'est prononcée pur... le statu quo !
Autres mesures votées jeudi
- le doublement de la taxation sur les risques systémiques des établissements de crédit
- le doublement du taux de la taxe sur les transactions financières, embryon du projet de taxation des transactions financières à l'échelle européenne, 
- une taxe de 4% sur la valeur des stocks de produits pétroliers, 
- ou encore la surtaxation des dividendes 
- et la hausse du forfait social de 8 à 20% sur l'épargne salariale.
L'UMP et le groupe centriste UDI ont voté contre.
Le texte sera examiné au Sénat à partir de mardi et doit être adopté définitivement d'ici le 31 juillet.

lundi 11 juin 2012

Martine Aubry se porte au côté de Marion Maréchal Le Pen

D'autorité, Aubry retire le pion PS opposé à la petite-fille de J.-Marie Le Pen  



"Qu'on lui coupe la tête!"

 
(Martine , au Pays des Merveilles" socialistes)


Toujours sans concertation, sans attendre la réunion du  bureau

Le premier secrétaire du PS, Martine Brochen-Aubry a annoncé lundi que le parti a "demandé" à la candidate socialiste dans la 3e circonscription du Vaucluse de "retirer sa candidature" pour, assure-t-elle, "faire barrage au Front national", représenté par Marion Maréchal-Le Pen.

Catherine Arkilovitch (PS) est arrivée en troisième position, avec 21.98%. La nièce de Marine Le Pen est, quant à elle, arrivée en tête avec 34.63%.

La patronne socialiste entend dicter son attitude à l'UMP

Le billard à trois bandes de la Ch'tite Aubry dans les triangulaires

Se fondant sur le principe de"désistement républicain" non applicable au PCF,
la patronne du PS a par ailleurs demandé à l'UMP Etienne Mourrut, arrivé lui aussi en troisième position dans le Gard derrière la candidat PS, Katy Guyot, et Gilbert Collard, candidat du "Rassemblement bleu marine", de se faire hara-kiri dans cette même logique. 

Dans les cas de duels PS-FN, Martine Aubry se donne en exemple !

Elle a exhorté l'UMP à appeler "ses électeurs à voter pour notre candidat", et d'avoir "la même clarté républicaine" que la gauche. 
L'UMP tient un bureau national dans l'après-midi sur cette question.

Falorni, le candidat légitime, poussé à se désister

A part "encore quelques cas" à régler... 
Selon la comploteuse Martine Aubry, s'agissant des désistements réciproques entre le PS et ses alliés, "pratiquement toutes les situations sont réglées". 

Forcing "républicain" ?
Olivier Falorni entrave la carrière de l'ex du président Hollande en Charente-Maritime. Martine Aubry a réitéré son appel au candidat PS dissident face à l'amère Royal dans la 1ère circonscription de Charente-Maritime. "Je voudrais redire à Olivier Falorni que je lui demande de retirer sa candidature au profit de Ségolène Royal qui est arrivée en tête".

Duflot, protégée d'Aubry, s'en mêle


La manipulatrice en chef du PS se rendra mardi, avec sa complice, Cécile Duflot, à La Rochelle "pour soutenir Ségolène Royal", a-t-elle annoncé lundi. 
"Je vais aller demain à La Rochelle avec Cécile Duflot pour soutenir Ségolène Royal le jour-même où elle dépose sa candidature pour le second tour" des élections législatives, a-t-elle dit, précisant qu'elle annulait son déplacement prévu mardi dans le Gard et que Mme Duflot changeait également son agenda. 

La province a fort à faire face au Tout-Paris socialiste !