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lundi 8 juin 2020

Violences policières : méthode d’étranglement bannie, comme au rugby, annonce Castaner

Castaner n'a encore pas inventé la poudre: puisse l'ultra-gauche ne pas la faire parler !

Fuite en avant? Macron est en marche, mais ne progresse pas... 

Il avait demandé à Christophe Castaner de mener à bien le travail
qu’il avait réclamé en janvier au gouvernement pour "améliorer la déontologie " des forces de l’ordre. S'il ne l'améliore pas, c'est qu'elle n'est pas perfectible: sauf à la désarmer ! Une idée que caresse l'ultra-gauche...

Il y a cinq mois, le coucou de l'Elysée avait demandé au gouvernement "d'accélérer" la production de ses propositions pour améliorer la déontologie des forces de l'ordre, en réaction aux agressions de Gilets Jaunes, des Blancs, pour l'immense majorité, mais qui avait été gazés bastonné et éborgnés pour leur couleur de gilets...
Aujourd'hui, il a les mêmes exigences, encore sous la pression des événements mais, cette fois, face à la multiplication des manifestations contre un prétendu racisme généralisé et des violences policières qui ne contraindraient au respect de la loi républicaine que les personnes de couleur, par ailleurs intrinsèquement irréprochables dans leur ensemble, à la différence des forces de maintien de l'ordre, une notion qui révulse les anars et autres révolutionnaires

Pour respecter le cahier des charges fixé par le planqué de l'Elysée, le ministre de l'Intérieur a tenu une conférence de presse ce lundi. L'occasion de faire quelques annonces, avec l'illusion de mettre fin aux " dérapages" de certains fonctionnaires qui doivent affronter les guet-apens, caillassages et agressions physiques d'une population excitée par les slogans de l'ultra-gauche et les démonstrations de force de la gauche américaine en campagne présidentielle.

Comme Rudy Giuliani, dans les années 1990 à New York face aux malfrats, Macron instaure la "tolérance zéro" contre les policiers

Après avoir relativisé le racisme policier, Macron accepte l'idée. 
"Un mal abject, insupportable, qui divise, oppose, blesse et tue", selon Christophe Castaner qui assure vouloir opposer une "tolérance zéro" dans les forces de l'ordre. Ce lundi, après plusieurs jours marqués notamment par des manifestations imitées du mouvement américain en cours contre les violences policières, les anti-racistes évoquant servilement en France une affaire vieille de quatre ans, le ministre de l'Intérieur a affirmé qu'une suspension sera "systématiquement envisagée pour chaque soupçon avéré" de racisme. "Aucun raciste ne peut porter dignement l'uniforme de policier ou de gendarme," a-t-il ajouté. Mais la notion de soupçon ne manquera pas d'interpeller les juristes en même temps que les policiers: face au racisme, Macron s'en prend au principe de présomption d'innocence.

La police nationale ne pourra plus recruter au-dessus de 1,75 et 65 kg ?
La technique d'étranglement sera désormais interdite, comme au rugby, y compris face à de grand gabarit dans la force de l'âge: autant envoyer les policiers au combat à poil. 

De sa voix chantante et sur un ton d'homélie cher au père Macron, parfois, le ministre de l'Intérieur a également fait d'autres annonces concernant des techniques d'interpellation  critiquées. 
En réponse aux conclusions de la mission d'information menée après la mort de Cédric Chouviat, ce livreur décédé à Paris en janvier dernier au cours d'une interpellation, Christophe Castaner a décidé que la "méthode de la prise par le cou", non pas le geste de tendresse, mais l'étranglement (clé d'étranglement"), sera abandonnée et ne sera plus enseignée dans les écoles de police et de gendarmerie. 
Selon Le Point, ce livreur à scooter de Levallois-Perret, Cédric Chouviat, 42 ans, se faisait régulièrement contrôler et verbaliser, notamment pour dépassement des limitations de vitesse, non-respect des feux rouges, stationnement gênant pompiers, trottoir ou piste cyclable, tant et si bien que son permis de conduire avait été annulé le 2 octobre 2018. Il n'avait plus de points. Il était propriétaire de trois scooters qui avaient rapporté près de 40.000 euros d'amende au Trésor public pour un total de 375 PV, pour la plupart majorés. La préfecture de police avait-elle intérêt à le neutraliser ? Et un récépissé de contrôle d'identité l'aurait-il raisonné ? 

"Personne ne doit risquer sa vie lors d'une interpellation. C'est une méthode qui comportait des dangers", a estimé le ministre, curé en chaire, ajoutant qu'il serait également interdit pour un policier ou un gendarme de "s'appuyer sur la nuque ou le cou" d'une personne pendant une interpellation. L'ex-banquier Rothschild s'est-il inspiré du livre  de la baronne consacré aux bonnes manières de l'homme du 21e siècle? 

Les tireurs de LBD40, Castaner et Macron, se croient-ils supérieurs aux Américains? 
"La police française, ce n'est pas la police américaine," a estimé le fauteur de troubles diplomatiques. "Mais des questions légitimes se posaient", a-t-il reconnu, après plusieurs jours de soutien aux policiers en butte aux amalgames de l'ultra-gauche anti-flics et anti-raciste racisée, en référence aux circonstances de la mort de George Floyd, qui a perdu la vie à Minneapolis après qu'un policier, pour tenir le gaillard en respect, a maintenu un genou sur sa nuque pendant près de huit minutes. 
Christophe Castaner ne s'est en revanche pas prononcé pour une interdiction formelle du plaquage ventral, autre technique objet de nombreuses controverses.

La "police des polices" (IGPN) va être réformée. 
Le noceur en résidence Place Beauvau a aussi décidé de se lancer dans une "réforme en profondeur" des inspections, comme l'IGPN, la police des polices, et l'IGGN, son équivalent pour la gendarmerie. "La réforme que nous engageons des inspections devra permettre plus de cohérence, plus de collégialité entre ces inspections et surtout plus d'indépendance dans leur action vis-à-vis des services", a résumé Castaner.

"Cette réforme permettra à l'Inspection générale de l'administration (IGA) de piloter les enquêtes administratives les plus difficiles et les plus complexes concernant les forces de police et de gendarmerie."

samedi 29 juin 2019

Nantes : Castaner met le préfet hors d’atteinte des investigations

Le ministère de l'Intérieur a, de fait, verrouillé l'enquête

En faisant le choix de saisir uniquement l’IGPN d’une enquête administrative, le ministère a, de fait, mis le préfet à l'abri
 

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L’Inspection générale de la police nationale, appelée la police des polices, n’a en effet aucun pouvoir de contrôle sur l’autorité préfectorale, pourtant responsable de l’opération de maintien de l’ordre en cause, l’enquête administrative se limitera aux forces de l’ordre et le préfet n'aura pas à s'expliquer.  

Le ministre de l’Intérieur, Christophe Castaner, n'a pourtant pas hésité à assurer mercredi devant l’Assemblée nationale qu’il fera "toute la transparence" sur la tragique intervention de la police sur le quai Président-Wilson à Nantes, le 22 juin, sachant pertinemment que, pour l’heure, c’est impossible. Un homme est tombé dans la Loire et a disparu.
Une violente charge de police.
Résultat de recherche d'images pour "charge police Nantes"
Le 22 juin dernier, un peu après 4 heures du matin, une vingtaine de policiers issus de différentes unités lancent une charge contre les teufeurs encore rassemblés pour la Fête de la musique. Grégoire Chassaing, commissaire de permanence, encadre l’opération sur place. Tandis que Thierry Palermo, directeur-adjoint départemental de la sécurité publique, responsable du dispositif, suit la soirée depuis la salle de commandement de l’hôtel de police de Nantes. L’enquête de l’IGPN s’arrêtera à cet échelon-là.

Pourtant, en matière de maintien de l’ordre, le préfet a un rôle déterminant. 
Résultat de recherche d'images pour "Castaner Inspection generale administration"L’action des troupes doit être contrôlée en direct par l’autorité civile. "Une nuit de fête comme ça, l’autorité préfectorale doit être sur le pont. A chaque fois qu’on a des incidents de ce type, c’est toujours en fin de course, la nuit, quand tout le monde a envie d’aller se coucher, témoigne un ancien directeur de cabinet du préfet de police de Paris. C’est à ce moment-là qu’il y a des fragilités, qu’il faut être extrêmement vigilant et rester au moins à l’écoute des ondes radio pour pouvoir réagir."

Où était le préfet de Loire-Atlantique, Claude d’Harcourt, ou à défaut son directeur de cabinet pendant la nuit ? 
Ont-ils été informés de la situation quai Président-Wilson ? Ont-ils donné l'autorisation de charger et d’utilisation de gaz lacrymogène, de grenades de désencerclement et de lanceurs de balles de défense (LBD) ? Ces questions pourraient être posées par l’Inspection générale de l’administration (IGA), seule compétente pour enquêter sur l’action de la préfecture. 
"Dormez en paix, braves gens!"...
Info ou intox, relevant d'un
Conseil de l'Ordre des journalistes ?
Placé directement sous l’autorité de Christophe Castaner, ce corps s’occupe du contrôle supérieur des agents du ministère. L’IGA n’a pourtant pas été saisie. Interrogés à propos de ce choix, la préfecture de Loire-Atlantique et le ministère de l’Intérieur n’ont pas répondu aux questions de la presse.

"Faire l’impasse sur le volet préfectoral, ça conduit à une enquête tronquée"

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Des chiens et des gaz
"On cherche à mettre un plafond pour ne pas remonter trop haut, et éviter de mettre en cause les copains. C’est choquant", s’indigne un ancien membre de l’IGA confronté plusieurs fois à ce cas et inquiet des dérives du ministère de l'Intérieur.

Résultat de recherche d'images pour "charge police Nantes"
Lorsque Rémi Fraisse avait été tué par l’explosion d’une grenade, en octobre 2014, lors d’une manifestation à Sivens, le ministre de l’Intérieur de l’époque, Bernard Cazeneuve, avait lui aussi opté pour une simple saisine des inspections générales de la police et de la gendarmerie. Le rôle du préfet n’avait donc pas été contrôlé. 
Même situation concernant les violences policières et les amputations lors du mouvement des Gilets jaunes. Aucune enquête n’est plus confiée à l’IGA.
Au nom des ministres chargés de l’intérieur et de l’outre-mer, l'Inspection générale de l’administration (IGA) est supposée exercer  le "contrôle supérieur" sur les services ministériels et singulièrement sur  les préfets. Ses missions comprennent, au premier chef, les compétences régaliennes de l’Etat : sécurité intérieure, sécurité civile, exercice de la citoyenneté, relations avec les collectivités territoriales. Plus généralement, l’IGA intervient dans tous les domaines de compétences des préfets L'IGA est considérée comme un grand corps de l'Etat. En 2015, le socialiste Bernard Cazeneuve a placé Michel Rouzeau à sa tête.

lundi 2 octobre 2017

Le tueur islamiste de Marseille avait été arrêté et remis en liberté la veille

Une enquête administrative devra "faire toute la lumière" sur la décision du préfet

Etrangement,  l'assassin tunisien de deux jeunes cousines dimanche à Marseille avait été remis en liberté
la veille.

Laura et Mauranne, 20 ans,
assassinées
par le "martyr" des Insoumis
C'était à Lyon, où il avait été placé en garde à vue, a révélé lundi le ministre de l’Intérieur. 
Ancien maire de Lyon, le ministre de l'Intérieur Gérard Collomb a d'ailleurs décidé de saisir l’Inspection générale de l’administration (IGA), qui devra rendre ses conclusions "sous une semaine", a précisé son ministère par communiqué.


Le Tunisien en situation irrégulière qui a égorgé une jeune femme, puis poignardé à mort une autre dimanche à la gare Saint-Charles de Marseille  avait été interpellé vendredi à Lyon pour vol à l’étalage.

Le tueur n’avait pas été placé en centre de rétention après son arrestation

Résultat de recherche d'images pour "victimes de Marseille"La préfecture du Rhône n’avait pas donné son accord, selon des sources proches de l’enquête judiciaire. Il n'était pas à son poste...

L’une de ces sources a expliqué que
"la personne [?] de permanence à la préfecture du Rhône, ayant autorité pour signer l’Obligation de quitter le territoire (OQTF) et le placement en centre de rétention de l’assaillant de Marseille, était absente", ce qui a empêché la procédure d’arriver à son terme. Car, à l'Intérieur, on peut être à la fois de permanence et absent... C'est probablement une bizarrerie de l'"état d'urgence" en démocratie.
Une autre source proche du dossier raconte plutôt qu'est en cause "un problème de disponibilité de places en rétention le samedi matin", mais cette source préfère rester anonyme...


L’enquête de l’IGA "vise à faire toute la lumière sur l’action [un dysfonctionnement] des services de l’Etat  [le ministère de l'Intérieur] et à être en mesure d’en tirer, si nécessaire, les enseignements".

Le terroriste était connu depuis 2005 des services de police, sous sept identités différentes

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L'illustre procureur de la République de Paris, François Molins, qui a visiblement 64 ans, a précisé que ce toxico était suivi [de loin] pour des faits de droit commun

L'homme, un Tunisien, qui a déclaré être entré en France en 2003, avait en outre déjà fait l’objet en 2005 d’un arrêté de reconduite à la frontière par le préfet du Var, avant d’être remis en liberté au bout de deux jours, en raison d'une faute de document d’identité et d'un prétendu manque de places en centre de rétention administrative (CRA), une excuse abondamment exploitée et fait des morts, deux jeunes femmes innocentes, égorgée ou poignardée à Marseille. 

Ce "protégé" de la police a ensuite séjourné en Italie
où, de 2009 à 2017, il a bénéficié d’un titre de séjour, avant que celui-ci n’expire en janvier. Il en avait demandé le renouvellement.


mardi 29 octobre 2013

Recours de la famille de Leonarda pour arracher à Hollande un titre de séjour

Ce sera toute la famille Dibrani ou rien, de gré ou de force pour Hollande 

La famille de Leonarda Dibrani a l'intention de demander l'annulation de l'obligation de quitter le territoire français (OQTF) 
Même pas peur des graisses poly-insaturées
dont font l'objet les parents de la collégienne rom expulsée par Manuel Valls.  

Valls trahi par les siens;
la majorité de gauche sent l'huile usée

Le cheval de Troie des Rom en France
Lundi 28 octobre, son avocate a annoncé le dépôt d'un recours  avant minuit devant le tribunal administratif de Besançon.
"J'ai jusqu'à lundi minuit dernier délai", pour déposer le recours, a précisé à Besancon Me Brigitte Bertin, qui entend contester le refus de séjour avec obligation de quitter le territoire, prononcé par le préfet du Doubs le 19 juin 2013 à l'encontre de la famille Dibrani. A noter qu'en septembre 2006 RESF constitue une partie du fonds de commerce de Me B. Bertin qui avait déjà conseillé le réseau altermondialiste lors de l'expulsion de la famille Demirovski , dont Anita Ruyste Mouska, une autre Kosovar Rom d'alors 27 ans.
L'avocate bisontine s'est à nouveau illustrée en 2008 dans le conseil de RESF et de la famille Musanovic, des Bosniaques musulmans d'origine serbe.

La famille, qui avait fait une demande d'aide juridictionnelle pour engager ce recours, a été renvoyée début octobre au Kosovo, son pays d'origine, avant l'expiration du délai légal.

Le jour de l'expulsion, le 9 octobre, la police était allée chercher leur fille de 15 ans, Leonarda, au bus scolaire alors qu'elle participait à une sortie avec sa classe, créant une tempête politique.
VOIR et ENTENDRE Pujadas poser des questions qui suggèrent les réponses de Leonarda:

"Le recours met en avant que les enfants de la famille Dibrani ont fait des progrès importants depuis leur arrivée en France, il y a presque cinq ans. Ils sont bien plus scolarisés en France qu'ils ne l'étaient en Italie", a soutenu Me Bertin, avocate au barreau de Besançon.
"Le parcours de vie des enfants a été marqué par une grande instabilité, alors que leur séjour en France leur a apporté stabilité et scolarisation", juge Me Bertin, spécialiste du droit des étrangers.
En dépit des affirmations de la conseillère juridique, le rapport de l'Inspection générale de l'administration (IGA) sur les modalités d'éloignement de Leonarda Dibrani pointait toutefois "des absences répétées des enfants (de la famille Dibrani) au sein des écoles et collèges qu'ils fréquentent".

Les parents de la famille Dibrani et leurs sept enfants, dont quatre sont en âge d'être scolarisés, sont arrivés irrégulièrement en France le 26 janvier 2009, après avoir vécu plusieurs années en Italie.
Leurs demandes d'obtention du droit d'asile ou de régularisation au titre de la circulaire Valls du 28 novembre 2012 ont toutes été rejetées.
VOIR et ENTENDRE Vincent Peillon tacler Valls, puis se ranger et passer à son côté:

"Contrairement à ce que dit l'IGA, tous les recours n'ont pas été épuisés"
, souligne Fabrice Riceputi, membre de Réseau éducation sans frontières (RESF). "Malheureusement l'OQTF a été exécutée, donc il y a peu d'espoir de voir l'OQTF annulée par le tribunal administratif", a-t-il ajouté.

Selon M. Riceputi, le dépôt du recours est "symboliquement extrêmement important" et représenterait en cas de succès un "camouflet" pour le gouvernement.

Pour motiver son recours, Me Bertin entend notamment s'appuyer sur une décision de la cour administrative d'appel de Versailles du 20 mars 2009, qui a régularisé un homme originaire de Bosnie-Herzégovine car ses deux enfants étaient mieux en France par rapport à leur parcours de vie antérieur.

La Cour d'Appel avait alors estimé que ces enfants auraient été privés "de la stabilité nécessaire à leur épanouissement et à leur éducation", et que le refus de titre de séjour aurait"gravement" compromis "les efforts qu'ils ont fourni en vue de rattraper leur retard scolaire". Or, Leonarda est une abstentionniste scolaire d'envergure, rappelle le rapport d'enquête administrative.
VOIR et ENTENDRE Hollande contredire les faits énoncés par Leonarda, le président mettant en cause les services de police dans son allocution tortueuse du samedi, et tenir sous le coup de l'émotion des propos flous qualifiées d' "inhumains":

Le président a tiré trois conclusions du rapport d'enquête:  il a notamment estimé que Leonarda pourra revenir en France "si elle en fait la demande". Mais l'accueil lui sera réservé à elle "et à elle seule", a précisé François Hollande dans ses habits mal taillés de décideur. Une proposition qui a été directement refusée par 'adolescente de 15 ans.
Les juges répliqueront-ils par un "tout ou rien" au "Leonarda sans sa famille" de Hollande?

Leonarda a prévenu qu'elle reviendra en France pour "faire la loi"
" Un jour ou l’autre, je rentre en France; après c’est moi qui va faire la loi". Voilà, c'est dit... 
Et on va voir ce qu'on va voir...Le côté obscur du père de la famille Dibrani révélé le 17 octobre

Alors que les lycéens manifestent, on en apprend un peu plus sur le père de la famille Dibrani

Ils sont faits du même bois
Reshat Dibrani a avoué avoir menti aux autorités françaises sur les origines kosovares de sa famille, dans l'espoir d'augmenter ses chances d'obtenir l'asile en France. 
Lui-même Rom né au Kosovo, Reshat Dibrani, 47 ans, a expliqué qu'il est en fait le seul de sa famille né dans cette ancienne province serbe, qui a proclamé son indépendance de la Serbie en février 2008.
Selon son récit, à l'âge de neuf ans il quitte le Kosovo avec sa famille pour l'Italie puis la France courant 2008. Sa concubine, Xhemaili, 41 ans, est née en Italie, ainsi que cinq de leurs six enfants illégitimes, dont Leonarda, a-t-il assuré. La dernière, Medina, âgée de 17 mois, est le seul enfant né en France, a-t-il admis. Selon le droit actuel du sol, l'enfant permettrait aux huit autres membres de la famille de s'établir en France.

Plusieurs sources ont par ailleurs fait état d'un comportement violent à l'égard de ses enfants.
Début 2013, une plainte pour violences a été déposée contre Resat Dibrani par leur mère. L'homme est soupçonné de battre ses filles Leonarda, 15 ans, et Maria, 17 ans. "Resat a eu des problèmes avec la justice car il avait tapé ses filles", confirme Gérard Guinot, porte-parole du comité de soutien aux sans-papiers du secteur de Pontarlier (Doubs), où était scolarisée l'adolescente.
Les aveux du père ont décontenancé les soutiens de la famille Dibrani en France et, surtout, exaspéré les militants roms. "Gare aux amalgames ! Ce n'est parce que Reshat Dibrani est un bonimenteur que tous les Roms sont des menteurs", s'insurge Deïan Kolev, à la tête de l'ONG Amalipé (amitié en romanès) qui travaille sur plusieurs projets d'intégration de Roms en Bulgarie et Roumanie. "En clair : Dibrani n'est pas un escroc parce qu'il est Rom ni l'inverse !", enchérit Orhan Tahir de l'association bulgare Société civile en action.

Mais les réseaux d'immigration ont repris le dessus

Des laïcs évoquent désormais la tolérance religieuse du mensonge !...
Cette attitude n'est pas propre aux Rom, posent-ils maintenant, parce que rien ne les arrête. D'autres communautés patriarcales, voire claniques, mettent une frontière plus ou moins étanche entre ce qui se passe à l'intérieur et le monde extérieur. Aussi, les grandes religions monothéistes ont toutes prévu quelques aménagements avec l'obligation de dire la vérité. Le "pieux mensonge" qui fait l'objet d'un âpre débat théologique est pourtant présenté comme chrétien à part entière, comme est musulman (surtout chiite) la "taqqyiah" où le mensonge laïc est licite dans le but de se protéger... 

Faudra-t-il que, dans un ricanement, Taubira fasse l'éloge du parjure 
et supprime aussi le témoignage sous serment ? 
Sous son talon, les derniers jours de l'article 434-13 du  Code pénal (France, 2009) seraient comptés.
 

dimanche 20 octobre 2013

Les communistes à fond pour les clandestins scolarisés et contre les expulsions par Valls et Hollande

Leonarda : "Je n'irai pas seule en France, je n'abandonnerai pas ma famille"

François Hollande assure que la France "réservera un accueil" à la collégienne kosovare
 

Si elle "souhaite poursuivre sa scolarité en France, et à elle seule", offre-t-il dans une courte allocution télévisée, 
Après la publication du rapport d'enquête sur l'expulsion de Leonarda, favorable à Manuel Valls,  le PCF parle d'une "grave faute politique et morale", le Parti de gauche qualifie la décision du chef de l'État "d'une cruauté abjecte".

Le chef de l'Etat a par ailleurs indiqué qu'
une instruction serait adressée aux préfets pour "prohiber" toute interpellation dans l'ensemble du cadre scolaire, alors que, jusqu'à présent, seuls les établissements étaient sanctuarisés. "Une instruction sera adressée aux préfets par le ministre de l'Intérieur prohibant toute interpellation d'enfants dans le cadre scolaire, aussi bien dans les établissements que dans les transports, les sorties ou les centres de loisir", a spécifié le chef de l'Etat.

Quant à Leonarda, "si elle en fait la demande, compte-tenu des circonstances, et qu'elle veut poursuivre sa scolarité en France, un accueil lui sera réservé"
, a par ailleurs déclaré le président Hollande, spécifiant que ce serait à "elle seule". Sa famille ne devrait donc pas pouvoir regagner la France. 
"Je n'irai pas seule en France, je n'abandonnerai pas ma famille. Je ne suis pas la seule à devoir aller à l'école, il y a aussi mes frères et mes soeurs", a déclaré Leonarda, 15 ans, qui est née en Italie, qui a compté 78 demi-journées d'absence en 4e l'an dernier et qui découchait régulièrement pour rejoindre son petit ami à Pontarlier, précise le rapport d'enquête administrative. Sur ses cinq frères et soeurs, quatre seraient nés en Italie et la petite dernière, âgée de 17 mois, en France, de parents musulmans non mariés.
S'agissant de l'expulsion, "il n'y a pas eu de faute, la loi a été parfaitement respectée, mais il y a eu un manque de discernement dans l'exécution de l'opération", a-t-il ajouté, reprenant les conclusions de l'enquête administrative.
Documents à télécharger : Le rapport de l'Inspection générale de l'administration -
Harlem Désir en désaccord avec François Hollande. Le premier secrétaire du PS "souhaite que tous les enfants de la famille de Leonarda puissent finir leurs études en France accompagnés de leur mère", a-t-il déclaré. "Je vais en discuter avec le président et le gouvernement", a-t-il ajouté.
Sur Twitter, la députée européenne Front de gauche, Marie-Christine Vergiat réagit à la proposition de Hollande :
D'origine turque, la sénatrice altermondialiste (EELV) du val de Marne, Esther Benbassa réagit également à la solution "machiavélique" du Chef de l'État
Et de faire l'amalgame avec le cas de Khatchik:
Et pour Khatchik, donc ?, s'interroge le président du groupe Front de gauche à Paris, Ian Brossat :
Dans un communiqué, le porte-parole du PCF, Olivier Dartigolles, parle d'un "affront aux valeurs républicaines se double aujourd'hui d'un insupportable manquement à la convention internationale des droit de l'enfant, dont la France est signataire." "Le président Hollande pouvait, face aux tensions, aux stigmatisations, en appeler au sursaut républicain. Plus qu'une occasion manquée, il s'agit bel et bien d'une grave faute politique et morale", conclut-il.

Pour le Parti de gauche, la décision de François Hollande est "d'une cruauté abjecte" selon un communiqué de sa secrétaire nationale,Danielle Simonnet : "
la jeune collégienne est sommée par le Président de la République de choisir entre vivre en famille (5 frères et soeurs et ses parents) ou revenir seule en France poursuivre ses études. C’est d’une cruauté abjecte".
Le rapport de l'administration dédouane Manuel Valls

La diversité explique qu'elle occupe le terrain

Après un retour précipité des Antilles, le ministre de l'Intérieur, Manuel Valls, a pris connaissance des conclusions de l'enquête administrative sur l'expulsion de la collégienne Leonarda,

interpellée plusieurs jours plus tôt, le 9 octobre, dans le Doubs par la police de l'air et des frontières (PAF) lors d'une sortie scolaire. "Il ressort de tous ses éléments que le refus d'autorisation de séjour sur le fondement de la circulaire de 2012 et la décision de mise en œuvre de l'éloignement de la famille Dibrani étaient conformes à la réglementation en vigueur", peut-on lire dans le rapport de l'Inspection générale de l'administration (IGA), qui a été mis en ligne, ci-dessus. "La décision d'éloigner la famille Dibrani est justifiée en droit", affirme l'IGA dans ce rapport. "Il ressort de tous ces éléments que le refus d'autorisation de séjour (...) et la décision de mise en oeuvre de l'éloignement de la famille Dibrani étaient conformes à la réglementation en vigueur", ajoutent les inspecteurs.

Toutefois, les conditions d'interpellation de Leonarda, confiée aux forces de l'ordre en pleine sortie scolaire, sont critiquées par l'enquête.
 Selon la technique similaire du "vice de forme" utilisée en matière judiciaire, les auteurs du rapport ouvrent une brèche: "Essentiellement focalisées sur l'objectif de parvenir à regrouper la famille et de ramener la jeune fille auprès de sa mère, l'attention des forces de l'ordre n'a pas été éveillée par le fait que Leonarda Dibrani se trouve dans un bus dans le cadre d'une sortie scolaire". 
Il semblerait cependant que la police n'ait guère eu le choix, car la famille prévenue  la veille aurait soustrait l'adolescente à la police en l'envoyant passer la nuit dans un lieu inconnu. 
"Elles n'ont pas pris la mesure des enjeux que représenterait une intervention pour interrompre cette sortie", ni "évalué les conséquences possibles", et "en ce sens, elles n'ont pas fait preuve du discernement nécessaire", commente l'IGA, tout en assurant cependant que la préfecture du Doubs n'a pas été saisie de cette question.

La réaction de Nordine Idir, secrétaire général du Mouvement des jeunes communistes de France
 (MJCF):

Toutes ces réactions virulentes laissent difficilement augurer un abandon de la lutte.