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mardi 22 août 2017

Attentats de Catalogne : plusieurs terroristes islamistes s'étaient rendus à Paris avant les attaques à la voiture-bélier

Le terroriste islamiste a bien un lien avec la région parisienne

Deux ou trois des terroristes hispano-marocains ont été en lien avec la France



Photo published for Attentats en Espagne: le mystérieux parcours des terroristes en France

L'islamiste, auteur présumé de l'attentat à la fourgonnette-bélier qui a fait 15 morts sur Las Ramblas à Barcelonne, ainsi qu'un autre terroriste membre du commando ayant frappé la Catalogne, auraient effectué un "aller-retour express" en France le week-end précédant les attaques. 
L'Audi A3 ayant servi de voiture-bélier le 17 août à Cambrils, tuant une femme innocente, avait été flashée pour excès de vitesse quelques jours auparavant en Essonne, en Île-de-France, révélaient, lundi, Le Parisien, LCI et BFMTV.

Le véhicule était également passé par Paris.
La voiture qui a fait six blessés dans la nuit de jeudi à vendredi avait effectué un "aller-retour extrêmement rapide", a confirmé le ministre de l'Intérieur Gérard Collomb sur BFMTV, mardi 22 août. "Elle a bien été flashée" le 12 août, a affirmé le ministre. 
"Nous savions (...) qu'ils étaient venus effectivement en région parisienne, et nous avons transmis ces informations" à l'Espagne, a assuré Gérard Collomb. Il est "peut-être trop tôt dans l'enquête" pour expliquer les raisons de cet "aller-retour extrêmement rapide", juge-t-il. Le ministre doit recevoir son homologue espagnol Juan Ignacio Zoido jeudi à Paris.

Attentats en Espagne : la voiture-bélier de Cambrils avait été repérée à Paris avec plusieurs personnes à bord
Immatriculée en Espagne, la grosse cylindrée a été flashée en région parisienne. Elle transportait "deux membres de la cellule djihadiste, qui a attaqué Barcelone et Cambrils, dont Younès Abouyaaqoub, l'auteur présumé de l'attaque des Ramblas". 

"Les hommes de cette cellule ont passé la nuit dans un hôtel [B&B, chaîne d'hôtels à Brest et qui a depuis aussi ouvert des établissements notamment en Allemagne, et aussi au ...Maroc.] de la région parisienne [Malakoff, commune communiste des Hauts-de-Seine], avant de se rendre dans la capitale pour effectuer des achats dans un grand magasin", selon une source proche de l'enquête à la chaîne privée aux mains de P. Drahi. 

"Après avoir réalisé leurs achats, Younès Abouyaaqoub et son complice sont repartis vers la Catalogne en passant, notamment, par le Puy-de-Dôme et l'Aude où la plaque d'immatriculation du véhicule a été lue", précise la chaîne. 

Dans la nuit de jeudi à vendredi, cinq djihadistes ont foncé dans la foule à bord de cette Audi A3 sur la promenade de Cambrils, une station balnéaire au sud de Barcelone, faisant un mort et cinq blessés avant d'être abattus par des policiers.

samedi 19 août 2017

Finlande: attaque considérée comme islamiste, conduite par un Marocain

Le terroriste a poignardé à mort deux personnes dans le sud-ouest de la Finlande, vendredi

L'auteur du carnage à Turku est un Marocain de 18 ans
Cette agression meurtrière a eu lieu le même jour que les attentats islamistes de  Catalogne, à Barcelone, puis à Cambrils. Les innocentes victimes ont été sacrifiées au couteau.
Autres similitudes, l'origine marocaine des islamistes et leur jeunesse. 
"L'attaque a d'abord été qualifiée de meurtre, mais pendant la nuit, nous avons reçu des informations supplémentaires qui indiquent que les infractions pénales sont maintenant des meurtres avec intention terroriste", a déclaré samedi la police qui a ouvert une enquête pour terrorisme.
La Finlande ne qualifie pas ses terroristes islamistes de "déséquilibrés"...

L'islamiste avait poignardé à mort deux innocent(e)s. 
Le bilan des blessés a été revu à la hausse, passant de six à huit, dont trois actuellement hospitalisés en soins intensifs.
Les deux victimes tuées par l'assaillant étaient Finlandaises, a précisé la police. Parmi les blessés figurent un Italien et deux Suédois.

Les autorités ont formellement identifié le suspect.
La police avait rapidement arrêté vendredi le suspect marocain armé d'un couteau, le blessant par balles à la jambe, sur une place du centre-ville de Turku, "un citoyen marocain de 18 ans ", sans donner plus de détails à son sujet.
La police française -et donc la presse - ne nous dit pas tout :
La presse finlandaise est moins politiquement correcte que les media français sur l’attaque au couteau d’hier à Turku. Sa notion de liberté d'expression n'est pas parvenue à la nôtre...
L’agresseur est un demandeur d’asile marocain de 18 ans arrivé l’année dernière en Finlande. Et il s’en est pris prioritairement et majoritairement à des femmes, faisant deux morts et huit blessés. Des témoins racontent l’avoir vu trancher la gorge d’une de ses victimes.
Ce criminel n’a lui été que blessé à la jambe par la police et est actuellement hospitalisé.
Voilà ce que, pour l'heure, la presse française dissimule à la connaissance des Français. Attendons-nous à la révélation d'autres éléments déjà en possession des organes de presse.
La police a également arrêté cinq personnes lors d'une perquisition dans un appartement de Turku dans la nuit.
"Nous avons maintenant six suspects en détention, le principal suspect et cinq autres", a déclaré le commissaire Markus Laine, du Bureau national d'enquête.
"Nous enquêtons sur le rôle de ces cinq autres personnes, mais nous ne sommes pas encore sûrs s'ils ont un lien (avec l'attaque) (...). Nous allons les interroger, et nous pourrons ensuite en dire plus (...). Mais ils ont été en contact avec le principal suspect", a ajouté M. Laine.

En juin, les services de sécurité finlandais (Supo) ont relevé d'un cran leur évaluation du risque d'attaque terroriste, annonçant avoir repéré une activité du groupe Etat islamique qui pourrait viser la Finlande. Le risque, considéré jusque-là comme "faible", est désormais "élevé", soit le deuxième niveau sur une échelle de quatre.

Après 32.500 demandes d'asile en 2015, la Finlande n'en prévoit plus que trois fois moins: 10.000 en 2016, ainsi qu'en 2017. Elle veut désormais fermer deux tiers de ses centres pour "demandeurs d'asile".

samedi 18 mars 2017

Etat d'urgence : l'assaillant d'une patrouille militaire à Orly était fiché...

Connu des services de renseignement, un terroriste a attaqué des militaires en patrouille Sentinelle à l'aéroport d'Orly

Une attaque en deux temps
Ziyed Ben Belgacem


Première agression à Stains
Samedi matin vers 06h55, un Français d'origine tunisienne tire sur trois policiers lors d'un contrôle routier à Garges-lès-Gonesse, Val-d'Oise, au nord de Paris, blessant légèrement l'un d'entre eux à la tête avec un pistolet à grenailles. 

Après avoir pris la fuite, il est repéré au sud de Paris, à Vitry-sur-Seine, Val-de-Marne, où il fait "irruption dans un bar en proférant des menaces" et vole son véhicule à une femme, selon le ministre de l'Intérieur Bruno Le Roux. Il se rend ensuite à l'aéroport d'Orly, à une dizaine de kilomètres.

Seconde tentative à Orly
Vers 8h30, au premier étage du hall 1 du terminal sud d'Orly, Val-de-Marne et Essonne, il "essaie d'agresser une patrouille Sentinelle pour s'emparer de l'arme à feu de l'une des militaires" de la patrouille, composée de trois soldats de l'armée de l'Air, a précisé le ministre, en l'absence de Hollande en campagne dans l'Isère. 

Selon le ministre menteur, l'"homme" - dont il sait qu'il est Franco-Tunisien -  ne serait pas parvenu à arracher l'arme que la militaire portait en bandoulière. Mais, une source proche de l'enquête assure qu'en vérité l'individu a bel et bien réussi à s'emparer d'un fusil d'assaut, après avoir braqué la militaire avec le pistolet à grenailles qu'il avait utilisé à Garges, à se saisir du fusil avant d'être "immédiatement" abattu.
Les deux collègues de la militaire ont "ouvert le feu pour la protéger" et "protéger tout le public", a raconté le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian.

Récit d'un témoin visuel
L'assaillant "tenait en otage une militaire, il la tenait par le cou, et il menaçait les deux autres militaires avec le fusil de la femme", raconte Dominique, qui a assisté à l'attaque à l'aéroport d'Orly-Sud samedi matin.
Dominique (qui ne souhaite pas donner son nom de famille, mais qui est apparu sur BFMTV), 58 ans, était en partance pour la République dominicaine avec sa femme, il a assisté à la scène, "au premier étage de l'aérogare".
"J'ai entendu des éclats de voix, et j'ai vu des militaires qui tenaient en joue une personne", explique-t-il. Selon ce témoin, "c'était un homme qui tenait en otage une militaire; il la tenait par le cou, et il menaçait les deux autres militaires avec le fusil de la femme" qu'il tentait d'arracher.
"C'était sérieux", "alors on s'est éloigné et en descendant les escaliers, j'ai entendu des coups de feu".

Avant de partir, le voyageur a eu le temps de remarquer un sac au milieu du hall, "on ne sait pas ce qu'il y avait dedans".
<br>Une opération de déminage a été menée mais aucun explosif n'a été retrouvé sur lui, ni à proximité.

Une famille ordinaire

Ce Français de 39 ans "est connu des services de police et de renseignement", a confirmé le ministre de l'Intérieur, Bruno Le Roux. L'indication de la nationalité de l'agresseur est une information souvent gardée floue qui dissimule un loup et tente d'égarer l'opinion...

Ce "Français" est né le 14 février 1978, sans que soit précisé s'il est né en France, et a des attaches dans le Val-d'Oise, au nord-ouest de la capitale. Les papiers présentés à la police à Garges-lès-Gonesse sont ceux qui ont été retrouvés sur l'agresseur abattu à l'aéroport, ont précisé des sources policières.

Orly-Sud est surtout utilisé pour les vols nationaux, 
européens, et les vols à destination du Maghreb, 
du Moyen-Orient et des DOM-TOM français.
L'"homme" n'était pas fiché "S" (sûreté de l'Etat), mais fiché "J" (justice) en raison de son placement sous contrôle judiciaire dans une affaire de vol ...à main armée. Il faisait l'objet d'une interdiction de quitter le territoire.

Son casier judiciaire comporte "neuf mentions" pour des faits de droit commun, dont des vols à main armée et du trafic de stupéfiants.



Il serait déjà très défavorablement connu et ferait l’objet de "44 signalements au fichier du TAJ (traitement des antécédents judiciaires)", selon une autre source policière.

"Détecté comme radicalisé", Ziyed Ben Belgacem avait fait l'objet en 2015 d'une perquisition administrative, qui "n'avait rien donné", selon une source policière. Et pourtant libre de circuler à son gré.

Les enquêteurs ont placé en garde à vue son père et son frèresamedi vers midi. Ils se seraient présentés d'eux-mêmes au commissariat. Selon leurs déclarations, l'assaillant les avait contactés, disant : "j'ai fait des bêtises. j'ai tiré sur des gens et on m'a tiré dessus".

Une enquête est ouverte par le parquet antiterroriste
La section antiterroriste du Parquet de Paris s'est saisie de l'enquête, confiée à la section anti-terroriste de la Brigade criminelle (SAT), la sous-direction antiterroriste (SDAT) de la police judiciaire et la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI).
Une perquisition est en cours au domicile du suspect à Garges-lès-Gonesse (Val-d'Oise). La commune eut jusqu'en juin 1995 un maire communiste, Henri Cukierman (qui n'a rien à voir avec Roger Cuckierman, ex-président du Conseil représentatif des institutions juives de France, CRIF) qui présidait alors le conseil municipal depuis 1978. La circonscription eut Dominique Strauss-Kahn pour député et Christiane Taubira réalisera à Garges son meilleur score en métropole pour l’élection présidentielle de 2002 (8,69 % à Garges, 8,48 % à Sarcelles), mais, depuis 2004, la commune est désormais administrée par par un maire UMP.

Les conséquences pour les usagers de l'aéroport

Près de 3.000 personnes ont été évacuées du terminal Sud d'Orly ou confinées dans le terminal Ouest voisin.
Orly-Ouest, où le trafic était interrompu depuis l'agression, a rouvert ses portes samedi vers midi. Il a rouvert à Orly-Sud vers 15h00.

Le trafic aérien avait été interrompu depuis 08h50, les vols étant suspendus dans les deux terminaux d'Orly, selon la Direction générale de l'aviation civile (DGAC) et Aéroports de Paris (ADP).
29 avions au total ont été déroutés vers d'autresaéroports samedi matin, précise un porte-parole de la Direction générale de l'aviation civile. Parmi eux, 28 ont atterri à Roissy, le dernier s'étant posé à Beauvais.

"En tout, 6.000 passagers sont concernés", a indiqué ce porte-parole, précisant que 216 vols étaient prévus samedi au départ d'Orly, et 216 autres à l'arrivée.

Selon une source préfectorale, des cellules de crise ont été mises en place pour accueillir les voyageurs à Orly comme à l'aéroport Roissy-Charles-de-Gaulle (nord-est de Paris), où 28 vols à destination d'Orly ont été déroutés samedi matin. Les cellules de crises n'ont pas dû être opérationnelles aussi rapidement qu'indiqué, car des usagers se plaignent d'avoir été livrés à eux-mêmes.


vendredi 15 juillet 2016

Attentat terroriste à Nice: un camion fonce dans la foule, selon un mode opératoire recommandé par Daesh

Tous les moyens de l'Etat étant concentrés sur Paris, la Fête Nationale visée par un terroriste en région

Sur la Promenade des Anglais à Nice
, u
n camion frigorifique a foncé jeudi soir dans la foule, juste après le feu d'artifice du 14 Juillet. 

Les conducteurs de faucheuse
ou de tondeuse à gazon islamiste
ne connaissent pas le chômage
Selon un dernier bilan, il y aurait non pas 70 mais au moins 84 morts et 18 personnes en "urgence absolue". Il s'agit d'une attaque à caractère terroriste, a assuré cette nuit François Hollande, au vu du mode opératoire de cette attentat meurtrier qui semble porter la signature de l'Etat islamique. L'organisation terroriste islamiste appelle régulièrement ses fanatiques à utiliser tout moyen d'extermination de masse à leur disposition pour perpétrer des tueries d'innocents.

A Nice, ce fauchage de masse a été accompli par un camion de 19 tonnesselon les préconisations répétées et publiques de Daesh, bien connues de Cazeneuve, Valls et Hollande. Loué "il y a quelques jours" dans le Sud-Est de la France, il est sorti de nulle part, malgré le bouclage de la zone du feu d'artifices, et a été lancé dans la foule en liesse du 14 Juillet.
Au moins une cinquantaine d'enfants a été hospitalisée à la fondation Lanval, hôpital pédiatrique de Nice, après l'attentat du 14 juillet. Deux de ces petits y sont décédés, a indiqué la responsable de la communication de l'hôpital. "D'autres sont encore entre la vie et la mort", fait-elle savoir.
Alors que le Parquet antiterroriste s’est saisi de l’enquête, l’AFP diffuse le fuitage d'une source "proche de l’enquête" sur l'identité du tueur de 31 ans, Mohamed Lahouaiej Bouhlel, qui serait un gentil binational franco-tunisien de Nice, Hollande a aussitôt prolongé l'état d'urgence de trois mois, sans évoquer la révision du statut de binational, et il a aussi a décrété un deuil national de trois jours les 16, 17 et 18 juillet.
L'assassin présumé est "seulement" connu pour des faits de droit commun, principalement des violences. Sa dernière interpellation pour des faits de violence daterait toutefois de moins d'un mois.
I
l ne faisait pas l'objet d'une fiche S de sûreté et était donc "a priori" inconnu des services de renseignement" pour radicalisation. 
La section antiterroriste du Parquet de ...Paris est saisie de l'enquête sur l'attaque au camion frigorifique de Nice , bien que les motivations du tueur ne soient pas encore connues, tandis que l'hypothèse de son dérangement mental n'est pas encore avancée. 

"Tuez-le à coups de couteau, renversez-le avec votre voiture"

La consigne des  islamistes est de terroriser le plus grand nombre, quels que soient les moyens utilisés. Dans un message audio diffusé par Al Furqan le 14 juin, le principal media de l'EI, le porte-parole officiel de l'organisation barbare, le syrien Abou Mohammed Al-Adnani avait exhorté ceux qu'il nomme les "soldats du califat" à attaquer des cibles par tous les moyens : "Levez-vous, monothéistes, et défendez votre Etat à partir de votre lieu de résidence, où qu'il soit".
"Si vous ne pouvez pas faire sauter une bombe ou tirer une balle, débrouillez-vous pour vous retrouver seul avec un infidèle français ou américain et fracassez-lui le crâne avec une pierre, tuez-le à coups de couteau, renversez-le avec votre voiture...", lançait-il.
Dans son magazine de propagande, l'organisation terroriste avait déjà appelé ses partisans à mener des attaques en utilisant un camion, ce que rappelle "20 Minutes" à Hollande, Valls et Cazeneuve:
"Utilisez un camion comme une tondeuse à gazon. Allez dans les endroits les plus densément peuplés et prenez le maximum de vitesse pour faire le plus de dégâts. Si vous avez accès à une arme à feu, utilisez-la pour finir le travail."
Consigne de l'EI : "Tuez des policiers" !
Il y a un mois, le 13 juin, Larossi Abballa - homme de 25 ans, originaire de Mantes-la-Jolie et déjà condamné en 2013 pour participation à une filière djihadiste - avait utilisé un simple couteau pour tuer un policier et sa femme - Jean-Baptiste Salvaing et Jessica Schneider, sous les yeux de leur enfant- à leur domicile près de Paris avant de diffuser le crime en direct sur les réseaux sociaux. L'attaque avait été revendiquée par l'Etat islamique, qui place en tête de liste de ses cibles les forces de la coalition occidentale engagées dans la lutte contre l'organisation, en Syrie et en Irak. 
Sept policiers et militaires ont ainsi perdu la vie dans des attaques islamistes en France depuis le début du quinquennat de Hollande.
"Levez-vous, monothéistes, et défendez votre Etat depuis votre lieu de résidence, où qu'il soit (...) Attaquez les soldats des tyrans, leurs forces de police et de sécurité, leurs services de renseignements et leurs collaborateurs" (Al Furqan, principal media de l'EI).

dimanche 10 janvier 2016

L'Allemagne hébergeait le terroriste du 18e en foyer de réfugiés...

Le terroriste abattu devant un commissariat du 18e venait d'un foyer de réfugiés en Allemagne

Une vague de compassion récompensée

En septembre dernier, un nombre record de migrants était arrivé en Allemagne à l'invite d'Angela Merkel et tandis que l' "audacieux" François Hollande appelait les "réfugiés" à se diriger Outre-Rhin, son premier ministre, Manuel Valls, avait appelé l'Europe – et donc l'Allemagne – à fermer sa porte aux migrants.

De part et d'autre du Rhin, les populations ont depuis compris leur douleur, notamment à Cologne où une action concertée d'islamistes très bien intégrés a donné lieu à des agressions sexuelles aux abords de la gare centrale pour la Saint-Sylvestre. A Paris, un terroriste, un peu allemand et beaucoup djihadiste, se lançait quant à lui à l'assaut d'un commissariat du 18e arrondissement, un hachoir à la main.

Lors d'une perquisition de routine,  samedi, dans un foyer de demandeurs d'asile dans l'ouest de l'Allemagne, à Recklinghausen en Rhénanie-du-Nord-Westphalie, la police allemande a découvert que l'assaillant abattu devant un commissariat 18e arrondissement de Paris y était hébergé. L'islamiste hâtivement décrit  comme "déséquilibré" et dont l'identité double n'est toujours pas confirmée, avait déposé une demande d'asile sous un troisième nom, soupçonne la police allemandeElle n'a pas précisé si cet homme était enregistré comme demandeur d'asile en Allemagne, mais une source proche du dossier l'affirme. Une carte SIM allemande avait d'ailleurs été retrouvée en la possession du terroriste. 

Le terroriste islamiste 
avait peint un symbole de l'EI sur un mur de son foyer,
Remerciements à "Mama" Merkel...
révèle dimanche l'hebdomadaire allemand Welt am Sonntag
. Le magazine Spiegel assure aussi qu'il a posé dans le centre d'accueil avec un drapeau de l'organisation, ce qui a amené les autorités locales à le surclasser de "déséquilibré" à "potentiellement dangereux". Puis, il a disparu de Recklingshausen au mois de décembre, note Spiegel Online. 

Welt am Sonntag précise pour sa part que "l'homme" (comme s'obstine à le désigner l'AFP et, derrière elle, les godillots de la presse "libre et indépendante") 
- bien qu'il crie "Allah Akbar" un hachoir au poing - était enregistré en Allemagne sous quatre identités différentes et en donnant des nationalités variables, par exemple syrienne, marocaine ou encore géorgienne. Ainsi, sa demande d'asile aurait-elle été déposée sous le nom syrien ou albanais de Walid Salihi, selon le journal. 

Une volonté de désinformation:

Les auteurs des crimes sexuels étaient en majorité des demandeurs d’asile: "Lors des contrôles d’identité effectués, les personnes ne disposaient, majoritairement, que de documents remis aux demandeurs d’asile par l’Office fédéral des migrations et des réfugiés. En règle générale, ils ne disposaient pas de papiers d’identité."

Les services français ne disposaient jusqu'à présent que de deux identités pour le même djihadiste

Star Wars à la Goutte d'Or, Paris 18e
Sallah A., le nom donné lors d'une précédente affaire en 2013, et Tarek B., comme il a été identifié par une famille en Tunisie. Et encore l'Agence de presse française fait-elle de la dissimulation. Ce Tarek B. s'appellerait Belkacem, comme la ministre de l'Education de Hollande, Najat Vallaud-Belkacem...
BFMTV assure toutefois avoir rencontré un proche de la famille de l'individu,qui assure qu'il se prénomme Tarek Belgacem. L'agresseur marocain (ou tunisien, allez savoir) n'est pas son cousin...

"Aucun indice" d'autres attaques
Lors de la perquisition de ce foyer situé à Recklinghausen en Rhénanie-du-Nord-Westphalie, "aucun indice de possibles autres attaques" n'a été trouvé. Précisant avoir agi sur information des autorités françaises, la police judiciaire assure que "les enquêtes se poursuivent" et que les résultats de la perquisition vont encore être examinés en détail.

Un an jour pour jour après les attentats contre Charlie Hebdo, le terroriste islamiste était arrivé en courant vers les policiers en faction devant le commissariat de la Goutte d'Or, un quartier multi-culturel de Paris, en brandissant un hachoir de boucher, et muni d'un dispositif explosif factice. Il n'a pas répondu aux injonctions de s'arrêter des policiers, qui ont alors ouvert le feu. Une revendication djihadiste incluant une profession de foi de l'organisation Etat islamique a été retrouvée sur "l'homme", selon les autorités françaises.
Les tensions dans Barbès, où se situe le quartier de la Goutte d'Or, sont très préjudiciables à l'activité touristique de Montmartre qui se trouve au nord du 18e arrondissement d'Annick Lepetit, députée, et de Daniel Vaillant, (ex-) député, PS.


samedi 22 août 2015

Les agents du Thalys auraient failli à leur devoir d'assistance aux passagers, révèle Jean-Hugues Anglade

Le comédien était en famille à bord du Thalys Paris-Amsterdam et témoigne

Ce n'était pas du cinéma


L'attaque du train Thalys par un individu lourdement armé n'était pas une scène du tournage de Braquo, la série policière de Canal+ dont Jean-Hugues Anglade est le héros.  Le comédien se trouvait vendredi 21 août à bord du Thalys Paris-Amsterdam où un homme d'origine marocaine, armé d'une kalachnikov, a tenté de faire un carnage d'hommes d'affaires et de fonctionnaires européens qui fréquentent communément la ligne.
Si le comédien français ne faisait pas partie des passagers qui ont neutralisé l'homme et ainsi évité un drame, J.-H. Anglade a néanmoins gardé son sang-froid le temps de tirer la sonnette d'alarme du train tandis que deux militaires américains  livraient un corps à corps avec le tueur qu'il avaient surpris à sa sortie des toilettes où ils avaient repéré ses agissements suspects
L'acteur de 37°2 le matin s'est d'ailleurs blessé "légèrement" à la main en brisant la vitre du signal, a révélé la préfète du Pas-de-Calais, Fabienne Buccio, au micro de France Info. En fait, "le verre a méchamment entaillé mon majeur jusqu'à l'os et les machines ont ralenti. Mais nous étions toujours bloqués à l'intérieur", précise le comédien qui a d'ailleurs été admis vendredi soir à l'hôpital d'Arras dans un fauteuil roulant, comme le montrait une photo de La Voix du Nord (cf. tweet ci-dessous).
Jean-Hugues Anglade qui se trouvait dans le train avec ses deux enfants, va bien malgré le choc, indiquait l'un de ses amis au Parisien. "Ils ont entendu la fusillade parce qu'ils étaient dans la voiture à côté de celle où elle s'est produite. Il a été héroïque puisqu'il a déclenché le système d'alarme", a confié au quotidien ce proche, qui a préféré garder l'anonymat.
"J'ai pensé que c'était la fin, que nous allions mourir, qu'il allait tous nous tuer" (Jean-Hugue Anglade)
Mais sur le moment le comédien était terrorisé. 
"Le tireur était à quelque dizaines de mètres de nous, dans le wagon numéro 12. Nous étions dans la voiture 11, la dernière. L'homme armé venait vers nous, il était déterminé. J'ai pensé que c'était la fin, que nous allions mourir, qu'il allait tous nous tuer. Oui, on s'est vu mourir car nous étions prisonniers de ce train, et qu'il était impossible de s'échapper de ce cauchemar. Nous étions piégés dans une souricière !", a-t-il déclaré à Paris-Match. "Nous avons entendu des passagers hurler en anglais "Il tire ! Il tire ! Il a une kalachnikov ! " J'étais avec mes deux enfants et ma compagne, autour de nous, il y avait une quinzaine de passagers," a-t-il raconté à l'hebdomadaire.

Le personnel de Thalys (62% SNCF) aurait manqué à tous ses devoirs

Alors que la classe politique internationale s'accorde à saluer le courage des passagers ayant neutralisé le suspect, Jean-Hugues Anglade pointe du doigt le personnel du Thalys qui aurait manqué du courage dont ont fait preuve les trois passagers qui ont neutralisé le terroriste. Selon ses confidences, les cheminots se seraient retranchés et verrouillés à l'intérieur de la motrice, abandonnant à leur sort les passagers sous leur responsabilité .
"Tout à coup, des membres du personnel navigant ont couru dans le couloir, le dos courbé. Leurs visages étaient blêmes. Ils se dirigeaient vers la motrice, leur wagon de travail. Ils l'ont ouvert avec une clef spéciale, puis se sont enfermés à l'intérieur... Le tireur était à quelque dizaines de mètres de nous, dans le wagon numéro 12", rapporte le comédien à Paris Match.



Deux personnes ont été blessées dans cette attaque survenue huit mois après les attentats de Charlie Hebdo. Si les motivations du tireur (photo ci-contre, sur le bracard) restent inconnues, le Parquet antiterroriste de Paris, dont la compétence est nationale, s'est "immédiatement saisi" (sic) de l'enquête...