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mardi 22 août 2017

Attentats de Catalogne : plusieurs terroristes islamistes s'étaient rendus à Paris avant les attaques à la voiture-bélier

Le terroriste islamiste a bien un lien avec la région parisienne

Deux ou trois des terroristes hispano-marocains ont été en lien avec la France



Photo published for Attentats en Espagne: le mystérieux parcours des terroristes en France

L'islamiste, auteur présumé de l'attentat à la fourgonnette-bélier qui a fait 15 morts sur Las Ramblas à Barcelonne, ainsi qu'un autre terroriste membre du commando ayant frappé la Catalogne, auraient effectué un "aller-retour express" en France le week-end précédant les attaques. 
L'Audi A3 ayant servi de voiture-bélier le 17 août à Cambrils, tuant une femme innocente, avait été flashée pour excès de vitesse quelques jours auparavant en Essonne, en Île-de-France, révélaient, lundi, Le Parisien, LCI et BFMTV.

Le véhicule était également passé par Paris.
La voiture qui a fait six blessés dans la nuit de jeudi à vendredi avait effectué un "aller-retour extrêmement rapide", a confirmé le ministre de l'Intérieur Gérard Collomb sur BFMTV, mardi 22 août. "Elle a bien été flashée" le 12 août, a affirmé le ministre. 
"Nous savions (...) qu'ils étaient venus effectivement en région parisienne, et nous avons transmis ces informations" à l'Espagne, a assuré Gérard Collomb. Il est "peut-être trop tôt dans l'enquête" pour expliquer les raisons de cet "aller-retour extrêmement rapide", juge-t-il. Le ministre doit recevoir son homologue espagnol Juan Ignacio Zoido jeudi à Paris.

Attentats en Espagne : la voiture-bélier de Cambrils avait été repérée à Paris avec plusieurs personnes à bord
Immatriculée en Espagne, la grosse cylindrée a été flashée en région parisienne. Elle transportait "deux membres de la cellule djihadiste, qui a attaqué Barcelone et Cambrils, dont Younès Abouyaaqoub, l'auteur présumé de l'attaque des Ramblas". 

"Les hommes de cette cellule ont passé la nuit dans un hôtel [B&B, chaîne d'hôtels à Brest et qui a depuis aussi ouvert des établissements notamment en Allemagne, et aussi au ...Maroc.] de la région parisienne [Malakoff, commune communiste des Hauts-de-Seine], avant de se rendre dans la capitale pour effectuer des achats dans un grand magasin", selon une source proche de l'enquête à la chaîne privée aux mains de P. Drahi. 

"Après avoir réalisé leurs achats, Younès Abouyaaqoub et son complice sont repartis vers la Catalogne en passant, notamment, par le Puy-de-Dôme et l'Aude où la plaque d'immatriculation du véhicule a été lue", précise la chaîne. 

Dans la nuit de jeudi à vendredi, cinq djihadistes ont foncé dans la foule à bord de cette Audi A3 sur la promenade de Cambrils, une station balnéaire au sud de Barcelone, faisant un mort et cinq blessés avant d'être abattus par des policiers.

lundi 21 août 2017

Espagne: un imam radical marocain accusé d'avoir endoctriné les jeunes terroristes islamistes

La presse espagnol fait mine de découvrir un imam dont la réputation n'était déjà plus à faire.

Cet imam marocain est soupçonné d'avoir "mangé le cerveau" de jeunes compatriotes

Dans la petite ville des Pyrénées catalanes de Ripoll où il vivait depuis deux ans, le "religieux" les a amenés à former la cellule djihadiste auteure les attentats de Barcelone et Cambrils.

Longtemps occulté, Abdelbaki Es Satty est maintenant en vedette, notamment dans El Pais qui lui consacre sa Une dans son édition de lundi.
Abdelbaki Es Satty vivait dans un deux-pièces décrépi loué "150 euros" par mois, selon son colocataire, mais avec vue sur la montagne boisée des Pyrénées et les toits de tuiles de la jolie petite ville catalane de Ripoll, à 90 km au nord de Barcelone.

"Mardi matin, il était parti en disant qu'il s'en allait en vacances au Maroc", raconte le vendeur de fruits sur les marchés Nordeen El Haji, 45 ans, venu vivre il y a quatre mois dans l'appartement.
Mais depuis mardi, il a disparu. La police a évoqué la possibilité qu'il ait péri dans l'explosion mercredi soir dans une maison à Alcanar, en Catalogne, où la cellule à l'origine des attaques de Barcelone et de Cambrils préparait "un ou plusieurs attentats".
Sur un meuble se trouve encore l'ordre officiel de perquisition des lieux, daté de vendredi, quelques heures après les deux attentats aux voitures-bélier qui ont fait 14 morts et plus de 120 blessés en Catalogne (nord-est de l'Espagne).


Le religieux a un passé de délinquant

Le journal El Mundo a cité des sources antiterroristes selon lesquelles Abdelbaki Es Satty avait séjourné en prison "où il avait noué une amitié particulière avec Rachid Aglif, dit El conejo (le lapin), condamné à 18 ans" pour participation aux attentats djihadistes dans des trains de banlieue du 11 mars 2004, qui avaient fait 191 morts à Madrid.
"L'imam avait eu un problème judiciaire, mais pas lié au terrorisme", a déclaré dimanche le chef de la police catalane, Josep Lluis Trapero.
Selon El Mundo citant des sources antiterroristes, Abdelbaki Es Satty avait été incarcéré pour une affaire de "trafic de drogue", du haschich, entre Ceuta et Algesiras dans le sud de l'Espagne. Il aurait été relâché en janvier 2012.

Les enquêteurs se penchent sur ses "connexions internationales", à commencer par la Belgique et la France

Pour un imam, "il parlait peu, passait du temps avec son ordinateur dans la chambre; avait un vieux téléphone portable sans internet, peu de livres", rapporte Nordeen El Haji.
"Cet imam était normal et ordinaire quand il était en public", raconte Mohamed Akhayad, un électromécanicien marocain de 26 ans, qui fréquentait la nouvelle salle de prières ouverte en 2016 où il ...prêchait.
Mais "il était très solitaire, fréquentait plus des jeunes que des personnes de son âge", souligne, anonymement, un Marocain de 43 ans, tandis que son colocataire croit pouvoir affirmer en tous cas qu' "en quatre mois, il n'a reçu aucun jeune" chez lui..

"S'il a mangé le cerveau de ces jeunes, c'est en cachette, dans un endroit secret"
, prétend-il en évoquant les spéculations de la presse espagnole au sujet de l'emprise qu'il a pu exercer sur certains jeunes de Ripoll.

Il "avait la réputation d'être très islamiste, voulait que tous les Marocains pensent comme lui, mettait la religion au-dessus de tout," témoigne Francesco Gimeno, un peintre décorateur catalan de 64 ans dans la rue où vivait le religieux
Il précise aussi que l'imam a voulu "obliger les femmes marocaines de la ville à se couvrir""C'est un mensonge", réagit Hammou Minhaj, 30 ans : il est le secrétaire marocain de la communauté musulmane de Ripoll "Annour". "Ici à la mosquée, il ne disait pas ça". "En dehors, je ne sais pas," nuance-t-il.

Passé par la Belgique, peut-être la France 

Selon lui, Abdelbaki Es Satty était arrivé en 2015 à Ripoll, puis il "était allé en Belgique en tant qu'imam" - à Molenbeek-Saint-Jean d'où sont originaires les islamistes belgo-marocains Abdelhamid Abaaoud, Chakib Akrouh, Mohamed Abrini, Salah Abdeslam et son frère Brahim Abdeslam ? La commune bruxelloise est souvent considérée comme la capitale européenne du djihadisme -, avant de revenir à Ripoll (photo ci-dessus) : "il avait commencé en avril 2016 comme imam dans notre nouvelle mosquée".

Cependant, "fin juin (2017), il avait demandé trois mois de vacances pour partir en vacances au Maroc".
L'imam a bien séjourné en Belgique en 2016, à 12 kms de Molembeek, dans la commune de Machelen, dans la grande banlieue de Bruxelles "entre janvier et mars 2016", a affirmé le maire de la commune limitrophe de Vilvorde, Hans Bonte, qui supervise la police municipale des deux communes.
Vilvoorde est la commune d'implantation en 1935 de l'une des premières usines de Renault hors de France. Le montage de véhicules s'y développe jusqu'à ce que Renault ferme l'usine en 1997 : suppression de 3100 emplois sur les 3500 du site. Le patron de la Régie est alors Louis Schweitzer, l'ancien directeur de cabinet de Laurent Fabius. Alain Juppé était premier ministre.

Dans la salle de prières,
les noms de deux des 12 suspects des attentats apparaissent dans la liste des donateurs de fonds à la mosquée, dont celui de "Younes Abou Yacoub", un Marocain de 22 ans recherché depuis les attentats. Il serait le conducteur en fuite.
M'rirt, petite ville de 35.000 habitants du centre du Maroc, des proches accusent justement "un imam de Ripoll" d'être le "cerveau" des attentats d'Espagne. "Cela fait deux ans que Younès et Houssein (son frère) ont commencé à se radicaliser, sous l'influence de cet imam +djebli+ (originaire du Pays Djbala, région du nord du Maroc)", a ainsi accusé leur grand-père.

En Une, le quotidien El Pais évoque aussi la France.
Pro-européen, le quotidien assure que les analystes pensent que dans ces pays , donc en France, il a peut-être été mis en relation "avec des membres de l'Etat islamique".
"Tout porte à croire que Younes Abouyaaqoub était au volant de la camionnette" qui a fauché des innocents sur les Ramblas de Barcelone, a indiqué le responsable de l'Intérieur de Catalogne.

Image associée
Agés de 18 à 24 ans
Samedi matin, la police a retrouvé à proximité de la frontière franco-espagnole le Renault Kangoo blanc recherché en France et en Espagne après les deux attentats islamistes à la voiture-bélier qui ont fait 15 morts et 130 blessés en Catalogne, à Barcelone et à Cambrils jeudi dernier. Il a été abandonné côté espagnol, a précisé le quotidien Le Parisien, citant la police française. Les policiers espagnols avaient averti vendredi soir leurs collègues français que le Renault Kangoo loué par l'un des principaux suspects des attaques en Catalogne pourrait se diriger vers le territoire français.

Selon le journal, la police a identifié une cellule d'une douzaine de terroristes liée aux attentats de Barcelone et de Cambrils de jeudi. Deux, au moins, sont morts dans l'explosion qui s’est produite dans la maison d’Alcanar où les terroristes préparaient leurs explosifs.

L'islamiste en fuite pourrait se trouver sur le territoire français, en dépit de l'état d'urgence.
Cinq autres terroristes ont été tués, dont trois identifiés, dans la seconde attaque à la voiture-bélier effectuée dans la nuit de jeudi à vendredi à Cambrils, à 120 km de Barcelone. Quatre personnes été interpellées par la police, mais, alors que Daesh revendique l'attaque de Cambrils, le dernier suspect, Younès Abouyaaqoub (ci-contre), est toujours recherché. Il est le seul suspect encore en vie.
Samedi matin, les media ont annoncé que l’Espagne a donc renforcé les contrôles à la frontière avec la France après une réunion du comité antiterroriste à Madrid.

Une fourgonnette a percuté jeudi la foule près de l'avenue piétonne La Rambla, dans le quartier touristique de Barcelone. Daech a revendiqué cette attaque. 
Une autre fourgonnette a foncé sur des passants à Cambrils, à 120 km de Barcelone, quelques heures plus tard. L'opération spéciale lancée par la police à Cambrils a permis d'éliminer quatre terroristes et de blesser le cinquième qui a ensuite succombé à ses blessures. 
Selon le dernier bilan, les attaques en Catalogne ont fait 15 morts et 130 blessés.

vendredi 18 août 2017

Deux attentats islamistes visent les touristes de Catalogne, jeudi 17

Espagne sous le choc après deux attentats à la voiture bélier, à quelques heures d'intervalle et revendiqués par l'EI

L'attentat de Barcelone a fait 13 morts et plus de 100 blessés, dont 26 Français


Résultat de recherche d'images pour "voiture belier catalogne"Le terroriste a lancé sa camionnette jeudi 17 dans la foule du Rambla, l'artère la plus fréquentée par les touristes dans la métropole catalane. Un deuxième attentat à la voiture bélier a été commis dans la nuit  au sud de la ville de Cambrils, commune de la province de Tarragone, plus au Sud en Catalogne, à 120 km de là.


Le premier a fait 13 morts et plus de 100 blessés dont 26 Français, au cœur de Barcelone. Dans la nuit, le ou les terroristes ont également renversé plusieurs personnes, suivant le même mode opératoire, à quelques heures d'intervalle, dans cette région très touristique du nord-est de l'Espagne : 
Plusieurs islamistes jettent une camionnette dans la foule des touristes et passants, jeudi après-midi à Barcelone, et d'autres, abattus, en soirée sur la même côte balnéaire fréquentée par des Catalans et des étrangers;
Trois suspects sont arrêtés à Barcelone, mais le conducteur du véhicule réussit à prendre la fuite, sans un mot;
Le groupe djihadiste Etat islamique revendique l'attaque sans délai.

Dans la nuit, la police a ensuite annoncé avoir abattu cinq "terroristes présumés" à Cambrils
"Les terroristes présumés circulaient dans une Audi A3 et ont apparemment renversé plusieurs personnes avant de se heurter à une patrouille des Mossos d'Esquadra et la fusillade a commencé", a annoncé un porte-parole du gouvernement régional. 
Certains d'entre eux portaient des ceintures d'explosifs, a ajouté un porte-parole des Mossos. La police a fait savoir sur son compte Twitter qu'elle considère cette attaque liée à celle de Barcelone.  
L'islamiste est toujours en fuite.

"13 morts et plus d'une centaine de blessés"

Cette macabre précision émane du responsable de l'Intérieur du gouvernement régional catalan, Joaquim Forn, jeudi soir à Barcelone. 
Les morts et les blessés - sont au moins de 18 nationalités différentes, a-t-on appris auprès des services espagnols de protection civile.
Parmi eux figurent 26 Français, dont 17 se trouvent dans un état grave, selon le ministre de l'Intérieur Gérard Collomb. 21 des blessés Français l'ont été dans l'attaque de Barcelone, tandis qu'à Cambrils, six civils et un policier ont été blessés au total. Un des civils est dans un état critique, ont annoncé les services d'urgence de Catalogne sur leur compte Twitter.

Une explosion, la veille, n'est pas un acte isolé des attentats à la voiture-bélier

La maison d\'Alcanar (Catalogne, Espagne) soufflée par l\'explosion, le 17 août 2017.
L'explosion survenue mercredi soir dans un logement de la ville d'Alcanar, en Catalogne, est liée à l'attentat de Barcelone,
selon les autorités locales. L'explosion, due "à la préparation d'un engin explosif", a fait au moins un mort et sept blessés.



Plusieurs arrestations, mais des djihadistes en fuite

Attentat de Barcelone : 13 morts et plus de 100 blessés, dont 26 Français Un Marocain en lien avec l'attaque, Driss O., a été arrêté dès jeudi, à Ripoll, à une centaine de kilomètres au nord de Barcelone, dans la province de Gérone en Catalogne.
Un autre suspect, né à Melilla, une enclave espagnole au Maroc, a été arrêté à Alcanar. "Nous soupçonnons qu'ils (les occupants) préparaient un engin explosif," indique le porte-parole de la police.
Vendredi matin, la police a annoncé l'arrestation d'un troisième homme à Ripoll. Le conducteur de la camionnette était lui toujours en fuite.





Aucune indication n'a encore filtré sur les cinq passagers tués à bord de l'Audi A3 à Cambrils.
Le ministre des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, doit se rendre en Catalogne dans la journée. 

Depuis 2004, l'Espagne était épargnée après une terrible frappe 

Par l'utilisation d'un gros véhicule-bélier pour tuer des piétons, méthode recommandée par Daesh à ses adeptes, l'attaque de Barcelone rappelle des attentats imputés ou revendiqués par l'EI à Nice, Berlin ou Londres. L'Espagne, troisième destination touristique au monde, avait été jusqu'ici épargnée par les attentats des djihadistes de l'EI qui ont frappé dans d'autres capitales européennes, telles Paris ou Bruxelles.

Mais c'est à Madrid qu'avaient eu lieu les attentats islamistes les plus meurtriers jamais commis en Europe: le 11 mars 2004, des bombes avaient explosé dans des trains, faisant 191 morts. Ils avaient été revendiqués par un groupe de la mouvance al-Qaïda.