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vendredi 1 mai 2020

1er mai: du muguet seulement pour l'Elysée

En plein confinement, Brigitte Macron a fait un caprice

"Macron maintient la cérémonie du muguet du 1er mai à l'Elysée" vendredi, titre... Le Figaro.
Mamie "en tenue immaculée", titre la presse dévote
Malgré le confinement, le cynique ex-banquier social célébrera la fête du Travail des "gens quine sont rien", mais en petit comité, en plein crash des producteurs de muguet anéantis par la fermeture des fleuristes que le prince-souverain a décidée.

Le président a reçu des maraîchers qui ont déposé plusieurs corbeilles de muguet traditionnel à ses pieds, vendredi à midi: le président du marché de Rungis, Stéphane Layani - un énarque qui fut directeur général de l’Agence Nationale pour la Garantie des Droits des Mineurs (ANGDM) et liquid(at)eur de Charbonnages de France - et des représentants de la filière horticole avaient fait le déplacement de 17 km pour plaire à la duègne
Il ne s'agit ni d'une convocation, ni d'une réception mais d'un rendez-vous avec moins d'une dizaine de personnes, adapté aux circonstances sanitaires, a tenu à préciser l'Elysée. C'est la première fois depuis le confinement qu'une cérémonie est organisée à l'Elysée, à 10 jours du début du déconfinement.

L'an dernier, cette cérémonie avait été l'occasion d'une réception en grands godillots dans la salle des fêtes du Palais, affadie par les soins de la décoratrice Brigitte, au mauvais goût CAMIF affirmé, avec 400 représentants des filières agro-alimentaires autour d'un buffet géant offert - qui plus est  par les producteurs de Rungis (la taxe de la gabelle a été abrogée par les manants de l'Assemblée constituante de décembre 1790). 
Elle se passait également dans un contexte compliqué, le jour d'une manifestation de 40.000 manifestants à Paris, émaillée de heurts avec la police lors d'un rassemblement appelé par des organisations syndicales.
Les fleuristes furieux contre la fermeture de leurs magasins le 1er mai 

Les horticulteurs, qui ne peuvent écouler leurs hectares de fleurs, ont réclamé en vain au gouvernement, mais en vain, l'ouverture des fleuristes le 1er mai. La vente à la sauvette, tolérée chaque année, est également interdite.

Reculade ubuesque, les buralistes ou boulangers pourront vendre du muguet devant leur pas-de-porte mais pas les fleuristes. Seulement en livraison ou drive pour eux. Injuste, juge le Vendéen Florent Moreau, président de la Fédération Française des artisans fleuristes. ils ont obtenu de pouvoir vendre les brins dans les magasins ouverts. 
Boulangeries et supermarchés devraient donc pouvoir proposer du muguet aux Français vendredi. Les fleuristes peuvent également en vendre à distance. 
Mais la fédération des maraîchers nantais, qui regroupe les producteurs installés à la périphérie de Nantes, où pousse plus de 80% du muguet vendu en France, estime déjà que plus de 70% des 60 millions de brins de muguet habituellement vendus, qui avait été planté avant le confinement, seront perdus cette année. Le muguet représente entre 20 et 30 millions d'euros de chiffre d'affaires par an, selon la fédération.

Un cadeau pas cher du quadra à la sexa

Pour la photo, Mamie est "surprise" avec un petit brin dans les mains
Modeste (à droite) et Pompon...

Croyez-vous que les trois corbeilles sont reparties ? 
Ou que la taulière a eu l'idée d'offrir les fleurs aux Ehpad du VIIIe ?

Macron a gratifié son bon peuple d'un cadeau inestimable.
Il  s'est adressé aux Français dans une vidéo d'un peu moins de trois minutes diffusée sur son compte Twitter. "C'est grâce au travail, célébré ce jour, que la Nation tient", affirme-t-il 

C'est debout, dans son bureau de l'Elysée, qu'il parle aux Français à l'occasion de ce 1er-Mai qui "ne ressemble à aucun autre" en raison des mesures de confinement: "Aujourd'hui, pas de rassemblement dans nos villes pour fêter, comme nous le faisions depuis tant d'années, la journée internationale des travailleurs", explique l'ex-salarié de Rothschild dans cette intervention indispensable
VOIR et ENTENDRE le chef de l'Etat, plus pompeux, creux et maniéré que jamais:

Le chiffre de l'audimat n'est pas publié...

 

mardi 11 décembre 2018

Intox des mesures de Macron : "poudre de perlimpinpin" explosive

De la "poudre de perlimpinpin" qui "va lui revenir comme un boomerang en pleine poire", selon LFI

"C’est un peu comme si c’était 'Joyeux Noël, mais paye toi ton cadeau !", a expliqué  Danièle Simonnet, LFI, mardi 11 décembre

Le président de la République a décrété, a annoncé quatre mesures immédiates censées améliorer le pouvoir d'achat et calmer la colère des Français portée par le mouvement des "gilets jaunes". "Nous voulons une France où on peut vivre dignement de son travail, dès le début de l'année", a-t-il déclaré, lors d'une allocution de treize minutes, lundi 10 décembre à 20h00. Elle avait été pré-enregistrée, avant son entretien de quatre heures vingt avec les principaux acteurs politiques et syndicaux, le matin.

La porte-parole nationale de la France insoumise a réagi en évoquant son aménagement du SMIC, des heures supplémentaires, de la prime de fin d'année et de la CSG, les quatre marches-arrières, des supercheries qu' "assume" Emmanuel Macron.

Lors de son intervention télévisée suivie par quelque 21 millions de téléspectateurs, dans l'attente de mesures dont notamment une hausse du SMIC de 100 euros dès 2019, le chef de l'Etat a décrété lundi "l'état d'urgence économique et sociale", une expression déjà employée, et on a vu avec quels résultats, en janvier 2016 par François Hollande. Ainsi le président réformiste  apparaît-il à jamais comme le conservateur de l'"ancien monde" qu'il est. 

"On se moque de nous, en fait"

"La première réaction spontanée de tout le monde, c'est de se dire 'ah, pas mal, 100 euros', estime la conseillère LFI de Paris. Et en fait, quand on décortique, on voit que c'est une arnaque. Parce que, sur cette augmentation de 100 euros sur le SMIC était déjà prévue avec l'augmentation de la prime d'activité : au lieu d'être étalée, ça sera d'un coup, a décrypté Danièle Simonnet. 

L'augmentation du SMIC promise par Emmanuel Macron n'en sera pas vraiment une.  
Ces 100 euros par mois d'augmentation dès 2019 sont une surprise, puisque sa ministre du Travail, Muriel Pénicaud, avait assuré dimanche que le SMIC ne bénéficierait pas de "coup de pouce" supplémentaire par rapport à la revalorisation légale au 1er janvier (environ 1,8%, soit une trentaine d'euros).
Le chef de l'Etat a juste présenté cette pseudo-augmentation de manière fallacieuse, expliquant que cette hausse de 100 euros ne serait pas supportée par les employeurs. Ce n'est donc pas une réelle hausse du SMIC, car c'est l'Etat qui paiera la différence : en conséquence, il s'agit d'une augmentation de la prime d'activité, à la charge du contribuable.
L'Elysée a confirmé que ces 100 euros d'augmentation comprennent les hausses déjà prévues de la prime d'activité (30 euros en avril 2019, 20 euros en octobre 2020 et 20 euros en octobre 2021).
"Sur les réseaux sociaux, il y a une prise de conscience", commente l'élue de La France insoumise qui partage sur les réseaux sociaux le travail de démontage des arnaques de Macron par la presse depuis hier soir. Et les "gilets jaunes" se disent, 'on se moque de nous en fait'".

Des heures supplémentaires défiscalisées dès 2019

C'est un retour à l' "ancien monde". Les heures supplémentaires devaient bénéficier d'une exonération de cotisations sociales à partir de septembre 2019. Non seulement cette exonération interviendra dès le mois de janvier, mais les heures supplémentaires seront en outre défiscalisées, c'est-à-dire qu'elles ne seront plus prises en compte dans le calcul de l'impôt sur le revenu. C'est ainsi le retour à un dispositif mis en place par Nicolas Sarkozy, qui avait été supprimé par François Hollande.
Manu 1er corrige Macron pour la deuxième fois en... six ans. Le président novateur a décidé de rétablir une mesure qu'il avait participé à supprimer en 2012 sous la présidence Hollande et de la reprendre dans sa version extensive, avec exonération fiscale, alors qu'il s'y refusait jusqu'alors pour une question de justice. Les heures supplémentaires seront non seulement désocialisées (c'est-à-dire exonérées de cotisations sociales) - non pas à partir du 1er septembre, comme cela a été voté dans la loi de financement pour la Sécurité sociale pour 2019, mais à partir du 1er janvier prochain - mais les revenus qui seront tirés des heures travaillées en plus seront défiscalisés, c'est-à-dire exonérés d'impôt sur le revenu. Et ce, alors qu'Emmanuel Macron avait martelé pendant sa campagne "qu'il n'y a pas de raison et de justice à cela", puisque seuls les salariés imposables -et pas ceux qui ne payent pas d'impôt sur le revenu- en profitaient. Il n'y a que les imbéciles qui ne changent pas d'avis...
Une prime de fin d'année pour les salariés

Le chef de l'Etat a demandé "à tous les employeurs qui le peuvent" de verser "une prime de fin d'année" à leurs salariés. Cette prime ne sera pas soumise aux cotisations sociales et ne sera pas imposable. L'Elysée précise qu'il s'agit bien d'une prime exceptionnelle (qui ne pourra donc pas être versée les années suivantes) et que les fonctionnaires - employés de l'Etat - ne bénéficieront pas de cette prime.

La hausse de la CSG annulée pour les retraités modestes

C'est également l'un des points sur lesquels le gouvernement disait ne pas vouloir revenir. La hausse de la CSG sur les pensions de retraite, qui est passée de 6,6% à 8,3% au 1er janvier 2018, va être annulée pour les revenus de moins de 2.000 euros, a annoncé le chef de l'Etat. L'Elysée précise que ce plafond concerne un célibataire. Le plafond en dessous duquel un couple de retraités sera exonéré de hausse de CSG doit encore être précisé [3.300?].

"Les mesures annoncées seront payées par le peuple et pas par les riches", a souligné Simonnet. "C’est un peu comme si c’était 'Joyeux Noël mais paye-toi ton cadeau !'" pour l'oratrice nationale de la France insoumise. 

jeudi 20 juin 2013

F. Hollande a-t-il menti aux Français dans son allocution du 3 avril à l'Elysée ?

Hollande savait tout de la fraude fiscale de son ministre du Budget depuis décembre  


11 ans patron du PS,
sans savoir que Cahuzac était connu comme le loup blanc 
et que
son frère Antoine dirigeait HSBC, France

Le président de la République a été informé le 15 décembre de l'existence d'une preuve de la fraude fiscale de son ministre du Budget 
de l'époque, Jérôme Cahuzac, détenteur depuis des années d'un ou pluieurs compte secret en Suisse et à Singapour.

Directeur de cabinet adjoint du président de la République,
Alain Zabulon a été auditionné mardi matin par la commission d'enquête parlementaire sur l'affaire Cahuzac à l'Assemblée (l'ex-ministre, inculpé en avril après sa démission en mars, a été entendu le 24 juin).

A. Zabulon a déclaré qu'il a reçu le 15 décembre un
appel d'un ex-adversaire politique de J. Cahuzac dans le Sud-Ouest, l'avocat Michel Gonelle, lui disant détenir une bande enregistrée sur laquelle Jérôme Cahuzac avoue détenir en compte en Suisse à la banque UBS.  Zabulon affirme avoir alors prévenu le jour même le président de la République de cet appel, lors d'un entretien dans son bureau à l'Elysée.

Hollande a laissé courir

"
Le président de la République est très attentif, demande ce que j'en pense. A la fin il me dit: si vous avez un nouveau contact avec M. Gonelle, dites lui que ces informations doivent être sans délai apportées à la connaissance de la justice et ne me donne aucune autre instruction", a déclaré A. Zabulon devant les parlementaires.  L'enregistrement en question est un message qui aurait été laissé par erreur par Jérôme Cahuzac sur la boîte vocale de Michel Gonelle au début des années 2000 lors d'un rappel intempestif. 


Zabulon a aussi indiqué avoir appelé, ce 15 décembre, l'ex-ministre Jérôme Cahuzac, et lui avoir relaté cet entretien téléphonique. "Je le sens un peu tendu, il était assez pressé, l'entretien est assez bref; il prend acte, m'en remercie et ne fait pas de commentaire particulier".


François Hollande a-t-il failli par incompétence en considérant que c'était à la justice et à elle seule de démêler les fils de la vérité ou a-t-il menti pour protéger Jérôme Cahuzac?  En fait, il  a certainement cherché à étouffer l'affaire pour se protéger.

Hollande s'est livré à une déclaration officielle mensongère

François Hollande s'est exprimé publiquement sur l'affaire Cahuzac, mercredi 3 avril, dans une allocution télévisée, au lendemain de la mise en examen du ministre du Budget. Le chef de l'Etat assure avoir "appris [la veille] avec stupéfaction et colère les aveux de Jérôme Cahuzac devant ses juges".


VOIR et ENTENDRE
le président Hollande tromper les Français le 3 avril 2013 depuis le palais de l'Elysée en se déclarant lui-même trompé et outragé par J. Cahuzac, alors qu'il est au courant depuis près de quatre mois:
Il a pris trois nouveaux engagements: d’abord renforcer l’indépendance de la justice avec la réforme du Conseil Supérieur de la Magistrature. Ensuite lutter contre les conflits entre intérêts publics et privés, avec la publication et le contrôle du patrimoine des parlementaires et des ministres, avec un projet de loi au Parlement dans les prochaines semaines. Enfin, les élus condamnés pénalement pour fraude fiscale ou corruption seront interdits de tout mandat public.

Cahuzac a payé pour sa faute et son arrogance, Hollande, non


"
Je n'ai pas, je n'ai jamais eu de compte à l'étranger. Ni maintenant, ni avant"
, a déclaré cet autre menteur socialiste, "les yeux dans les yeux" aux représentants du peuple. 
Le 23 avril dernier, une information judiciaire contre X a été ouverte par le Parquet de Paris pour démarchage bancaire illicite et blanchiment de fraude fiscale en bande organisée.

Cahuzac a été contraint à la démission du gouvernement Ayrault, le 19 mars, après avoir avoué sa fraude fiscale en détenant des comptes dns des paradis fiscaux, trompant ainsi le fisc dont il a ensuite accepté la charge.


De plus, en 2010, alors qu'il était président de la commission des Finances de l’Assemblée nationale, Jérôme Cahuzac aurait été en possession d'informations compromettantes sur les activités illicites de la banque HSBC. Il ne les aurait pas transmises, pour protéger son frère Antoine, dirigeant d'HSBC en France, révèle
Mediapart.

Mi-avril,
Arnaud Montebourg avait dénoncé sur RTL la lenteur du traitement du dossier, regrettant qu'il "dorme tranquillement".

Le 3 avril, Hollande se serait livré à un mensonge d'Etat
Cahuzac le sous-entend dans un entretien avec Jean-François Achilli, directeur de la rédaction de RMC et éditorialiste BFMTV, le 16 avril 2013 : 
"J'ignore quel était son degré de connaissance de cette affaire", explique alors Jérôme Cahuzac. "Ce que je veux dire, c'est que à lui, comme au premier ministre, comme à Pierre Moscovici, je n'ai pas dit la vérité."