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dimanche 24 décembre 2017

Hamon se motive pour les immigrés et s'attaque au gouvernement

"Indigne", "infâme", "répressif": Hamon fustige le projet de réforme migratoire de Macron

Le candidat 
du PS aux 6% à la présidentielle a le verbe un peu haut

Celui qui a claqué 15 millions à l'élection présidentielle évoque une politique qui "bafoue les droits fondamentaux".
Résultat de recherche d'images pour "migrants accueil decent"Le gouvernement "est en train d'adopter la politique migratoire la plus répressive que notre pays a connue depuis des décennies", selon Benoît Hamon, dans une tribune intitulée ""Macron fait la chasse aux sans-papiers", signée par une vingtaine de membres de son mouvement, "Génération.s", et publiée dimanche 24 décembre par le JDD.
Résultat de recherche d'images pour "migrants no border"Ils s'emportent contre les choix du "gouvernement Macron-Philippe" en matière de politique migratoire.  "En matière migratoire, même Nicolas Sarkozy n'avait pas osé," assurent-ils, occultant les faits de terrorisme islamiste.
En 2017,
le 3 février, attaque contre des militaires au Carrousel du Louvre à Paris fait deux blessés;
le 18 mars, un homme s'empare de l'arme d'un militaire à Orly avant d'être abattu. Même s'il a affirmé au moment de son geste vouloir "mourir par Allah" et a été signalé pour "radicalisation";
le 20 avril, un homme ouvre le feu à l'arme automatique sur des policiers le long des Champs-Élysées : l'un d'entre eux est tué pendant l'attaque, deux autres ainsi qu'une passante sont blessés. L'assaillant est abattu et l'attaque est revendiquée par l'État islamique;
le 6 juin, un homme attaque avec un marteau un policier et le blesse légèrement devant la ...cathédrale Notre-Dame de Paris. Les policiers répliquent et le blessent. L'assaillant, Farid Ikken, un Algérien de quarante ans, ancien journaliste disposant d'un visa étudiant, se déclare "soldat du califat";
le 19 juin, un homme armé percute un fourgon de police sur les Champs-Élysées. Aucun mort n'est à déplorer, excepté l'assaillant, un fiché S;
le 9 août, attaque à la voiture bélier qui blesse 6 militaires à Levallois-Perret en région parisienne;
le 13 septembre, à Toulouse, des passants agressés par un homme aux cris de "Allah Akbar", 7 blessés dont 3 policiers:
le 15 septembre, un homme armé d'un couteau attaque un militaire en patrouille à la station de métro Châtelet à Paris. L'auteur a tenu des propos faisant référence à Allah : "Allah akbar, vous êtes des mécréants";
le 1er octobre, un Tunisien en situation irrégulière connu pour différents crimes égorge deux jeunes femmes dans la gare de Saint-Charles à Marseille avant d'être abattu par les forces de l'ordre.
Les signataires dénoncent "une politique indigne", qui "bafoue les droits fondamentaux". Ils jugent "infâme" la circulaire demandant aux préfets d'envoyer des "équipes mobiles" pour procéder à un recensement dans les centres d'hébergement d'urgence. Ce texte, affirment-ils, "fait courir le risque d'une banalisation de la délation des personnes sans papiers : qu'est-ce qui nous garantit qu'on ne demandera pas demain aux professeurs de dénoncer des familles ou aux médecins de dénoncer leurs patients ? Il s'agit d'une violation sans précédent des droits fondamentaux."
Les membres de la coordination politique provisoire (formée de 15 femmes et de 15 hommes) n'ont pas tous signé. Qui a refusé parmi les 30, dont seule une douzaine ne sont pas des inconnus intégraux ?
Danièle Auray ; Dominique Bertinotti (ex-ministre); Naïma Charai (ex-suppléante de Noël Mamère) ; Nadia El Hajjaji (ex-secrétaire de la section socialiste mulhousienne); Mila Jeudy (franco-marocaine, collaboratrice parlementaire du député européen Guillaume Balas) ; Hella Kribi-Romdhane (attachée territoriale, groupe Alternative écologiste et sociale); Aurore Lalucq (vulgarisatrice de l'économie durable); Sandra Laugier (philosophe spécialiste de la démocratie radicale et de la désobéissance civile); Chloé Le Bail ; Claire Monod ; Charlotte Lestienne ; Julia Paul-Zamour ; Barbara Romagnan (ex-députée PS); Aissata Seck ; Isabelle Thomas (ex-UNEF-ID) ; Salah Amokrane (ancien chef de file des Motivé-e-s); Guillaume Balas ; Hadrien Bureau ; Pierre Cattan ; Pascal Cherki (démissionnaire du PS); Pierre Cohen (ex-maire de Toulouse); Yves Contassot (ex-EELV); Benoît Hamon; Noël Mamère (poursuivi en justice pour dissimulation de patrimoine) ; Michel Pouzol ; Ali Rabeh (adjoint au maire de Trappes); Bastien Recher ; Roberto Romero (ex-secrétaire national du Parti socialiste au commerce extérieur); Pierre Serne (ex-EELV); Alfred Spira.
La plupart n'ont jamais exercé aucun mandat électif national ou en ont été privés aux dernières élections : Hamon, Bertinotti, Cherki, Cohen, Contasso, Mamère, etc...
Ils réclament "une politique migratoire respectueuse des droits humains"

calais-invasion
"Nous soutenons pleinement les travailleurs sociaux et travailleuses sociales qui refusent de devenir des auxiliaires de police"quelles que soient les institutions qui les emploient ? -, affirment les signataires, parmi lesquels Guillaume Balas, Pascal Cherki, Noël Mamère et Laura Slimani, une ex-proche du président du MJS, Thierry Marchal-Beck, accusé de harcèlement et d'agressions sexuelles par huit femmes. 

Résultat de recherche d'images pour "migrants no border"Ils appellent de leurs vœux "une politique migratoire respectueuse des droits humains, qui nécessite davantage de moyens de l'État" (et une plus forte contribution fiscale) et ils demandent que "davantage de personnes voient leur situation régularisée".

Utile au gouvernement comme le moyen de connaître les publics hébergés et de les orienter en fonction de leur situation (réfugiés, déboutés...), le recensement a pourtant été vivement dénoncé par les associations qui veulent y voir un "tri", au mépris de leur mission d'accueil inconditionnel. 
Au mépris aussi de l'intérêt bien compris des populations concernées, qu'elles soient accueilles ou accueillantes. Pour gérer efficacement, il faut connaître les bénéficiaires et leurs besoins.

mercredi 24 juin 2015

Actions de rue: l'extrême gauche mobilise taxis, cheminots, santé, etc..., ce jeudi

L'extrême gauche syndicale mobilise ses troupes pour des hausses de salaires

Les mouvements sociaux frappent plusieurs secteurs : hôpitaux, transports, cheminots, taxis, etc 

C'est une journée sociale chargée qui s'annonce.
figarofr: Les salariés de différents secteurs sont appelés à la mobilisation dans toute la France.

Hôpitaux, SNCF, taxis, travailleurs sociaux, secteur de l'énergie...  La CGT, accompagnée d'autres syndicats, appelle à une mobilisation dans toute la France pour réclamer - entre autres - des hausses de salaires. Les revendications sont nombreuses et variées.

• Dans les transports, les cheminots sont invités à «hausser le ton (sur) les salaires, l'emploi et les conditions de l'emploi». Concrètement, la CGT revendique 10% d'augmentation générale des salaires. Le premier syndicat à la SNCF demande également l'abrogation des lois de 2007 et 2012 qui encadrent le droit de grève dans les transports, terrestres et aériens, en instaurant un service minimum garanti aux usagers. De son côté, la direction des chemins de fer prévoit une service «normal» sur les grandes lignes France et international. En région, la grève n'aura un léger impact avec 8 trains sur 10 en circulation.

Les taxis profiteront du mouvement pour se faire entendre également. Une large coalition de fédérations et de syndicats appellent à des rassemblements devant les gares et aéroports partout en France. Les professionnels implorent l'État de multiplier les contrôles - jugés insuffisants - à l'encontre des taxis de la nouvelle concurrence. Depuis plusieurs mois, leur colère corporatiste se cristallise sur le service de transport entre particuliers à prix cassés, avec dans son viseur le géant des VTC, Uber qui bénéficie de l'appétence de la clientèle pour le covoiturage face à l'arrogance de la mafia des taxis traditionnels, chers et désagréables: G7 (qu'Agnès Saal utilisait sans modération), Taxis Bleus ( qui ont le même actionnaire majoritaire que G7, Pierre Rousselet, groupe Canal+), etc... Le rapport du député PS, médiateur chargé de solder le conflit entre taxis et véhicules de tourisme avec chauffeurs (VTC),Thomas Thévenoud (fraudeur phobique et joueur de Scrabble en séance),  n'a rien réglé.


• Dans les hôpitaux, les syndicats protestent contre les 3 milliards d'économies demandées d'ici 2017. Les personnels hospitaliers sont également appelés à s'opposer au projet de loi santé de Marisol Touraine. L‘intersyndicale CGT-FO-SUD dénonce un "malaise général" et redoute les groupements hospitaliers prévus par le projet de loi qui conduiraient à des réductions d'effectifs. Une délégation doit être reçue au ministère à 14 heures. Les personnels médicaux pouvant être assignés, le fonctionnement des hôpitaux ne devrait pas subir de perturbations.

• À eux se joindront les travailleurs sociaux. Éducateurs spécialisés, assistants sociaux, aides à domicile et autres auxiliaires de vie sont tous appelés à faire grève. L'intersyndicale CGT-FA/FP-FO-FSU-Solidaires craint la remise en cause de la convention collective de 1966, texte "de référence du secteur" et réclame une reconnaissance des qualifications et une revalorisation du salaire des travailleurs sociaux.

• Enfin, plus discrets, les salariés du secteur de l'énergie sont appelés à faire grève par la CGT et la... CFDT. Les organisations syndicales rejettent un projet de réorganisation qui aboutirait, selon elles, à la suppression d'une centaine de postes en maintenance et à un "moindre maillage" du territoire. Mais du côté de RTE, le réseau de transport d'électricité de France, on prévoit un taux de grévistes "peu important" et "aucune incidence sur le service".

A Paris, un cortège se rendra de Montparnasse au ministère du Travail à partir de 14 heures. 
De nombreux rassemblements sont également prévus devant les préfectures en région.

Il s'agit de la première action de rue de la CGT depuis les manifestations contre l'austérité du 9 avril dernier.

jeudi 27 septembre 2007

Les premiers ados jugés s'excusent auprès de Mama Galledou…

Les violences urbaines frappent les innocents les plus défavorisés
Des excuses du bout des lèvres et une question: les ‘provocations policières’ sont-elles un mythe fumeux ?
Justice spectacle ? La presse insiste : les deux premiers ados jugés s'excusent ! Leur souffrance sera bientôt sans commune mesure avec les souffrances de la victime.
Les victimes des violences urbaines ne sont pas les caïds en Lacoste qui roulent carrosse en BM, la musique à donf, et dont l’origine des ressources reste incertaine, mais plutôt de modestes travailleurs, comme l’étudiante africaine venue à Marseille parfaire ses études et qui s’est trouvée piégée dans un bus de la ville incendié par de jeunes désoeuvrés abreuvés de la violence des quartiers parisiens qu’ils voulaient reproduire à l’identique, pour passer à la télé… La débilité fait des victimes, mentalement dans leur cas, physiquement et psychologiquement dans celui de Mama Galledou.
La presse a amorcé l’intox avec l’ouverture du procès mardi 25 au tribunal pour mineurs de Marseille. Si le resquilleur de la Gare du Nord de 34 ans est présenté dans les médias comme un jeune (!) pour assurer la mobilisation des ‘vrais’ d’jeuns rôdeurs de la gare, Mama est classée ‘jeune femme’ à 27ans
Mama est Sénégalaise mais ce détail est effacé. Pourquoi ? L’excuse officielle sera la réserve des journalistes qui se refuseraient de connoter le drame ? Officiellement, préciser que la torche vivante du bus de Marseille est une jeune étudiante africaine serait assimilé à une prise de position politiquement incorrecte : il ne faut pas fournir de preuves que les victimes des violences urbaines sont des travailleurs, immigrés ou non, et que de ‘provocations policières’ il n’y a en aucune façon ! Les mythes ne sont pas faits pour être brûlés.
Une agence de presse rapporte, ou plutôt présente, les faits, à sa façon, dans un effort purement ‘pédagogique’!… Les deux adolescents, responsables présumés (c'est la loi qui en a de bonnes... ) avec six autres mineurs de l'incendie criminel en octobre 2006 d'un bus à Marseille, dans lequel une jeune femme, Mama Galledou, avait été grièvement brûlée, se sont excusés auprès des victimes, mardi au premier jour de leur procès, selon leurs avocats.
Les audiences se déroulent à huis clos devant le tribunal pour enfants de Marseille.
Les jeunes criminels sont conscients, la justice aura sans doute tendance à l’oublier : "Mon client a conscience de la gravité des faits mais dit qu'il n'a pas voulu ça. Il sait qu'il va être puni, ce qu'il juge normal", a déclaré l'avocat de l'un d'entre eux, Me Philippe Vouland, en espérant que le jugement "ménage un avenir" aux prévenus.
L'avocat du second prévenu, Me Michel Lao, a expliqué que son client "vit avec le poids de ce qui s'est passé". "C'est un gâchis, toutes les familles sont meurtries". A la mince différence que certaines sont responsables et que d'autres ne le sont pas... Ces deux avocats-là font la paire!
Dans ce groupe de huit ados, aucun n’aura évalué le risque à sa juste valeur, puisque ce spectacle leur est servi à chaque repas pratiquement depuis l’automne 2005. Banal ! Cette presse souligne que les prévenus, âgés de 15 ans au moment des faits, sont poursuivis pour incendie volontaire ayant entraîné une infirmité ou une mutilation permanente. Ils encourent une peine maximale de 15 ans. Aucune mention de préméditation : si la presse était complète, les blogs n’auraient pas autant leur raison d’être.
Tous deux ont reconnu pendant l'instruction avoir participé le 28 octobre 2006, dans la cité de la Renaude, à l'incendie du bus de la ligne 32 dans lequel avait pris place Mama Galledou, organisé pour faire parler d'eux dans les médias. Ils ont affirmé aussi qu'ils ne voulaient blesser personne. Oser affirmer qu’ils y ont seulement songé est quelque peu abusif. Ils étaient livrés à eux-mêmes et habitués à copier leurs comportements sur celui de leurs aînés, au lieu de penser par eux-mêmes.

La journée de mardi a été consacrée à l'étude de la personnalité des prévenus, avec l'audition d'éducateurs et d'experts psychiatres. Il valait mieux ne pas être présents à ça...
Dans l'après-midi, la famille de Mama Galledou (outre les passagers qui ont pu se sauver des flammes) et quatre autres victimes piégées -trois occupants du bus et la conductrice Danielle Fernandez- ont reçu des jeunes gens les regrets qui leurs étaient soufflés par la défense, pour le ‘préjudice’ occasionné et les souffrances subies.
Mama Galledou n'était pas à l'audience. La jeune Franco-sénégalaise de 27 ans, brûlée au deuxième et troisième degrés, sur 62% de son corps, avait expliqué il y a quelques jours que le moindre geste lui coûtait (un euphémisme) et qu'en outre elle craignait d'affronter le regard de ses agresseurs et celui des médias. Ne seraient-ils pas bienveillants?
Son avocat, Me Alain Molla, n'a pas exclu qu'elle témoigne jeudi matin devant le tribunal, même si cette audition est facultative. Si elle se décide à témoigner, elle pourra le faire par le biais de la visioconférence, a souligné le procureur de la République de Marseille, Jacques Beaume, qui a précisé que ce serait une première dans sa juridiction. Justice spectacle?
Me Cyril Collard est sur le coup et assiste Danielle Fernandez, la conductrice du bus. Il a souligné le contraste "entre l'horreur des faits commis et la banalité de ces deux jeunes". "On a affaire à des enfants. En même temps, on a envie qu'ils soient traités comme tels mais en même temps ils ont fait des ravages", a-t-il dit, la main sur le cœur et prenant le vent.
Me Victor Gioia, avocat d'une des autres victimes, a estimé "que leur jeune âge ne les excuse pas". "L'image angélique donnée par les travailleurs sociaux dans la matinée a craqué. On voit que c'est un groupe, une meute solidaire dans le guet-apens tendu".
La journée de mercredi verra défiler les témoins de l'incendie, ainsi que les enquêteurs et les experts médicaux. Le jugement est attendu vendredi soir. En cas de retard, le procès se poursuivra jusqu'à lundi.


Les six autres incendiaires présumés, âgés de plus de 16 ans
au moment de l'incendie, en âge de prendre femme et de faire des enfants, âge auquel certains souhaitent abaisser le droit de vote, seront jugés devant la cour d'assises des mineurs des Bouches-du-Rhône, à partir du 3 décembre. Ils risquent jusqu'à 30 ans de réclusion criminelle.
Sans attendre le 3 décembre 2007, la peine de Mama Galledou est déjà prononcée, depuis la nuit tragique du 28 octobre 2006 et ce ne sera pas trente ans.
Me Philippe Vouland, un peu de pudeur, s’il vous plaît, (si possible), lorsque vous espérez que le jugement "ménage un avenir" aux prévenus : si vous avez un soupçon d’intelligence du cœur songez que l’avenir de Mama est scellé et qu’elle méritait mieux.