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lundi 14 août 2017

Stéphanie Troussel provoque la baisse de l'allocation régionale aux lycéens boursiers

Effets d'un désaccord du département avec la région sur la répartition du financement de cette aide

Troussel nie les retards accumulés et la facture PS de Huchon
Une contribution à 1/3 des coûts, est-ce durablement gérable ?

Le socialiste s'en prend à la présidente LR de région, Valérie Pécresse. Elle "a augmenté le prix du Navigo et maintenant elle s'en prend aux boursiers", accuse-t-il, hors contexte de remise en état des réseaux de transports en Ile-de-France et de mise en ordre des comptes territoriaux. 
Si les lycéens boursiers de Seine-Saint-Denis devaient voir leur allocation transports baisser cette année, ce serait en raison d'un désaccord entre la région et le département sur la répartition du financement de cette aide. 

L'AFP donne la parole au président (PS) du conseil départemental, un proche de Benoît Hamon dont il a parrainé la candidature présidentielle qui a obtenu 6%, et successeur du socialiste Claude Bartolone qui s'était fait piégé, comme son prédécesseur communiste, dans l'affaire des emprunts dits "toxiques" lors de l'aggravation de la crise des dettes souveraines européennes, et réclama -  ironie du sort - une "véritable concertation entre les collectivités"... Favoriser un produit spéculatif quand on gère des finances publiques n’est pas illégal, mais n'est pas recommandé : une circulaire datant de 1992 interdit d'ailleurs de vendre des produits spéculatifs aux collectivités, car la puissance publique estime que ce sont des opérations qui ne relèvent ni de leurs compétences ni de l'intérêt général. C'est dans les années 2005-2008 que Dexia, notamment, une banque de prêts et de services au secteur public local, est accusée de tromperie.
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A la rentrée, les familles des 3.000 lycéens boursiers de Seine-Saint-Denis, département lourdement déficitaire, vont payer
plus cher leur abonnement Imagine R, qui permet aux collégiens et lycéens de se déplacer en Ile-de-France par bus et par trains. 

En fait, ce n’est pas le prix qui augmente, c’est l’allocation d’aide aux transports qui diminue: d’un montant de 122 à 236 euros, elle leur est versée conjointement par la région Ile-de-France et le département, mais elle va être réduite de 14%, suite à l'intransigeance politique du gestionnaire de la gauche du PS.

Refus du département de payer toute sa quote-part.

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Le différentiel sera réduit en faveur des plus démunis. L'AFP est donc manipulatrice en ne mentionnant que ceux qui recevaient la plus grosse aide ne percevront que 203 euros, soit 33 euros par an de moins qu'en 2017. 

Le désaccord entre les territoires à pour autre résultat que les familles devront avancer l’intégralité de leur abonnement Imagine R, soit 350 euros (dont 8 euros de frais de dossier), avant de recevoir un chèque de la région et un autre du département. Auparavant, cette aide était directement décomptée du prix à régler lors de la souscription à un abonnement annuel, comme c’est toujours le cas pour les collégiens, faut-il le rappeler... 
La responsabilisation des bénéficiaires coince, mais le recouvrement de leur participation cessera probablement d'être à perte pour la collectivité si les transports ne sont pas davantage fréquentés. En Seine-Saint-Denis, la ville LR d'Aulnay-sous-Bois continue de soutenir les jeunes Aulnaysiens en participant à nouveau à leurs frais de transports pour l’année 2017-2018. 

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La Seine-Saint-Denis doit se prendre en charge et Troussel ne peut s'extraire de la collectivité sur un sujet essentiel au désenclavement social de sa population. 
En octobre dernier, une convention, qui ramène la participation des deux entités (département et région) à 50/50 pour les collégiens, comme pour les lycéens, a été votée au Conseil régional.

vendredi 1 février 2008

Le PS voudrait assimiler la gauche, du PCF au MoDem

Bayrou se laisse prendre, mais Marie-George est plus rétive…
Le PS met le pluralisme en danger.


Hollande et Marie-George
ou
Ménélas et Hélène
par
Honoré Daumier
Histoire ancienne
Le Charivari
(2-12-1841)
La Guerre de Troie aura bien lieu.
Marie-George Buffet a assuré jeudi qu'elle se battrait "jusqu'au bout" pour empêcher des listes de "division" socialistes contre des maires communistes en Seine-Saint-Denis et a défendu Hervé Bramy, président du conseil général, dont le PS convoite le siège et veut la peau rouge.
On ne la lui fait pas à la secrétaire nationale du PCF. "Je n'accepte pas ce qu'on appelle, dans le langage politiquement correct [PC !], des primaires et qui sont de fait des listes de divisions", lors d'une conférence de presse à Saint-Ouen, dans le cadre d'une tournée dans plusieurs villes de Seine-Saint-Denis.
Dame Buffet a rencontré les maires sortants communistes d'Aubervilliers, de La Courneuve, Pierrefitte, Villetaneuse et Saint-Denis, tous confrontés à des listes concurrentes socialistes de désunion de la gauche.

A Bobigny et à Saint-Ouen, pourtant, elle s'est réjouie du "rassemblement de la gauche" derrière les maires communistes Catherine Peyge et Jacqueline Rouillon. Escomptait-elle que le PS se rallierait partout à son panache rouge? "Dans plus de 90% des villes en France la gauche part unie mais il y a encore trop d'endroits où cette unité ne s'est pas encore réalisée", a-t-elle regretté.
M.-G. Buffet a appelé le PS, dans ce département "populaire où la droite fait particulièrement mal", à "ne pas aller dans un courant fratricide où chacun veut chercher à prendre le fauteuil de l'autre". Au jeu des chaises musicales, le but est d'être, en fin de partie, le seul à avoir une ou plusieurs parts de gâteau de sa couleur. Si toutefois elle pouvait se goinfrer au détriment du PS…

Buffet affiche ses ambitions.
"Nous nous battons pour un conseil général en Seine-Saint-Denis qui reste à gauche sous la présidence de Hervé Bramy", a-t-elle affirmé, alors que le camarade socialiste, Claude Bartolone, espère enlever le département. "Jusqu'au bout, essayons de faire reculer cette division", a-t-elle lancé, estimant qu'il était "encore temps" avant le dépôt des listes le 21 février.
"Je suis lucide, je sais qu'on ne résoudra pas toutes les situations où il y a aujourd'hui des listes de division" mais "on peut encore faire bouger les choses dans certaines localités", a-t-elle ajouté, citant Bagnolet et des communes de la Sarthe, ou les négociations avec le PS ont repris.
M.-G. Buffet a ironisé sur ceux qui décrivent le PCF "comme aux abois": avec "plus de 13.000 élus, 743 mairies, dont 83 dans les villes de plus de 10.000 habitants, le PCF est, en nombre d'élus, le troisième parti du pays" et "fin mars nous aurons encore plus d'élus qu'aujourd'hui", a-t-elle rêvé.
Espèce en voie de disparition à sauvegarder, mais les Roses sont-ils assez Verts pour les Rouges?
Ce ne sont pas des couleurs complémentaires….