POUR

LA &nbsp LIBERTE &nbsp D' EXPRESSION

Free speech offers latitude but not necessarily license

Affichage des articles dont le libellé est tutelle. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est tutelle. Afficher tous les articles

jeudi 14 mai 2015

Réforme du collège: la ministre n'est que porte-parole du projet de son mari, Boris Vallaud

Prête nom politique, la ministre n'est pas aux commandes

Boris Vallaud dirige les opérations

Le SNES reproche à la 
ministre son manque de connaissances de ses dossiers.
La porte-parole politique (à gauche)
et l'éminence grise (à  droite)
"On aimerait voir moins les membres de son cabinet sur Twitter…", insistent-les cadres du syndicat dominant et très marqué à gauche.  "De la com', toujours et encore de la com' ", fulminent-ils.  Et de pointer aussi l'attitude, "parfois désinvolte", de Najat Vallaud-Belkacem, arrivée en retard au Conseil supérieur de l'éducation, le jour du vote sur... la réforme du collège, par exemple. 

Avec une certaine ironie, le syndicat souligne la "forte implication" du mari de la ministre, Boris Vallaud, dans le pilotage de la réforme depuis l'Élysée, au risque d'un "mélange des genres". Cet ancien directeur du cabinet d'Arnaud Montebourg a été nommé secrétaire général-adjoint de l'Élysée cet automne et, lorsqu'elle assure que son locataire a pris NVB sous son aile, la presse évoque en fait sa mise sous tutelle par son conjoint à la demande de Hollande. 

A l'instar d'autres au gouvernement, tel Bernard Cazeneuve, âme damnée de Valls à l'Intérieur, la ministre n'est que la porte-parole de l'Elysée, via son petit marquis de mari.

Le petit marquis
En accédant au palais présidentiel, Boris Vallaud, pur énarque promotion Senghor - à laquelle appartiennent aussi Emmanuel Macron, ministre de l’Economie, et Gaspard Gantzer, conseiller en communication de François Hollande - , sort de l’ombre pour entrer dans la lumière de la République. 
"Ils [Najat et Boris] sont un symbole moderne, une image qui vient rompre avec une tradition selon laquelle une femme politique servirait d’abord la carrière de son mari", raconte Mariette Sineau, politologue à Sciences Po, qui valorise la parité et les femmes en politique, mais fait un contre-sens sur celui des deux qui a l'ascendant sur l'autre. Qu'on ne s'y trompe pas, les Vallaud sont une copie du couple politique le plus bi-actif du moment: Ségolène Royal et François Hollande, ceux qui, selon Valérie Trierweiler, ont une "soif du pouvoir" du type obsession.

Les membres du think-tank Terra Nova sont également impliqués 

Au ministère de l'Éducation, Najat Vallaud-Belkacem n'a pas le pouvoir.

C'est Florence Robinela directrice générale de l'enseignement scolaire, n°2 du ministère depuis mai 2014, "une personne autoritaire" qui pilote la réforme. Agrégée de sciences physiques et inspectrice générale de l’Education nationale, depuis août 2004, elle était auparavant rectrice, d'abord en Guyane (2009), puis à Rouen (2012), avant de prendre, en 2013, la tête de l'académie de... Créteil (2013). Elle est secondée par le directeur de cabinet, Bertrand Gaume, un normalien "très politique", ancien militant de l'UNEF, et par Bernard Lejeune, l'un des inspirateurs de l'ancien projet de baisse des rémunérations des professeurs de classes prépas.

"Halte à l'élitisme conservateur"
Les signataires du texte dénonçant l'élitisme sont Maya Akkari (responsable du pôle Education du think tank Terra Nova), Christian Baudelot (sociologue), Laurent Bigorgne (directeur du think tank Institut Montaigne), Anne-Marie Chartier (historienne), Roger Establet (sociologue), François Dubet (sociologue), Dominique Julia (historien), Marc-Olivier Padis (directeur de la rédaction de la revue « Esprit »), Antoine Prost (historien), Thierry Pech (directeur général de Terra Nova) et... Benjamin Stora (historien). 

Ils sont les auteurs du projet qui 
 indigne l'opinion, fait se dresser certains au PS et provoque la grève du 19 mai prochain à l'appel de l''intersyndicale FSU, FO, SNALC, CGT et Sud. Sans le SGEN de la CFDT...

dimanche 22 juin 2014

Peillon a mis l'Education nationale dans le rouge

La Cour des comptes met en garde Hollande contre la "faillite" de l'Education nationale

L
e ministère de l'Education nationale est classé parmi les ministères à "risque budgétaire" 
par le rapport de la Cour des comptes sur les perspectives et la situation des finances publiques, alors que le gouvernement Valls cherche à maîtriser la dépense publique, tout en créant 54.000 postes.  

Réduire le déficit en réalisant les promesses du candidat Hollande ?
Cette année encore la Cour des comptes adresse un sévère avertissement au gouvernement, en dénonçant la croissance de la dépense, et notamment de l'emploi public. Dans ce contexte, les 54.000 créations de postes budgétés quoi qu'il arrive à l'EN pour la durée de la mandature Hollande apparaissent comme une épine dans le pied de l'exécutif. Un an plus tôt, la Cour des comptes avait déjà dénoncé cette mesure phare de la campagne de 2012 dans son rapport "Gérer les enseignants autrement", mais Hollande, pris à son propre piège, ne veut rien entendre. Les Sages estimaient alors que l'Education nationale ne souffrait pas encore d'un manque de moyens, mais d'une "utilisation défaillante des moyens existants".

Un risque de dette de 0,2 à 0,4 milliard d'euros

Mais cette difficulté en rencontre une autre: le ministère peine à recruter. Les jeunes n'aiment pas les crachats et les couteaux dans le dos, pas même les manifestations ordinaires d'irrespect. Et cela fait peser un risque supplémentaire sur le budget. "La sous-exécution du schéma d'emplois en 2013, qui s'explique essentiellement par des recrutements moins nombreux que prévu dans les ministères "prioritaires" (en particulier à l'Éducation nationale), pourrait se traduire par un rattrapage pour atteindre les cibles cumulées de recrutements nets sur le quinquennat". En clair, non seulement les recrutements supplémentaires prévus dans les ministères prioritaires, dont l'Education nationale, alourdissent la dépense publique, mais ils comptent parmi les "facteurs de risque qui vont dans le sens d'une croissance plus forte que prévu de la masse salariale". 
Les mauvais choix de l'Education nationale
On peut même faire plus clair: de même que des handicapés, malades ou non dans une situation de forte précarité financière, Hollande a besoin d'être guidé et la France protégée. "Toute personne ou Etat dans l'impossibilité de pourvoir seul à ses intérêts en raison d'une altération constatée, soit de ses facultés mentales, soit de ses facultés corporelles de nature à empêcher l'expression de sa volonté peut bénéficier d'une mesure de protection juridique." Hollande dépense l'argent qu'il n'a pas et doit être placé sous tutelle.

Autre risque budgétaire, récurrent celui-là: "la surestimation du nombre de départs en retraite qui pourrait aussi se traduire par une moindre économie au titre du schéma d'emplois". Cela a un nom: "le sous-financement GVT (glissement vieillesse technicité)(1)", expression opaque traduisant une réalité simple: plus les enseignants travaillent longtemps, mieux ils sont payés, et donc plus ils coûtent cher. 

L'Education nationale, sur la liste noire des ministères dans le rouge

Vincent Peillon a placé l'EN parmi les ministères "à risque budgétaire" listés par la Cour des comptes. Outre le problème de financement lié aux départs en retraite moins nombreux que prévu, la difficulté à faire le plein de recrutements, la Cour s'inquiète également du financement des contrats aidés: "Il n'est pas non plus exclu que les crédits prévus en LFI 2014 - 239 millions d'euros - pour les contrats aidés des assistants de vie scolaire (AVS-i) permettent de financer la totalité du surcoût lié à la création de 30.000 de ces contrats à la rentrée 2013."
Au total, pour le ministère de l'Education, le risque de dépassement pourrait se situer entre 200 et 400 millions d'euros. 

Nécessité de geler les effectifs des ministères prioritaires

Ceux que la gauche a combattus ont aujourd'hui raison

A partir de ce constat, la Cour avance plusieurs recommandations:

- le gel des effectifs des ministères prioritaires, dont l'Education nationale (qui combiné à la poursuite de la baisse des effectifs dans les ministères non-prioritaires, permettrait de dégager une économie annuelle de 450 millions d'euros). 
- la rénovation des régimes indemnitaires communs à tous les fonctionnaires (intégration de l'indemnité de résidence dans la base indiciaire et mise en extinction du dispositif ; meilleur ciblage des primes de mobilité, forfaitisation et gel du supplément familial de traitement; révision des majorations en faveur des agents travaillant outre-mer selon le différentiel effectif de coût de la vie ; suppression de la sur-rémunération du temps partiel etc). 

- enfin la diminution du coût de certaines mesures salariales : les heures supplémentaires et les primes et indemnités liées, par exemple.

La FSU a de beaux jeudis dans la rue en perspective...

(1) Impact cumulé sur la masse salariale des promotions et mutations (glissement), des progressions des rémunérations à l'ancienneté (vieillissement) et de l'augmentation des qualifications (technicité).  

jeudi 13 septembre 2012

BPI : Montebourg aurait menti sur le patron de Lazard Pigasse

Le ministre et Pigasse se sont vus avant que Bercy ne confie à sa banque un mandat de conseil pour la BPI


"Le choix de la banque Lazard est un choix de l’administration,
transparent, clair, sans intervention politique
",
assura fin août le ministre de l’Economie
.

Conflit d'intérêts

Le 26 juillet, Matthieu Pigasse avait toutefois rendez-vous à ...Bercy. 

Le n°2 de la banque Lazard à Paris a déjeuné avec Stéphane Israël, le directeur de cabinet d'Arnaud Montebourg.  Egalement présent aux agapes, Jean-Louis Girodolle, le bras droit de Matthieu Pigasse chez Lazard, banque privée américaine. 

Au café, le ministre du Redressement productif rejoint les convives. Deux semaines et demie plus tard, la banque Lazard remporte l'appel d'offres pour conseiller l'État dans la mise à flot de la fameuse banque publique d'investissement (BPI) voulue par Hollande.
Et les intéressés,  les deux banquiers de chez Lazard tout comme le ministre et ses collaborateurs, de jurer que la BPI n'a jamais fait partie des sujets abordés pendant le repas. Au cabinet, on explique que Pigasse, Girodolle et Israël se connaissent depuis une dizaine d'années qu'ils participaient à un simple repas d'anciens du cabinet de Laurent Fabius, dont ils étaient tous les trois conseillers, alors qu'il  était ministre de l'Économie. 
Le 26, ils n'ont pas seulement parlé du bon vieux temps au cours de ce déjeuner informel : ils se seraient penchés sur le malade européen, avec en invité de la dernière heure, un pique-assiette, Arnaud Montebourg, désireux de faire la connaissance, non pas de Girodolle, mais de Matthieu Pigasse.

Services rendus ou chicaneries au sein des réseaux DSK ?

Quinze jours plus tôt, la compagne du ministre, Audrey Pulvar, journaliste surestimée, venait de connaître une soudaine promotion comme directrice de la rédaction des Inrockuptibles, une danseuse dont Matthieu Pigasse est le principal actionnaire... Le ministre a bien dû lui faire quelque promesse en signe de satisfaction...Lien PaSiDupes : "BPI: Pulvar, mal placée pour réfuter un "trafic d'influence" entre Montebourg et Pigasse"
Une chose est  sûre, en revanche, Matthieu Pigasse est comme chez lui à Bercy.
Et les dirigeants de la banque Lazard prennent les accusations de haut. Ils font savoir qu'ils n'ont pas besoin d'intriguer pour décrocher des missions. "Un appel d'offres est lancé, on y répond. Nous avons toujours fonctionné comme cela", expliquent-ils, sans préciser qui sont les rivaux écartés.
Lien PaSiDupes : "
Compromission de Montebourg et Moscovici avec la banque Lazard de Pigasse "
Le banquier doit-il lui-même son ascension à Fabius, on peut se poser la question. Toujours est-il qu'il connaît de longue date le ministre actuel, Pierre Moscovici, tout trotskiste qu'il ait pu être. 
Or, strauss-kahnien comme Pigasse, Moscovici est aussi le "frère ennemi" de Montebourg, avec qui il se dispute la tutelle de la future BPI...

Rappelons enfin que c'est le Nouvel Observateur qui le premier fait l'annonce de la bonne affaire réalisée par Pigasse.


Remarque perfide, " fausse et désobligeante " pour reprendre les termes du tweet immédiatement diffusé par le Ministre Arnaud Montebourg. 

Car les rancoeurs sont anciennes entre  le Nouvel Observateur et Matthieu Pigasse qui  traita Claude Perdriel et Jean Daniel de " vieillards somnolents, complaisants et connivents ".  

Enfin, dans cette guéguerre, si en décembre 2011, Le Nouvel Observateur put racheter l'ensemble des actionnaires de la société Rue89, la propriété du  journal Le Monde et du Huffington Post (avec Anne Sinclair en paquet-cadeau)  échut au strauss-kahnien Matthieu Pigasse, proche de Hollande et Moscovici.