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vendredi 3 novembre 2017

Procès Merah: quand l'avocat et le journaliste s'accusent d'obscénité réciproquement

Maître Dupond-Moretti rejette le jugement du journaliste

L'avocat s'est-il radicalisé pendant le procès ?

Le procès d'Abdelkader Merah n'a pas mis son avocat en vedette et celui-ci en est ressorti fort irritable. Son client a été condamné à 20 ans de réclusion criminelle pour association de malfaiteurs terroriste dans les assassinats commis par son frère Mohamed et au lendemain de la sentence, l'avocat s'est emporté contre un journaliste de France Inter.

Après cinq semaines d'audiences, jeudi 2 novembre, la cour d'Assises spéciale de Paris a condamné Abdelkader Merah à 20 ans de réclusion criminelle. L'AFP et Dupond-Moretti assurent que c'est la peine maximale pour association de malfaiteurs terroristes criminels, mais on s'interroge alors sur la validité du réquisitoire de l'avocat général qui avait demandé la réclusion à perpétuité.
Pour faire tomber la peine à vingt ans, les juges ont acquitté l'accusé du chef de complicité des sept assassinats perpétrés en mars 2012 par son frère Mohamed. Le procès a pourtant démontré l'emprise d'Abdelkhader sur son frère Mohamed.

La clémence des juges a beaucoup déçu Latifa Ibn Ziaten, mère de la première victime du "tueur au scooter", si on tient vraiment à banaliser les assassinats d'un terroriste islamiste, à scooter ou non... La mère du militaire a estimé que la justice n'est pas allée "jusqu'au bout", soulignant qu'"on est trop naïf en France."

L'AFP ne retient guère que certains moments de "grande tension" du procès d'Abdelkader Merah
L'agence de presse a sélectionné l'audition de la mère des deux islamistes. Sans nuance, l'avocat d'Abdelkader Merah, Eric Dupond-Moretti, avait alors déclaré que Zoulikha Aziri avait, elle aussi, "un fils qui était mort", ce qui avait déclenché la colère des parties civiles. Des reproches qui sont "insupportables" à ce personnage, s'est plaint le ténor des tribunaux, vendredi matin 3 novembre sur France Inter. 

La susceptibilité de la vedette des media a donné lieu ensuite à un vif échange avec le journaliste Nicolas Demorand

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Réputé pour le nombre record d'acquittements pour vice de forme, son truc, l'avocat a jugé "obscènes" les remarques de son hôte sur France Inter (à partir de 10'34'' sur la vidéo). "Le chagrin des victimes ne peut pas être confiscatoire, lui a répondu Me Dupond-Moretti qui met en balance la peine des parents d'assassins avec celle des parents de victimes. Une mère, même si elle met au monde un enfant qui est le dernier des derniers, peut avoir de la peine. Et que vous ne compreniez pas cela m'étonne beaucoup, lâche-t-il, insultant. Ce qui est obscène, c'est de dénier à cette femme le fait qu'elle soit une mère, délire le donneur de leçons. Ce n'est pas une vache qui a vêlé, Monsieur !" No comments...
VOIR et ENTENDRE l'avocat prendre le journaliste de haut, jargonner pour marquer sa supériorité dans son domaine et insulter son intelligence :

"Un honneur de défendre Abdelkhader Merah. "Cet avocat se dit honoré d'avoir assumé la défense d'un terroriste islamiste. Honoré d'être préféré à ses confrères... Et il condescend à expliquer sa position au vulgum pecus, seul capable de faire respecter notre droit... 

L'avocat estime que seules les familles des victimes sont légitimes à éprouver cette obscénité : "Parce que eux ont tous les droits, ils sont dans le chagrin. Vous, vous êtes un commentateur, a-t-il lancé au journaliste. Que les victimes ne comprennent même pas qu'Abdelkader Merah puisse être défendu, j'en accepte l'augure. Et d'ailleurs, j'ai dit en plaidant que je savais par avance que tous les mots que je prononcerais pour lui seraient une blessure pour les victimes. Mais pas vous, Monsieur. Demorand, pas vous !" assène l'ex-président du comité de soutien de Martine Aubry, PS, aux élections municipales de mars 2008 à Lille.
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Auparavant, Éric Dupond-Moretti avait déclaré que c'était "un honneur de défendre Abdelkader Merah", qu'il a défendu "seul contre tous" et "dans un contexte délétère". "J'en ai pris plein la gueule", s'est-il plaint, sourd à l'indignation générale, reprochant à ses confrères de lui avoir dit qu'il est "indigne d'être avocat", ainsi que "le déshonneur du barreau".

"C'est le procès le plus difficile de ma carrière", a-t-il estimé à chaud et plaintif. "D'abord, j'ai été insulté ; parce qu'on a menacé mes enfants ; parce que la police s'est retranchée derrière un rideau, un ou deux policiers ont eu le courage de témoigner à visage découvert et les autres n'ont pas voulu le faire en nous indiquant que c'était parce que leur hiérarchie leur avait demandé ; parce que certains confrères de la partie civile ont été dans la surenchère médiatique". Selon lui, même "le procès de Nuremberg" a été plus "digne"...

Me Dupond-Moretti s'est félicité de la décision des juges. 
"Ils n'ont pas "cédé aux sirènes de l'opinion publique". "On a présenté aux victimes un faux coupable," assène-t-il. Et un innocent ?
Car si Abdelkader Merah "incarne aujourd'hui le mal absolu", il était uniquement dans le box des accusés car son frère est mort, argumente-t-il. "Est-ce qu'un type qui incarne le mal dans ce monde peut être acquitté au bénéfice du doute", a interrogé l'avocat, sur la base de sa propre affirmation subjective, tout en affirmant qu'il "n'y a aucune preuve de la complicité" de son client.

Cet avocat est par ailleurs le défenseur des intérêts de Théo, victime supposée d'un viol par 4 policiers lors de son refus d'interpellation à Aulnay-sous-Bois.

jeudi 13 février 2014

Libération: Nicolas Demorand poussé à la démission par la CGT

Le directeur de Libération se sacrifie pour "débloquer la situation 

Conflit salariés vs. actionnaires


Dimanche 6 février, environ 200 des 258 salariés étaient venus participer à une AG, dans une salle du 8ème étage du siège, situé rue Béranger à Paris. La réunion s'était déroulée dans une ambiance morose mais calme, malgré la colère qui règne dans la rédaction depuis que les actionnaires ont dévoilé leur plan vendredi. Ils veulent transformer le journal en réseau social et son siège en espace culturel.
Elaboré par l'homme d'affaires Bruno Ledoux, qui détient 26% du journal et l'immeuble du siège, le plan des actionnaires prévoit que Libération ne sera "plus seulement un éditeur papier", mais un réseau social, créateur de contenus monétisables sur une large palette de supports multimédias". La rédaction déménagerait et les 4.500 m2 du siège seraient réaménagés par le designer Philippe Starck - dans un souci de bonne gestion économe - en "un espace culturel et de conférence comportant un plateau télé, un studio radio, une news room digitale, un restaurant, un bar, un incubateur de start-up", sous la marque "Libération".
Cette annonce surprise a été le choix volontairement "provocateur" de Bruno Ledoux, qui avec Edouard de Rothschild détient la majorité (52%) du capital, outre le groupe italien Ersel. Maintenant que le projet est posé sur la table, a-t-il expliqué, chacun devra se prononcer. Selon lui, hors de ce projet, ce sera la mort du journal.

Les salariés ont décidé à l'unanimité de répliquer à leurs actionnaires dans les colonnes du journal plutôt que de faire grève. "Nous informerons les lecteurs dans plusieurs pages du journal de lundi sur le conflit, et nous continuerons les jours suivants", a expliqué Fatima Brahmi, déléguée CGT. 
Presse partisane:
21 avril 2012
"Le journal, c'est notre arme. Nous voulons nous exprimer, répondre à ceux qui nous font un procès en archaïsme. Nous pourrions aussi faire une enquête sur notre actionnaire Bruno Ledoux", a menacé un journaliste sous couvert d'anonymat. Bien qu'elle ne puisse le faire vivre, la CGT s'est ainsi appropriée le quotidien, dans la droite ligne de la lutte des classes et des combats ouvriers archaïques.
En réaction, la rédaction s'est emparée de la "Une" de samedi en titrant en énormes caractères "Nous sommes un journal" et pas un restaurant ou un incubateur de start-up.

Un geste indispensable, à coups de pompe 


Libération, 10 septembre 2012
Les relations de la rédaction du quotidien se sont dégradées au fil du temps avec Nicolas Demorand, directeur de Libération, au point qu'il a dû subir quatre votes de défiance. Cette crise a culminé vendredi 7 février, jour de grève à Libération, quand un texte qu'il avait écrit pour le journal du lendemain a été refusé. Il s'exprime pour la première fois depuis cet incident.
Nicolas Demorand annonce qu'il démissionne de ses fonctions de directeur de la rédaction de Libération, fonction qu'il occupait depuis le mars 2011. "Ma décision est d'abord dictée par la situation de ces derniers jours. Libération vit désormais une crise ouverte, je cristallise une partie des débats et j'estime qu'il est de ma responsabilité de patron de redonner des marges de manoeuvre et de négociation aux différentes parties. J'espère que mon départ permettra aux uns et aux autres de retrouver la voie du dialogue", déclare-t-il  ce matin au Monde.fr.
"J’ai reçu hier encore le soutien plein et entier des actionnaires et je prends cette décision parce que j’estime qu’il faut débloquer la situation dans laquelle se trouve Libé, avec un affrontement très clair entre la rédaction et une partie de l’actionnariat. J’ai été confronté, pendant mes trois ans passés à Libération, à des crises sévères, mais c’est la première fois qu’il m’apparaît clair que je dois bouger", poursuit Nicolas Demorand dont les relations avec la rédaction se sont dégradées au point qu’il a dû faire face en novembre à une nouvelle motion de défiance.

La presse partisane ne fait pas  recette

Demorand défend par ailleurs son bilan malgré l'échec de sa recherche de financements pour le journal au cours des trois ans qu’il a passés à sa tête. "Cela a été une très grosse partie de mon travail auprès des annonceurs, des mécènes, de la puissance publique, pour éviter que le journal ne mette la clé sous la porte. Ce qui a failli arriver à plusieurs reprises depuis trois ans. Cette PME est fragile, dans un secteur en crise, et manque chroniquement de capitaux. C’est pourquoi elle cherche aujourd’hui des investisseurs."
7 mai 2012

Les actionnaires actuels de Libération refusent de remettre de l'argent
 dans cette mauvaise affaire aux finances vacillantes et aux 290 salariés, plutôt que 258. Alors que leur danseuse fête ses 40 ans, ils cherchent de nouveaux investisseurs.
Les ventes du quotidien de gauche ont chuté de plus de 15% sur les 11 premiers mois de 2013 et sont tombées en novembre sous les 100.000 exemplaires, à 97.299, le pire score depuis au moins 15 ans.
Hollande qu'ils soutiennent les entraîne dans sa chute.

lundi 18 novembre 2013

Libération se vend mal: déplairait-il aussi?

Libération a encore perdu de 1 à 1,5 million d'euros en 2013 

Il y avait longtemps ! 
Le quotidien prévoit un déficit pour cette année, une première depuis trois ans...
Libération de nouveau dans le rouge
Le journal socialiste peut comprendre que Hollande creuse les déficits publics. La direction envisage aussi de taxer les Français en augmentant le prix de vente, mais n'envisage pas de réduire son train de vie et ses gaspillages de fonctionnement. Pas question d'austérité pour les bobos de la presse: se serrer la ceinture, c'est bon pour les ploucs. Et comme ça ne suffit pas, il prévoit une évolution du temps de travail des salariés: les 35 heures payées 39, c'est encore trop?  Vont-ils obtenir un renforcement de leurs avantages acquis ? Cazeneuve leur a-t-il promis des aménagements fiscaux?

Le quotidien Libération constate une perte "de 1 à 1,5 million d'euros en 2013"
, Son premier déficit depuis trois ans ! Il travaille (ils ont de ces mots!) sur plusieurs solutions pour "réduire ses coûts tout en préservant l'emploi", promettaient-ils encore ce jeudi.. 

Une désaffection du lectorat

Sur les neuf premiers mois de 2013,
le titre a subi la plus forte baisse des ventes de la presse quotidienne française, provoquée par un effondrement de ses ventes en kiosque. Il a également souffert d'une baisse des recettes publicitaires. Comme tous ses concurrents, mais ils sont meilleurs gestionnaires. 

Ses ventes en kiosques ont dégringolé de 29,5% sur les neuf premiers mois de 2013. Sa diffusion globale payée (y compris abonnements papiers et numériques, ventes au numéro et ventes aux tiers) a enregistré un recul de 16,5% sur la même période, à 102.000 exemplaires en moyenne, selon les chiffres de l'OJD cette semaine. 

Lors du dernier conseil de surveillance, le cogérant et coprésident du directoire de Libération, Nicolas Demorand a demandé aux actionnaires de remettre de l'argent au pot, ce que les capitalistes ont refusé, a révélé la Correspondance de la presse.

Un plan social et socialiste

Des plans de départ volontaire 
envisagés,
 outre l'augmentation du prix de vente.
Face au déficit accumulé sur trois ans, un groupe de travail a été constitué à Libération. Réunissant des représentants de la direction et du personnel, ils vont devoir démontrer qu'ils savent travailler en explorant diverses solutions de réductions des coûts, comme une évolution du temps de travail ou des incitations au départ à la retraite.
Ces discussions sont venues en préalable à des négociations salariales classiques, voire des indemnités de licenciement. 

Le titre pourrait aussi décider en janvier prochain une nouvelle hausse de 10 centimes du prix de vente au numéro (1,60 euro actuellement), après une augmentation similaire il y a un an, quand ils n'étaient pas encore en déficit, si on les écoute

En vérité, fin 2012 Libération était encore endetté à hauteur de 6,6M€ (passif de sauvegarde) et prévoyait un résultat d'exploitation en baisse, mais positif à hauteur d’environ 1M€. La baisse s'est en fait accentuée et accélérée.

Libération a en revanche eu la bonne surprise de voir
une nette hausse (+10 à +15%) des ventes de son édition rénovée du samedi, "Libé week-end", lancé en septembre, il y a deux mois, une édition de 64 pages sur papier de qualité, vendue plus chère (2,50 euros). Sauront-ils maintenir l'effet de curiosité ? 

Le journal réfléchit aussi à intensifier ses efforts sur la vente numérique (en PDF) et payante, avec le lancement d'une édition concentrée de 8 pages envoyée quotidiennement à ses abonnés, un pari sur l'édition numérique adopté par de plus en plus de journaux. 
Les lecteurs militants vont devoir exprimer leur solidarité, si ces privilégiés en ont encore les moyens, quand  le gouvernement aura pris sa part en impôts et taxes diverses. Merci qui?

Le numéro de demain sera leur bouffée d'oxygène.
En espérant que la victime du tueur n'en aura pas besoin.
Ils ont déjà fait un coup de pub sur un numéro sans photos intitulé "Assez!", consacré au racisme des autres. 
Demain, sans texte copié-collé de l'AFP, ce serait trop triste. 


vendredi 12 avril 2013

La question de la moralisation de la presse posée par la fraude fiscale au gouvernement

Une possible affaire Fabius, selon Libération, dans le sillage de l'affaire Cahuzac

Les media de gauche sont-ils aussi malsains que la gauche politique ?
L'aveu d'évasion fiscale et les mensonges de Jérôme Cahuzac, ministre du Budget de Hollande, mettent le gouvernement socialo-écolo en péril.

Depuis la mise en examen du pilier du gouvernement,
des voix s'élèvent pour réclamer maintenant soit la démission de Ayrault, soit celle de Montebourg, voire même la destitution du président Hollande. 
La précarité de l'exécutif est à nouveau  ébranlée par une rumeur de fraude fiscale concernant Laurent Fabius, le ministre des Affaires étrangères,ancien premier ministre du président socialiste François Mitterrand.


VOIR et ENTENDRE la dispute entre Libération et Mediapart qui craint de se voir couper l'herbe sous le pied par la voix d'Edwy Plénel, le 8 avril 2013:


Après Cahuzac, l'affaire Fabius? - 8/04 par BFMTV


VOIR et ENTENDRE Laurent Fabius se défendre:


Fabius dément "la rumeur" relayée par Libé par Europe1fr



Le patron de Libération rétropédale

 
Lundi, Libération titrait en Une «Affaire Cahuzac, le cauchemar continue», avec en sous-titre "Après le scandale impliquant l’ex-ministre, Laurent Fabius dément, à Libération, détenir un compte suisse. Vent de panique à l’Elysée".
Confirmant sa méthode déjà mise en oeuvre avec Marcela IacubNicolas Demorand ,a fait monter la honte encore un peu plus au front de certains journalistes, quand la rédaction a découvert la couverture du journal:"Affaire Cahuzac, le cauchemar continue"

Cette Une a provoqué une "indignation immédiate", reconnaît Nicolas Demorand, avec des «critiques exprimées à l’extérieur du journal, et au cours de vifs débats internes à la rédaction».

Jeudi, le directeur de Libération, Nicolas Demorand, présente ses "excuses" dans l’édition de aux lecteurs du quotidien, ses clients qui ont été "choqués" par la Une de lundi évoquant la rumeur sur un compte en Suisse de Laurent Fabius.
Ce vendredi depuis Singapour  Pékin, Laurent Fabius a laissé entendre qu’il allait publier son patrimoine, ainsi que l’exige le président François Hollande, tout en refusant de commenter ce sujet qui agite actuellement la politique française.

samedi 7 avril 2012

Introspection de Libération sur ses turpitudes internes




L'analyse
  Le décryptage que la presse a peur de faire d'elle-même

Le sursaut de certains à 'Libération'

Communiqué de l'équipe de Libération


L
undi 2 avril, l'assemblée générale convoquée par la SCPL [Société civile des personnels de Libération] s'est réunie dans la salle du hublot. Une large majorité des personnels de Libération y a participé dans une ambiance calme et résolue. 

Au cours de cette assemblée, s'est exprimé un grand malaise, qui tient d'abord au sentiment d'être dépossédé du journal. Bien souvent, nous ne nous y reconnaissons plus. 

La direction semble ne pas avoir de politique relative à chaque domaine du journal, du sport à l'économie, de la politique à la société, du web à la culture. Elle ne tient aucun compte de ce que les rédacteurs, eux, peuvent en savoir selon leurs compétences et leur aptitude à travailler ensemble. 

De là, le sentiment général d'être l'objet d'un mépris, encore accentué par l'attitude autoritaire et arrogante de la direction. Et ce, dix mois après que l'équipe a voté à une large majorité une motion de défiance.
Un an après l'arrivée de Nicolas Demorand, la greffe n'a pas pris.


La liste des griefs est longue : 

- Des Unes racoleuses qui tantôt défigurent Libération, tantôt vont à l'encontre des valeurs qui ont toujours été les siennes.

- De pseudos événements basés sur des interviews et non sur des reportages et enquêtes [ce que - précisément -  PaSiDupes dénonce depuis ses origines: des témoignages anonymes ou de personnes et organisations (associations, partis et syndicats) impliqués et donc partisans, sans écoute des organismes minoritaires]

- Un traitement éditorial partisan en matière politique, qui semble inféoder le journal au PS [sic ! PaSiDupes s'en indigne régulièrement, et aussi du niveau déplorable des attaques du niveau commentaire de blog: lien PaSiDupes: "Libération met le journalisme en danger " ] 

- La mise à l'écart de continents entiers du journal, comme le social, l'environnement, l'immigration. 

- Des embauches de cadres répondant à une logique discrétionnaire, sur fond de précarisation croissante des pigistes [des CDD dans ce journal hollandien ?]. 

- Des divergences évidentes au sein de l'équipe de direction qui conduisent à la confusion tant rédactionnelle qu'organisationnelle. 


- Des opérations publicitaires contestables lancées sans consultation de la SCPL, en dépit des engagements pris par la direction. 



Le sentiment prévalent est que l'équipe de direction s'est surtout souciée d'asseoir son pouvoir [stalinisme vertueux ?]plutôt que de se mettre au service du journal.


Libération ne se fera pas sans son équipe

L'équipe demande à entendre la direction sur l'ensemble de ces points, et se déterminera en conséquence.

L'équipe réunie en AG

A noter que Libération a accueilli des immigrés (légaux), les membres de Charlie Hebdo.