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mercredi 1 juillet 2020

Bordeaux a voté écologie punitive: son maire veut aller vers une interdiction de la voiture

Séisme Pierre Hurmic: il a commencé par "dégoûter" les Bordelais qui préfèrent circuler en voiture

Le nouveau maire Vert de Bordeaux veut muscler les jambes des piétons et cyclistes de tout âge, jusqu'à interdire les automobilistes dans sa ville.

Le maire de gauche est prêt pour le vélo sur piste cyclable privatisée 

Les électeurs du Parti socialiste (O. Faure), du Parti communiste (F. Roussel), du Parti radical de gauche (G. Lacroix), de Génération.s (B. Hamon), de Nouvelle Donne (Larrouturou) et de Place publique (R. Glucksmann) ont-ils voté pour relancer l'industrie de la chaussure, et aller "à terme", vers une "interdiction de la voiture" et la mort de l'industrie automobile ? L'écologiste Pierre Hurmic, fraîchement élu à la mairie de Bordeaux dimanche 28 juin, insiste sur la mise en place d'une mesure en douceur, afin de "dégoûter progressivement l'automobiliste d'emprunter ces chaussées".

Le sexagénaire qui aura 71 ans dans six ans a mis fin à 73 ans de gouvernance de la droite à Bordeaux. Avec 46,48% des suffrages, contre 44,12% à son principal adversaire à droite, le Juppéiste Nicolas Florian, cet avocat, un grand bourgeois qui a séduit les bobos du cru, croit-il plaire à son électorat de gauche qui a besoin de la voiture pour aller travailler et à qui il propose le vélo ? Il tente de rassurer en expliquant,  mercredi 1er juillet, qu'il veut commencer par installer des pistes cyclables "continues et sécurisées". 

Volonté de "rééquilibrer les choses"

"Dans les aménagements urbains, 70% de la voirie est consacrée à la voiture. Or, elle représente 29 % des déplacements", constate Pierre Hurmic, mais développer le vélo, c'est juste prendre à la route pour donner à la piste cyclable, sans réduire les frais de voirie."Je ne veux pas interdire la voiture, mais rééquilibrer les choses", raconte-t-il pourtant. 
Et le sournois d'ajouter: "Même si, à terme, je pense qu'on ira vers une interdiction. Mais, pour le moment, on va y aller calmement".

Une interdiction totale sans date d'échéance pour l'instant. 
L'édile a d'ores et déjà "proposé comme solution post-Covid, que l'on mette tout le secteur intra-boulevard en "zone 20", dans lesquelles le piéton et les cyclistes sont prioritaires; le piéton a le droit de marcher au milieu de la route, et la voiture ... s'adapte".

Hurmic illustre déjà la critique qui circule quant à elle, de l'écologie qui n'a rien à proposer.
La gauche pastèque ne fait que s'aligner sur  Paris, où la maire sortante socialiste Anne Hidalgo est pourtant la cible de nombreuses critiques, durant son mandat et en campagne. Lors du dernier débat de l'entre-deux tours, mercredi 24 juin, Rachida Dati (LR) dénonçait par exemple  "l'explosion" de la pollution dans la capitale depuis la politique de "sans voitures" initiée par la maire socialiste.
L'ancien garde des Sceaux a fait valoir qu'il n'est pas souhaitable d'opposer les modes de transports les uns aux autres, comme le fait la sortante, pour des résultats peu probants. "La pollution a augmenté de 118% à Paris.
(...) On n'a jamais eu si peu de voitures à Paris et pourtant la pollution explose. (...) Le plan de mobilité a été fait à la hâte, de manière dogmatique et symbolique." 
Agnès Buzyn avait en outre reproché à l'Andalouse l'ouverture, sans préavis, d'une piste cyclable devant l'hôpital Necker à la place d'un couloir de bus emprunté par les ambulances. "Je trouve ça irresponsable, c'est la méthode sans anticipation et sans concertation."
"Moi, maire de Paris, avait déclarer Dati, je suis pour lutter contre la pollution, mais je n'entrave pas la complémentarité des mobilités à l'échelle du grand Paris."

Hurmic n'entend pas et fait cette première annonce "sans concertation, ni anticipation"...

vendredi 26 juin 2020

Municipales: Hulot vote EELV contre les listes LREM de Macron

En optant pour EELV contre LREM, Hulot bascule dans l'écologie radicale, voire ultra

L'ancien ministre d'Etat de Macron souhaite "le triomphe de l’écologie" dans de nombreuses grandes villes comme à Starsbourg, Marseille ou Lyon


Hulot fait le lit des ayatollahs verts.
Contaminé par Europe Ecologie-les Verts, après s'être longtemps fait cavalier seul, l’ancien ministre amer d'Edouard Philippe à la Transition écologique qui avait refusé de donner une consigne de vote pour les élections européennes de 2019, a tombé le masque pour les municipales.
Tout en évoquant ses “divergences” avec Macron sur la préservation du climat, Nicolas Hulot n’avait encore jamais pour autant cédé aux avances d'EELV et à la candidature portée par Yannick Jadot. Mais un an plus tard, Hulot a enfin su prendre une décision. Mais a-t-il pris la bonne, ce mercredi 24 juin, en  se prononçant clairement pour le vote vert aux élections municipales, à Lyon notamment, où son collègue de gouvernement, Gérard Collomb, doit les repousser, ou à Grenoble, où ils tentent de se maintenir. 

L’écologie a le vent en poupe sur le papier, des organes de presse et des sondeurs.
Les Européennes ont gonflé les écolos à bloc, mais ce scrutin n'a jamais eu rien de commun avec des municipales où leur arrogance tombe, tel un soufflet. 
Nicolas Hulot sort de sa réserve dans l'entre-deux tours pour "souhaiter" désormais "un triomphe de l’écologie qui porte une approche intégrale et remette en cause un modèle néolibéral.” C'est ainsi qu'il stupéfait notamment en refusant donc son soutien à Collomb et son alliance avec la droite rhodanienne. 

"Je serais très heureux que des écologistes, quels qu’ils soient, arrivent au pouvoir dans de grandes villes, comme à Marseille ou à Lyon", explique-t-il en qualifiant de “faute politique” les alliances nouées par La République en marche avec les Républicains pour "faire barrage à l’écologie" à Bordeaux, Strasbourg ou Lyon.

Hulot se révèle très critique du président du président

"La classe politique joue un jeu très dangereux en caricaturant l’écologie et en fustigeant les écologistes, assène-t-il. Pourtant, la situation exige l’intelligence de tous. Je ne comprends pas que la droite républicaine soit encore engluée dans ses préjugés", avoue-t-il, à Libération. Il souhaite au passage aux candidats écolos le même avenir que celui d’Eric Piolle, le maire sortant EELV de Grenoble, bien parti pour sa réélection face notamment à la députée LREM Émilie Chalas. 

Hulot rompt avec LREM en se tournant à gauche. Et de saluer les "politiques ou associatifs" qui "portent" l’écologie "depuis longtemps”: “Ils ont été des lanceurs d’alerte. L’histoire leur donne cruellement raison”, estime-t-il, en nuançant toutefois: "Certains, sans être chez EELV, ont fait leur conversion. Il ne faut pas les 'cornériser'."

La République en marche n'a jamais su garder un écolo. Pas mieux que les transfuges juppéistes. La stratégie de la majorité pour ces élections municipales n'arrange rien. L’ancien eurodéputé EELV, Daniel Cohn-Bendit, ancien anarchiste lanceur de pavés en Mai 68, mais soutien de Macron, estimait par exemple, dans un entretien au Journal du dimanche, le 7 juin dernier, qu’il est "vraiment idiot" de la part de LREM d’avoir privilégié des alliances avec la droite plutôt qu’avec les Verts.
"C’est bête, c’est inutile et c’est contre-productif, assénait-il, (...) partout où les écologistes sont en position de prendre la mairie, je voterai écolo."
Une réaction d'humeur, une vexation de trop.

lundi 22 juin 2020

Convention citoyenne pour le climat : de quoi donner à réfléchir aux électeurs tentés par le vote vert

Des citoyens, tirés au sort "pour leur compétence" (!), pensent notre avenir, organisant la décroissance comme une sanction

Ils souhaitent ainsi un référendum sur le crime d’"écocide" : 
tous criminels ?

Métamorphose de Macron en Greta Thunberg,
un grimage à cinq jours du second tour des municipales

Les 150 membres de la convention ont remis leurs propositions à la ministre de la transition écologique et solidaire, Elisabeth Borne.
 Et ça fait peur: à côté d'eux, Greta  Thunberg fait figure d'enfant de choeur... 

Plusieurs mois de débats ont conduit à la sentence et les attendus sont saignants. La convention citoyenne pour le climat, voulue par Macron, va prendre la France dans les glaces. Dimanche 21 juin après-midi, alors que quatre manifestations - dont deux non-autorisées (qui ont lieu quand même !) - ramenaient Paris à l'état insurrectionnel du temps des Gilets jaunes, cette fois développé par les anti-racistes racisésles Conventionnels ont rendu dimanche 21 juin après-midi leurs propositions pour lutter contre le réchauffement climatique "dans un esprit de justice sociale".

Recevant le produit de leur réflexion au nom de l’exécutif, la ministre de la transition écologique et solidaire, Elisabeth Borne,  a salué leur "ambition" à défaut de réalisme et de bienveillance. "Le président de la République [prépare] une reconstruction économique, écologique et solidaire. Votre travail sera au cœur du projet", leur a-t-elle promis, assurant qu’il n’y aura "pas de tabou". Juste des contraintes budgétaires et les entraves de la faisabilité.

Le parti écologiste EELV n' pas tardé à faire part de son soutien à l’ensemble des propositions: inquiétant...
Il appelle le gouvernement à se saisir "globalement" - sans débat - des propositions formulées: comme si ils en étaient les auteurs réels, les écolos totalitaires les présentent comme "un tout indissociable", tout en s'accommodant de "l’absence de la taxe carbone" et de... "l’oubli du nucléaire"

Si, comme il se doit, LFI  salue le travail accompli, Mélenchon a également observé que les propositions de la convention n'ont "rien sur le nucléaire", regrettant simplement qu’il n’y ait "rien sur les conduites d’eau".

Les partis de droite se sont montrés plus critiques que les pères de la répression verte

Saluant courtoisement le "sérieux" de l'encadrement du travail des Conventionnels, le MEDEF déplore le manque de chiffrage des mesures dévoilées. "Au cas par cas, certaines propositions sont extrêmes", a également déclaré Patrick Martin, président délégué de l’organisation patronale, évoquant l’interdiction de certains vols intérieurs"surtout quand on connaît la situation d’Air France" et le fait que certains territoires sont enclavés. 

Un référendum pour une mesure spécifique

Les 150 citoyens tirés au sort ont voté dimanche matin en faveur d’un référendum visant à introduire la lutte contre le changement climatique dans la Constitution et à créer le crime d’ "écocide" et donc le sanctionner
En revanche, ils ont rejeté l’idée d’utiliser le référendum pour d’autres mesures spécifiques. "Pour le reste, que le pouvoir prenne ses responsabilités", a balayé d'un revers de manche l'un des participants.

Elisabeth Borne s’est en revanche déclarée "favorable à un référendum," à titre personnel", histoire de dire qu'elle existe. "Des questions multiples permettraient de partager les travaux" de la convention "avec tous les Français", a-t-elle plaidé, anxieuse des effets pervers d'une Convention dont Macron n'a pas anticipé les risques. "L’organisation prendrait du temps, mais ce serait utile pour faire mûrir la conscience écologique", juge-t-elle, adepte de la marche à petits pas comptés.

A plusieurs reprises, Macron s’est en effet dit ouvert à l’idée d’interroger directement les Français sur les questions environnementales, mais il n'a visiblement pas été suivi. Le président de la République doit recevoir les membres de la convention dans une semaine, le 29 juin, pour leur apporter de "premières réponses" où le flou devrait recouvrir le tout.

Accusé d'autoritarisme et de violences policières, le locataire de l'Elysée avait imaginé cet exercice de démocratie participative "inédit en France", le top étant non pas d'aboutir, mais d'être le premier, comme une première femme maire à Marseille ou un Bordeaux vert, dimanche, après la crise des 'Gilets jaunes'déclenchée par l’annonce d’une taxe carbone sur les carburants. 

Si les propositions de la convention survivent plus longtemps que les belles paroles du "Grand débat national" bidon, le 'timing' de leur publication est d'ores et déjà malencontreux,  au moment où l’exécutif travaille sur son plan de relance face à la récession économique aggravée par la pandémie et la nomination d'un incapable à la présidence de la Cour des Comptes: Moscovici, ministre de l'Economie de Hollende a-t-il jamais redressé, ne serait-ce que fait frémir, la courbe de l'emploi? 

Une fausse bonne mesure : la réduction de la vitesse à 110 km/h

La convention, mandatée pour proposer des mesures permettant de réduire les émissions de gaz à effet de serre de 40 %, a accouché d'une autre souris : approche des municipales obligeant, elle n’a pas osé remettre sur la table l’idée d’une telle taxe, mais a proposé près de 150 autres mesures, inventaire à la Prévert, chacun des 150 Conventionnels y allant de la sienne...

Une des plus controversées, la réduction du temps de travail à quatre jours (28 heures) par semainea été largement (65 %) écartée samedi. C’est la seule proposition à ne pas avoir été adoptée par les membres. Outre les conséquences sur les entreprises, beaucoup se sont inquiétés de l’image que donnerait de leurs travaux une telle proposition. "On va passer pour des guignols", avait quand même reconnu l’un des "déclinistes" de la convention.

Autre mesure visant les automobilistes, proie facile. Elle ne manquera pas de diviser un peu plus l’opinion publique : la réduction de la vitesse sur autoroute de 130 km/h à 110 km/h. Elle a recueilli 60 % des suffrages des ayatollahs. 
La proposition a évidemment irrité les associations d’automobilistes: les écologistes n'ont pas retenu la leçon du mouvement d’opposition déjà déclenché par la limitation de la vitesse à 80 km/h sur les routes secondaires. Pauvreté de la réflexion des environnementalistes ou obsession de névrosés ?

Plusieurs autres mesures visent à réduire la place de la voiture individuelle, avec notamment une "amélioration du forfait mobilité durable". Elle consiste en la prise en charge (facultative) par l'employeur des frais de transports personnels du salarié dit "mobilité douce" ou "alternatfs" pour se rendre sur son lieu de travail. Dans leur bulle, les conventionnels n'ont donc pas pris en compte le développement du télé-travail depuis le confinement contre la Covid19, pas plus qu'ils n'ont pris conscience de l'excédent de pistes cyclables sur le nombre réel de vélos en location, ou du manque d'autonomie des véhicules électriques, sans parler de la fabrication des batteries délocalisées en Orient et de l'insuffisance des bornes de recharge.

L'électeur doit savoir que la convention propose aussi de renforcer le bonus-malus écologique sur les véhicules, les aides à la location longue durée et des prêts à taux zéro pour l’achat de véhicules propres, l’interdiction dès 2025 de la vente de véhicules neufs très émetteurs (+ 110 g de CO2/km), et d’interdire les centres-villes aux véhicules les plus polluants.

"Ecocide" ? Notre chance, la peine de mort n'est pas rétablie !
 
1984: "la guerre, c'est la paix; la liberté, c'est l'esclavage".
Pour le comité "VéritéPourAdama": la liberté, c'est l'esclavage"...

Parmi les autres mesures figure un encadrement "fort" de la publicité, avec interdiction des panneaux dans l’espace public extérieur et de la pub pour des produits à fort bilan carbone – comme les gros véhicules de type SUV. Et des violences policières vertueuses garanties contre les contrevenants européens, notamment tchétchènes, mais à l'exclusion des Africains et Maghrébins au dessus des lois de la République, puisque la Convention ne préconise pas pas la révision du Coran ? 
Nos portefeuilles ne seront allégés seulement par les hausses liées au Covid19.
De lourdes taxes sur l’alimentation ultra-transformée sont également envisagées, et les foyers les plus défavorisés seront donc les premiers pénalisés puisqu'ils peinent à se nourrir, a fortiori à basculer dans le bio... 
Autre interdiction, celle des semences OGM (organisme génétiquement modifié), une taxation plus forte des engrais azotés et la réduction de moitié en 2030 de l’usage des pesticides, et l’interdiction des plus dangereux d’ici à 2035.

La liste comprend également l’interdiction des terrasses chauffées ou de l’éclairage des magasins la nuit, ou encore une taxe sur les dividendes des sociétés pour financer la transformation de l’outil productif. 

L’introduction du crime d’ "écocide"  dans le droit pénal français a séduit les pervers de la convention.

Cette proposition a pourtant été récemment rejetée à la fois au Sénat et à l’Assemblée nationale, mais elle revient par la fenêtre.

La création d’une "haute autorité" pourrait surveiller chacun d'entre nous.
Si les électeurs donnent leur feu vert aux écoloselle sera chargée de faire respecter les "limites planétaires" jugées soutenables pour la survie de l’humanité (réchauffement climatique limité à 2°, par exemple). A partir de là, les ayatollahs de l'écologie punitive pourrait proposer une "haute autorité" répressive contre la hausse du chômage ! 

Les citoyens tirés au sort veulent enfin nous imposer l’inscription dans la Constitution de la préservation de la biodiversité, de l’environnement et de la lutte contre le dérèglement climatique, ainsi que, en plus de la 'Haute autorité' la création d’un "Défenseur de l’environnement"

Les participants souhaiteraient également que soit renouvelée l’expérience de convention citoyenne, éventuellement dans le cadre d’une réforme du Conseil économique, social et environnemental (CESE), qui a accueilli leurs travaux.

mardi 7 avril 2015

Gaz de schiste: le gouvernement a enfoui un rapport préconisant d'opérer sans fracturation hydraulique

Les écologistes d'EELV entravent-ils le progrès?
Le gouvernement socialiste a dissimulé une avancée technologique pour exploiter le gaz de schiste

Les écologistes font de l'obstruction au progrès dans l'exploitation du gaz de schiste présentée comme polluante du fait de la technique de la fracturation hydraulique. Or, commandé par Arnaud Montebourg, alors ministre de l'Economie pendant quatre mois, d'avril à aoûtun rapport de 2014 concluait à la faisabilité de son exploitation sans recourir à la fracturation hydraulique polluante.

Mais le gouvernement Valls en a dissimulé le contenu, révèle Le Figaro ce mardi.

"Le rapport sur les nouvelles technologies d'exploration et d'exploitation des gaz et huiles de schiste en France n'a été tiré qu'en
sept exemplaires et conclut à la faisabilité d'exploiter des gaz de schiste sans recourir à la fracturation hydraulique, controversée", explique le quotidien. "C'était le premier rapport officiel qui validait la technologie de stimulation au fluoropropane", explique un proche du dossier au journal. Cette technologie "présente une réelle alternative permettant de répondre aux problèmes environnementaux posés par la fracturation hydraulique", conclut le rapport. Ce document "préconise une première phase d'expérimentation, par micro-forages, en Ile-de-France et dans le Sud-Est".

Le fluropropane est présent notamment dans les extincteurs et les inhalateurs pour... asthmatiques. Utilisé à la place de l'eau et des additifs, il peut facilement être récupéré et ré-utilisé: le propane est presque 100% recyclable. Une société américaine assure pouvoir faire en sorte que l'ensemble gaz de schiste et fluoropropane ne soit pas volatile et inflammable. Certes, cette technique n'a jamais été testée à grande échelle et encore moins dans des zones à forte densité de population comme en France, mais elle mériterait d'être expérimentée. Or, des associations environnementales font obstacle a priori. "Quelle que soit la technique utilisée, il est aberrant de se lancer dans l'exploitation d'une nouvelle ressource ­fossile", lançait ainsi Greenpeace en janvier, après les révélations du Canard enchaîné.

Le rapport jeté aux oubliettes "a été commandé par Arnaud Montebourg peu après son installation comme ministre du Redressement productif mi-2012, achevé de rédiger début 2014 et consciencieusement enterré, par Matignon, au grand dam de l'ex-ministre, qui refuse aujourd'hui de le commenter, mais confirme son authenticité", souligne Le Figaro.
Outre la conclusion de faisabilité d'exploiter des gaz de schiste sans recourir à la fracturation hydraulique, "interdite en France depuis la loi Jacob (député UMP de Seine-et-Marne) qui remonte à quatre ans (2011), (le rapport) souligne, en détail, combien la France pourrait en tirer parti, en termes de croissance, d'emplois, de compétitivité industrielle, d'indépendance énergétique", fait valoir Le Figaro. Il évoque notamment des chiffres compris entre un peu plus de 3 milliards d'euros de revenus par an et un peu moins de 10 milliards en fonction des hypothèses de production, soit de 120 000 à 225 000 emplois ou encore +0,9 à +1,7 point de croissance chaque année.

Un rapport dangereux pour l'alliance entre le PS et Europe Ecologie-les Verts

Pour Le Figaro, "la gestion politique du dossier, paralysée par le veto absolu opposé par les écologistes radicaux de la majorité radicale d'EELV (Les Verts) et le ministère de l'Écologie, comme la prudence de l'Élysée et de Matignon, a tout simplement enterré» le rapport. François Hollande avait assuré en juillet 2013 qu'il n'y aurait ni exploration ni exploitation du gaz de schiste en France sous sa présidence.
Sur son compte Twitterdans la nuit de dimanche 5 au lundi 6 avril, la ministre de l'Ecologie, Ségolène Royal a réaffirmé son opposition au gaz de schiste, brouillant le débat en mettant en cause une "pression de lobbies canadiens." 

Or,
l'exploitation du gaz de schiste ne serait "pas un sujet tabou", à en croire Thierry Mandon, secrétaire d'Etat à la Réforme de l'Etat, interrogé sur i-télé ce lundi. Mais, selon le très volatile député de l'Essonne, un proche de Manuel Valls après l'avoir été de l'écologiste Brice Lalonde, comme de Laurent Fabius puis de Martine Aubry, "la position (du gouvernement) est simple : on ne veut pas des gaz de schiste. Le gaz de schiste, c'est la ruée vers l'or. Dans la situation dans laquelle est notre pays, on aimerait trouver un trésor. Mais on découvre aux États-Unis les dégâts écologiques de son exploitation", affirme-t-il, alors que le gouvernement socialiste français bénéficie de la baisse du prix des carburants du fait de l'exploitation du gaz de schiste américain. 
Et l'ancien directeur de campagne d'Arnaud Montebourg pour la primaire socialiste de 2011, assumant "cette amitié personnelle," de polémiquer : "Arnaud Montebourg aurait trouvé une technologie propre ? Si elle existe et qu'elle est efficace, pourquoi n'est-elle mise en place nulle part ? lance-t-il, niant les résistances archaïques des écologistes rétrogrades. (…) Ce ne sont pas des experts qui parlent, c'est l'entreprise, donc un expert qui a des intérêts," accuse le socialiste, resté très soupçonneux de l'entreprise, bien qu'ancien consultant en stratégie d'entreprise et gestion des ressources humaines pendant (1993-1995). 
Cette technique permettant d'exploiter le gaz de schiste sans la fracturation hydraulique est défendue par Arnaud Montebourg et la navigatrice Maud Fontenoy (ci-contre) et considérant que Mandon est un gaz instable après deux ans dans la même position, il n'est donc pas exclu que ce président de l’École de la deuxième chance en Essonne saisisse bientôt la sienne sur le sujet.

Total ne laisse pas échapper cette opportunité

François Kalaydjian, d'IFP énergie nouvelle, fait en effet valoir que le fluoropropane n'est "pas toxique et dangereux pour l'homme".

Le géant pétrolier tricolore est partenaire de la société ECorp. 
Total possède en effet 40% de deux permis d'exploitation de gaz de schiste avec la société texane. "On ignore si Total est en partenariat au sujet de cette technologie. ECorp sécurise probablement sa propriété industrielle", avance pour sa part l'UFIP (Union française des industries pétrolières) qui reconnait que, une fois levé le veto gouvernemental, "les recherches en la matière peuvent avancer très vite". ECorp est même déjà très avancée sur les "techniques alternatives à la fracturation hydraulique" . 
"Ça commence à être opérationnel. ECorp l'utilise pour exploiter des puits aux Etats-Unis. Cela reste de l'expérimentation, mais à grandeur réelle. Plusieurs puits ont été stimulés avec", assure le parlementaire, en contact avec la société texane.
"Total, à ma connaissance, n'a pas accès à cette technologie sur le fluoropropane", poursuit prudemment le sénateur Jean-Claude Lenoir. "Mais ils ont, selon ce que j'ai appris après des conversations informelles avec les dirigeants, une relation très étroite en matière de technologie en général", admet-il toutefois.

lundi 6 avril 2015

EELV est "en mort clinique." selon Placé: un écologiste à qui le rose irait si bien

Placé dénonce la "mauvaise image" d'EELV: ni rouge, ni Verts, est-il socialiste?

Il a d'autres ambitions que le bénévole Nicolas Hulot

"Ce que je déplore, c'est l'extrême division dans le camp écologiste, a déclaré Jean-Vincent Placé, serre-file des écologistes au Sénat. Dimanche sur BFMTV, il ne s'est pas davantage senti responsable de la "mauvaise image de la politique" que donnent les Verts

Le beau parleur omniprésent sur les plateaux des media omet juste d'admettre que cette vilaine image, confirmée dans un sondage (lien PaSiDupes), tient autant aux ambitions personnelles de ses animateurs qu'au totalitarisme de ses ayatollahs verts.
 
Le sénateur de l'Essonne organiserait même, dit-on, les obsèques, ajoutant qu'il est en état de "mort clinique". Pour lui, "le parti écologique, tel qu'il est aujourd'hui, est en fin de vie; il est en mort clinique", malgré "une idée magnifique" et "des gens qui soutiennent intéressants". Mais "avec un système de fonctionnement obsolète, ça ne peut pas marcher".

Placé cherche à se placer
 
Placé pose pour Marie Claire
à l'occasion de la journée de la femme
Jean-Vincent s'est redit disposé à entrer au gouvernement. "Ce que nous pourrions apporter, c'est d'avoir une constance et une persévérance sur les sujets de transition énergétique," pense-t-il, sans grande conviction dans la forme. 
"Nous serions plus vigilants et plus directifs" si les écologistes siégeaient au Conseil des ministres [s'il suffisait de siéger!] , a-t-il encore estimé dans cet entretien en forme de lettre de motivation à un emploi dans l'équipe de Manuel Valls. "Pour marquer des buts, il vaut mieux être sur le terrain". Mais rester sur son banc de touche plutôt que marquer contre son camp?

Photo détournée de J.-V. Placé
Placé a donné l'exemple de la circulation alternée décidée il y a deux semaines à Paris, après plusieurs jours de bras de fer entre Ségolène Royal, côté gouvernement, et Anne Hidalgo, côté mairie de Paris. "S'il y avait eu des écologistes au gouvernement, on aurait fait la circulation alternée trois jours plus tôt", a-t-il affirmé. Mme Royal, qui occupe le siège de ministre de l’Écologie, n'est donc pas jugée crédible.

La vente continue tout au long de la lettre de motivation.
Il y a un espèce d'état d'esprit où il faudrait caricaturer ceux qui affichent une ambition, qui est saine et franche", a-t-il aussi regretté, dans une tournure de phrase typique de François Hollande qui les commence volontiers par un "il y a" qui appelle une relative. "Je ne dis pas que je suis prêt et que j'ai envie; je veux être utile", a insisté le sénateur. S'il faut coucher pour arriver, il a toutes les dispositions.

La trajectoire de l'écologiste Nicolas Hulot ne l'agrée guère. 
L'ex-magistrate radicale Eva Joly avait été préférée au journaliste-reporter et animateur-producteur de télévision, lorsqu'il fut candidat à la primaire présidentielle écologiste de 2011 en vue de l'élection présidentielle 2012. Placé, en revanche, est un "vert qui mange sa viande bleue", un ambitieux qui se voyait ministre de l’Intérieur ou du Budget avant le dernier remaniement de 2014. En toute modestie, il avait même déclaré : "Je suis un des hommes les plus influents de la république" (Le Canard Enchaîné du 6 novembre 2013). Pour ce journal satirique, le président du groupe écolo au Sénat a toujours pensé que la vie n’est qu’un grand deal, en politique comme ailleurs: tout ce dont les Français ont assez. "Tu me cases ce gars dans ta mairie, ça m’arrange bien, et moi je trouve un petit job tranquille à la nièce de ton pote au Conseil régional; tu votes mon amendement je vote le tien, pas de raison de se faire des entourloupes, pas vrai ?" écrit le Canard […] "Du pouvoir il aime aussi les signes: grandes tables, par-dessus en cachemire, chaussure anglaise, séjours dans les plus beaux riads de Marrakech."

En 2014, avec la volonté de servir authentiquement, Nicolas Hulot a reçu de Hollande la mission d'"envoyé spécial pour la protection de la planète". A quelques mois de la 21e conférence climat (COP21) que Paris hébergera en décembre 2015, Placé piaffe d'impatience d'un remaniement ministériel et multiplie les apparitions et les déclarations. "Les écologistes cette année doivent être plus utiles encore", a insisté  le candidat non pas au bénévolat, mais aux avantages liés à la fonction ministérielle.
"On ne sait pas trop bien pourquoi on est sorti du gouvernement" il y a un an, a aussi regretté le nostalgique Placé, pointant un manque d'explication d'EELV sur le refus de participer à l'équipe de Manuel Valls. Et toc pour la délicieuse Cécile...

dimanche 5 avril 2015

Europe Ecologie-Les Verts, parti qui s'est fait détester des Français

Les Français ne sont pas tendres avec les écolos radicaux, selon un sondage

Les Khmers verts et autres Ayatollah de l'écologie atteignent un record d'impopularité

Détestable et détestée
Que Europe Ecologie-Les Verts (EELV) se déchire est le cadet de leurs soucis, mais qu'ils essaient de se parer de vertus qui leurs sont étrangères pour rebondir est pure stratégie qui ne masque pas leur arrogante hypocrisie. Ils veulent entrer au gouvernement à n'importe quel prix et leurs ambitions personnelles donnent la nausée à 63% des Français interrogés en ont en effet une vilaine image, lors d'un sondage Odoxa réalisé pour Le Parisien/Aujourd'hui en France, dimanche 5 avril.

Par ailleurs, 60% des sondés envisagent sereinement que le parti puisse imploser. Les écologistes en général apparaissent divisés aux yeux de 72% des Français, et sectaires pour 52% d'entre eux. Et ce n'est pas tout! Ils les trouvent ni "courageux" (54%), ni "sympathiques" (50% contre 46%), ni "proches des préoccupations des Français" (68%), ni "compétents" (64%), ni "crédibles" (68%). Que leur reste-t-il ?
A leur crédit, on juge qu'ils ont des convictions profondes (61%) -ce qui, pour ceux-là, semble justifier leur sectarisme-, qu'ils jouent un rôle positif pour l'environnement (59%) et sont utiles (52%). Seules 35% des personnes interrogées ont une bonne opinion.

Une majorité de Français est opposée au retour d'EELV au gouvernement

Cette hypothèse est rejetée par la quasi totalité des sympathisants du parti 94% (contre 6%). Une nette majorité de 55% s'oppose au retour au gouvernement des écologistes, contre 43% qui y sont favorables.

N. Hulot, interdit de feux de cheminée
par les totalitaires de l'écologie
Le sondage donne la préférence à un protégé de... François Hollande !
Alors que le président Hollande vient justement de nommer l'animateur écologiste Nicolas Hulot 
"envoyé spécial du président de la République pour la protection de la planète", parmi les personnalités jugées "le plus à même de représenter politiquement les idées des écologistes", Nicolas Hulot, qui n'appartient pas à EELV, arrive en tête avec 46%. Nouveau gadget écolo d'un président fort peu motivé par l'écologie, ce joker vert devance de loin devant Daniel Cohn-Bendit (20%), qui s'est mis en marge du parti. Suivent les gauchistes José Bové (14%) et Cécile Duflot (9%). Jean-Vincent Placé et Emmanuelle Cosse ferment la marche (3%). Quant aux arrivistes aigris, François de Rugy et Barbara Pompili qui se croient importants et écoutés en tant que porte-parole, ils sont inaudibles et invisibles. 

A noter que francetvinfo fait l'impasse sur certains aspects du sondage...
La mise en perspective fournie par le président d'Odoxa ne retient pas l'attention du site militant.  Gaël Sliman relève en effet relève en effet que "à part le président François Hollande qui rivalise d’impopularité avec eux (65% de mauvaises opinions lors de son dernier passage sur le crible) et Zlatan Ibrahimovic qui faisait encore pire, dans une tout autre catégorie il y a quinze jours (79%) pour avoir traité la France de "pays de merde", nous n’avons jamais enregistré un aussi fort niveau de rejet que celui qu’obtiennent les écologistes."

Ce sondage a été réalisé les 2 et 3 avril auprès d'un échantillon de 1 055 personnes représentatif de la population française de 18 ans et plus.

lundi 16 mars 2015

Les Français ne veulent pas d'écologistes au gouvernement

Le retour des écologistes au gouvernement est-il compromis?

59% des Français n'en veulent ni en photo ni au pouvoir

Les écolos, combien de divisions? 
Ils seraient 92% de sympathisants EELV à désavouer le départ de Cécile Duflot et à réclamer leur retour, un an après l'avoir quittéselon un sondage Odoxa pour Le Parisien et i-télé. 92% de 02,31 % pour Eva Joly à la présidentielle 2012, et 9% des suffrages exprimés aux Européennes (contre 16,28% en 2009) et 6 sièges au Parlement, soit 8 de moins qu'en 2009

Une majorité de Français les a assez vus, notamment au gouvernement. 
Seulement 40% ne sont pas contre ce retour. Mais à droite, ce refus est très net (79%) quand il est minoritaire chez les sympathisants de gauche (34%). 

60% des sondés prévoient un risque d'implosion des Verts 

Cette perspective de retour divise profondément les responsables d'EELV, à quelques jours des élections départementales et d'un probable remaniement, même nié. Si l'ex-ministre du Logement Cécile Duflot est contre, d'autres, comme les parlementaires Jean-Vincent Placé ou François de Rugy plaident pour des maroquins Verts. Ces deux lignes politiques opposées font craindre un risque de scission dans un contexte de ras-le-bol des Français et de confirmation d'un nouvel échec électoral, cuisant et fatal. Selon le sondage Odoxa, cette hypothèse est jugée "probable" voire "certaine" par 60% des Français.

Là encore, les résultats ne sont pas les mêmes suivant la proximité partisane. Les sympathisants de droite et de gauche considèrent que la centrale écologiste fissurée risque de voler en éclats, respectivement à 70% et 54%. En revanche, les sondés proches des écologistes sont deux-tiers (64%) à ne pas prévoir la catastrophe.

* Enquête réalisée auprès d’un échantillon de 1.008 personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus, interrogés par Internet les 12 et 13 mars 2015.

vendredi 26 décembre 2014

Noël: les "jouets genrés" pointés du doigt

France et États-Unis, mêmes délires

Des actions militantes contre les jouets "sexistes" impactent les politiciens mous, à commencer par Obama


"Le sexisme, ça sent le sapin", ou "Attention, ce jouet est sexiste". 
Pas de trêve des confiseurs pour les perturbées de la petite culotte. A l'approche de Noël, l'association féministe FièrEs a fait irruption - seins couverts - dans un magasin de jouets parisien pour introduire délicatement cinq cents tracts dans des boîtes de poupées, avec pour objectif de sensibiliser les familles sur les stéréotypes, mais au risque de contaminer le public avec le virus de leur obsession du jouet sexiste, de choquer parents et enfants équilibrés et de perturber l'intimité familiale sous le sapin. 

La société se radicalise et les associations minoritaires s'imposent à la majorité
Non au jouet raciste
Comme les ayatollahs Verts (EELV) ou les révolutionnaires Femen, les membres d'associations savent-ils mieux? 
Tout en admettant que "les parents suivent les listes de leurs enfants et qu'ils ne pensent pas à mal", ils entendent pénétrer par effraction dans les foyers et faire pression sur les consciences individuelles. D'où un message adressé aux parents à la fin de chaque tract : "Faites changer les choses : écrivez aux fabricants et aux magasins de jouets." L'impératif respecte-t-il le libre arbitre de chacun ?

L'association FièrEs n'est pas seulement féministe: elle est avant tout lesbienne / bisexuelle / trans. Ses trois co-fondatrices (Delphine Aslan, Vanessa de Castro et Johanna Lestan, de gauche à droite sur la photo) ont quitté 'Osez le féminisme(OLF, hostile à la prostitution) pour fonder cette association exclusivement tournée vers les questions LGBT. Elles en restent proches, ainsi que du Syndicat du travail sexuel (Strass). 
C’est à ces castratrices que l’on doit l’initiative "Pas de PMA, pas de chocolat", l'envoi d'une boîte de chocolats vide au président de la République et à plusieurs ministres pour leur rappeler leurs engagements. Le 10 novembre 2013, une assemblée générale constitutive a donné naissance à l’association FièrEs dont elles sont les co-fondatrices. "Le but n’est pas de prendre la place d’une association existante, explique Vanessa de Castro. On s’est toutes dit: ' Dommage qu’il n’y ait pas d’association lesbienne féministe !' [dommage?] Alors on l’a fait pour combler le manque. Et vu l’engouement que FièrEs a suscité assez vite [une trentaine d'adhérentes en janvier dernier], c’est la preuve qu’il y avait une envie, une demande." L’ambition des fondatrices? "Dominer le monde, plaisantait alors Johanna Lestan. Et vu comment c’est parti, dans deux mois, c’est bon."
Seulement quand tu seras
grand-E- et fièr-E
A plusieurs reprises, elles évoquent la nécessité de "prendre la parole" comme une façon de prendre le pouvoir et de ne pas se laisser faire. "Le gouvernement nous prend pour des jambons, s’énerve Johanna Lestan au sujet de la PMA. C’est irrespectueux, stupide et lâche. Vu qu’il y a une majorité de mecs dans les lieux de pouvoir, ils voient ça comme une affaire de bonne femme et ils s’en foutent. On vote, depuis 1945, et ce n’est pas parce qu’on est gouines qu’on n’ira pas voter." 

Les filles devront aimer les outils 

Les polémiques sur le pseudo-sexisme des jouets prennent cette année une ampleur nouvelle et atteignent le niveau politique. Le 18 décembre, un rapport sénatorial a été rendu public par la très influençable Chantal Jouanno (UDI) présidente  de la délégation sénatoriale aux droits des femmes. Intitulé "Jouets : la première initiation à l'égalité", il préconise notamment la création d'un site internet pour recenser les fabricants des jouets les plus sexistes, la formation des professionnels qui travaillent avec les enfants ou encore la mise en place d'une charte pour l'égalité des sexes dans les jouets.
Aux États-Unis aussi, le président Barack Obama qui a fait le show sur le sujet, non sans humour. Invité avec sa femme Michelle Obama, le 11 décembre, dans un magasin de jouets pour une action caritative, le président américain s'est fait un plaisir de bousculer les stéréotypes, raconte le site Slate.com. Alors qu'il devait placer des jouets "pour filles" et des jouets "pour garçons" dans des boîtes séparées bleues et roses, Barack Obama a gâté les filles, mettant tout - équitablement - dans la boîte rose, y compris un ballon de basket : "Vous savez, je veux m'assurer que les filles jouent au basket aussi." Puis un kit de jouets de bricolage : "Quoi ? Les filles n'aiment pas les outils ?" Si elles n'aiment pas le bricolage, elles devront s'y mettre !