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mardi 18 juin 2019

Une pétition pour appeler à la protection de la langue française des anglicismes

Snobisme anglophone et dynamisme faible de la création de mots français nouveaux

La lettre au président français plaide non pas pour une réhabilitation du français, mais pour sa revivification

Que les journalistes à bac +5 (?) apprennent d'abord
à prononcer 'The Guardian' ou 'bunker' proprement 
et 'Peter', en fonction de la langue d'origine,
et qu'ils viennent ensuite nous revoir !
Plusieurs auteurs ont signé un texte en défense de la langue française, non pas celle de Molière, mais celle de notre culture vivante contemporaine, non pas "étouffée par l’anglo-américain", mais négligée.  

Une centaine d’intellectuels, responsables associatifs ou politiques et auteurs ont publié dans Le Parisien, dimanche 16 juin, une lettre ouverte adressée à Emmanuel Macron, lui enjoignant de "refuser la dictature du tout-anglais". Parmi les signataires figurent les prix Goncourt Tahar Ben Jelloun et Didier Van Cauwelaert, l’écrivain franco-russe Vladimir Fédorovski, l’académicien Jean-Marie Rouart ou encore le poète Alain Borer.

  • « Les Chinois sont très addicts aux smartphones » (Télématin du 20 mai 2016)
  • « On inaugure des fans zones » (Journal de 13 h du 9 juin 2016)
  • « […] le pitch de ce film » — « […] la French-touch aujourd’hui » (Télématin du 15 juin 2016)
  • « […] les humoristes voteront en live » (Télématin du 16 juin 2016)
  • « […] permet d’ouvrir le top case » (Télématin du 17 juin 2016)
  • « liker – followers » à propos du compte Facebook de Télématin (Télématin du 29 juin 2016)
"La langue française va mal, avertit le collectif. 

Résultat de recherche d'images pour "arretez de massacrer l'anglais"
Les Français font de l'anglais une boucherie :
à chacun son problème !

Etouffée par l’anglo-américain, elle voit désormais son usage même évincé par la langue des affaires. Confrontée à cette invasion, notre mémoire renvoie en écho un passé douloureux de soumission et d’oubli de soi. Une majorité capitulatrice plaidera le réalisme, hermétique aux cris sourds d’une identité enchaînée par une pseudo-langue universelle en réalité servante d’un maître particulier. Le français outragé, le français brisé, le français martyrisé."

Les pétitionnaires déplorent l’attitude du chef de l’Etat français envers la francophonie. Ils l'accusent d’organiser une "marche suicidaire vers l’intronisation de la langue anglo-américaine comme seconde langue officielle de la nation". Bien que le français soit langue officielle de l'Union européenne, il est relégué sans que nos eurodéputés ne veille à maintenir la flamme. Est-il une seule liste aux élections du 26 mai 2019 qui s'est engagée sur la protection de la langue française - et de notre culture - en Union européenne ? En fait, quand fut créée l'Union européenne, en 1993, le français était déjà noyé dans onze langues reconnues officielles : l'allemand, l'anglais, le danois, l'espagnol, le français, le finnois, le grec, l'italien, le néerlandais, le portugais et le suédois, comme si la Finlande ou le Portugal était un état-fondateur, alors que le français est une langue partagée par plusieurs membres européens.Il est loin le temps où, en 1957, la Communauté économique européenne (CEE) avait quatre langues officielles pour six pays fondateurs : l'allemand, le français, l'italien, le néerlandais. Au Parlement de Strasbourg, sur territoire français, le multilinguisme intégral est d'ailleurs la règle pour l’ensemble des séances plénières, des réunions des organes parlementaires, des commissions parlementaires et des groupes politiques : le français est une parmi 24. 

Le texte des pétitionnaires d'après-scrutin des européennes fait le constat de "l’adoubement, lors du dernier Sommet de la francophonie, de l’anglo-américain comme langue d’usage pour le monde", ainsi que du projet du président de dispenser des cours de matières générales en anglais.

"Il y va de notre identité nationale"

Comme chaque année à la même époque, on s'alarme. Cette fois, ce qui surprend, hormis les post-modernes tiers-mondistes c'est, de surcroît, la nomination récente de la rwandaise Louise Mushikiwabo au poste de secrétaire générale de la Francophonie, qu’ils qualifient de "membre actif d’un régime politique détestable. Il est attendu du chef de file de l’OIF qu’il défende l’usage de la langue française, non qu’il le rétrécisse," fait valoir le collectif.

Résultat de recherche d'images pour "franglais"Pour protéger l’usage de la langue française, les signataires proposent notamment d’encourager "les appellations françaises pour baptiser nouveaux produits et services créés par toute entreprise" qui touche des fonds publics, ou bien de renforcer "par une loi le dispositif linguistique présent, en en rendant notamment l’application contraignante". On pense notamment au mot "challenge" n'apporte aucune valeur ajoutée qui justifierait la relégation de notre mot "défi". Pourtant, la langue française dispose parfois de plusieurs possibilités "made in France" : ainsi, les mots "méthodes", "processus", "marche à suivre" ou "procédés" existent-ils en français sans besoin d'un recours à "process" dont se gargarisent les "femmes savantes" de Molière (oui, Marlène, et les hommes!) de notre temps d'ignares prétentieux. Les pétitionnaires ne mettent en revanche pas en garde contre certaines traductions stupides telles que "scène de crime"  pour "lieux du crime", importé des feuilletons américains traduits servilement de "crime scene", au motif d'impératifs de doublage, ou "dispositif médical" littéralement inspiré de "medical device". 

Et de conclure: "Faute d’avoir su précéder le Québec comme référence mondiale pour la défense du français, du moins sachons nous inspirer de sa pugnacité et abandonner nos comportements serviles. Il y va de notre identité nationale et de l’avenir de la francophonie." Le Québec a voté en 1977 la Charte de la langue française dite Loi 101 pour officialiser l'usage du français jusque dans l'économie et la politique.
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On ne peut passer sous silence l'entreprise de Jacques Toubon, ministre de la Culture d'Edouard Balladur, qui fut le premier à réunir la francophonie à  proposer, pour lutter contre le franglais, une liste complète de mots à utiliser à la place des mots anglais. Cette tentative ne fut pas toujours couronnée de succès. Sa proposition fut même l'objet de moqueries en son temps et la loi Toubon (loi no 94-665) pour la promotion de la francophonie fut ironiquement surnommée 'loi AllGood'. Les mots "mél" et "pourriel" étaient-ils tellement risibles ? De plus, la loi no 94-88 du 1er février 1994 impose aux radios "qu’au moins 40 % de la totalité des chansons diffusées mensuellement entre 6 h 30 et 22 h 30 soient des chansons d’expression française". Voyez le résultat dans l'émission The Voice France...

mercredi 3 avril 2019

Sibeth Ndiaye, la meuf porte-parole de Philippe qui dit du "bullshit"

Yes, la meuf Sibeth Ndiaye is porte-parole du gouvernement : ce n'est pas un poisson d'avril !

Macron est trop grave pour nous avoir fait le coup du poisson d’avril... 

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Retour au "black is beautiful" des années 60... 
et la France a dû se faire une raison : le président n'a pas supporté le changement d'heure. Nous sommes passés à l'heure sénégalaise. On attendait Marlène, on se serait marré. On parlait d’Aurore Bergé, on aurait maté la remarquable courbe de sa cuisse militante qui a bouclé ses fins de mois, dès le 1er, en bouffant à tous les râteliers pour vivre au plus près et comprendre la vie des "gens". 

Ils ont moqué Nadine Morano? Eh bien, ils auront Sibeth Ndiaye

Finalement, tant mieux, tant ce choix ressemble à la France de Macron. Mais si elles ont chacune leur franc parler, la franco-sénégalaise - mais, à son apparence, la France profonde ne verra-t-elle pas plutôt dire une sénégalo-française - la parvenue n'a pas l'expertise politique de l'ex-députée, ex-conseiller régionale, ex-ministre et euro-députée de Meurthe-et-Moselle.

En même temps, un président schizophrène qui nous fait son cinéma patriotique  au plateau des Glières, et qui, le soir, change de pied en collant porte-parole une Française venue à l'heure des brousses (pour les autochtones, c'est l'heure de la traite des chèvres, autrement dit de l'ami Ricoré) et qui incarne la France coloniale. Les brèles de LaREM se féliciteront d'avoir échappé aux "années 30"...

Sibeth Ndiaye, c'est l'avenir de la France
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Sans elle, nous ne serions pas ce que nous sommes. C'est d'autant moins vrai qu'elle n'est Française que depuis trois ans, mais c'est un détail de l'Histoire. Surtout à l'époque où, dans les livres d'Histoire, la bataille de Verdun tombe dans l'anecdote et, avec elle, le sacrifice des Tirailleurs sénégalais du 43e bataillon.

La couleur de sa peau n'y est pour rien, que les imposteurs de l’antiracisme se calment ! Ni sa coupe de cheveux afro-américaine évoquant le "black is beautiful" des années 60, si elle n'est pas non plus un acte politique posé pour rappeler les "Black panthers", mouvement révolutionnaire de libération afro-américaine d'inspiration marxiste-léniniste et maoïste de la même époque, bientôt incarné par les nationalistes pan-américains du Black Power, notamment avec Stokely Carmichael...

La présence de la binationale au gouvernement, à peine trois ans après sa naturalisation, et sans aucune légitimité par les urnes - comme trop d'autres, même Français de longue date - , signifie soit que les media ne s'étonnent plus de rien, soit qu'ils sont muselés ! Jusqu'ici, elle n'est jamais passée inaperçue, où qu'elle fût, et on a donc hâte de savoir si elle parle autre chose que le langage des signes, car les signaux qu'elle a envoyés ne justifient en rien une telle nomination, dans la mesure où son langage mêle franglais afro-américain et même si les Européennes devaient être l'occasion de sa promotion, à défaut du Conseil constitutionnel, à la tête d'Orange ou d'Airbus. 

Déjà à cause de son langage, sachant qu'il est l'expression d'une pensée. Quand on est capable de dire, et pire, d'écire, pour commenter la mort de Simone Veil, "Yes, la meuf est dead", on n’est pas Français.
Sibeth Ndiaye est un pur produit (c'est une expression toute faite) du Parti socialiste. 
Elle a milité à l'UNEF de 1999 à 2006, et administratrice de la MNEF, avec les scandales autour de la clique Cambadélis. Le 2 juin 2006, Cambadélis était reconnu "coupable de recel d'abus de confiance" et condamné à six mois de prison avec sursis et 20.000 euros d'amende par le tribunal de grande instance de Paris. Cette peine n'était pas assortie d'une période d'inéligibilité... Il avait déjà été poursuivi pour recel d'abus de biens sociaux dans l'affaire Agos (Agos est une société gestionnaire de foyers de travailleurs ...immigrés), car il avait bénéficié d'un emploi fictif entre 1993 et septembre 1995 lui ayant rapporté plus de 442.000 francs (environ 67.382 euros: la valeur d'une seule des montres de luxe de collection de son camarade Julien Dray). 
Mais tout est possible au PS, puisque le trotskiste est devenu premier secrétaire (avant d'être sèchement battu aux législatives) et la militante immigrée - née à Dakar en 1979 - n'a pas été troublée ! Bien évidemment, cette quadra sera bouleversée par la présence de Jean-Marie Le Pen au deuxième tour de la présidentielle, et se précipitera pour adhérer au PS, ce qui, en outre, peut aider à réussir une brillante carrière. Le moins qu’on puisse dire est qu’elle vient de la haute société.

Elle est rapidement dans les réseaux DSK, comme la crème de la macronie, mais par bonheur, le préféré des sondeurs de 2012 ne l’a pas confondue avec une femme de ménage de grand hôtel new-yorkais… Elle y rencontre alors Ismaël Emelien, qui deviendra le cerveau de Macron, Stanislas Guérini, ce sympathique jeune homme qui veut remettre en cause l’héritage au nom de l’égalité, et Benjamin Griveaux, l’inoubliable porte-parole du gouvernement, auquel elle va succéder. Toute la clique qui structurera l’officine Terra Nova.

Elle grimpe… dans l’appareil du PS, puisque, sans que sa couleur de peau n'entre en ligne de compte, Martine Aubry la nomme secrétaire nationale du PS chargée de la petite enfance en 2009. Alors qu’elle n’est pas encore française, ce qui, à l’époque, en défrise quelques-uns au PS. Elle n’est française que depuis 2016, et moins de trois ans plus tard, elle rentre dans un gouvernement ! 
Elle soutient Martine Aubry lors des primaires de la gauche pour l’élection présidentielle de 2012. C'est dire qu'elle est clairement marquée à gauche, proche des frondeurs à Hollande.
Sylvain Fort, le mélomane, et
  Sibeth Ndiaye, la poissonnière
Et puis elle émerge, en 2014, année où elle rencontre Emmanuel Macron, entrant rapidement dans le premier cercle du futur président : il est aussi isolé que détesté depuis son passage par l'Elysée. Et, dans l’équipe du nouveau président, elle devient sans peine chargée des relations avec la presse : la concurrence est inexistante. Pensez donc: le très surfait Bruno Roger-Petit, surnommé l'"opportuniste odieux", est arrogant à souhait, mais ne vaut que par sa méchanceté imbécile et prétentieuse. Elle attire rapidement l'attention, certes par sa dégaine, mais aussi par ses nombreux coups de téléphone où elle prétend recadrer les journalistes qui parleraient mal de son maître. Avec lui, elle ne partage pas les envolées délirantes, seulement le langage fleuri qui est le sien lorsqu'il décompresse.

Et, malgré (ou peut-être) son inoubliable "Yes, la meuf est dead", la voilà donc porte-parole du gouvernement. 
Sans doute parce que le travestissement de la vérité ne lui pose aucun problème moral personnel. Quant à la déontologie politique, elle regarde le citoyen. Or, la nouvelle porte-parole du gouvernement a vraiment déclaré à l’Express: "J’assume de mentir pour protéger le président de la République." On le savait, les macroniens, à commencer leur chef de file, assument n'importe quoi. Ou ça ne veut rien dire ou les mots ont un sens. Et cette phrase a été rapportée par l’hebdomadaire L'Express qui n'est pas malveillant. 
Résultat de recherche d'images pour "ndiaye"

Dans une enquête consacrée à la communication "verrouillée" de l’Elysée, en juillet 2017, la journaliste d'investigation, auteure de l’article, Stéphanie Marteau, assume son témoignage: lors de l'annonce du déplacement de la salle de presse historique située au rez-de-chaussée de l’Elysée, elle rapporte le peu d’informations que Sibeth Ndiaye apportait alors aux media sur le sujet : "Difficile d’avoir plus de détails: sur cette question, comme sur d’autres relatives aux relations avec la presse, nous nous sommes fait recevoir avec une volée de bois vert par Sibeth Ndiaye. De toute façon, nous a-t-elle affirmé à un moment,
"j’assume parfaitement de mentir pour protéger le président"», rapporte Stéphanie Marteau qui a travaillé à Marianne, aux Inrockuptibles et à Grazia. Assumer des mensonges est en soi révélateur, mais mentir pour protéger, c'est la démonstration que le patron a quelque chose à se reprocher et à cacher. Est-ce le rôle d'un porte-parole ?  Le quinquennat de Macron ne sera pas transparent comme annoncé.

Sibeth Ndiaye et Mayada Boulos seraient les deux finalistes pressenties pour reprendre la communication de l'Elysée.
Pour succéder au directeur de la communication de l'Elysée, Sylvain Fort, démissionnaire, il y avait deux candidates : Sibeth Ndiaye ou Mayada Boulos,
ex-conseillère en ­communication de l'ex-ministre de la Santé Marisol Touraine et actuellement communicante chez Havas
On espère simplement que cette mère de trois enfants ne sera ni une Taubira bis, ni un clone de Schiappa : pas plus qu'on a mérité le macron, qu'il soit grave ou aigu (diacritique emprunté à plusieurs alphabets exogènes, accent qui encombre désormais nos majuscules), on ne comprendrait qu'elle baragouine du franglais afro-américain à la satisfaction du fantôme du Palais Royal, un juppéiste du nom de Franck Riester qui végète au ministère de la Culture, comme son mentor au Conseil constitutionnel…

Sujet d'inquiétude : Giscard va devoir s'accrocher grave à son siège à l'Académie française, car Sibeth pourrait bien le convoiter. Il a succédé à Léopold Sédar Senghor... On l'imagine bien tweetant : "Yes, le keum, il est dead !" Et si elle balance du "bullshit" (des conneries"), ce sera du langage commun avec Edouard Philippe...
Dans le domaine du pire, Macron assumerait qu'elle finisse comme Benalla ou Belattar !

jeudi 12 mars 2015

La France renonce au "made in France" linguistique

Hollande et Fleur Pellerin font entrer le Français dans son déclin

La gauche vend notre âme au diable anglais

"La France n'a plus peur des mots étrangers", assure... l'AFP. 
Vingt ans après l'adoption d'une loi de défense de la langue française, Hollande assume le métissage de la langue française et décide même de fêter "les mots français venus d'ailleurs". "Une langue est toujours en mouvement", a affirmé la ministre de la Culture d'origine coréenne, Fleur Pellerin, en lançant mercredi la Semaine de la... langue française et de la francophonie !
Dans un document présentant 1.500 événements du 14 au 22 mars dans 70 pays, cette Française d'adoption est catégorique: "Le français n'est pas en danger et ma responsabilité de ministre n'est pas de dresser des digues inefficaces contre des langues, mais de donner à tous nos concitoyens les moyens de le faire vivre." Cherchez le rapport, à moins de considérer qu'aucune langue n'est plus officielle.

Acculturée et vaine 
Le discours de cette énarque trilingue français-anglais-allemand, spécialiste des nouvelles technologies, mais ignorante de la littérature française, notamment d'un contemporain, Patrick Modiano, pourtant prix Nobel de littérature 2014, tranche avec la position de son lointain prédécesseur -surnommé à l'époque "Monsieur "Allgood", Jacques Toubon qui avait fait adopter en 1994 une loi de défense du français. Moqué aujourd'hui, il assura la présidence du Conseil d'orientation de la Cité nationale de l’histoire de l’immigration (2007-2014) et a accepté le poste de Défenseur des droits, en juillet 2014: rien qui justifie donc la raillerie de l'AFP, alors qu'après la presse française, les media britanniques, belges, espagnols et même américains ont moqué l'ignorante qui est mieux apte au rayonnement de la mode française qu'à la lecture.

La loi Toubon, toujours en vigueur, stipulait que "toute inscription ou annonce apposée ou faite sur la voie publique (...) doit être formulée en langue française". Ceux-là même qui vilipendent l'emprise grandissante de Google envisagent sereinement que lui soit imposée une langue qui les dépasse, à la différence de scandinaves. L'envahissement de l'anglais américaine se limite plus à des mots nouveaux promus par la publicité, comme le prétend l'AFP, ni même seulement à des slogans assortis d'une traduction en français en caractères minuscules, mais à des tournures lexicales ('trafic' au lieu de 'circulation' routière, 'scène du crime' plutôt que 'lieux du crime' ou "100 km par heure' à la place de '100 à l'heure') ou syntaxique, qui donne 'les victimes sont en voie d'être secourues' (sic) quand 'les secours sont auprès des victimes' feraient l'affaire !

"Il faut écrire, lire, raconter des histoires, dire à nos voisins les livres qu'on a aimés: une langue se vit d'abord, sinon on est dans l'idéologie", a dit l'écrivain noir francophone nord-américain (Haïtien des Grandes Antilles établi au Québec) Dany Laferrière, présent "aux côtés" de la ministre [alors que 'au côté' serait -déjà physiquement- plus réaliste]. "Je suis pour l'action, mais je viens d'Amérique !" a-t-il ironisé.

La francophonie est-elle en voie d'extinction?

Les altermondialistes sont indifférents au refroidissement de la langue. Le Français, c'est 274 millions de locuteurs sur cinq continents. Ils seront 700 millions en 2050, soit une personne sur 13, selon l'Organisation internationale de la francophonie (OIF). Le français pourrait ainsi devenir la deuxième ou troisième langue la plus parlée dans le monde. En vérité, plus près de nous, là où elle est langue officielle, elle tombe en désuétude en Union européenne.

La peur du FN agite Valls; la peur de l'anglais le laisse de marbre 
"Faut-il redouter les emprunts ?" interroge désormais le ministère de la Culture. Avant de répondre: "Certaines langues, comme l'anglais aujourd'hui ou l'italien hier, se sont montrées particulièrement généreuses en offrant au français des centaines de mots nouveaux." Ce ministère évite les exemples anciens d'arabe lié à l'invasion 'sarrazine' ('abricot' ou 'algèbre'), mais aussi les mots liés à l'immigration ('inch'allah', 'haschich''sarouel' ou 'jupe' -avant les salafistes- 'halal' ou 'imam', sourate' ou 'burqa' , 'kiffer' ou 'niquer'...) ou au terrorisme islamiste ('charia', 'fatwa', 'djihad' ou 'intifada'): est-ce un oubli innocent ? Il faudra apprendre 'tarbouche'

Le français doit-il tout aux invasions barbares?
Dessinatrice pour L'Humanité
Selon la nouvelle Histoire revisitée de notre pays, la France ne se serait pas libérée sans les troupes coloniales... Pareillement, mais sélectivement, "il est vrai que nous avons emprunté aux langues germaniques anciennes, à l'arabe, aux langues régionales, à l'italien, à l'espagnol, au portugais et à l'anglais", a dit la linguiste Henriette Walter, auteur de "L'aventure des mots français venus d'ailleurs". Quant à l'impact du grec ancien et du latin,  ce serait des légendes...

Pour cette Tunisienne juive d'origine, un seul souci: "ce qui gêne, c'est lorsque les mots de l'étranger font double emploi"... "Mais quand on a besoin d'un nouveau mot pour un nouvel objet, une plante qui nous vient d'un autre pays, on est plutôt content d'avoir un mot pour les désigner !"

Le mythe de l'échange des mots qui font, en outre, des aller-retour.
Aucun ne meurt, chacun se régénère plus loin, telle est la sottise politiquement correcte du moment. Résister au mot anglais "challenge" serait d'autant plus absurde qu'il s'agit d'un mot français à l'origine. "Si on le prononce à la française, on se retrouve avec un mot qui est très bien attesté au Moyen Age et qui veut dire: "mettre quelqu'un au défi", relève Alain Rey, auteur du "Dictionnaire historique de la langue française". Mais, pour tout dire, "challenge" vient en fait du latin " calumnia" et le mot "défi", étouffé par l'américain, mais négligé et assassiné par Monsieur l'incinérateur Rey, date du XVe s., voire du XIIe, en droite ligne du mot "defiance". Le va-et-vient que valorise Rey n'a de sens que s'il fortifie le mot considéré, mais  le nécrologue se rend complice de la non-assistance à langue en danger d'un pouvoir par ailleurs étatiste.

Hollande dit combattre le dénigrement, mais Pellerin, bras ballants, laisse un pouvoir impérialiste imposer la loi du plus fort à notre langue séculaire. Membre de la Commission de terminologie, Rey estime que "vouloir faire des lois, c'est se battre contre des moulins à vent". Mais, Rey, rédacteur en chef des publications des éditions Le Robert, est aussi un libertaire qui n'a pas hésité à inclure du verlan dans ses dictionnaires et qui, après 13 ans, s'est fait virer de France Inter en 2006 pour sa chronique intitulée Le Mot de la fin. 
Pour les besoins de la cause gouvernementale et malgré ses atteintes à la langue française, Alain Rey offre un exemple lointain en contre-partie de son sabotage. Il cite le Québec qui ne subit pas son influence et qui a obtenu la refrancisation de tout le vocabulaire de l'automobile, alors qu'il n'y a pas si longtemps, "des francophones disaient "tyres" -en anglais- à Montréal, au lieu de pneus !" 

Les Modernes poursuivent leur travail de sape
Des linguistes vont valoir que l'on défend mieux sa langue si, plutôt que de résister, on s'ouvre en en parlant d'autres. "Ceux qui font le moins d'anglicismes, ce sont les traducteurs !" s'exclame Alain Rey, décidément plus spécieux que jamais, à 86 ans. Dans son dictionnaire, le néologisme 'mél' renvoie autoritairement à 'e-mail'...

La langue française a pour médecin des spécialistes qui veulent sa peau. 
Soins palliatifs 
au club du 3e âge

"Jusqu'au début du XXe siècle, les Français étaient bilingues: ils parlaient une langue régionale et le français", souligne finement Henriette Walter. "Ils avaient donc l'habitude d'avoir une deuxième façon de dire les choses," conclut-elle. Mais cette spécialiste omet simplement de préciser que ce n'est que depuis 1992 que la langue française est un attribut de souveraineté en France: "la langue de la République est le français." 

Tuer la langue française, c'est porter atteinte à notre culture et, ainsi, à notre souveraineté. 

Aujourd'hui, la mondialisation provoque un double mouvement: la redécouverte des langues régionales -qui, dans cet ultime sursaut, poussent un dernier râle-,  et l'apprentissage de langues étrangères pour pouvoir s'ouvrir au monde et se faire absorber. Rey et Walter, Pellerin, Valls et Hollande n'ont d'autre ambition pour la France que devenir une Suède méridionale, sans langue internationale, sans culture, ni rayonnement.

mardi 17 juin 2008

Un génocide culturel : les langues régionales inscrites dans la Constitution française

La diversité de l’unité nationale, un nouveau concept absurde et périlleux …
Le 22 mai dernier, lors de l'examen du projet de loi constitutionnelle de modernisation des institutions, l’Assemblée Nationale décida d'adopter un amendement introduisant dans l'article de la Constitution française la phrase suivante : « Les langues régionales appartiennent au patrimoine de la France. » Avec cette avancée populiste, une erreur historique est à redouter. La sottise à courte vue risque d'être élevée au rang de révolution.
En 1999, selon les critères de la charte européenne des langues régionales ou minoritaires, le rapport Bernard Cerquiglini en a recensé 75. Leur caractéristique est qu'elles ne doivent pas être les langues officielles de pays étrangers - l'espagnol, l'anglais ou l'arabe classique, par exemple, ne sont pas concernés–, ni émaner de populations récemment immigrées, ni être mortes. Il s'agit donc de langues régionales et traditionnelles, encore parlées et attachées à un espace géographique, comme l'occitan, le basque, le breton, le catalan, l'alsacien, le corse, le créole, donc à une nation. Mais on trouve aussi, dans les langues minoritaires et en raison de l'Histoire, le berbère, l'arabe dialectal ou le yiddish. C’est la résurgence du passé colonial de la France avec, par exemple, le lingala parlé en République du Congo et le douala au Cameroun parlés par moins de 20 millions de personnes, dont les franco-camerounais controversés Dieudonné, humoriste ou l’ex-sportif-chanteur Yannick Noah, ou le jazziste Manu Dibango.
Il serait d’ailleurs extrêmement injuste de négliger les 66 à 73 millions de locuteurs vietnamiens au Viêt Nam et les 15 à 22 millions de Cambodgiens du Cambodge et du sud du Viêt Nam (et en Thaïlande), qui parlent la langue khmer.

Le flou sur les critères rend souvent difficiles à identifier les langues
concernées par ce projet. Ainsi, le shimaore parlé à Mayotte est une variante du swahili. Il n'existe pas une langue créole ou kanak, mais plusieurs dialectes. En Nouvelle-Calédonie, on compte par exemple 32 aires langagières différentes ! Ce qui brise net le roman venu de Paris qui voudrait que l'on puisse témoigner au tribunal dans la langue du « pays ». Pour le breton, les cinq langues d'origine ont été unifiées pendant l'Occupation. Et le breton dit 'unifié', à côté du gallo, est une langue parfaitement artificielle, qui est au breton ce que le poisson surgelé est au poisson de pêche, selon le socialiste Jean-Luc Mélenchon ! Au total, les langues minoritaires ne sont parlées que par 7 % de la population. Vouloir introduire, dans le registre politique, des droits particuliers au motif de la langue est contraire à l'esprit de nos institutions. En 1999, le Conseil Constitutionnel ne s'y est pas trompé : il a rejeté la charte européenne - qui introduisait notamment ces langues dans nos services administratifs et judiciaires - au motif qu'elle était incompatible avec l'unité et l'indivisibilité de la communauté légale. Quatorze membres du Conseil de l'Europe ne l'ont pas signée du tout, comme la Belgique, le Portugal, la Grèce ou l'Irlande.
En 1972, Georges Pompidou, Président de la République dit encore :
« il n’y a pas de place pour les langues régionales dans une France destinée à marquer l’Europe de son sceau ». (lien 'langues régionales')
Songez que le Français est langue officielle de l’Union Européenne, mais qu’elle est en cours de marginalisation et que de grandes entreprises françaises pratiquent l’anglais en interne… C’est ‘cool’ ! L’urgence est la défense de la langue française et donc de notre culture, voire de notre identité nationale. Par conséquent, cette volonté d’introduction des langues régionales dans la Constitution n’est pas une simple plaisanterie mais un génocide programmé. LIEN Académie de la Carpette anglaise

Or, le 22 mai 2008, l'amendement de Jean-Luc Warsmann, président de la Commission des lois, a pourtant été adopté à la quasi-unanimité... C'est une décision circonstancielle, démagogique, absurde et dangereuse ! Les ethnicistes mélangent les genres. Les langues régionales ou minoritaires font partie de notre culture. Personne ne peut le nier ou s'y opposer. Mais les introduire dans notre Constitution est dangereux. L'article l est centré sur la notion d'universalité. Introduire de la différence à ce niveau est d'une totale aberration. Pourquoi reconnaître cette particularité-là ? Demain, d'autres demanderont qu'on y fasse figurer la religion ou l'origine ! Et progressivement, on va introduire l'idée qu'il y aurait une définition ethnique possible du peuple français.

L’amendement est certes la manifestation d'une prise de conscience générale de l'intérêt de ces langues régionales dans notre patrimoine. Mais le problème est qu'il ne faut pas en faire un principe institutionnel. C'est une chose d'être croyant ; c'en est une autre de vouloir créer un gouvernement religieux. La décision du 22 mai a mis en valeur la pression d'une Assemblée nationale sous l'influence des communautaristes. Droite et gauche ont cédé à l’ ethnicisme ambiant. En filigrane, le risque, désormais, est de voir resurgir cette fameuse charte des langues minoritaires que le Conseil Constitutionnel a rejetée en 1999. Cette charte était faite pour les minorités linguistiques dans les Balkans, dans les Etats baltes, dans les anciens pays de l'Est, etc. Mais en France, le contexte est radicalement autre, avec tout un appareil législatif protecteur depuis la loi Deixonne LIEN
, en 1951. Elle fut complétée par les lois Toubon (1994, LIEN 'franglais') et Jospin. Outre la rando ou le surf, on peut désormais choisir une de ces langues en option pour le bac. En Corse, les élèves ont droit à trois heures de corse par semaine. Les écoles Diwan enseignent du matin au soir le breton, et le français n'est pas même optionnel. On peut difficilement nous reprocher de faire obstacle à ces langues. Mais lorsqu'en Bretagne le français -langue en voie de disparition- sera une option langue étrangère, appelerons-nous l'Oncle Sam au secours? WWF nous recueillera peut-être...
De plus, parler français a aussi été un mode d'émancipation, notamment pour les femmes. Il serait politiquement incorrect d'ajouter qu'il l'a été pour les peuples colonisés... Ce fut la manière d'éviter l'enfermement dans un 'petit' lieu clos, où l'on devait se marier et mourir comme avaient fait les parents. ('Small is not beautiful', selon le cas) Lorsque François 1er décide, par l'ordonnance de Villers-Cotterêts, d'imposer partout le français, plus populaire que le latin, il libère finalement le serf. C'est le parler commun qui fonde notre liberté, dit ajuste titre Robert Badinter, sans penser que parler 'franglais', puis anglais -'parler commun' du reste du monde-, nous aliène. L'enracinement qu'idéalisent aujourd'hui les urbains était avant tout porteur d'aliénation. Quiconque a vécu dans un village sous l'œil du maire laïc saura de quoi il est question!

Il a fallu autrefois l'école publique pour que la langue s'impose, en mettant en sourdine les langues régionales. Sans réussir à les faire disparaître. Aujourd’hui, le risque politique est bien celui d'un communautarisme officialisé. La France a inventé les droits universels de l'homme. Avec la spécificité commencent l'horreur de l'enfermement, les affrontements sanglants, l'obscurantisme. La langue est un domaine de passion et de culture. Mais aussi un enjeu de pouvoir et de liberté. On doit s'interroger, quand on est républicain, sur l'origine de la charte européenne, par exemple.
Qui l'a proposée au Conseil de l'Europe ? Une commission animée par un groupe composé d'élus eurosceptiques autrichiens, flamands et allemands. Ses origines suspectes devraient mettre en garde tout le monde sur le délire qui consiste à créer un droit particulier pour ceux qui parlent une langue particulière. Tout cela risque finalement d'aller au détriment des langues minoritaires : car, si la charte, à terme, devait être adoptée, demain l'Etat, empêtré dans ses obligations de traductions, n'aura d'autre choix que de dire quelle est la bonne langue bretonne, catalane... Les ethnicistes sont à l'œuvre. Il faut s'opposer à eux au nom de l'unité et de l'indivisibilité de la République française. Je proposerai donc prochainement un amendement de suppression de cet article au Sénat.

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