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dimanche 16 février 2020

Grève dans les transports, lundi 17 février

Le trafic attendu à la RATP est pronostiqué "peu perturbé" par l'AFP

L'agence de presse française cite la direction de la RATP

“L’Unsa-RATP appelle l’ensemble des salarié(e)s métro et RER à se mobiliser très massivement pour un lundi noir dans les transports” (6 février 20202).
Entreprise publique, la régie fait savoir que les transports parisiens seront peu perturbés lundi, malgré l'appel à une "journée morte" par des syndicats pour protester contre la réforme Macron des retraites, le 17 février.
France Soir ne suit pas la même stratégie de démobilisation:

Selon les prévisions de l'entreprise d'Etat publiées samedi, le trafic ne sera normal que sur les tronçons les plus fréquentés du RER A et B qu'elle gère, mais le reste, qui fait partie du réseau SNCF - à l'est de la ligne A, depuis Nanterre-Préfecture, et au nord de la ligne B, à partir de Gare du Nord - sera impacté, ainsi que sur les réseaux de bus et de tram.
Le magazine du groupe Pinault est sur la ligne officielle de l'AFP

Des perturbations sont à prévoir sur les lignes de métro 2, 5 et 12, précise la RATP.

Quatre syndicats ont appelé à la grève dans les transports: quatre à la RATP et un à la RATP et à la SNCF 

Retraites: cinq syndicats appellent à un 17 février L'intersyndicale (UNSA - premier syndicat à la RATP -, FO, SUD et Solidaires, ainsi que des organisations de jeunes) espère une "journée morte" sur tous les réseaux de la régie (métro, RER, bus et tramway) le jour du début de l'examen du projet de loi de réforme des retraites en séance par les députés, pour obtenir "le retrait" de la réforme.

"Une journée morte dans les transports avec l'unité d'appel SNCF-RATP a du sens pour rappeler à ce gouvernement que c'est toujours 'Non!' " au projet de système de retraite par points", souligne dans un communiqué le syndicat de cheminots, qui "s'engagera également dans la journée d'appel interprofessionnel du 20 février", expliquait le secrétaire général de FO-Cheminots, Philippe Herbeck.

Le mouvement a été lancé par le pôle traction de l'Unsa-RATP jeudi 6 février, rejoint le lendemain par les syndicats SUD, FO et Solidaires, tandis que la CGT-RATP, deuxième organisation syndicale à la régie. a estimé que le 17 février "date symbolique dans l'agenda parlementaire, n'est pas propice à l'élargissement des luttes et des grèves dans les autres secteurs du pays".
La CGT préfère donc faire grève le 20 février, date de la prochaine journée nationale interprofessionnelle de grèves et de manifestations fixée par l'intersyndicale au niveau national (CGT, FO, Solidaires et des organisations de jeunes).

Perturbations à la SNCF aussi ce lundi 17 février 2020 

Un seul syndicat de la SNCF, FO-Cheminots, a rejoint le mouvement du "lundi noir" initié par la RATP, lançant "un appel national à la grève". Des perturbations pourraient toucher les grandes comme les petites lignes de France (TGV, Ouigo, TER, Intercités, trains internationaux, RER, Transilien...). Les prévisions de trafic n'ont pas encore été communiquées par la SNCF.

A la différence de l'UNSA, la CFDT  - qui avait refusé la trêve des confiseurs - fait bande à part et confirme son réformisme et manifeste son soutien au projet de réforme gouvernementale.

jeudi 23 janvier 2020

24 janvier 2020: "ce qui vous attend" (Le Point), "journée noire" (CNews), "vendredi noir" (LCI,"vers un blocage total des transports" (France Soir)

Retraites: l'intersyndicale appelle à une nouvelle journée de grèves et manifestations le 24 janvier

Les syndiqués et sympathisants opposés à la réforme Macron des retraites appellent à une 7ème journée de grèves et de manifestations, vendredi, jour où le Conseil des ministres examinera le projet de loi.
manif-retraites





Test d'essoufflement... la mobilisation contre la réforme des retraites a pris des formes nouvelles, mais elle n’est pas pour autant terminée. Des actions coups de poing de la CGT Energie maintiennent la pression sur le gouvernement Philippe, tout en permettant aux grévistes de la SNCF et de la RATP de reprendre haleine. Les organisations syndicales CGT et FSU, FO, CFE-CGC et Solidaires de la Fonction publique ont appelé à "des actions de grève et de convergences interprofessionnelles" jusqu’à la journée de mobilisation du vendredi 24 Janvier 2020.
[Communiqué]
42 jours plus tard : un mouvement majoritaire et inédit !
L'intersyndicale FSU, CGT, Solidaires, FO, CFE CGC, UNEF, UNL, MNL et FIDL appelle à renforcer la grève et à une journée de mobilisation massive le ! 👇




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Avocats, profs, dockers, etc…

Après six semaines d’un mouvement social inédit sous la Ve République et après six journées de manifestations massives, aussi bien à Paris que dans les grandes agglomérations françaises, la colère ne retombe pas, contrairement à ce que donne à penser l’exécutif et sa presse aux ordres qui évoquent en choeur "une grève sans issue".

Ces derniers jours ont connu des actions-surprises dans des secteurs encore non impactés : on a assisté à une nouvelle intrusion au siège de la CFDT, mardi, à des coupures d’électricité dans plusieurs régions, au "jeter de robes" noires pour les avocats de plusieurs tribunaux (Caen ou Bordeaux, notamment) et blanches pour le personnel médical, au "jeter de manuels scolaires" par-dessus les grilles du rectoral dans plusieurs grandes villes de France, comme à Clermont-Ferrand ou à Créteil.

Les avocats grévistes (ils sont 70.000 en France) perturbent sérieusement les audiences dans toutes les juridictions. Les dockers bloquent les ports de Calais, Dunkerque, Le Havre, Nantes, La Rochelle, Marseille. Les enseignants refusent de faire passer les épreuves communes de contrôle continu (E3C) dans le cadre de la réforme Blanquer du bac dans de très nombreux établissements. Perturbations également à la Banque de France où des centres fiduciaires sont bloqués, avec pour conséquence le risque brandi d’une pénurie de billets de banque dans les distributeurs automatiques.

Le chaos, jusqu’à quand ?

Les causes doivent être pointées, plus que les conséquences.
📢
RDV

📍 Place de la République
⌚️ 11h, sous le ballon CFE-CGC

Pour les mobilisations en province, rapprochez vous de votre UR.

📌 Rappel : le 24, le projet sera présenté au Conseil des ministres.




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Si ils pouvaient, BFM, LCI et CNews ou Le Figaro enverraient leurs cadres pour  remplacer les grévistes de la SNCF ou d'ENEDIS, comme l'a fait Farandou Jean-Pierre. Mais on ne verra ni Jean-Jacques Bourdin, ni  Ruth Elkrief au sommet d'un pylône... 

La contestation se radicalise à mesure que Macron et Philippe exaspèrent les salariés.
Elle prend des formes inattendues : intrusion dans un théâtre, vendredi dernier, où les Macron n'ont pas hésité à aller se distraire en pleines grèves, blocage de l’entrée du Louvre le lendemain, prise à partie d’élus et de ministres lors de réunions publiques, incendie d’un grand restaurant parisien où Macron avait fait la fête entre les deux tours de la présidentielle, avec ses partisans… 
Les experts-comptables et commissaires aux comptes pourtant peu enclins à faire la révolution envisagent de ne pas valider les comptes de campagne des candidats aux élections. C’est dire si, avec sa réforme des retraites, Macron fait l’unanimité contre lui !

A vouloir faire sa Thatcher, Macron entretient les flammes. Jusqu’à quand ? 
"Jusqu’au retrait total de la réforme," répondent en chœur les syndicats CGT, CFE-CGC, FO, FSU, Solidaires, mais aussi les syndicats enseignants et étudiants (MNL, UNEF) ou associations lycéennes (UNL, FIDL) qui, lors d’une AG commune, lancent un appel à une nouvelle journée de mobilisation le 24 janvier 2020, la 7ème depuis le début du conflit? Au 52e jour de grèves, ce sera le jour où le Conseil des ministres examinera le projet de loi sur les retraites. Tout un symbole.

La grève contre la réforme Macron des retraites bat le record de 1986-87.
En 1986, pour la défense des salaires et conditions de travail, la SNCF avait été paralysée par 28 jours de grève, sans trêve de Noël, face au second gouvernement Jacques Chirac, pendant la présidence de François Mitterrand.

En 1995: 22 jours contre la réforme des retraites (photo ci-dessous).
La grève contre le projet de réforme d'Alain Juppé, qui portait notamment sur les régimes de retraites des fonctionnaires et des agents de services publics, paralysa le trafic de la SNCF et de la RATP pendant 22 jours, du 24 novembre au 15 décembre 1995.
Les fonctionnaires observèrent également plusieurs journées de grève et les manifestations se multiplièrent. Alain Juppé renonça finalement à la réforme des retraites, tout en maintenant le reste de son plan de redressement de la Sécurité sociale.

Jeudi soir, veille de la grande grève du 24, des marches aux flambeaux dans toute la France !  
Des retrai­tes aussi, mais aux flam­beaux, à l’ini­tia­tive des gré­vis­tes des mar­ches de nuit... 

dimanche 29 décembre 2019

L'AFP avait suggéré une baisse de mobilisation des grévistes dans les transports: elle avoue sa manipulation de l'opinion

L'Agence de presse française évoqua dimanche une trêve "comme prévu après l'embellie annoncée ce week-end par la SNCF" 

Après avoir dramatisé les grèves des transports contre la réforme Macron des retraites, l'AFP souffla le chaud et le froid dans ses "prévisions de trafic : 

du mieux dans le métro avec seulement deux lignes fermées lundi, ça se dégrade de nouveau à la SNCF"
Prévisions de trafic : du mieux dans le métro avec seulement deux lignes fermées lundi, ça se dégrade de nouveau à la SNCF
L'illustration de l'AFP suggère-t-elle une "embellie"?


"Il y aura moins de trains en circulation lundi sur tout le territoire. En revanche, à la RATP, après les treize lignes totalement fermées dimanche, seules la 7bis et la 13 demeureront closes lundi" [suggestion d'une chute de la mobilisation]. 
Or, l'AFP aurait pu inverser ces deux informations, mais elle est clairement dans la critique du mouvement de grève contre la réforme Macron en marche : ses journalistes sont-ils menacés dans leur propre régime spécial de retraite. En fait, il n'est pas remis en cause et ils conservent leurs privilèges. Mais il ne faut manifester aucune ingratitude envers ce pouvoir... 
Le trafic dans la capitale restera cependant "perturbé" à "très perturbé," selon le moyen de transport choisi.
Le trafic restera perturbé à la SNCF lundi, au 26e jour de la grève [s'en agace-t-elle ou s'en félicite-t-elle en signalant cette reprise ? La présentation que donne l'AFP des faits qui suivent est une réponse] contre le projet de réforme des retraites, avec seulement un TGV sur deux et un Transilien (train de banlieue) sur 4 en circulation à la veille du réveillon de la Saint-Sylvestre. Pour les longs déplacements, c'est moins bien que ce week-end (6 TGV sur 10 et 7 OUIGO sur 10), l'entreprise publique s'étant concentrée [qu'elle en soit remerciée] sur les trois derniers jours pour permettre à un maximum de personnes de se déplacer entre Noël et le Jour de l'An.

La moitié des TGV desservant les axes Est, Atlantique et Sud-Est et la moitié des Ouigo circuleront, pour trois TGV sur cinq sur l'axe Nord [que les cadres non-grévistes - briseurs de grève - de la SNCF en soient remerciés]. Les liaisons intersecteurs (province-province) seront très limitées (trois TGV sur dix) et le trafic international toujours affecté, selon un communiqué du groupe ferroviaire, qui prévoit également quatre circulations sur dix en moyenne pour le TER - essentiellement assurées par des cars [dont l'AFP n'évoque pas la hausse vertigineuse des tarifs] - et un train Intercités sur quatre.

De son côté, le trafic RATP connaîtra - comme prévu là aussi - une "amélioration significative" lundi, veille du réveillon de la Saint-Sylvestre, avec 14 lignes de métro fonctionnant normalement ou partiellement, a annoncé la régie dimanche.

Les lignes 1 et 14 du métro fonctionneront toute la journée [l'AFP ne précise pas que ce sont les deux lignes automatiques du réseau !], comme les jours précédents. Sur toutes les autres lignes, à l'exception de la 7bis [19e arrondissement de Paris] et de la 13 [la plus longue du réseau parisien, reliant  à Paris notamment Saint-Denis et Saint-Ouen-sur-Seine, sur la branche nord-est, et Asnières-sur-Seine, Gennevilliers et Clichy] qui resteront fermées [volonté de minimisation de la mobilisation], le trafic sera limité aux heures de pointe, et parfois seulement le matin ou le soir, avec une fréquence réduite et des stations fermées. Sur les RER A et B (zone RATP), le trafic restera "très perturbé" mais sera assuré de 6h30 à 19h30.

Dans les tramways, le trafic sera "normal" sur cinq lignes sur huit, les trois autres présentant un trafic "quasi normal". 
Trois bus sur quatre sont annoncés en moyenne, les fréquences variant selon les lignes.

samedi 14 décembre 2019

Retraites : l' "âge pivot" à 64 ans vacille

L'"âge d'équilibre" à 64 ans est devenu "négociable" ...

Les policiers et gendarmes ont ouvert une brèche dans la digue

 C'est une sous-fifre du gouvernement qui annonce le mollissement du quadra. La secrétaire d'Etat auprès de Bruno Le Maire, ministre de l'Economie, Agnès Pannier-Runacher, a lâché samedi que l'âge pivot à 64 ans pour la retraite est "négociable", soulignant que les négociations restaient
ouvertes. 
L'âge pivot à 64 ans, le premier ministre "ne dit pas que c'est absolu, que ce n'est pas négociable, il dit c'est une proposition, c'est négociable et notre porte est ouverte", a déclaré sur BFMTV, la condisciple à l'ENA d'Alexis Kohler, donnant le signal de la débandade au sommet de l'Etat.
"Ce n'est pas une question de recul, c'est une question d'objectif, a raconté la secrétaire d'Etat. Le nouvel "objectif" (!), c'est "qu'au départ les jeunes ne partent pas avec un système déséquilibré parce qu'on leur mentira. Il y a différentes façons de le faire, et nous il nous semble que la meilleure façon c'est cet âge pivot", a-t-elle assuré.

 "Le Premier ministre a indiqué que si on veut faire une réforme systémique jusqu'au bout, il faut qu'elle soit équilibrée, c'est-à-dire qu'on ne démarre pas en faussant les paramètres, en permettant à ceux qui sont les plus âgés de partir tranquillement, quand les plus jeunes n'ont aucune garantie que leur retraite sera financée, parce qu'en fait on triche dès le début", a-t-elle ajouté. 

Pannier-Runacher, chargée d'assumer le déshonneur

Résultat de recherche d'images pour "Pannier-Runacher""Notre main est tendue", a-t-elle déclaré. On ne parle plus de discussions: on en est à des négociations. Des négociations vont avoir lieu "en début de semaine", a-t-elle indiqué, après avoir évoqué les discussions qui se sont déroulées vendredi: "Lorsqu'on négocie avec la SNCF et que la CGT ne vient pas à la table des négociations bilatérales, c'est un constat (...), il faut être deux pour négocier". Un appel du pied à la CFDT qui se veut syndicat de dialogue.

"Nous travaillons aussi pour faire partir les Français à Noël, pour que les trains fonctionnent", et que les fêtes de Noël soient "les plus sereines possibles", a ajouté la secrétaire d'Etat. Dans le même temps, les chaînes de radio et de télévisions aux mains d'hommes d'affaires matraquent les Français de reportages décrivant la galère des Franciliens face aux grèves des transports contre le projet de réforme inéquitable et flou des retraites.

Le gouvernement tente depuis jeudi de faire revenir la CFDT à la table des négociations. Il avait rompu le dialogue lorsque, parmi ses annonces, Edouard Philippe a évoqué un "âge d'équilibre", forme déguisée de l'"âge pivot" maquillé par les apprentis de l'Elysée en sémantique, mais la confédération ne veut pas en entendre parler, même sous la forme d'une instauration progressive qui permettrait d'atteindre l'âge de départ à la retraite à 64 ans en 2027, assorti d'un système de bonus/malus qui pénalise les carrières chaotiques (les femmes et les accidentés de la vie).

mardi 12 décembre 2017

Grève de la RATP mardi : des perturbations subies sur les RER A et B

Les syndicats imposent leurs tensions internes aux usagers 

Quatre syndicats ont appelé les conducteurs des RER A et B à cesser le travail

Résultat de recherche d'images pour "syndicats RATP"

En dehors des périodes de pointe du matin et du soir,
le trafic sera "très réduit", voire "quasi nul", sur le RER A, ligne la plus fréquentée d’Europe avec 1,2 million de voyageurs par jour, et un train sur quatre circulera sur le RER B (875.000 usagers quotidiens).

Les usagers des lignes A et B du RER seront "perturbés avec un train sur deux aux heures de pointe" et encore moins aux heures creuses, en raison d’une grève des conducteurs à l’appel de quatre syndicats, a annoncé la Régie autonome des transports parisiens (RATP), dimanche 10 décembre. 


Sur le RER B, qui dessert notamment l’aéroport de Roissy, les voyageurs devront en outre "prévoir un changement de train à Gare du Nord", la connexion n’étant pas assurée avec la partie Nord gérée par la ...SNCF. 

Les syndicats répercutent leurs "tensions chroniques" sur la population

Grève RATP mardi: 1 train sur 2 au mieux sur les RER A et B
Les syndicats CGT, Unsa, SUD et FO (77% des voix, au total aux dernières élections à la RATP) ont appelé les conducteurs des RER A et B à cesser le travail pour dénoncer des "tensions chroniques" dans l’organisation du travail et des "méthodes agressives de management". 
A noter que les conducteurs syndiqués à la CFDT ne semblent pas subir les mêmes pressions.

Les usagers  du  métro, bus et du tram ne devraient pas être pénalisés, le trafic devant être "normal sur toutes les lignes". 
Certaines seront même "renforcées", en particulier les lignes 1, 4, 13 et 14 du métro, ajoute la RATP. 

Les usagers sont fortement impactés

Un tronçon du RER B au sud de Paris fermé 5 jours en novembreFace à "une direction obtuse", "aujourd'hui les conducteurs se sont massivement mobilisés", ont affirmé mardi matin les syndicats dans un communiqué, ajoutant que la direction a "expédié en catastrophe ses cadres en formation sur les trains", afin de remplacer les grévistes.

A 06h30 à la station de La Varenne-Chennevières (Val-de-Marne), les hauts parleurs rappellent à intervalle régulier que seulement un train sur deux circule. Les usagers de la ligne A qui n'ont pas changé leurs habitudes se sont trouvés piégés. "Je me suis dit que ce matin ça irait", disait ainsi Mustapha, 56 ans, avant d'ajouter: "Ce soir, je profiterai de la voiture d'un collègue pour rentrer".

Dommages collatéraux de la grève sur les automobilistes
Peu après 08h30, on comptait 530 km de bouchons cumulés en Ile-de-France (contre 400 habituellement), un niveau classé "exceptionnel" par le site Sytadin.
Une certaine presse attribue ces effets indésirables au Sommet de Paris sur le climat de ce 12 décembre à Paris...

RER A : le trafic restera coupé mercredi matinLa grève a été maintenue après l'échec d'une tentative de conciliation entre syndicats (CGT, Unsa, SUD et FO, 77% des voix au total) et direction la semaine dernière. "La direction ne veut rien entendre", assure Jean-Luc Prigent pour la CGT. Les "tensions chroniques" et "dysfonctionnements récurrents dans l'organisation du travail" évoqués par les syndicats seraient la conséquence d'une "politique du chiffre" liée aux obligations fixées par Ile-de-France Mobilités (ex-Syndicat des transports d'Ile-de-France, STIF jusque juin 2017, dans le cadre de la décentralisation et du désengagement de l'Etat ), composé de depuis 2006, des collectivités suivantes : région Ile-de-France, Ville de Paris et départements des Hauts-de-Seine, de la Seine-Saint-Denis, du Val-de-Marne, de l'Essonne, des Yvelines, du Val-d'Oise et de Seine-et-Marne.

La 'politique du chiffre' incriminée, en d'autres termes, la rentabilisation.
"Depuis trop longtemps sont dénoncées sur les deux lignes de RER des dérives graves" dans le management ou l'interprétation de la réglementation interne, "sources de risques psychosociaux et de dégradation des conditions de travail", disent les syndicats, qui avaient déjà appelé à la grève en octobre 2014 pour dénoncer le mode de management.

Les conducteurs se plaignent d'être "en première ligne" "face à des voyageurs excédés" dans une situation de tensions aggravée par une "pénurie d'effectifs" sur un réseau saturé, déclarent-ils. "On est censé faire la même chose avec moins de monde et le niveau de qualité de service exigé n'est jamais atteint", affirme Laure Thibault (SUD). 

Outre "l'arrêt des méthodes agressives de management", les syndicats réclament aussi le "respect des mesures de sécurité" en cas de colis suspect et "des effectifs en corrélation avec l'offre de transport" sur ces deux lignes cogérées avec la SNCF.

La RATP affirme en revanche que les syndicats "n'ont pas souhaité discuter" ses propositions.
La direction a toutefois proposé une nouvelle réunion le 18 décembre pour, dit-elle, "retrouver un collectif de travail serein, propice à une exploitation performante des lignes de RER". 
Sur le fond du conflit, elle s'est refusée à toute polémique.