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mardi 16 octobre 2018

Le Conseil d’Etat donne raison à Zemmour contre le CSA

Le Conseil d’Etat annule une décision du CSA visant Zemmour

Le CSA
 avait mis en demeure RTL pour un "éloge de la discrimination", selon luipar Eric Zemmour

Résultat de recherche d'images pour "Le Livre noir du CSA : enquête sur les dérives et gaspillages du Conseil supérieur de l’Audiovisuel ("Le Conseil d’Etat a annulé lundi 15 octobre 2018 une mise en demeure infligée par le Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA) à RTLle 14 juin 2017, pour une analyse de son chroniqueur Eric Zemmour dans l'émission 'On n’est pas forcément d’accord' du 2 février 2017. 
Le journaliste et essayiste Eric Zemmour avait déjà comparu le 14 janvier 2011 au tribunal de Paris pour un "éloge de la discrimination" qualifié de provocation à la haine raciale. 

"La non-discrimination est présentée abusivement comme un synonyme de l’égalité, alors qu’elle est devenue au fil du temps une machine à désintégrer la nation, la famille, la société au nom des droits d’un individu roi", avait déclaré le polémiste dans l’émission matinale d’Yves Calvi, parlant de la nomination par le président Républicain Donald Trump d’un nouveau juge conservateur à la Cour suprême américaine.

Le CSA avait jugé que la station avait diffusé un "éloge de la discrimination" sans aucune "contradiction, ni mise en perspective", manquant aux obligations de la convention qu’elle a signée avec le régulateur.

Le groupe M6, qui détient RTL, s’est félicité de l’annulation de cette mise en demeure par le Conseil d’Etat, estimant dans un communiqué qu’elle confirme ainsi "l’importance et la portée du principe de liberté de communication des pensées et des opinions ».

Le "Grand remplacement"

Le groupe se félicite du "droit de revenir vers le Conseil supérieur de l’audiovisuel et le Conseil d’Etat" concernant la mise en demeure du 12 septembre 2018 visant l’émission 'Zemmour et Naulleau' sur Paris Première (groupe M6), et qui, selon son propriétaire, la Compagnie luxembourgeoise de télédiffusion (CLT) , "soulève des enjeux comparables".

Dans cette émission de Paris Première et dans le cadre d’un débat sur la loi " asile et immigration" de janvier 2018, Eric Zemmour avait "en particulier" justifié, selon le CSA,  son "déni" aux migrants de confession musulmane " du bénéfice du droit d’asile au motif qu’ils seraient, du fait de leur religion et contrairement à d’autres, source “d’énormes problèmes” et qu’ils contribueraient au “grand remplacement” de la population française", d'après le Conseil présidé par le socialiste Olivier Schrameck, depuis janvier 2013 et pour six ans.

Très "affectée" par cette affaire, Hapsatou Sy avait fait savoir qu'elle comptait porter plainte contre le polémiste et n'avait pas hésité à lancer une pétition pour que le journaliste ne soit plus invité sur les plateaux télé.

Plus récemment encore, invité sur le plateau de Thierry Ardisson dans l’émission "Les Terriens du dimanche" du 16 septembre, Eric Zemmour avait invité les migrants à donner des preuves de leur volonté d'intégration en donnant des prénoms du calendrier à leur enfants, suggérant ainsi que le prénom de l'ancienne esthéticienne franco-sénégalaise  Hapsatou Sy, devenue chroniqueuse sur C8, est une "insulte à la France", terre d'accueil. Napoléon avait établi une règle - abolie par les socialistes en 1993 - selon laquelle le prénom devait être choisi dans le calendrier - sachant que 'Adam' est commun aux trois religions révélées - et appartenir à l'Histoire française.

Ces polémiques s'inscrivent dans la dénonciation du risque de "grand remplacement", selon lequel un processus de substitution de population est en cours sur le territoire français métropolitain, consistant au remplacement de la civilisation judéo-chrétienne européenne par une civilisation non européenne et musulmane, véhiculée par des populations originaires en premier lieu d'Afrique noire et du Maghreb, mais aussi du Proche et du Moyen Orient. La fille de Cerruti et Sy s'appelle Abbie, "ma joie est en Dieu".
D'ascendance martiniquaise et réunionnaise par son père, Mgr Luc Ravel, archevêque de Strasbourg, note la dénonciation de la "promotion" de l'avortement par les musulmans et souligne la fécondité des "croyants musulmans".

Le buzz, c'est du business
Moins de trois semaines après son altercation avec Eric Zemmour dans 'Les Terriens du dimanche' sur C8 et ses différends avec son animateur Thierry Ardisson, Hapsatou Sy a dévoilé un nouveau projet ambitieux de création de son propre média ! Le 3 octobre 2018, l'épouse de Vincent Cerutti a annoncé qu'elle lancera très prochainement sa propre webtélé intitulée... HapsatouSy TV. "Un concept inédit : une TV digitale avec du contenu intéressant (reportages, talk-show). Vous achetez ce que vous voyez sans bouger !"

Thierry Ardisson soupçonne Hapsatou Sy d'avoir mis en scène son clash
Hapsatou Sy a pris le temps de la réflexion. Si elle a aussitôt appelé les media à boycotter Zemmour, elle a mis un mois pour porter plainte contre l’auteur de "Destin français".
A-t-elle tout prémédité et mis en scène ?
Thierry Ardisson accuse sa chroniqueuse, non seulement de vouloir créer un bad buzz autour de son émission, mais aussi, à propos du choix des prénoms, de jouer la comédie: "Hapsatou connaît très bien Zemmour. Je ne vois pas pourquoi elle s’est montrée surprise là-dessus." 

Ardisson a également souligné qu’elle a signé un contrat stipulant qu’elle devait respecter la confidentialité autour de l’émission : "Je suis désolé qu’Hapsatou se soit crue obligée d’aller sur Twitter pour s’épancher. Ce n’est pas bien."

Selon l'animateur, "c’est Hapsatou Sy qui a lancé la polémique sur Twitter", et non pas lui ou son invité Eric Zemmour. Thierry Ardisson ne regrette d’ailleurs " pas du tout" d’avoir reçu le polémiste dans 'Les Terriens du dimanche' : "On invite qui on veut  ! Eric Zemmour, ce n’est pas n’importe qui : son dernier livre s’est vendu à 500.000 exemplaires et je ne vois pas pourquoi je ne l’inviterais pas. Qu’est-ce que c’est cette histoire où maintenant, on ne doit inviter que les gens avec qui on est d’accord ?", a-t-il déclaré sur CNews, assurant que "le débat avec Zemmour était de haut niveau".

L'homme de télévision a en outre indiqué que son coproducteur et lui ont financièrement soutenu la chroniqueuse ces dernières semaines : "Ce qui prouve, en plus, notre bonne volonté, c’est que comme elle a pas mal de problèmes d’argent, on lui a avancé six émissions. On est tellement méchants que quand quelqu’un nous dit “Je n’arrive pas à payer mes impôts”, on lui avance…" Une précision qui sonne comme un ras-le-bol des procédés de l'ingrate. "Si elle revient pour nous faire des scènes comme ça tous les jeudis soir, je ne souhaite pas qu’elle revienne, c’est très clair."

jeudi 27 septembre 2018

Collomb porte plainte contre Yann Moix, mais "chie dans son froc" face au groupe Canal+

France 2, et Ruquier sont-ils solidaires de leur chroniqueur ?

Les propos anti-flics "injurieux et diffamatoires" tenus par Yann Moix dans l'émission 'Les Terriens du samedi' sur C8 ne resteront pas sans suites

Forçat des media
Le ministre de l'Intérieur, Gérard Collomb, avait assuré qu'il allait porter plainte contre l'écrivain et chroniqueur Yann Moix. 
"Après avoir pris connaissance de l'analyse juridique réalisée par mes services, j'ai pris la décision de porter plainte contre Yann Moix pour les propos injurieux et diffamatoires qu'il a tenu à l'encontre de nos policiers", a tweeté le ministre ce jeudi 27 septembre, confirmant une promesse faite plus tôt dans l'après-midi devant des syndicats de police. 
Dimanche, Gérard Collomb avait déjà déploré des propos "intolérables", qualifiant le chroniqueur de "grossier sur la forme" et "indécent sur le fond".

Yann Moix avait insulté les forces de l'ordre avec une rare violence le samedi précédent, les accusant de "se victimiser" et de "chier dans leur froc" face à l'insécurité. Une ignominie en des termes qui plaisent aux bobos parisiens qui font du populisme à bon compte auprès du public des quartiers.

L'écrivain - qui a "chié dans son froc" depuis, regrettant "des mots grossiers" - était chargé, sur le plateau de Serge Khalfon et Didier Froehly,  de distribuer les Moix d'or, des récompenses en forme de sanctions. Ce samedi-là, il était face au grand reporter à l'hebdomadaire 'Marianne', Frédéric Ploquin, qui sort un livre 'La peur a changé de camp' et de deux policiers.
L'animateur de cet info-divertissement - qui n'a rien à envier au divertissement politique proposé par Laurent Ruquier sur France 2 au même moment - , Thierry Ardisson est entouré de divers chroniqueurs qui décryptent l'actualité comme le spécialiste de télé-réalité Jeremstar, l'avocate d’extrême-gauche Raquel Garrido, l'avocat de droite Gilles-William Goldnadel ou encore l'animatrice Hapsatou Sy.
Cette dernière, tout comme son compagnon Vincent Cerutti, lui aussi candidat, participa en 2017 à la huitième saison de 'Danse avec les stars', sur TF1, est surtout connue depuis le 16 septembre 2018, date d'une autre polémique, cette fois avec Eric Zemmour, déjà dans une émission de Thierry Ardisson, 'Les Terriens du dimanche ! 'sur C8. Eric Zemmour y estima que "sa mère avait eu tort de l’appeler par ce prénom" qui ne facilite pas l'intégration et que "plutôt que Hapsatou, elle aurait mieux fait de l’appeler Corinne. Ça vous irait très bien !". La suite de l'échange est coupée au montage sur instruction du service juridique de la chaîne. Pour Le Parisien, le producteur de l'émission, Stéphane Simon, détaille : "Ce n’était pas possible de laisser un échange aussi violent devant des centaines de milliers de personnes. Eric Zemmour flirtait avec la ligne jaune, il y avait un fort risque de condamnation juridique. C’est pour cela que nous avons fait notre travail en responsabilité, en coupant la séquence au montage."
Mais, le 18 septembre, Hapsatou Sy publia sur Instagram la partie coupée de l'échange, filmée clandestinement sur l'écran de contrôle de sa loge. Hapsatou Sy, préméditant manifestement d'exploiter par la suite tout propos contestable : "Jamais je n’ai entendu quelque chose d’aussi blessant. Parce que pour moi qui aime ma France, que j’aime ce pays, que ça vous plaise ou ça vous déplaise, je trouve que ce que vous venez de dire n’est pas une insulte à mon égard, c’est une insulte à la France". Noble réaction, que certains jugent toutefois surfaite. Eric Zemmour : "C’est votre prénom qui est une insulte à la France. La France n’est pas une terre vierge. C’est une terre avec une Histoire, avec un passé. Et les prénoms incarnent l’Histoire de la France". Après avoir demandé une "sanction exemplaire" contre Eric Zemmour, Hapsatou Sy lança une pétition en ligne pour "interdire de médias les personnes portant des messages d'incitation à la haine".
Elle affirme aujourd'hui qu'elle n'a pas prémédité le scandale, en dépit des problèmes financiers qui lui sont prêtés. Elle met toutefois en garde que, si la séquence n'a pas été filmée dans son intégralité, elle dispose néanmoins d'images plus choquantes, promettant pour l'heure de ne pas les diffuser... Elle compte toujours porter l'affaire en justice et réfléchit au motif. Elle précise que son employeur C8 a fait son travail en supprimant la séquence et qu'elle a reçu de la chaîne un soutien absolu. Le 25 septembre, la Franco-sénégalaise (ses parents sont d'origines sénégalaise et mauritanienne, comme ceux de l'humoriste et acteur Omar Sy) annonça que Me Eric Dupond-Moretti s'honorerait d'être son avocat.
Quel vertueux totalitaire lancera une pétition pour exclure Yann Moix des media ?
Les coproducteurs de ONPC, Catherine Barma et Laurent Ruquier, qui emploient aussi le cumulard ? A défaut, le service public maintiendra-t-il le chroniqueur-insulteur ? 
France Télévisions a en effet des antécédents d'intransigeance idéologique. France 2 n'a-t-elle pas licencié son météorologue Philippe Verdier pour bien moins que cela, après la publication de son livre politiquement incorrect 'Climat investigation' ...

"Ces propos inacceptables devront être sanctionnés par la justice"

Dans cet ouvrage, il évoque le travail des policiers "la peur au ventre" sur fond d'insécurité. "Vous venez dire ici que les policiers ont peur (...), que vous chiez dans votre froc", avait réagi Yann Moix. "La peur au ventre, vous n'avez pas les couilles d'aller dans des endroits dangereux", avait-il ajouté.



"Si tous les policiers se doivent d'être irréprochables, une personnalité se doit de l'être tout autant. Ces propos inacceptables, inqualifiables devront être sanctionnés par la justice", a commenté Frédéric Lagache du syndicat Alliance, annonçant que son organisation se porte partie civile. 

Le secrétaire général d'Unité-SGP-FO, Yves Lefebvre s'est dit lui "satisfait" de la décision du ministre : "une marque de reconnaissance vis-à-vis de ses fonctionnaires". 

"C'était allé beaucoup trop loin. On ne peut pas tout dire pour faire son buzz personnel", a réagi pour sa part David Le Bras, secrétaire général du syndicat des commissaires de la police nationale (SCPN-Unsa).

Après avoir riposté au ministre de l'Intérieur dans un premier temps, Moix a baissé son pantalon, s’excusant pour ses propos en affirmant qu’il a "manqué d’intelligence" et qu’il y est "allé un peu trop fort"...
"Je disais avec des mots grossiers que je regrette -parce que c'est jamais bien les mots grossiers- (...), que la police n'a pas à venir dire sur les plateaux qu'elle a peur puisque le signal envoyé n'est pas le bon pour être respecté", s'est justifié le quinquagénaire, mardi sur LCI. 

Moix est un récidiviste.
Il avait déjà accusé la police de "violence" dans les camps de migrants à Calais au début de l'année.