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jeudi 24 novembre 2016

Des forains bloquent la Place de la Concorde à Paris

Des dizaines de camions de forains solidaires de Marcel Campion bloquent le coeur de Paris 

La place de la Concorde à Paris était bloquée par des dizaines de poids lourds de forains,
 jeudi matin 
L'Etat exige qu'il démonte la Grande roue installée sur la place, une attraction foraine parisienne appartenant à Marcel Campion.
Près d'une soixantaine de poids lourds s'est réunie sur la place, un axe de circulation majeur à Paris, vers 8h00, rapporte une source policière à l'AFP chargée de la diffusion de l'information qui avait échappé à la presse. Pour couvrir l'actualité, elle n'hésite pourtant pas à se décharge sur son public et les automobilistes en particulier. Quitte à taxer ensuite l'accès à ses sites internet en imposant la suppression des adblockers contre sa publicité.

Une manifestation surprise, alors que Marcel Campion avait annoncé qu'il tiendrait à 12h00 une conférence de presse devant la Grande roue.

Les manifestants ont déployé une banderole proclamant "Les forains de France soutiennent la roue de Paris".
La circulation était neutralisée sur le pont Alexandre III et sur le pont de la Concorde, de la rive gauche vers la rive droite, ainsi que sur la rue Royale depuis Madeleine, sur les Champs-Elysées depuis George V et sur la rue de Rivoli depuis le Palais-Royal, a précisé la préfecture de police sur son compte Twitter. Les réseaux sociaux décriés par la presse institutionnelle ont cet avantage...
Depuis le 1er décembre 1999 (années Chirac), la Grande roue de la Concorde se dresse pendant les fêtes de fin d’année, dans le cadre du marché de Noël des Champs-Élysées. Après de nombreuses péripéties, elle est finalement démontée en janvier 2002 (années Jospin) et une nouvelle est installée en 2009 (années Sarkozy). La Grande Roue est revenue au coeur de Paris en novembre 2015, pour le plus grand plaisir des 300.000 passagers (2 millions de visiteurs, selon une autre source) qui, chaque année, montent à bord de ses 42 nacelles (dont 1 aménagée pour les personnes handicapées). Avec ses désormais 70 mètres de haut, elle domine l’élégante Place de la Concorde. Brillante dès que la nuit tombe, elle impressionne par sa taille et sa situation. Elle est en effet on ne peut mieux entourée, puisqu’elle trône entre la Madeleine, l’Assemblée Nationale, le Jardin des Tuileries et les Champs Élysées, sur lesquels elle offre une vue imprenable, d’autant plus que la plus belle avenue du monde est en cette période joliment illuminée
La Direction des affaires culturelles (Drac) du ministère de la Culture a adressé un procès-verbal pour occupation illicite sur un site classé à Marcel Campion, 76 ans, en raison du non respect des délais autorisés pour l'installation de la Grande roue place de la Concorde. Bien intentionnée, l'AFP rappelle que le forain est dans le viseur de la justice pour plusieurs enquêtes, ce qui n'implique pas de condamnation pour autant...
Pendant toute la durée de l’Euro 2016, le ministre des Affaires étrangères et du Tourisme, Laurent Fabius, et la maire socialiste avaient néanmoins apprécié que la roue trônât à l’entrée du jardin des Tuileries. Les cabines avaient alors été redécorées aux couleurs des 24 nations participantes.
Pour porter haut les couleurs de ces pays, 24 photos de visages avaient été apposées aux cabines de cette attraction emblématique. L’habillage était resté visible jusqu’à la fin de l’événement. "Paris montre son plus beau visage, celle d’une ville ouverte et accueillante, prête à accomplir une mission exceptionnelle : faire vivre un moment inoubliable aux Parisiens, aux Franciliens et aux visiteurs français et étrangers, à l’occasion de l’Euro 2016", annonçait avec enthousiasme Jean-François Martins, adjoint à la Maire de Paris en charge des sports et du tourisme.
Le "roi des forains" dénonce une décision "infondée juridiquement" et "en opposition totale avec les autorisations municipales". 

Le "London Eye" (2000)
au bord de la Tamise et en face de Big Ben
Il rappelle notamment que la mairie de Paris a signé avec lui une convention d'occupation. Marcel Campion dénonce une "campagne de déstabilisation et de dénigrement", venant de "puissants intérêts économiques qui aimeraient chasser les forains des Champs-Elysées comme de la place de la Concorde et de quelques individus qui pensent que cette culture populaire n'a pas sa place au coeur de Paris".

Les CRS ont chassé les forains de Paris
A 8h45, des camions de CRS sont arrivés pour déloger les camions et semi-remorques.

Les forains étaient une centaine regroupés devant la Grande Roue pour la défense des traditions populaires.

Peu après 9h00, des forains ont confié que des camions pourraient aller bloquer les places de la Bastille et de la Concorde dans la journée.

mercredi 12 octobre 2016

Rassemblements policiers suite à la tentative d'assassinats sur leurs collègues en mission à Viry-Châtillon

Rassemblements policiers après l'affaire Viry-Châtillon

Voici le texte d'une dépêche d'agence de presse

Des policiers se sont rassemblés mardi un peu partout en France 
devant leurs commissariats à l'appel de quatre syndicats, pour manifester leur exaspération après l'agression de quatre agents le week-end dernier à Viry-Châtillon, dans l'Essonne. [Ce qui s'est passé à Viry-Chatillon n'est pas une banale "affaire", un fait divers: c'est une tentative d'assassinat sur des fonctionnaires de la République en charge de notre sécurité]
L'organisation majoritaire chez les gardiens de la paix, Alliance, appelle quant à elle à une "grève du zèle" consistant à ne répondre qu'aux appels d'urgence.

"Ces rassemblements témoignent de l'émotion dans la police. Ce message ferait bien d'être entendu parce que, sinon, il pourrait déboucher sur des mouvements de colère plus importants", selon le porte-parole d'Unité SGP-FO, Nicolas Comte, joint par Reuters.
"C'est la manifestation d'une colère mais qui s'accompagne de demandes : moins de discours, plus d'actes, des moyens et une prise en compte réelle des difficultés que nos collègues rencontrent dans beaucoup d'endroits difficiles", a-t-il ajouté.

Dans l'après-midi, le Premier ministre Manuel Valls a annoncé de nouvelles mesures destinées à mieux protéger les policiers intervenant en zone sensible, notamment la généralisation des tenues ignifugées et de dispositifs contre le caillassage des véhicules.

Selon les syndicats, les manifestants étaient environ 150 devant la préfecture de police de Paris et des rassemblements du même genre ont eu lieu durant une trentaine de minutes devant de "nombreux" commissariats, y compris à Viry-Châtillon.

Alternative Police CFDT, le SCSI-CFDT, Unité SGP-FO et l'Unsa avaient invité les policiers à se réunir en milieu de journée, en silence, sans banderole ni affichage syndical, en soutien à leurs "collègues dans l'épreuve".

Quatre membres des forces de l'ordre ont été blessés samedi, dont deux grièvement, lors de l'agression commise par un groupe d'une dizaine à une quinzaine de personnes, qui ont jeté des cocktails Molotov sur leurs véhicules, près du quartier sensible de la Grande-Borne, à Viry-Châtillon. [D'une dizaine, il est admis désormais qu'il étaient plutôt une quinzaine. Et ils n'ont, semble-t-il, plus cassé les vitres du véhicule avant de jeter à l'intérieur les cocktails Molotov qu'ils avaient préparés pour assassiner les représentants de la force publique...]

L'incident  [accidentel ou criminel ?] s'est produit lors d'une mission de protection d'une caméra de vidéosurveillance endommagée à deux reprises ces dernières semaines après son installation par la mairie, à un carrefour théâtre [sic] de nombreux vols à la portière. [Le contexte est partiellement décrit, dissimulant la réalité d'une zone de non droit d'un quartier connu pour son "économie souterraine" de drogues]

Plusieurs responsables de l'opposition ont condamné ces violences
,
Marseille
qu'ils expliquent par un
"laxisme" du gouvernement. Le parti Les Républicains a réclamé la démission du ministre de l'Intérieur, Bernard Cazeneuve.

En déplacement dans plusieurs commissariats de l'Essonne, le ministre et Manuel Valls ont assuré que les agresseurs seraient arrêtés et "jugés sévèrement".

Selon un rapport de l'Observatoire national de la délinquance et des réponses pénales publié mardi, près de 12.400 policiers ont été blessés en 2015 en mission ou durant leurs heures de service (un chiffre en recul de 0,6% par rapport à 2014) et six sont décédés dans l'exercice de leur fonction.


Et voilà l'article que la presse -ici Capital- veut nous faire payer sur Internet 

RASSEMBLEMENTS POLICIERS APRÈS L'AFFAIRE VIRY-CHÂTILLON

Des policiers se sont rassemblés mardi un peu partout en France 
devant leurs commissariats à l'appel de quatre syndicats, pour manifester leur exaspération après l'agression de quatre agents le week-end dernier à Viry-Châtillon, dans l'Essonne. [Ce qui s'est passé à Viry-Chatillon n'est pas une banale "affaire", un fait divers: c'est une tentative d'assassinat sur des fonctionnaires de la République en charge de notre sécurité].
L'organisation majoritaire chez les gardiens de la paix, Alliance, appelle quant à elle à une "grève du zèle" consistant à ne répondre qu'aux appels d'urgence.

"Ces rassemblements témoignent de l'émotion dans la police. 
Les policiers nationaux réunis le 11 octobre 2016
devant le commissariat central de Mulhouse,
en soutien à leurs collègues attaqués à Viry-Châtillon
Ce message ferait bien d'être entendu parce que, sinon, il pourrait déboucher sur des mouvements de colère plus importants", selon le porte-parole d'Unité SGP-FO, Nicolas Comte, joint par Reuters.
"C'est la manifestation d'une colère mais qui s'accompagne de demandes : moins de discours, plus d'actes, des moyens et une prise en compte réelle des difficultés que nos collègues rencontrent dans beaucoup d'endroits difficiles", a-t-il ajouté.

Dans l'après-midi, le Premier ministre Manuel Valls a annoncé de nouvelles mesures destinées à mieux protéger les policiers intervenant en zone sensible, notamment la généralisation des tenues ignifugées et de dispositifs contre le caillassage des véhicules.

Selon les syndicats, les manifestants étaient environ 150 devant la préfecture de police de Paris et des rassemblements du même genre ont eu lieu durant une trentaine de minutes devant de "nombreux" commissariats, y compris à Viry-Châtillon.

Alternative Police CFDT, le SCSI-CFDT, Unité SGP-FO et l'Unsa avaient invité les policiers à se réunir en milieu de journée, en silence, sans banderole ni affichage syndical, en soutien à leurs "collègues dans l'épreuve".

Quatre membres des forces de l'ordre ont été blessés samedi, dont deux grièvement, lors de l'agression commise par un groupe d'une dizaine à une quinzaine de personnes, qui ont jeté des cocktails Molotov sur leurs véhicules, près du quartier sensible de la Grande-Borne, à Viry-Châtillon. [D'une dizaine, il est admis désormais qu'il étaient plutôt une quinzaine. Et ils n'ont, semble-t-il, plus cassé les vitres du véhicule avant de jeter à l'intérieur les cocktails Molotov qu'ils avaient préparés pour assassiner les représentants de la force publique...]

L'incident [accidentel ou criminel ?] s'est produit lors d'une mission de protection d'une caméra de vidéosurveillance endommagée à deux reprises ces dernières semaines après son installation par la mairie, à un carrefour théâtre de nombreux vols à la portière. [Le contexte situation est partiellement décrit, dissimulant la réalité d'une zone de non droit d'un quartier connu pour son "économie souterraine" de drogues].

Plusieurs responsables de l'opposition ont condamné ces violences, 
qu'ils expliquent par un "laxisme" du gouvernement. Le parti Les Républicains a réclamé la démission du ministre de l'Intérieur, Bernard Cazeneuve.

En déplacement dans plusieurs commissariats de l'Essonne, le ministre et Manuel Valls ont assuré que les agresseurs seraient arrêtés et "jugés sévèrement".

Selon un rapport de l'Observatoire national de la délinquance et des réponses pénales publié mardi, près de 12.400 policiers ont été blessés en 2015 en mission ou durant leurs heures de service (un chiffre en recul de 0,6% par rapport à 2014) et six sont décédés dans l'exercice de leur fonction.

Les organes de presse exigent solidairement des internautes la suppression de leurs AdBlockers pour leur faire payer leur publicité

Or, preuve à l'appui, ci-dessus, la presse numérique racketterait ainsi ses lecteurs sur le travail des autres, celui des agences de presse...