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lundi 26 septembre 2011

Le marathon judiciaire des Tiberi reprend

Les Tiberi ne lâchent rien en appel

L'opposition mène une campagne médiatique de dénigrement

Le procès en appel du député-maire UMP du Ve arrondissement de Paris, Jean Tiberi, accusé de fraude électorale dans les années 1990, s'est ouvert lundi après 14 ans de procédure, sur une nouvelle demande de renvoi.

Déclaré inéligible pour trois ans en première instance en 2009, mais resté maire et député grâce au caractère suspensif de son appel, Jean Tiberi, 76 ans, a en effet déposé plusieurs " questions prioritaires de constitutionnalité ", (QPC) une procédure devenue classique dans les procès à caractère politique.
Ses avocats ont saisi la cour de quatre QPC contestant la conformité des lois appliquées avec les droits fondamentaux. Ils invoquent notamment le droit à un procès dans un délai raisonnable !

La cour examinera ces questions mercredi et dira ensuite si elle transmet ces QPC à la Cour de cassation, ce qui provoquerait un renvoi du procès à l'année prochaine au moins, voire son annulation complète. Si elles sont rejetées, l'audience s'ouvrira sur le fond lundi prochain.

La majorité municipale entretient la polémique
Bien qu'ils tiennent la mairie de Paris, les parties civiles, des élus écologistes et socialistes, se disent floués. Ils contestent les demandes de la défense et estiment que le principal bénéficiaire du délai excessif de cette procédure, est Jean Tiberi lui-même, qui a conservé tous ses mandats malgré des faits qu'elles jugent accablants et grâce au vote populaire.

C'est à la suite d'une plainte de son adversaire PS dans l'arrondissement, Lyne Cohen-Solal, que l'instruction dans cette affaire dite des faux-électeurs du Ve arrondissement a débuté.
Or, depuis juin 2000, la plaignante, Lyne Cohen-Solal, fait l'objet, avec Pierre Mauroy, d'une plainte d'un contribuable lillois pour détournement de fonds publics. Après un avis sans suite donné par la Chambre régionale des comptes (!), elle est mise en examen, mais pour recel et abus de confiance, en 2004 . La décision lilloise rejetant cette plainte est donc contestée devant la Cour de cassation. Une seconde enquête suit et le procureur propose, le 14 octobre 2009, un non-lieu général. Lyne Cohen-Solal, Pierre Mauroy et l'ancien directeur de cabinet de celui-ci, Bernard Masset, sont néanmoins renvoyés devant le tribunal correctionnel de Lille le 3 mai 2010.
Le vendredi 4 février 2011, Lyne Cohen-Solal et Pierre Mauroy sont condamnés au civil par le tribunal correctionnel à indemniser à hauteur de 19 654 euros la communauté urbaine de Lille, soit la totalité des salaires perçus, charges comprises, profitant au pénal d'une amnistie automatique en raison d'une loi votée à l'occasion de l'élection du président de la République...
Pierre Mauroy et Lyne Cohen-Solal font alors appel du jugement les condamnant au civil (soit la condamnation à rembourser près de 20 000 euros à la communautée urbaine). En attendant la décision de justice, le tribunal les a en outre condamnés à verser 5.000 euros de frais de justice au requérant.


Le dossier Tibéri approche le record de longueur des affaires liées à la gestion UMP de la mairie de Paris, mais ne l'atteint pas encore, puisqu'une autre affaire de fraude électorale très similaire dans le IIIe arrondissement, également imputée à la majorité RPR-UDF de l'époque, a été jugée en 2006 après 17 ans de procédure.

Egalement condamné en première instance à dix mois de prison avec sursis et 10.000 euros d'amende, Jean Tiberi fut le successeur de Jacques Chirac à la mairie d'abord au poste de premier adjoint, avant de devenir maire de la capitale entre 1995 et 2001.
C'est Jean Tiberi, élu député dès les années 1960 dans le Ve, qui y a introduit en 1977 Jacques Chirac, dont ce fut aussi la circonscription électorale jusqu'en 1995.

Les autres prévenus
Jean Tiberi est rejugé en compagnie de sa femme Xavière, 74 ans, condamnée au premier procès à neuf mois de prison avec sursis et 5.000 euros d'amende.

Anne-Marie Affret, ex-première adjointe de Jean Tiberi dans le Ve, condamnée à neuf mois de prison avec sursis et deux ans d'inéligibilité en première instance, est la dernière prévenue de ce procès en appel, les autres condamnés ayant renoncé à poursuivre la procédure.

Le couple Tiberi a été reconnu coupable en première instance de l'inscription frauduleuse sur les listes du Ve arrondissement de la capitale de milliers de "faux électeurs" n'y résidant pas et ayant souvent reçu en échange places en crèches et logements sociaux.

Une procédure administrative engagée après le début de l'enquête pénale a abouti à radier des listes électorales du Ve 6.459 électeurs sur 41.437 inscrits, soit plus de 15%, mais le dossier pénal ne retient que quelques centaines de cas.

Le camouflet des électeurs à la gauche et aux magistrats

Réélu maire du Ve en 2008, malgré le harcèlement médiatique de la presse militante, Jean Tiberi conteste la fraude dont la gauche l'accuse. Il peut espérer rester maire, même s'il était recondamné en appel, puisqu'il ne suffit pas de poursuivre pour être empêché et que les électeurs ont choisi de lui conserver leur confiance
Il pourra se pourvoir en cassation, ce qui suspendra durant un ou deux ans l'exécution de l'inéligibilité éventuelle.

Ainsi pourra-t-il continuer à servir les intérêts de ses électeurs jusqu'aux élections municipales de 2014 et soutenir son fils, élu également en 2008 et adjoint au maire du 5e arrondissement, chargé des commerçants, du sport et de la jeunesse. Le 19 janvier, Dominique Tiberi a rejoint le contrôle général de Bercy, le plus important corps d'audit, de contrôle et de conseil du ministère de l'économie et des finances, en qualité de contrôleur général économique et financier.
Ainsi la gauche refuse-t-elle le jugement populaire exprimé dans les urnes en 2008.

Les plaignants, des socialistes et des écologistes, ressassent

Ils tentent de faire passer dans l'opinion l'idée que les fraudes du Ve arrondissement ne seraient que la face émergée d'une situation plus profonde.

Mais ce rideau de fumée ne parvient pas à dissimuler les casseroles du maire socialiste actuel
François Devoucoux du Buysson et Françoise de Panafieu reprochent à Bertrand Delanoë d'avoir privilégié les « paillettes » plus que les réformes de fond, faisant référence à la manifestation festive Paris Plages.
Françoise de Panafieu déplore en outre que le maire socialiste a détérioré les conditions de circulation en voiture dans la ville (notamment dus, d'après ces critiques, à l'élargissement des couloirs de bus), tout en n'ayant pas fait baisser le taux de pollution de manière significative.
Ses détracteurs, qu'il soient issus de sa propre majorité, comme Les Verts, ou de son opposition comme l'UMP ou le MoDem, en parlant de " ville des aisés et des aidés ", accusent également Bertrand Delanoë de ne pas avoir enrayé la fracture sociale à Paris, voire de l'avoir accentuée.
Lien PaSiDupes: HLM, Delanoë se décharge sur la chambre des comptes

Ils reprochent ainsi au maire socialiste de ne pas avoir réussi à lutter contre la hausse des prix de l'immobilier à Paris. Ils pointent encore le manque de logements accessibles aux ménages de la classe moyenne, qui sont parfois contraints de quitter Paris pour sa petite, voire sa grande couronne.
En revanche, le nombre des pistonnés logés par le maire PS en HLM de standing "abîme" l'image vertueuse du PS...
En 2006, des privilégiés - des fonctionnaires, des élus, des bobos - occupaient des logements sociaux tout en disposant de ressources plus que confortables, certains étant propriétaires de résidences secondaires, d'autres sous-louant leur HLM. Le peuple demande des comptes à tout ce beau monde, qui réclame la transparence pour les autres.
Depuis combien de temps Jean-Pierre Chevènement occupait-il à Paris un logement social (5 pièces pour 1200 euros) en plus de son pied-à-terre à Belfort ?
Bolufer, le directeur de cabinet de Christine Boutin était logé depuis 1981 dans un appartement à loyer modéré de 190 m2, boulevard de Port-Royal à Paris (Ve), au prix de 6,30 euros le m2.
Le danseur Patrick Dupont et Valérie Lang, la fille de..., notamment, avaient obtenu des HLM à Paris. La Mairie confirme, mais assure n'y être pour rien…
Franck Chaumont, proche collaborateur de Fadela Amara, est locataire d'un logement social
Et les loyers bradés pour sénateurs ?
C'est à chaque fois un deux pièces -cuisine de 52 m² situé boulevard Auguste Blanqui dans le 13e arrondissement de Paris et loué 707,18 euros par mois.
Lien PaSiDupes: HLM parisiennes-le PS Jean-Yves Mano cumule la RIVP et l'OPAC
Il y a un an, Delanoë est accusé de mauvaise gestion !
En septembre 2010, les élus montent au créneau après que le maire de Paris a fait part de la résistance de certains maires d'arrondissement quant à la construction de logements sociaux à Paris. La responsabilité de Bébert Delanoë est ainsi mise en cause dans la difficile mise en place des objectifs de 20 % de HLM dans la capitale avant 2020.
Lien PaSiDupes: Delanoë se défend dans l'affaire des logements sociaux à Paris (il conteste Les Echos)
=> Un rapport de la Chambre régionale des comptes d'Île-de-France dévoilé en septembre 2010 pointe plusieurs « anomalies » dans le recrutement de la Mairie de Paris, parmi lesquelles des emplois abusifs et le versement d'importantes primes, dont le montant global est passé de 5 millions d'euros en 2002 à 13 millions en 2009...

Bertrand Delanoë occuperait-il lui-même un emploi fictif ?
Jean-François Lamour déplore en 2010 que Bertrand Delanoë reste moins de deux heures dans l'hémicycle du Conseil de Paris alors qu'il dure deux jours, et que le directeur de cabinet Nicolas Revel « pilote tout ». À la suite d'une succession d'échecs et polémiques (congrès de Reims, accord dans l'affaire des emplois fictifs de la mairie de Paris, interdiction de l'exposition de Larry Clark aux mineurs, rapport critique de la Chambre régionale des comptes, réaménagement du Forum des Halles), Le magazine Le Point confirme que le maire de Paris est « démotivé », fonctionne « pour l'essentiel par notes » et s'appuie « surtout sur deux ou trois collaborateurs ».

lundi 8 mars 2010

Régionale: l'archaïsme de la campagne video socialiste

Douze ans après, le PS promet des projets en 2010

Une mise en scène de la France de 1998

Martine Aubry ne peut être taxée de jeunisme...
Il est vrai que nul ne sait où en est la rénovation annoncée du parti: son principal artisan, Nono Montebourde, est occupé à roucouler avec Audrey Pulvar et les socialistes peuvent attendre. Comme ils attendent en région depuis 1998...

L'archaïque Martine Aubry s'est tournée sans mal vers les seniors, mais non sans douleurs cervicales...
La brave électrice socialiste a dû connaître Guy Mollet et en a conservé le téléphone de l'époque: malgré la croissance économique internationnale, Lionel Jospin n'a pas réussi à équiper sa région ? Sans doute a-t-il mis tous les sous sur la prévention des violences des jeunes des quartiers !...

La désertification des campagnes, c'est l'insuffisance des transports régionaux,
et les transports régionaux sont de la compétence des régions


Le PS pousse le bouchon un peu loin

Le Parti socialiste mène une campagne vidéo axée sur les questions sociales et dresse les garde-fous des Régions contre la politique du gouvernement. Classique, mais bien peu respectueux des électeurs !

VOIR et ENTENDRE : la bande velpeau, LA solution socialiste à la crise

En mêlant transports publics, formation professionnelle et logement aux griefs habituels, la Ch'tite Aubry méprise les électeurs en misant sur leur méconnaissance des compétences des CR. Car l'humour et la caricature ne résistent pas un instant à l'analyse du passif socialiste sur ces sujets.

Cette retraitée ne peut se rendre au cabinet médical le plus proche, non pas parce que la France serait devenue un vaste désert médical sous l'effet de la tornade Roselyne ou des attaques de Sarko à la couche d'ozone, mais parce que les présidents socialistes de région consacrent trop d'argent à leur train de vie mais pas assez aux trains régionaux et trop à leur propagande mais pas assez aux emplois de proximité.

Les efforts socialistes pour monter leur connaissance des petits tracas de la vie quotidienne des Français manquent leur cible. Car le PS ne cherche visiblement qu'à améliorer son image en transmettant l'illusion de sa proximité, après douze à la tête des régions.
Or, au bout du compte, le grand dénuement de cette personne âgée ne réussit qu'à nous faire sourire là où nous aimerions nous émouvoir. Le tête à tête entre une bande velpeau et un téléphone obsolète nous ramène à la campagne 1998: le téléphone à cornet nous a été épargné, mais le téléphone de l'héroïne date du milieu des années 90...
La bande Velpeau a-t-elle été détournée des dons aux sinistrés d'Haïti ou aux victimes de la tempête Xanthia ? Est-ce à la Région qu'elle doit ce serveur vocal ?


Comment les régions peuvent-elles se déclarer pour rien dans la situation des jeunes mal logés ? Le militant qu'elle met en scène se livre à un happening en campant quelques instants sur un toit devant des caméras, pour alerter sur l'accès au logement des jeunes adultes. Mais que ne l'a-t-il fait en 1998 ? Jospin ne fut-il pas chef de gouvernement de 1997 à 2002 ?

Le message est clair mais la propagande grossière laisse de marbre sur un sujet sensible.



Un déficit d'âme au PS, sans doute !

mardi 24 novembre 2009

Hausse de 65,2% des ventes de logement neuf en France

Les permis de construire et les mises en chantier ont reculé




Tour de béton, de verre et de métal

signée Zaha Hadid
pour Jacques Saadé,

sur le port de Marseille






Le positif

Après un effondrement des chiffres à la fin 2008, le troisième trimestre 2009 montre qu'un peu plus de 28.000 logements neufs ont été vendus, soit une augmentation de 65,2% au troisième trimestre sur un an. Au deuxième trimestre, les ventes étaient déjà en progression de 29,6% sur un an après une baisse de 5% au premier trimestre.

Le négatif

  • En revanche le nombre de mises en chantier de logements neufs a continué de reculer de 18,1% sur la période d'août à octobre par rapport à la même période de 2008, selon le ministère.
  • Le nombre de permis de construire de logements neufs accordés a également baissé, de 17,2%, sur la période d'août à octobre par rapport à la même période de 2008. Sur la période de mai à juillet, ce recul était de 29,6% sur un an.
  • Si les ventes ont repris, le nombre de nouveaux logements mis en vente par les promoteurs au cours du troisième trimestre est en baisse de 9,6% sur un an à 19.300.

    La balance
  • "La hausse des ventes est un bon signe", souligne le secrétaire d'Etat au Logement Benoist Apparu . "La demande augmente, les acquéreurs retrouvent une solvabilité et les chantiers vont pouvoir redémarrer", a-t-il déclaré.
    Benoist Apparu, "c'est une bonne nouvelle pour les accédants à la propriété, les professionnels, les entreprises et l'emploi".

  • "Les ventes d'aujourd'hui sont les chantiers de demain", a insisté pour sa part Marc Pigeon, président de la Fédération des promoteurs-constructeurs (FPC).
  • mardi 29 juillet 2008

    Christine Boutin mobilise pour le logement

    Les associations militantes campent sur leurs positions

    Après des mois de préparation, Christine Boutin, la ministre du Logement, présentait en Conseil des ministres hier mercredi son projet de loi de « mobilisation pour le logement ». La ministre a également l'intention «organiser à la rentrée des débats citoyens avec les Français pour les faire réagir à son projet. En l'espace de cinq ans, 5 lois ont déjà été votées sur le logement et aucun n’a jamais recueilli l’approbation des partis et donc des associations satellites. Pourtant, selon la ministre, le nouveau projet marquera une véritable « rupture ».

    Une « rupture » qui s'articule autour de quatre axes
    :

    1- construire plus de logements,

    2- favoriser l'accession des plus modestes à la propriété,

    3- permettre l'accès au parc HLM à plus de personnes

    4- et lutter contre l'habitat indigne.


    Ce vaste programme, qui correspond aux besoins, comme aux revendications, ne parvient pourtant pas à faire l'unanimité
    en ces temps de contestation systématique et de crise. Vent debout, le collectif des associations unies (France Terre d’asile, Fondation Abbé-Pierre, ATD-
    Quart-Monde... ) ou les Enfants de Don Quichotte estiment que ce projet est une « régression » et réclament son retrait. Pas de détail ! C’est aussi leur raison d’être qui est en jeu.


    La facilitation de l'accession à la propriété concerne les quatre axes de lutte

    Sur l’ensemble de 26, un article en particulier concentre la polémique, au détriment du reste: celui qui permet un assouplissement de la loi SRU (Solidarité et Renouvellement Urbain), la fameuse disposition votée sous Lionel Jospin en 2000, obligeant les communes de plus de 3.500 habitants à avoir 20 % de logements sociaux. Cette obligation, louable dans les débats télévisés et à la tribune des meetings, est apparue irréaliste sur le terrain, ne serait-ce que pour des raisons de prix du foncier sur certaines communes.

    Le projet de loi prévoit que l'accession sociale à la propriété pourra être comptabilisée dans ces 20 % sociaux. N’est-il pas en effet cohérent que les logements construits afin d’aider les Français modestes à devenir propriétaires, soient eux aussi pris en compte ? Cela colle à la logique d’une « France de propriétaires » promise par le candidat Nicolas Sarkozy et à laquelle le Chef de l’Etat reste attaché. Mais ce n'est pas du goût de tout le monde. « Les ménages les plus modestes ne sont pas en mesure d'accéder à la propriété », s'emporte le collectif des associations. Quant à Jean-Luc Laurent, vice-président MRC du Conseil Régional d'Ile-de-France, qui redoute probablement leur embourgeoisement, il assure, sans excès ni preuve, que le gouvernement organise « le démantèlement du logement social ». Déjà en 2006 la majorité avait présenté un amendement en ce sens mais, face au tollé, avait dû faire machine arrière.


    Autre problème en ces temps de disette budgétaire: la question du financement.

    Pour mener à bien son projet Christine Boutin veut récupérer 800 millions d'euros des caisses du 1% logement (l’argent versé par les entreprises et qui représente une manne de 4 milliards d’euros). Ces sommes serviront pourtant à financer la réhabilitation et la construction de logements. Or, les partenaires sociaux qui gèrent ce budget ne souhaitent pas qu’une partie de leurs ressources soit employée tout aussi utilement par le gouvernement, que l’on sache clairement à quoi et sans leur avis. L’intérêt bien compris des mal-logés n’est donc pas un argument en soi suffisant. Les partenaires sociaux ne désirent pas partager leurs prérogatives, lesquelles s’exercent sur des fonds dont ils n’assurent pourtant pas la constitution.


    La maison à 15 euros par jour
    est la mesure la plus emblématique des 26 articles que comporte le projet de loi et elle a d’ailleurs déjà été mise en oeuvre. C’est du concret sur lequel les associations garde le silence. Christine Boutin s’emploie à en vendre 10.000 en 2009.


    La ministre souhaite par ailleurs mettre un terme à cette situation inadmissible des locataires dont la situation a évolué et ont désormais des revenus qui ne justifient plus leur présence en HLM : ils devront donc quitter leur logement d'ici trois ans. Considérant la situation que d’aucuns jugent préoccupante, les plafonds de revenus seront abaissés pour prétendre à un logement social. Objectif: s'assurer que ce sont bien ceux qui en ont le plus besoin qui ont accès à une HLM. Toutes ces mesures visent à supprimer les occupations abusives de logements sociaux et à fluidifier un marché saturé. 1,3 million de Français et de sans papiers sont en attente d’un logement.

    lundi 14 avril 2008

    Réforme de l’Etat : logement, ambassades, armée, dans l’œil du cyclone

    La gauche s’est gardée d’approuver bruyamment...
    Le Président est à l’écoute et fait ce qu’il a promis. Ce qui s’applique aux postes d’enseignants -et de personnels non enseignants- de l’Education Nationale est également valable dans d’autres ministères.
    Pour évaluer plus justement la propagande de la gauche relayée par ses journalistes militants dans toutes les rédactions de la presse écrite et radio-télévisuelle, il convient de mettre en valeur ce que les partisans évacuent, au profit de tous les sujets compassionnels touchants les plus défavorisés, les femmes et les enfants. Tandis que les vieillards sont tombés dans l’oubli depuis la canicule, les scolaires sont en revanche au centre de toutes les attentions et manipulations : le joli mois de Mai oblige !

    Logement : les aides ciblées
    Telle que la presse transmet l’information, la communication du gouvernement n’est pas très satisfaisante, lorsque les Français apprennent que les plafonds de ressources pour l'accès au logement social vont être abaissés de 10 % et les «surloyers» relevés. Ici ‘abaisser’ veut en effet dire que les possibilités d’accession vont donc 'augmenter'.
    C’était une priorité des Français, qui y ont consacré un quart de leurs revenus l'an passé. Pas question, indique le cabinet de Christine Boutin, ministre du Logement, de remettre en cause les objectifs affichés depuis un an, à savoir la construction de 500 000 logements, dont 120 000 sociaux, l'accession populaire à la propriété et l'application du droit au logement.
    Quatre axes de travail devraient être avancés.
    1- Le premier concerne les aides au logement (allocation logement, APL). Conçues comme un coup de pouce à la location, elles ont donné lieu à des abus. L'Élysée pourrait proposer une remise à plat du système, et notamment un encadrement plus strict des publics visés. Huit millions de personnes perçoivent l'APL.
    2- Les dispositifs d'investissement locatif défiscalisés (Robien, Borloo, etc.), qui ont soutenu la construction de neuf pendant plusieurs années, devraient aussi subir un aménagement. Les professionnels anticipent la suppression de la zone C (zones rurales et communes de moins de 50 000 habitants) où se sont concentrées les tensions locatives. D'autre part, le mécanisme de défiscalisation dans les DOM-TOM (Girardin) pourrait être suspendu le temps que le marché immobilier locatif se détende dans ces zones-là.
    3- Également dans la ligne de mire, la gouvernance du 1 % logement organisme de collecte auprès de 217 000 entreprises qui gère plus de 3,5 milliards d'euros, permettant notamment de financer la rénovation urbaine et le logement social. Les comptes du «1 %» ont été pointés du doigt par le rapport Attali et par la Cour des comptes. «Entre le montant de la collecte et celui qui est injecté dans le secteur du logement, l'écart s'est creusé», constate un observateur. Bercy n'exclut pas de récupérer tout ou partie de la collecte. Christine Boutin a souhaité à plusieurs reprises «plus de transparence» et, pourquoi pas, «l'instauration d'un contrôle parlementaire».
    4- Enfin, ce sont les plafonds de ressources d'accès au logement social qui devraient baisser de 10 %. Les organismes HLM craignent une déconnexion de ces plafonds du pouvoir d'achat des ménages. Cette mesure aurait pour effet mécanique de diminuer la file d'attente. Les surloyers payés par les ménages dont les revenus ont augmenté depuis leur entrée dans le parc social devraient par ailleurs être revus à la hausse. Objectif : éviter de transformer les HLM en «ghettos» de pauvres, selon un expert.

    Affaires Étrangères : des ambassades communes
    Le ministère des Affaires étrangères n'est pas épargné. On y prévoit 900 départs à la retraite dans les trois ans à venir sur un effectif total de 16 000 personnes (dont 4 000 en France et 12 000 à l'étranger), sachant que seul un emploi sur deux (comme dans toute la fonction publique) sera remplacé.
    Un plan de départ très spécifique concerne actuellement les ambassadeurs, trop nombreux pour le nombre de postes. Il s'achève en juin et le ministère aimerait bien le voir suivi d'un autre, ce qui permettrait de faire partir plus de monde, le problème du Quai d'Orsay étant sa pyramide des âges. Le ministère a mis en route des chantiers de grande envergure, en l'occurrence la création des ambassades communes avec d'autres pays. Le Mozambique (avec sa capitale Maputo) et le Bangladesh vont voir rapidement l'ouverture d'ambassades communes à la France et à l'Allemagne. Des discussions sont en cours avec l'Espagne et l'Italie pour mettre en commun des locaux et du personnel. Afin de mieux identifier les missions culturelles de la France, qui varient souvent d'un pays à l'autre (à la différence de l'Allemagne qui dispose d'un Institut Goethe un peu partout), le ministère entend créer une seule et unique entité clairement identifiée.
    Enfin, deux pays vont servir de galop d'essai à des ambassades tests. Il s'agit du Sénégal (avec Dakar) et de l'Allemagne (avec Berlin). L'objectif affiché est de voir comment il est possible de s'organiser pour être plus productif.

    Armée : des réductions de postes à double détente
    Les armées ne sont pas porteuses et qui sont les Françaisqui savent qu’elles font également l’objet de restructurations ?
    La réforme des armées est une fusée à deux étages.
    Il y a d'abord les réductions d'effectifs qui découlent de la révision générale des politiques publiques. Rien n'est encore totalement bouclé mais le chiffre retenu actuellement est celui de 48 000 suppressions de postes, dont 15 000 externalisations. Et ce, essentiellement sur la prochaine loi de programmation militaire (LPM), entre 2008 et 2014. Ces coupes dans les rangs ne doivent concerner que le «soutien», les grandes infrastructures de la défense, ce qu'Hervé Morin appelle le «back-office».
    Mais il va falloir compter aussi avec les conclusions du livre blanc commandé par Nicolas Sarkozy, qui devrait être bouclé fin avril. Deux scénarios sont actuellement à l'étude, selon le «contrat opérationnel» retenu.
    - Si ce contrat est de pouvoir projeter 30 000 hommes en opérations extérieures, seuls 2 500 postes seraient supprimés.
    - Si le contrat tombe à 20 000 hommes, grâce à l'amplification des réorganisations que cela permettrait, ce sont pas moins de... 22 000 postes qui pourraient être supprimés, et qui s'ajouteraient aux 48 000 de la RGPP. Un scénario intermédiaire est actuellement à l'étude.
    Dire que le gouvernement Fillon ne fait rien pour les Français, n'est-ce pas injuste ?