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mercredi 16 janvier 2019

Benalla a conservé son téléphone crypté secret-défense

Un profiteur naturel, mais une administration gouvernementale négligente

La liste des souvenirs embarqués par Alexandre Benalla à son départ de l'Elysée s'allonge

Téléphone crypté arrivé en 2010, 
Teorem est fabriqué par Thalès 
Il aurait dû être restitué à son départ. Le cabinet d'Emmanuel Macron avait aussi omis de lui demander de rendre... un autre passeport. On connaissait l'existence de deux passeports diplomatiques - émis respectivement le 20 septembre 2017 et le 24 mai 2018 - et que le Quai d'Orsay de Jean-Yves Le Drian a déclaré lui avoir réclamés le 26 juillet. D'une part, le ministère des Affaires étrangères a laissé courir en ne s'assurant pas de leur restitution effective mais d'autre part, il pourrait maintenant s'agir d'un troisième passeport qui aurait pu également avoir été exploité dans d'éventuelles "missions personnelles et privées" en France et à l'étranger aussi bien après qu'alors qu'il était encore un proche du chef de l'Etat.

Ces passeports lui ont-ils permis de faire des affaires ? Un voyage d'Alexandre Benalla au Tchad début décembre, trois semaines avant celui d'Emmanuel Macron le week-end dernier, pose ainsi de nombreuses questions sur les activités de l'ex-chargé de mission qui a rencontré pendant deux heures le président tchadien Idriss Déby. Alexandre Benalla a certifié qu'il s'agissait d'un voyage d'affaires avec de "grands patrons du Moyen-Orient" et fait savoir qu'il s'agissait de relations datant d'avant 2012, avant de travailler pour Macron. Pourtant, dès son arrivée au Tchad, l'Elysée démentait déjà auprès des journalistes tout lien avec le voyage de Alexandre Benalla qui n'a averti l'Elysée de son déplacement qu'a posteriori. Mais sa duplicité a suffisamment préoccupé le chef de l'Etat pour qu'il en parle avec son homologue tchadien dès son arrivée à l'aéroport de N'Djamena, comme l'a indiqué le journal Le Monde. Macron a dû en effet préciser à Idriss Déby qu'Alexandre Benalla n'est pas un "émissaire" de l'Elysée, comme l'a souligné dès mercredi la présidence.
Alors directeur de cabinet d'Emmanuel Macron et retraité depuis octobre 2018, Patrick Strzoda a en effet oublié de réclamer la restitution d'un passeport de service délivré le 28 juin 2018 à l'ex-chargé de mission de l'Elysée limogé en juillet, selon des informations du "Canard enchaîné" du mercredi 16 janvier. Et, en dépit des engagements qu'il avait pris, Benalla a pris la liberté de les conserver en sa possession, confirme le quai.
Et ce n'est pas tout...

Benalla a aussi pu conserver un téléphone Teorem, appareil classé secret-défense

Utilisé par le président de la République et ses interlocuteurs hauts placés à l'Elysée..., il est censé être restitué par son utilisateur lorsqu'il quitte ses fonctions. Le conserver, c'est s'exposer à trois ans de prison et 45.000 euros d'amende, précise l'hebdomadaire anarchiste.
Selon le Canard, le 11 janvier, l'avocate d'Alexandre Benalla aurait proposé de restituer ce téléphone à 2.500 euros et aurait déposé le passeport au ministère de l'Intérieur.

Le Sénat se ressaisit du dossier

Alexandre Benalla, mis en examen pour violence en réunion lors de la manifestation du 1er mai 2018, est aussi au cœur d'une enquête parlementaire pour l'utilisation de passeports diplomatiques après son licenciement. Mediapart avait en effet révélé qu'il effectuait des voyages d'affaires auprès de dirigeants africains avec ces passeports, finalement restitués le 9 janvier.

Patrick Strzoda et les ministres de l'Intérieur Christophe Castaner et des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian seront entendus par la commission des lois du Sénat le 16 janvier. 
Egalement mis en examen pour les violences du 1er-Mai, suivront ensuite les auditions, lundi 21 janvier, d'Alexandre Benalla et de son acolyte Vincent Crase, un ex-employé du parti présidentiel LREM et chef d'escadron dans la réserve opérationnelle de la gendarmerie, comme Sébastien Lecornu, chargé des Collectivités territoriales auprès de Jacqueline Gourault la ministre de la Cohésion des territoires et des Relations dans le gouvernement Philippe. 
Le futur ministre a commandé entre 2010 et 2013 les premiers pas du futur chef de la sécurité de Macron, Benalla, lequel a commencé sa carrière de gendarme de réserve dans l’Eure, sous l’autorité d’un commandant de peloton nommé Sébastien Lecornu, alors membre du cabinet du ministre de l’Agriculture, Bruno Le Maire. En 2013, quand Bruno Le Maire se lança, contre Sarkozy, dans la campagne pour la présidence de l’UMP, la propre mère d’Alexandre Benalla comptait parmi les soutiens du futur ministre de l’Economie.
Aujourd'hui, Macron a ouvert
le 'grand débat national' co-animé par Sébastien Lecornu, en réponse au mouvement social incarné par les Gilets jaunes en se rendant dans dans l'Eure, dont le président du conseil départemental fut ...Lecornu, à Grand Bourgtheroulde, village dont le maire fut jusqu'en 2017 un ex-PRG, ex-PS et actuel député, vice-président du groupe La République en marche (LREM), chargé des relations institutionnelles et avec les territoires, Bruno Questel, en fait, membre du Mouvement radical, social et libéral, issu en 2017 de la fusion du Parti radical et du Parti radical de gauche.
L'affaire Benalla se poursuit aussi sur le terrain judiciaire. 
Outre l'enquête ouverte cet été sur les violences du 1er mai, le Parquet a ouvert le 29 décembre une seconde enquête, cette fois sur les passeports diplomatiques, pour "abus de confiance" et "usage sans droit d'un document justificatif d'une qualité professionnelle".

mardi 3 mars 2015

Hillary Clinton, ancienne secrétaire d'Etat d'Obama, aurait fait courir des risques aux Etats-Unis

La bécasse a-t-elle rédigé de dangereux mails ?

L'affaire pourrait menacer la candidature d'Hillary Clinton à la présidentielle
 
Le New York Times a révélé que l'ancienne secrétaire d'Etat américaine a utilisé son adresse électronique personnelle pour envoyer des messages  de fonctions. 
Elle est donc accusée de viol des lois fédérales sur l'archivage des données, selon le quotidien, quand elle était à la tête de la diplomatie américaine durant le premier mandat de Barack Obama.

Le comportement inconscient d'Hillary Clinton et de son équipe

Il a  choqué Thomas S. Blanton, le directeur de la National Security Archives . Il rappelle que les messageries personnelles ne sont pas sécurisées et que les membres de l'exécutif ne devraient pas les utiliser, ou alors seulement en cas d'extrême urgence.
Pour sa défense, l'irresponsable a remis 55.000 pages de courriels au département d'Etat et un de ses porte-parole a assuré au New York Times que celle-ci s'était conformée "à la lettre et à l'esprit" des règles.
Fin 2014, son potentiel futur rival républicain, Jeb Bush, a publié -après coup- les mails de ses deux mandats, et leur contenu n'a rien révélé qui le soupçonne d'inconséquence. Enfin, il n'était pas en charge de la diplomatie fédérale - donc des affaires internationales-, mais  gouverneur de Floride.

 

dimanche 13 avril 2014

Fleur Pellerin, vaniteuse secrétaire d'Etat socialiste, a la folie des grandeurs

La nouvelle secrétaire d'État au Commerce extérieur veut un hôtel particulier dans le 7e

A peine nommée, l'ex-ministre déléguée ferait déjà des caprices

La nouvelle fonction de Fleur Pellerin lui donnerait-elle la grosse tête ? À peine nommée au secrétariat d'État au Commerce extérieur, au Tourisme et aux Français, Fleur Pellerin a réclamé des locaux plus dignes de sa personne et plus spacieux, comme le révèle le quotidien Le Parisien ce dimanche. 

Les exigences de la dame entrent en conflit avec la crise et la politique d'austérité annoncée 
L'ancienne ministre déléguée aux PME, à l'Innovation et à l'Économie numérique aurait cru que par "gouvernement de combat" Valls entend lutte pour le bien-être des ministres. Dès jeudi, elle aurait exigé du Quai d'Orsay l'installation de son équipe dans un hôtel particulier du 7e arrondissement. 
Le ministère des Affaires étrangères le lui aurait refusé. Mais Fleur Pellerin n'abandonne pas facilement. Le Parisien précise qu'elle se serait alors tournée vers Matignon. Nouvel échec.

Fleur aurait un gros besoin de plus de Fabius

La secrétaire d'État fait le siège du cabinet de son ministre de tutelle
D'après le quotidien, elle justifie son caprice par  la nécessité de se trouver plus près de Laurent Fabius. L'équipe de Pellerin se trouve pour le moment dans une aile du ministère des Affaires étrangères occupée auparavant par l'ancienne ministre déléguée à la Francophonie Yamina Benguigui.
 
Craindrait-elle de souffrir de la comparaison avec cette autre plante verte ?
Fabius qui guerroie en Ukraine a d'autres proccupations que le rempottage des potiches de Hollande.

mercredi 2 avril 2014

Changement de gouvernement: Fabius et Montebourg se disputent le commerce extérieur

Question de périmètre et non de bout de gras

Fabius s'est annexé le Commerce extérieur avant que Nicole Bricq n'ait déménagé
Le nouveau gouvernement connaît déjà des remous avec la redistribution des portefeuilles. 
Le ministère des Affaires étrangères a empoché ce portefeuille avant la passation de pouvoirs de la ministre jeudi 3 avril. Le nouveau ministre de l'Economie, Arnaud Montebourg, crie au hold-up. 
"Pour nous, la passation de pouvoir se fait demain [jeudi] à 10 heures à Bercy avec Arnaud Montebourg", annonce un responsable de Bercy. Pourtant, le ministère des Affaires étrangères a annoncé plus tôt qu'il a réalisé sur le Commerce extérieur un "Anschluss" peu diplomatique.

Montebourg avait assuré que ce domaine relèverait du portefeuille du nouveau ministre de l'Economie
", mais "le commerce extérieur est dans le champ des attributions de Laurent Fabius", a décrété un responsable du Quai d'Orsay, sous couvert d'anonymat... peu après ce coup de force.

Le Poutine du Quai d'Orsay annexe la Crimée de Bercy

Jusqu'à présent, le Commerce extérieur était de la compétence de Bercy et ce rattachement au Quai d'Orsay serait une première sous la Ve République.
"Les décrets d'attribution des compétences des ministres sont en cours de rédaction et c'est très délicat, car des pans de Bercy vont passer sous le contrôle du Quai d'Orsay", a précisé un autre anonyme du ministère des Affaires étrangères.

Le chancelier Kurt von Montebourg va-t-il organiser un référendum pour demander à la population du ministère du Commerce si elle souhaite rester quai de Bercy ou être incorporée aux Affaires Etrangères ?

jeudi 21 février 2013

Otages au Cameoun: le scandale de l'annonce gouvernementale intempestive

Un sous-ministre annonce la libération de la famille d'otages

L'AFP désinforme en titrant : "Cameroun: Paris dément la libération des otages français enlevés mardi"

Prise en otage de 7 Français au Cameroun:
Hollande fait porter ses soupçons 
sur la secte Boko Haram
(au centre, son leader, Abubakar Shekau)

Il s'agit de trois adultes et quatre enfants âgés de 5 à 12 ans, des expatriés en vacances dans le nord du Cameroun, qui ont été enlevés mardi par des hommes à moto qui les ont emmenés ensuite vers le Nigeria voisin et dont on est sans nouvelles.

Froidement, l'AFP tient les comptes: il s'agit du "premier enlèvement de Français depuis le début de la guerre lancée par la France le 11 janvier au Mali" pour déloger des groupes islamiques armés qui occupaient le nord du pays. L'agence établit clairement une relation de cause à effets entre l'intervention du  Hollande, "chef de guerre" contre des pickups et des mobylettes et le kidnapping : sur quelle base ?

A la vérité, l'agence de presse française couvre l'impardonnable bévue du  sous-ministre qui, dans la précipitation, a en effet commencé par clamer leur libération à l'Assemblée nationale, sur la foi d'une dépêche de presse hasardeuse.

L'AFP se fait l'écho du rectificatif des services de Fabius: "Le Quai d'Orsay dément l'information selon laquelle les otages français seraient libérés", a indiqué le ministère dans un communiqué. 

L'AFP vante la gestion du scandale par le ministère des Affaires étrangères: "Auparavant, le porte-parole adjoint du Quai d'Orsay, Vincent Floreani, avait mis en garde contre 'toute information prématurée' ". Surtout quand elle est issue de ses rangs.

L'AFP met en cause ses propres sources : "Au Nigeria, le porte-parole de la Défense, Mohammed Yerima, a lui aussi démenti toute libération. 'C'est faux. Nous ne savons même pas où ils sont' ", a-t-il déclaré.

L'AFP accuse un officier supérieur de l'armée camerounaise: il "avait annoncé jeudi matin que les sept otages, membres d'une même famille, avaient été libérés et étaient "sains et saufs", "aux mains des autorités nigérianes". "Ils ont été retrouvés abandonnés dans une maison dans la localité de Dikwa", à une centaine de km de la frontière camerounaise, avait-il affirmé."

L'AFP pointe du doigt le chaos à Yaoundé : " Mais le ministre camerounais de la Communication, Issa Tchiroma Bakary, avait ensuite démenti la libération de la famille, qualifiant l'information de "folle rumeur"."

Mais l'AFP occulte la précipitation et l'amateurisme du gouvernement

VOIR et ENTENDRE la scène de l'annonce par le ministre délégué présent à l'Assemblée nationale :
L'agence de presse tente de déculpabiliser le gouvernement Ayrault
" Pour ajouter à la confusion, le ministre délégué français des Anciens combattants, Kader Arif, avait confirmé la libération des otages avant de se rétracter." Le sous-ministre aurait été abusé ! Cet homme de confiance de Ayrault s'est rendu coupable de précipitation, mais l'AFP glisse sur sa responsabilité dans l'officialisation de ce qui aurait dû rester une rumeur, par respect pour la douleur des familles. Pas un mot de compassion de l'agence de presse qui fait profil bas, mais n'assume pas sa responsabilité.

La chaîne d'information pro-gouvernementale i-télé livre le démenti -en des termes impersonnels- du ministère:
Veuillez installer Flash Player pour lire la vidéo

Une certaine confusion ou une confusion certaine ?

i-télé stigmatise l'AFP qui, avec une incroyable légèreté, se contente d'une seule source non recoupée.

VOIR et ENTENDRE le commentaire d'Olivier Ravanello, spécialiste des questions internationales de i>télé:
Veuillez installer Flash Player pour lire la vidéo

Kader Arif s'est précipité pour diffuser l'information AFP reçue sur son portable dans l'hémicycle...

Bien qu'en tant que ministre délégué aux Anciens combattants, il ne soit pas habilité sur le sujet, l'ancien député européen PS né en Algérie  fait le buzz, au mépris des sentiments des proches des otages.

lundi 25 avril 2011

Sarkozy - Quatre ans d'action : mai 2007 - mai 2011


A ceux de l'opposition qui refusent de voir

La France avance


A l'automne 2008, la crise économique frappait le monde. La France et les Français ont fait face.Ensemble, nous avons lutté pour que notre pays continue à se réformer et à progresser au milieu des difficultés. Aujourd'hui, la croissance française repart et le chômage commence à baisser.

Depuis quatre ans et malgré la crise, la France avance. Notre pays change, se modernise et se transforme. Il le fait grâce aux efforts de chacun des Français, grâce au courage de tous. Depuis quatre ans, la France s'est remise en mouvement. Les lignes ont bougé. La France, grâce aux efforts des Français a montré qu'elle pouvait se réformer. Notre pays n'est pas condamné à l'immobilisme, ni au déclin.

Le chemin parcouru, ensemble, depuis 2007, n'a pas toujours été facile, mais il est considérable. Au cours de ces quatre dernières années, la liste des réformes engagées et des changements opérés n'a cessé de s'allonger. Avec une seule obsession : protéger les Français dans un monde de plus en plus dur. Avec un seul but : garder la France au premier rang à l'heure où les équilibres d'hier sont remis en cause. Cette période de réforme compte certainement parmi les plus fécondes depuis les trois dernières décennies.
Ces réformes, les Français les ont attendues longtemps. Ils les ont choisies sans ambiguïté lors de la dernière élection présidentielle de 2007 car le 6 mai 2007, Nicolas Sarkozy a été élu par les Français sur une seule promesse : celle du changement.

Dès les premiers jours du quinquennat, le chef de l'État, le Premier ministre François Fillon, le gouvernement et l'ensemble de la majorité parlementaire ont concentré leur action sur les sujets fondamentaux de l'emploi, de la sécurité, de l'autorité et du pouvoir d'achat.

À partir de l'été 2008, à la suite d'une crise financière née aux États-Unis, la crise économique la plus grave depuis la Grande Dépression des années 1930 a ébranlé le monde sans épargner notre pays.
Sans renoncer à mettre en œuvre les engagements pris pendant la campagne, Nicolas Sarkozy et le gouvernement ont dû faire face à l'urgence des faillites bancaires, à la chute de l'activité et à la hausse du chômage. Alors qu'il présidait l'Union européenne, c'est au chef de l'État français qu'il est revenu d'organiser la réponse internationale à cette crise sans précédent dans le cadre du G20.

Cette crise a rendu le besoin de réforme encore plus pressant, encore plus urgent à l'instar de la réforme des retraites. Trop longtemps retardée, ou partiellement engagée, elle ne pouvait plus attendre. À cela il faut ajouter que les turbulences monétaires qui ont submergé la Grèce, l'Irlande et maintenant le Portugal, ont fait de la maîtrise de nos finances publiques un impératif catégorique. C'est donc à coût quasi constant qu'il a fallu engager et poursuivre les réformes.Dans cette période difficile, les principes d'action fixés par le chef de l'Etat n'ont jamais varié : encourager le travail plutôt que l'assistanat, protéger les victimes d'agression plutôt que les délinquants, réduire la dépense publique plutôt qu'augmenter les impôts des Français, réaffirmer les valeurs de la République contre le communautarisme, miser sur un développement durable plutôt que sur la décroissance.

Cette volonté de réforme de la majorité présidentielle reste plus que jamais au cœur du travail du gouver-nement. En effet, après quatre ans d'activité continue, quatre années de volontarisme politique, l'action du président de la République, du Premier ministre et du gouvernement n'est pas encore arrivée à son terme.
En quatre ans tout n'a pas encore pu être entrepris, tout n'a pas été réussi, mais tout sera mis en œuvre pour apporter aux Français les résultats promis et attendus. C'est pour cette raison que le chef de l'État entend demeurer au service des Français jusqu'à la dernière minute de son mandat. C'est alors, et alors seulement, qu'un bilan de son action, complet et juste, pourra être dressé. Comme chaque année, il s'agit ici de présenter un point d'étape, une photographie aussi exacte que possible de l'action du président de la République et du gouvernement, de présenter des faits et uniquement des faits au jugement des Français.
Il s'agit aussi de rendre hommage au courage dont les Français ont fait preuve au cours des quatre dernières années. Changer n'est jamais facile et forcément- toujours risqué. Mais au cours de ces quatre dernières années, marquées par tant d'événements imprévus, les Français ont démontré qu'ils étaient un grand peuple, capable d'affronter les urgences du présent, aussi bien que de relever les défis de l'avenir.
Un peuple à la hauteur de son Histoire.

PROTEGER LES FRANCAIS

Depuis 2007, le gouvernement a eu à faire face à des menaces de tous ordres pour protéger les Français : aux défis anciens de la lutte contre la délinquance, du terrorisme ou de l'immigration clandestine, se sont ajoutées des menaces plus récentes sur l'épargne des Français et sur leur niveau de vie...(LIRE LA SUITE)


BATIR UNE FRANCE PLUS JUSTE

La justice est au cœur du projet présidentiel. Mais la justice que nous défendons, ce n'est pas celle des politiques sociales qui versent dans l'assistanat, de l'égalitarisme qui n'aboutit qu'au nivellement par le bas ou à la fraude aux prestations. La justice que nous défendons, c'est celle de la récompense du travail, de l'effort et du mérite, de l'égalité des chances pour tous, et de la juste compensation des difficultés de chacun...(LIRE LA SUITE)

CONSTRUIRE UNE FRANCE MODERNE

Dans le projet présidentiel, Nicolas Sarkozy a souscrit à plusieurs engagements destinés à faire de la France «une démocratie irréprochable». D'emblée, le gouvernement a été limité à 15 membres : il y a toujours 15 ministres pleins dont 5 femmes auxquels- s'ajoutent autant de « ministres auprès » et de secrétaires d'État. Par ailleurs, une révision constitutionnelle a été votée le 23 juillet 2008. Elle est l'une des plus importantes qu'ait connue la Ve République...(LIRE LA SUITE)

PREPARER L'AVENIR

Dans un domaine aussi essentiel du pacte social que celui des retraites, le président de la République s'est placé d'emblée sous le signe de la justice et de la responsabilité. Sujet considérable pour nos concitoyens, la question des retraites n'a commencé à être traitée qu'en 2003, à l'époque par François Fillon, aujourd'hui Premier ministre. Pour garantir l'avenir et la justice de notre système de retraites, il fallait agir de nouveau...(LIRE LA SUITE)

FAIRE RESPECTER LA VOIX DE LA FRANCE

La politique étrangère menée depuis quatre ans a permis de rendre la France plus forte et plus influente sur la scène internationale. La France s'engage pleinement au service de la paix et de la sécurité du monde. Elle est à la tête du combat pour une mondialisation mieux régulée, plus juste et plus protectrice des citoyens. Elle joue un rôle moteur face aux grands défis globaux. Partout, elle défend les intérêts de la France et des Français...(LIRE LA SUITE)


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dimanche 10 octobre 2010

Aubry a le mauvais oeil: elle se fait porter pâle sur France 2

Xavier Bertrand n'est pas prêt de débattre avec

Aubry, poseuse de lapins
Après l'annulation de son émission sur France 2 jeudi soir, la patronne du PS doit maintenant renoncer à participer à la convention socialiste
sur les questions internationales ce samedi.

France 2, dans l'oeil du cyclone PS

La patronne du PS avait annulé jeudi sa participation à l'émission "A vous de juger" sur France 2, souffrant d'un "problème ophtalmique soudain", en raison d'une "lésion de la cornée incompatible avec sa participation" à cette émission.
La socialiste s'est blessée à la cornée en se rasant maquillant, une blessure qui la gêne depuis 2009 et son accession à la direction du PS
. La raison d'une lucidité sévèrement handicapée ?
Lire PaSiDupes sur Aubry et le handicap...
Avec la secrétaire d'Etat aux Sports Rama Yade, Martine Aubry était l'invitée de l'émission de débat de France 2. Réforme des retraites, grogne sociale, primaires au PS... les interventions du Premier secrétaire du PS - habituellement grossières et injustes - étaient particulièrement attendues.

D'autant qu'elle avait déjà été forfait, officiellement pour des raisons d'agenda, et avait envoyé un substitut, Sa Cynique Majesté Royal, au débat politique de France 2.
Cette fois, malgré leurs liens étroits d'amitié indéfectible, l'amère de Melle n'a pas pu profiter de la défaillance de la maire de Lille. Le 1
0 septembre dernier, l'ancienne candidate malheureuse à la présidentielle avait pris l'initiative d'engager solennellement le parti socialiste par sa promesse de revenir à la retraite à 60 ans en 2012, si le PS accédait à la magistrature suprême. Puisque la Ch'tite Aubry devait à son tour représenter le PS sur l'épineuse question de la réforme des retraites, on est amené à penser qu'en s'acharnant sur lui, le sort arrange bien le PS.

L'émission a été reprogrammée le 14 octobre, "d'un commun accord", selon France Télévisions, qui en a déjà subi d'autres défections de dernière minute avec, par exemple, Vincent Peillon-la-honte.
Lire PaSiDupes

Quelle est cette fois son excuse ?

Martine Aubry, premier secrétaire du PS, doit observer du repos pendant cinq jours en raison d'un problème oculaire persistant (et qui fait de l'usage). Elle n'a pu participer à la convention du parti sur la politique étrangère du samedi 9 octobre.
"Les médecins ont recommandé à Martine Aubry de se soigner cinq jours au calme et à l'abri de la lumière", a-t-on indiqué au PS. « Les médecins », pour un seul oeil: et pourquoi pas la Faculté ! Pendant que nous essayons de le combler, Martine Aubry creuse le trou de la Sécu...


Le monde s'est-il arrêté de tourner ?
Samedi, le PS a en tout cas fixé sans elle ses orientations en matière de poli
tique étrangère, eau cours de la convention nationale présidée par l'ancien Premier ministre Laurent Fabius et également sous la houlette du député Jean-Christophe Cambadélis. Ségol'haine Royal avait en revanche fait savoir qu'elle y participerait etelley est allée se faire acclamer.

Aubry aura-t-elle retrouvé bon pied bon oeil mardi ?
L'échec des manifestations du 12 octobre contre la réforme des retraites serait-il suspendu à un cil de la patronne du PS. Sa présence "dépendra de l'évolution" de son état de santé.

Début 2009, la patronne du PS, qui venait de prendre la tête du Parti socialiste, avait déjà annulé ses voeux à la presse en raison d'un problème de santé similaire
, d'inflammation de la cornée.

=> Entre autres 'Pensées', Pascal fit ce constat, repris par le p'tit César Hamon, que « le nez de Cléopâtre : s’il eût été plus court, toute la face de la terre aurait changé. »
De tous temps en somme, des causes infimes peuvent avoir d’effroyables conséquences !

Certificat médical de complaisance
Le patron de l'UMP Xavier Bertrand avait proposé le lundi 20 septembre au premier secrétaire du PS d'avoir "un débat public" avec elle, ou à défaut avec Désirdavenir Royal, sur la réforme des retraitessur la réforme des retraites, «pour que l'on y voit clair» (sic!).
Or, le porte-parole du PS, Benoît Hamon (ci-contre sur l'épaule gauche du pirate vu de face), avait catégoriquement rejeté cette proposition de «débat» de l'UMP, estimant que le patron de l'UMP «se moque du monde». «Il y avait mille occasions sérieuses de faire des débats. Le gouvernement a tué le débat à l'Assemblée nationale (...), on a coupé le sifflet des députés socialistes. Ce n'est pas sérieux, qu'on arrête de se moquer du monde», a déclaré Benoît Hamon. Depuis, le PS a déposé , le plus sérieusement du monde.

Le porte-parole de l'UMP, Frédéric Lefebvre avait réitéré l'invitation pour que «les Français soient éclairés».
«Mme Aubry est libre de se mettre en retrait» sur ce sujet, «ce n'est pas un choix de l'UMP», a souligné Frédéric Lefebvre. «Je comprends parfaitement que, pour Mme Aubry, qui a plusieurs fois changé d'avis dans le débat, ce ne soit pas simple de le porter», a-t-il dit.
Le PS, a-t-il expliqué, défend «l'idée saugrenue, dans le pays où les impôts sont déjà les plus élevés au monde, qu'il faut construire le financement des retraites sur 30 milliards d'impôts ou plus, et ce, dans un contexte de crise».
Prenant «acte» du fait que le PS n'est «plus attaché au système par répartition» et que ses propositions «reviennent à mettre en cause cet acquis social», Frédéric Lefebvre a ajouté que cela, «il faut le dire devant les Français».
"J'aimerais bien aujourd'hui que Mme Aubry ne se réfugie pas dans les faux-fuyants, qu'elle n'invente pas des prétextes pour refuser d'aller sur une émission de télévision", avait-il clairement vu.

=> Un contrôle de la Sécu s'impose au domicile de la Ch'tite Aubry !

vendredi 20 novembre 2009

Le Conseil Européen a un président permanent: Herman Van Rompuy

Catherine Ashton devient Haut représentant pour la diplomatie
Les premiers dirigeants de l'Europe

Les Vingt-Sept états membres de l'Union Européenne ont nommé le Premier ministre belge Herman Van Rompuy 1er président permanent du Conseil Européen et la Commissaire britannique au Commerce Catherine Ashton au poste de Haut représentant aux Affaires Etrangères.
Ils formeront un triumvirat à la tête de l'UE avec le Portugais José Manuel Barroso, qui a été reconduit en septembre pour cinq ans à la tête de la Commission Européenne.

Le Français Christian de Boissieu, reste le Secrétaire Général du Conseil Européen pour deux ans encore, ont ajouté jeudi soir le Premier ministre britannique Gordon Brown et le président français Nicolas Sarkozy. C'est un universitaire et économiste né en 1947

Qui sont-ils ?


  • Herman Van Rompuy

    Herman Van Rompuy est un chrétien-démocrate, néerlandophone de 62 ans, considéré comme efficace et discret par ses compatriotes. Il sera la voix de l'UE pour les sommets internationaux plutôt que pour les discussions communautaires.

    "Il joue un rôle important depuis près de 30 ans en Belgique, à la tête du parti démocrate-chrétien et flamand (CD&V), puis comme ministre du Budget et enfin comme Premier ministre. Mais c'est normal que les Européens ne le connaissent pas encore, c'est d'abord un homme de l'ombre", explique Pierre Havaux, journaliste à l'hebdomadaire Le Vif/L'Express.

    Ce choix de Van Rompuy n'est pas très étonnant
    Il aurait été très difficile de nommer un leader avec une personnalité politique plus forte, comme Tony Blair on Jean-Claude Junker. Ces personnalités, dont les noms ont circulé, ont d'ailleurs suscité de vives oppositions parmi les Etats-membres. Il se pose en facilitateur discret, en coordonnateur. Or, puisque nous ne sommes pas dans une union fédéraliste, on s'en tient à la lettre du traité de Lisbonne. Il ne devrait pas surprendre les Vingt-sept à l'inverse d'un Tony Blair ou d'un Nicolas Sarkozy qui avait mis ses partenaires devant le fait accompli en allant en Géorgie et en Russie, mais il est vrai que le conflit avait éclaté pendant la présidence française...

    A Bruxelles, Herman Van Rompuy est le "Sphinx"
    "Il ne se répand pas dans les media, il y est allergique! Ne vous attendez surtout pas à des déclarations flamboyantes... Mais ne vous y trompez pas, c'est un faux mou doté d'un humour cynique. Il a le sens du compromis, c'est dans ses gênes, il est Belge", ajoute le journaliste politique. Ce goût pour l'équilibre lui viendrait-il de sa passion pour les haïkus japonais?
    Rien ne dit qu'en deux ans et demi, voire en cinq ans s'il est reconduit dans ses fonctions, il n'acquière pas davantage d'épaisseur et de charisme.

    Ajoutez à cette savante alchimie une dose de lucidité
    "Il sait parfaitement qu'on l'a choisi pour déminer le terrain et arrondir les angles, surtout pas pour faire de l'ombre à des figures comme Nicolas Sarkozy. Ca ne le dérange pas". Et vous obtiendrez le candidat idéal pour le poste européen dont les contours restent encore à définir.

    La Belgique devra renoncer à ce Premier ministre tactique, discret, malin et philosophe qui a su concilier les intérêts des Flamands et des Wallons, à défaut de les réconcilier durablement.
    S'il reste à Bruxelles, il devra quitter les fonctions de Premier ministre qu'il occupait depuis un an, après la démission d'Yves Leterme, fin 2008. Dans ces habits, il avait su "sortir son pays d'une situation délicate et douloureuse, concilier Flamands et Wallons", souligne Clémentine Forissier, rédactrice en chef d'Euractiv, site d'informations sur l'Europe. "Sans lui, cela va être compliqué... »

    Malgré les gaffes qui lui collent à la peau (La Marseillaise chanté à la place de La Brabançonne, des moments d'inattention répétés, etc.), il est plutôt bien perçu par ses compatriotes. C'est vraiment une lourde perte pour la Belgique".
  • Catherine Ashton

    Catherine Ashton devra présider les conseils des ministres des Affaires étrangères. Elle sera également vice-président de la Commission et devra à ce titre être confirmé par le Parlement. Selon le traité de Lisbonne, le Haut représentant aux Affaires Etrangères "représente l'Union Européenne pour les matières relevant de la politique étrangère et de sécurité commune, il conduit au nom de l'Union le dialogue politique avec les tiers et exprime la position de l'Union dans les organisations internationales et au sein des conférences intergouvernementales".
    En tant que vice-présidente de la Commission, Lady Ashton aura la lourde tâche de coordonner les commissaires associés de près ou de loin aux relations extérieures (commerce, développement, voisinage). Elle présidera les réunions des ministres des Affaires Etrangères et elle sera chargée de créer le service diplomatique européen, appelé à devenir l'un des plus importants du monde.

    A 53 ans, elle n'a pourtant jamais été ni élue ni ministre.
    Mais c'est négliger qu'en mai 2007, la baronne Ashton, anoblie en 1999, est nommée sous-secrétaire d'État au ministère de la Justice, un poste qu'elle ne gardera certes pas longtemps, car en devenant premier ministre, Gordon Brown la nomme présidente de la Chambre des Lords, chambre haute du Parlement, en charge des Relations du gouvernement avec cette assemblée.

    Sa nomination au poste de haut représentant pour les Affaires Etrangères de l'U.E. était loin de paraître évidente, et David Miliband, ministre britannique des Affaires Etrangères, paraissait mieux placé. Mais elle a pour elle d'être une femme à l'heure de la parité et de centre gauche, deux critères qui avaient leur importance dans la nouvelle organisation de l'Europe. "Jugez-moi sur ce que je ferai", a lancé, jeudi soir, la nouvelle patronne de la diplomatie européenne. Lorsque, en octobre 2008, Gordon Brown, le premier ministre britannique, a rappelé à ses côtés Peter Mandelson, le choix de Mme Ashton pour lui succéder au poste de commissaire européen au commerce avait déjà suscité l'étonnement, car elle ne s'y connaissait pas dans ce domaine.

    La baronne Catherine Ashton fut envoyée à Bruxelles pour devenir commissaire européen au Commerce, succédant à Peter Mandelson, rappelé au gouvernement l'année dernière par Gordon Brown. En un an, Mme Ashton a toutefois fait sa place à Bruxelles où elle est apprue sur l'avant-scène en paraphant, fin septembre, un accord de libre-échange avec la Corée du Sud. "Toujours affable et souriante, elle soigne le contact humain et sait écouter", dit l'un de ses proches. "Elle ne cherche pas à passer en force, contrairement à son prédécesseur, Peter Mandelson", glisse un de ses collègues.
    Ces dix dernières années, à sa manière discrète, la baronne Ashton n'a jamais été très loin du pouvoir politique. "Cathy était dans les réseaux de Blair très tôt. Elle l'a aidé quand il a créé le New Labour", explique Denis MacShane, ancien ministre aux affaires européennes de Tony Blair. En 1999, Tony Blair, alors premier ministre, la nomme à la Chambre des Lords. Cela lui permet par la suite de devenir sous-secrétaire d'Etat puisqu'au Royaume-Uni, on ne peut être membre de l'exécutif sans avoir un siège à Westminster. Si elle avait voulu être ministre de Tony Blair, la baronne Catherine Ashton of Upholland aurait dû passer l'épreuve des urnes. Elle n'a jamais tenté l'aventure.

    Economiste et engagée
    Pendant ces années-là, elle s'est surtout consacrée à des questions d'éducation, de promotion de la diversité, de santé et de libertés publiques, sujets auxquels elle s'est intéressée dès le début de sa carrière. Après des études d'économie et deux ans au sein d'une association de lutte contre le nucléaire, la jeune femme a dirigé pendant six ans une oeuvre caritative du prince Charles, qui mobilise les entreprises pour promouvoir des actions sociales.

    Proche de T. Blair, Lady Ashton l'est moins de Gordon Brown
    Pourtant, c'est ce dernier qui lui a ouvert la voie européenne en la nommant présidente de la Chambre des Lords, en 2007. Elle avait pour mission de s'assurer que ses pairs adoptent le traité de Lisbonne. "Elle a été le meilleur président de la Chambre des Lords que le Labour ait jamais eu. Et quand on réussit à ce poste, il n'y a aucune raison de rencontrer des difficultés avec des ministres des affaires étrangères", juge M. MacShane.

    Sa nomination est un cadeau de consolation pour Londres
    Le premier ministre britannique Gordon Brown était très attaché à la candidature de Tony Blair. Conscient que cette nomination ne passerait pas, Nicolas Sarkozy lui a retiré son soutien et le gouvernement travailliste britannique soutint alors la candidature de Catherine Ashton. Il fallait contenter les Britanniques et les travaillistes... Il reste qu'elle n'est pas rompue à la diplomatie. Elle se trouvera pourtant à la tête d'un nouveau service diplomatique de quelque milliers de personnes.


    Réactions étrangères

  • Gordon Brown s'est particulièrement félicité du choix de Catherine Ashton, membre de son parti travailliste, qui devient ainsi "la première femme à un poste aussi important" de l'UE. Son élection "prouve que la Grande Bretagne est au coeur de l'Europe", s'est-il réjoui.

    Réactions françaises

  • Hommes d'état
    - Au cours d'un point presse, le président français a jugé le choix du chrétien-démocrate belge "excellent" louant un "homme profondément européen" qui "vient d'un pays fondateur de l'Union Européenne". "C'est un homme habitué aux compromis au bon sens du terme, qui est la base du fonctionnement européen", a souligné Nicolas Sarkozy.

    - Les Vingt-Sept "n'ont pas fait le choix d'un (George) Washington" pour l'Europe, mais d'un homme "aux qualités de conciliateur", souligne l'ancien président français Valéry Giscard d'Estaing.
    A propos maintenant du poste de Haut représentant pour les Affaires étrangères et la politique de sécurité de l'UE, l'ex-président s'étonne qu'il soit revenu à la Britannique
    Catherine Ashton "en raison des orientations mêmes de la diplomatique britannique, pro-américaine, et engagée fortement dans la guerre en Irak et en Afghanistan".
    Si le président et le Haut représentant "ont des champs d'action différents", au niveau des chefs d'Etat et de gouvernement pour l'un, des ministres des Affaires étrangères pour l'autre, "
    l'objectif à atteindre est que l'Europe s'exprime d'une seule voix avec une position unique aux Nations unies, sur les grands conflits mondiaux ou sur l'évolution de la planète", note VGE.
  • L'opposition
    Socialistes, Verts et centristes critiquent l'élection d'Herman Von Rompuy à la présidence du Conseil européen. Ils estiment que le Belge manque de poids politique.

    - Pour
    Jean-Christophe Cambadélis, secrétaire national du PS à l'Europe et aux questions internationales, la sentence est politique : "La main de Sarkozy et Merkel dans la désignation de Van Rompuy [...] a atteint son but: banaliser la présidence de l'Europe", écrit-il sur son blog. Pour lui, "il n'est pas certain que l'Europe en sorte grandie ou gagne en efficacité, voire en visibilité". Premier jugement subjectif et partisan. D'autres ?

    - L'ancien Premier ministre socialiste
    Michel Rocard en rajoute sur France Inter et juge que les 27, par cette désignation, veulent "préserver leurs territoires et empêcher que l'Europe devienne une entité capable de faire vraiment de la politique à leur place". "M. Van Rompuy est probablement un homme charmant" mais "le président de l'Europe doit être quelqu'un qu'on a vu au travail depuis 15 ans ou 20 ans avant et qu'on connaît" dit-il encore.

    - Au MoDem, même mécontentement
    Selon son président François Bayrou, invité sur Canal+, Herman Van Rompuy "a été choisi pour ne faire d'ombre à personne", un homme qu'il estime "effacé et inconnu sur la scène politique européenne". Le leader centriste préférait Jean-Claude Juncker, Premier ministre du Luxembourg qui "correspond au profil", selon lui, à la différence des 27.
    "J'espère de toutes mes forces qu'[Herman Van Rompuy] va faire mentir ce pronostic-là, j'espère de toutes mes forces qu'il va se révéler et qu'il va être le contraire de l'exécutant effacé qu'on voudrait qu'il soit" rajoute-t-il toutefois.
    Il plaide également pour l'élection du Président du Conseil européen au suffrage universel: "cette manière de désigner le président de l'Europe dans les antichambres, en secret, par des tractations, ça ne va pas".


    - Pour Cohn-Bendit, "l'Europe a atteint le fond"
    Pour le Verts Daniel Cohn-Bendit, avant que le président ait posé un premier acte, "l'Europe a atteint le fond" avec la présidence de Van Rompuy. "Ce qui est bien, c'est que nous n'avons plus devant nous que des bonnes surprises. Les choses ne peuvent que s'améliorer", ironise l'amer eurodéputé.
    "Après avoir nommé un faible président de la Commission européenne (Manuel Barroso), ils ont désormais nommé un président du Conseil falot et une Haute représentante insignifiante (Catherine Asthon)", explique-t-il. Et c'est sans explication: à la tête du client... Pour lui, "les chefs d'Etat et de gouvernement ont poursuivi leur politique d'affaiblissement des institutions européennes". Toujours aussi "lamentable", Dany-le-Rouge conspue vingt-sept états d'un coup.

    - Harlem Désir, eurodéputé socialiste:
    Il faut se croire supérieur pour oser lâcher sur France Info: "C'est une nomination au rabais. C'est une mauvaise décision", regrettant que le choix se porte plus sur "un technicien qu'un politique", parlant du Premier ministre belge avec le respect qui est dû à tout un peuple.
    "Quand on voit ce qui se joue aujourd'hui à l'échelle internationale, on aurait besoin que les chefs d'Etat et de gouvernement acceptent l'idée qu'il puisse y avoir une voix forte, une incarnation de la position européenne, que l'on cesse d'avoir 27 positions (...)". Et au PS, la Ch'tite Aubry est tellement forte que, de son propre aveu, elle "ne lit rien" et "ne comprend rien" !
    Il faudrait "une personnalité qui incarne une vision, qui puisse porter une position européenne, quitte à bouculer les chefs d'Etat et de gouvernement", a imaginé l'eurodéputé avant d'estimer que ce choix n'est pas celui de "l'Europe dont on a besoin pour entrer dans ce XXIe siècle." Etait-il candidat ?
    Il regrettait aussi ce matin que la britannique soit trop peu connue.
    L'est-il lui-même assez pour se permettre ce jugement ?

  • La majorité
    Les avis sont plus nuancés à droite.

    Le président Sarkozy a estimé que la presse, qui présente Herman Van Rompuy comme "fade" et "sans relief" le "juge sans connaître": "C'est l'une des plus fortes personnalités autour de la table", a-t-il affirmé.

    - L'eurodéputé UMP Joseph Daul, également président du groupe PPE au Parlement européen, affirme qu'avec la désignation de Van Rompuy, le PPE "est ainsi conforté dans sa position de première famille politique en Europe".

    - Jean-Marie Cavada, eurodéputé Nouveau Centre:
    "Van Rompuy est un homme qui a la réputation d'être très rigoureux, même très exigeant, voire un peu autère, ça ne fera pas de mal à quelques dérives européennes s'il met de l'ordre dans la maison", a-t-il estimé sur France Info.
    "Sa réputation est plutôt bonne, même si ce n'est pas un homme médiatiquement très connu, mais ça n'est pas très grave. Après, nous verrons dans ses premiers actes s'il est capable d'établir un profil de personnalité qui met la fonction de président de l'Union au niveau où nous l'attendons tous".

    Réactions étrangères

    - Pour le premier ministre suédois, Fredrik Reinfeldt, M. Van Rompuy fera un excellent président. « Nous avons cherché des personnes capables d’instaurer une continuité, capables de nous unir, d’être la voix de l’Europe, son visage et sa présence dans le monde. Je pense que nous y sommes parvenus »

    - Le président français Nicolas Sarkozy a quant à lui déclaré: "J'ai toujours pensé qu'il fallait un président fort. D'autres solutions avaient été envisagées, notamment celle de Tony Blair, mais je suis persuadé qu’Herman Van Rompuy pourra négocier, portera fièrement le drapeau de l'Europe". « Ce n'est pas du tout un choix par défaut», a-t-il ajouté.

    - Le britannique Gordon Brown a salué le sens du consensus d'Herman Van Rompuy et son intégrité "au-dessus de tout soupçon" M. Blair aurait fait un excellent président mais (..) le Parti populaire européen avait exigé le poste".

    - La chancelière allemande, Angela Merkel, qui tenait fermement avec Paris à la nomination du Belge s'est félicitée. Les interlocuteurs des Vingt-Sept, qu'il s'agisse des Etats-Unis, de la Russie ou de la Chine "sauront appeler celui dont ils savent qu'il parle au nom de l'Europe", a-t-elle déclaré. Au sujet de Catherine Ashton, la chancelière allemande s'est contentée d'indiquer qu'elle était "une personne très capable et qui a tout ce qu'il faut pour se charger de ce travail".

    - Le premier ministre bulgare, Boyko Borisov, qui sera le premier à accueillir le Président Herman Van Rompuy en visite officielle a déclaré à l’agence de presse bulgare : « La nomination d’Herman Van Rompuy et de Catherine Ashton est une bonne chose pour la Bulgarie et pour l’UE ».

    - Les Etats-Unis
    se sont félicité de la nomination des deux nouveaux responsables. Leur désignation coïncide avec la mise en œuvre du traité de Lisbonne. Ces éléments sont la promesse d'un "partenariat renforcé entre l'Europe et les Etats-Unis", a indiqué la maison blanche.

    - Pour Joseph Daul, président du groupe PPE
    , le groupe "est ainsi conforté dans sa position de première famille politique en Europe".
    "Mon Groupe attend maintenant de Catherine Ashton et Herman Van Rompuy qu'ils se montrent forts eux aussi, chacun à son niveau, au service de l'intérêt général européen"

    - Le président du groupe socialiste au Parlement européen,
    Martin Schulz s’est montré optimiste quant à la nomination de Catherine Ashton : « En tant que commissaire au commerce, elle a acquis de l'expérience dans des négociations internationales très complexes ».

    Le président de la Commission européenne, Jose Manuel Barroso, a estimé «qu’il aurait été impossible d'avoir un meilleur choix ». Cette désignation est un véritable «hommage à la Belgique". La nomination de Catherine Ashton est tout aussi forte sur le plan symbolique, a-t-il ajouté, jugeant qu'il est "tellement important que la Grande-Bretagne reste au coeur du projet européen".
  • lundi 14 avril 2008

    Réforme de l’Etat : logement, ambassades, armée, dans l’œil du cyclone

    La gauche s’est gardée d’approuver bruyamment...
    Le Président est à l’écoute et fait ce qu’il a promis. Ce qui s’applique aux postes d’enseignants -et de personnels non enseignants- de l’Education Nationale est également valable dans d’autres ministères.
    Pour évaluer plus justement la propagande de la gauche relayée par ses journalistes militants dans toutes les rédactions de la presse écrite et radio-télévisuelle, il convient de mettre en valeur ce que les partisans évacuent, au profit de tous les sujets compassionnels touchants les plus défavorisés, les femmes et les enfants. Tandis que les vieillards sont tombés dans l’oubli depuis la canicule, les scolaires sont en revanche au centre de toutes les attentions et manipulations : le joli mois de Mai oblige !

    Logement : les aides ciblées
    Telle que la presse transmet l’information, la communication du gouvernement n’est pas très satisfaisante, lorsque les Français apprennent que les plafonds de ressources pour l'accès au logement social vont être abaissés de 10 % et les «surloyers» relevés. Ici ‘abaisser’ veut en effet dire que les possibilités d’accession vont donc 'augmenter'.
    C’était une priorité des Français, qui y ont consacré un quart de leurs revenus l'an passé. Pas question, indique le cabinet de Christine Boutin, ministre du Logement, de remettre en cause les objectifs affichés depuis un an, à savoir la construction de 500 000 logements, dont 120 000 sociaux, l'accession populaire à la propriété et l'application du droit au logement.
    Quatre axes de travail devraient être avancés.
    1- Le premier concerne les aides au logement (allocation logement, APL). Conçues comme un coup de pouce à la location, elles ont donné lieu à des abus. L'Élysée pourrait proposer une remise à plat du système, et notamment un encadrement plus strict des publics visés. Huit millions de personnes perçoivent l'APL.
    2- Les dispositifs d'investissement locatif défiscalisés (Robien, Borloo, etc.), qui ont soutenu la construction de neuf pendant plusieurs années, devraient aussi subir un aménagement. Les professionnels anticipent la suppression de la zone C (zones rurales et communes de moins de 50 000 habitants) où se sont concentrées les tensions locatives. D'autre part, le mécanisme de défiscalisation dans les DOM-TOM (Girardin) pourrait être suspendu le temps que le marché immobilier locatif se détende dans ces zones-là.
    3- Également dans la ligne de mire, la gouvernance du 1 % logement organisme de collecte auprès de 217 000 entreprises qui gère plus de 3,5 milliards d'euros, permettant notamment de financer la rénovation urbaine et le logement social. Les comptes du «1 %» ont été pointés du doigt par le rapport Attali et par la Cour des comptes. «Entre le montant de la collecte et celui qui est injecté dans le secteur du logement, l'écart s'est creusé», constate un observateur. Bercy n'exclut pas de récupérer tout ou partie de la collecte. Christine Boutin a souhaité à plusieurs reprises «plus de transparence» et, pourquoi pas, «l'instauration d'un contrôle parlementaire».
    4- Enfin, ce sont les plafonds de ressources d'accès au logement social qui devraient baisser de 10 %. Les organismes HLM craignent une déconnexion de ces plafonds du pouvoir d'achat des ménages. Cette mesure aurait pour effet mécanique de diminuer la file d'attente. Les surloyers payés par les ménages dont les revenus ont augmenté depuis leur entrée dans le parc social devraient par ailleurs être revus à la hausse. Objectif : éviter de transformer les HLM en «ghettos» de pauvres, selon un expert.

    Affaires Étrangères : des ambassades communes
    Le ministère des Affaires étrangères n'est pas épargné. On y prévoit 900 départs à la retraite dans les trois ans à venir sur un effectif total de 16 000 personnes (dont 4 000 en France et 12 000 à l'étranger), sachant que seul un emploi sur deux (comme dans toute la fonction publique) sera remplacé.
    Un plan de départ très spécifique concerne actuellement les ambassadeurs, trop nombreux pour le nombre de postes. Il s'achève en juin et le ministère aimerait bien le voir suivi d'un autre, ce qui permettrait de faire partir plus de monde, le problème du Quai d'Orsay étant sa pyramide des âges. Le ministère a mis en route des chantiers de grande envergure, en l'occurrence la création des ambassades communes avec d'autres pays. Le Mozambique (avec sa capitale Maputo) et le Bangladesh vont voir rapidement l'ouverture d'ambassades communes à la France et à l'Allemagne. Des discussions sont en cours avec l'Espagne et l'Italie pour mettre en commun des locaux et du personnel. Afin de mieux identifier les missions culturelles de la France, qui varient souvent d'un pays à l'autre (à la différence de l'Allemagne qui dispose d'un Institut Goethe un peu partout), le ministère entend créer une seule et unique entité clairement identifiée.
    Enfin, deux pays vont servir de galop d'essai à des ambassades tests. Il s'agit du Sénégal (avec Dakar) et de l'Allemagne (avec Berlin). L'objectif affiché est de voir comment il est possible de s'organiser pour être plus productif.

    Armée : des réductions de postes à double détente
    Les armées ne sont pas porteuses et qui sont les Françaisqui savent qu’elles font également l’objet de restructurations ?
    La réforme des armées est une fusée à deux étages.
    Il y a d'abord les réductions d'effectifs qui découlent de la révision générale des politiques publiques. Rien n'est encore totalement bouclé mais le chiffre retenu actuellement est celui de 48 000 suppressions de postes, dont 15 000 externalisations. Et ce, essentiellement sur la prochaine loi de programmation militaire (LPM), entre 2008 et 2014. Ces coupes dans les rangs ne doivent concerner que le «soutien», les grandes infrastructures de la défense, ce qu'Hervé Morin appelle le «back-office».
    Mais il va falloir compter aussi avec les conclusions du livre blanc commandé par Nicolas Sarkozy, qui devrait être bouclé fin avril. Deux scénarios sont actuellement à l'étude, selon le «contrat opérationnel» retenu.
    - Si ce contrat est de pouvoir projeter 30 000 hommes en opérations extérieures, seuls 2 500 postes seraient supprimés.
    - Si le contrat tombe à 20 000 hommes, grâce à l'amplification des réorganisations que cela permettrait, ce sont pas moins de... 22 000 postes qui pourraient être supprimés, et qui s'ajouteraient aux 48 000 de la RGPP. Un scénario intermédiaire est actuellement à l'étude.
    Dire que le gouvernement Fillon ne fait rien pour les Français, n'est-ce pas injuste ?