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vendredi 5 septembre 2014

Manuel Valls lie son sort au président enlisé

Le premier ministre monte en première ligne pour sauver son avenir et le quinquennat enlisé

La presse aux ordres parle d'"attaques" de Valérie Trierweiler contre François Hollande


Un titre désobligeant
pour le président,  avatar
dans la vie d'une femme
Le pouvoir se débat sur un terrain de rentrée politique déjà explosif. Mais il rend responsable  de son désarroi le tohu-bohu provoqué par la vengeance médiatique de l'ex-concubine officielle et c'est donner une importance excessive à ce rideau d'alcôve soulevé.  Certes, ce bouquin d'une femme humiliée aide à cerner un personnage public ambigu, aussi confus que trompeur, mais ce brûlot paru en début de semaine ne saurait à lui seul expliquer la profonde désaffection de la population pour le squatteur de l'Elysée. (Lien PaSiDupes vers les réactions de la presse internationale)
  
Si le message d'autorité et d'unité lancé par le Premier ministre Manuel Valls est soudain rendu inaudible, c'est aussi et avant tout que la politique du président est à ce point dangereuse qu'elle a fait exploser la colère des élus de la gauche du PS dès avant l'été. La rentrée a été le déclencheur d'une série annoncée de retours de manivelles accumulés, depuis le défi des ministres frondeurs (Montebourg, Hamon et Filippetti) aussitôt éjectés du pédalo présidentiel, jusqu'à la révélation d'un nouveau cas de fraude fiscale au gouvernement, en la personne de Thomas Thévenoud, un proche de Montebourg, l'ancien ministre de l'Economie, collègue du ministre du Budget de Jean-Marc Ayrault, Jérôme Cahuzac, lui-même déjà convaincu d'évasion fiscale. Les branquignols du gouvernement n'ont d'ailleurs rien trouvé de mieux que de nommer à sa fonction un franco-allemand (en plus des franco-coréens ou marocain existants...) du nom de Fetz, député du Lot-et-Garonne, dont Cahuzac était justement un élu... 

Hollande, c'est le serpent venimeux se mord la queue.   
Le président Hollande a encaissé une avalanche de coups qu'il a provoqués, dans le secret de son intimité comme sur le terrain politique qu'il a miné pendant deux années, de détricotages en provocations sociétales, de tergiversations politiques en promesses non tenues et de matraquage fiscal en échecs économiques. Que son inconstance soit conjugale ou publique, elle a dressé contre lui l'ensemble des Français qui le rejettent massivement, à un niveau historique inégalé: 13%, pour l'heure. 
Le bouquin de Trierweiler ne peut à lui seul  être rendu responsable des malheurs de Pépère. Avec le renfort de la presse socialiste, Matignon et l'Elysée maltraitent aujourd'hui la chronologie de leurs revers respectifs et individuels. Les révélations de l'ex-concubine officielle ne viennent que confirmer la petitesse du locataire malveillant de l'Elysée. 
VOIR et ENTENDRE un simulateur précoce:


Parvenu au pouvoir par défaut, à la suite des déboires de Dominique Strauss-Kahn, Hollande s'est cru arrivé. Ensuite, la décision de se porter candidat à la présidence n’est pas la sienne, mais celle de sa concubine Valérie Trierweiler... Mais, dilettante inexpérimenté, impréparé et dépourvu de vision comme d'envergure, le président "normal" s'est aussitôt révélé incapable et impuissant, comme dans le portrait que ses adversaires de la primaire avaient esquissé de lui, sans que ses électeurs n'y prêtent une attention suffisante. (Martine Brochen-Aubry donnait du président une image de "couille molle": en 2011, dans PaSiDupes, ou en 2002, dans le Nouvel Observateur)

Ses promesses gratuites étaient, pensait-on, le résultat de son inconscience. Valoche jette un éclairage cru sur l'hypocrisie du personnage qui dit ne pas aimer les riches mais déteste surtout les "sans dents" dont il se gausse. 

Cette blague privée, irrespectueuse du malheur des chômeurs qu'il a créés et des immigrés qu'il a attirés, sans pouvoir les secourir, est d'ailleurs rendue complètement crédible par sa réplique publique du salon de l'Agriculture à la question d'un enfant demandant où est Nicolas Sarkozy.
VOIR et ENTENDRE la méchanceté souriante de ce président de la République, ici, au Salon de l'Agriculture, février 2013:
Valls est contraint de réagir au vu de son dévissage de 14 points dans l'opinion, en un mois et les sondages catastrophiques sont un signal fort.
Le chef de l'Etat, dont l'image est totalement dévalorisée, va devoir, comme le 14 janvier dernier, s'expliquer sur sa vie privée lors de sa conférence de presse le 18 septembre
Il a tenté aujourd'hui de botter en touche, appelant chacun au respect dû à sa fonction ! Comme la plupart des socialistes, selon la presse, une élue dont l'identité n'est pas davantage révélée que celle d'un tueur du 9.3, mais qui aurait eu des liens d'amitié avec Valérie Trierweiler, se dit "atterrée" par le contenu du livre paru jeudi. L'ex-journaliste débarquée du lit du président serait donc abandonnée de ses proches. Et l'inconnue masquée d'agiter le chiffon rouge de l'extrême droite, comme à chaque fois que le PS s'égare. "Quand on a, comme aujourd'hui, le Front national aux portes du pouvoir, on ne fait pas des choses comme cela", prêche la dame.

Deux jours auparavant, le vote de l'Assemblée sur le discours de politique générale du Premier ministre fera l'état des lieux des troupes socialistes divisées sur la ligne économique pro-entreprises martelée par Manuel Valls qui engagera la responsabilité de son gouvernement par un vote de confiance visant à faire rentrer dans le rang les réfractaires à sa politique.

Alors que l'Elysée observait un silence total jusqu'au sommet des dirigeants des pays membres de l'OTAN à Newport au Pays de Galles (photo ci-contre de la mise en quarantaine de Hollande), Manuel Valls en a appelé jeudi lors d'un déplacement au "respect de la vie de chacun et à la dignité des débats publics".
"Ce que les Français attendent du gouvernement et de moi-même comme Premier ministre, c'est de répondre à leurs attentes", a-t-il déclaré. Il ne nie donc pas l'authenticité des propos indignes qu'il tient en privé sur les "sans dents", ceux qui motivent, selon lui,  tout l'engagement politique de cet arracheur de dents.
VOIR et ENTENDRE Hollande dans les habits de l'imposteur
Fils de Georges Hollande, un soutien de Me Jean-Louis Tixier-Vignancour (extrême droite), François Hollande est venu de droite mais a pris le train socialiste en route quand Francois Mitterrand est arrivé à l'Elysée.

Depuis la formation du gouvernement Valls 2, après 145 jours du Valls 1, autre record de la mandature du président socialiste, le 26 août, le Premier ministre -pyromane a dû éteindre presque quotidiennement divers incendies, qu'il s'agisse de la colère provoquée par sa déclaration d'amour à l'entreprise devant le MEDEF, de la présence de la ministre de la Justice Christiane Taubira à une réunion des élus PS "frondeurs", ou des propos du ministre du Travail, François Rebsamen, sur la chasse aux chômeurs fraudeurs.

L'exécutif paie les dividendes de ses impostures

"C'est comme un championnat, on avance match après match"
racontait le chef du gouvernement à qui voulait l'entendre dimanche à l'université d'été houleuse de La Rochelle, au terme d'un discours volontariste après d'autres, rappelant deux années de "détermination" stérile d'un Ayrault. Il a fait le grand écart, ménageant ses troupes tout en confirmant le nouveau cap économique (social-) libéral basé sur la baisse des charges des entreprises et des impôts (directs, et non indirects), avec une menace de plusieurs points qui se profile à nouveau sur la TVA...
Une ligne symbolisée par la nomination d'Emmanuel Macron au ministère de l'Economie, un ancien banquier de Rothschild, symbole de la finance que Hollande disait détester, en lieu et place du frondeur Arnaud Montebourg, ancré à gauche du PS.

François Miquet-Marty, de l'institut Viavoice, voit dans cette façon de "prendre les rênes sur les enjeux du gouvernement, les liens avec le PS et avec les entreprises" un "pari nécessaire mais pas suffisant: il faudra des résultats".

Jérôme Fourquet, de l'IFOP, note que les pilotes de l'exécutif n'avaient guère le choix "face à un tableau de bord où tous les voyants sont au rouge""Les sondages révèlent un trou d'air désastreux. Plus que jamais le roi est nu et le prince était en train de le devenir", dit-il. "Continuer au même rythme n'était plus tenable. Il y avait nécessité de réagir et de montrer très énergiquement qu'on était décidé à aller chercher des résultats avec les dents [sic] car ces derniers se font attendre."

Outre une économie atone, les sondages d'opinion montrent une chute de François Hollande et de Manuel Valls dans l'opinion: moins quatre points pour le président (19%), moins dix pour le Premier ministre (43%) dans une enquête IFOP pour Paris Match réalisée après la nomination de "Valls II". Prisonniers d'une spirale vertigineuse, ils sont depuis, selon une enquête du Figaro, l'un est à 13% et l'autre à 30%... 

"L'objectif de ce remaniement [terme impropre pour une "dissolution"], hormis d'écarter les fortes têtes, est de faire signer un avenant au contrat: maintenant on va sortir de l'ambiguïté qui pouvait encore exister et on va aller à fond dans la ligne social-libérale. En gros 'qui m'aime me suive'", résume Jérôme Fourquet.

Hollande fait le vide autour de lui

Reste à savoir si les élus PS "frondeurs", qui ont repris du poil de la bête à La Rochelle en créant un collectif sans chef baptisé "Vive la gauche", auront le courage de refuser de voter la confiance au nouveau gouvernement, d'entraîner une crise politique majeure susceptible de déboucher sur une dissolution et de se représenter devant leurs 13% d'électeurs. "Ce qu'on peut faire avec les membres du gouvernement, c'est plus difficile avec les parlementaires", dit Jérôme Fourquet. "On peut penser que la contestation va aller crescendo", pronostique-t-il

L'exécutif a donc obligation de faire revenir une confiance perdue et  court le risque de susciter l'alternance. La plume au vitriol de Valérie Trierweiler, qui décrit Hollande comme un homme méprisant des pauvres, ne serait qu'un facteur supplémentaire en faveur de la droite.
"Ce qui est le plus difficile pour François Hollande, c'est qu'il est terriblement seul. L'ouvrage de Valérie Trierweiler ne va pas l'aider", souligne Jean-Daniel Lévy, de l'institut de sondages Harris Interactive. "François Hollande a pendant longtemps a donné le sentiment d'être sympathique, d'être en empathie avec les gens. Cette image s'est estompée". Pour autant, le politologue a le sentiment que "rien n'est jamais définitivement figé" et que de l'eau va passer sous les ponts avant de savoir qui portera les chances de la gauche à l'élection présidentielle de 2017, avec ou sans primaire socialiste.

En privé, le président aime donner l'exemple de l'Allemand Gerhard Schröder, qui n'avait perdu que de justesse face à Angela Merkel en 2005, trois ans après avoir engagé une politique voisine de celle prônée par Paris aujourd'hui.

François Hollande et Manuel Valls ont une chance historique avec une Europe désormais à l'écoute, assurent certains, ce que les photos de presse démentent. Ceux-là répètent que la croissance de l'Allemagne faiblit aussi, que le président de la Banque centrale européenne, Mario Draghi, est sur leur ligne, tout comme le nouveau président de la Commission, Jean-Claude Juncker. Tous les espoirs seraient permis: pourvu qu'ils ne soient pas déçus comme ceux du redressement de la courbe de l'emploi. Toute la question est de savoir si le retournement attendu se produira assez vite pour porter ses fruits avant 2017. Savoir même si le retournement aura lieu.


jeudi 4 septembre 2014

Majorité et opposition sous la menace de recours aux ordonnances du gouvernement Valls

Valls passera en force contre sa majorité frondeuse et l'opposition méprisée 

Des élus de gauche critiquent cette procédure évacuant le débat parlementaire...
Vitupérations de Hollande   
à l'Assemblée nationale, le 30 novembre 2005
Légiférer "à la hussarde" est légal, mais est-ce juste et respectueux? Le gouvernement a indiqué vendredi qu’il va recourir à des ordonnances pour certains aspects du projet de loi sur la croissance. Un texte qui prévoit la déréglementation de certaines professions réglementées (notaires, huissiers, officines de pharmaciens…), et un assouplissement des conditions de travail le dimanche. L’objectif: restituer six milliards d’euros aux Français. 

Le fuitage en juillet de la détermination de l'exécutif d’un recours aux ordonnances a réveillé la fronde des parlementaires socialistes  et provoqué la colère des syndicats qui voient là un "déni de démocratie".

Qu’est ce qu’une ordonnance?

C’est une procédure qui permet au gouvernement de légiférer sans passer par les représentants du peuple, donc sans débattre du détail du texte, sans risques d'amendements et la pression d'un vote bloqué. "L’article 38 de la Constitution permet au gouvernement de légiférer par ordonnance, après l’accord du Parlement. Le Premier ministre doit préciser le domaine dans lequel il compte prendre des ordonnances, par exemple ici le droit du travail, et la durée de l’habilitation", précise le professeur en droit constitutionnel à l’université Paris I Sorbonne, Dominique Rousseau. "A l’issue d’un vote dans les deux chambres, la loi d’habilitation entrera ou non en vigueur".

Une procédure souvent utilisée?
"Le gouvernement demande souvent à légiférer par ordonnance pour simplifier des textes. Lorsqu’il s’agit de réformer un régime juridique, c’est plus rare

Dernier exemple en date en 2005. Dominique de Villepin utilise la méthode pour son Contrat nouvelle embauche (CNE). A la tribune de l’Assemblée nationale, le député de Corrèze de l’époque, François Hollande, fustigea cette "méthode détestable", ce renoncement "à la confrontation démocratique et au débat serein"...

En 1967, Georges Pompidou
ne disposait que d’une majorité d’une ou deux voix. Le Premier ministre avait eu recours aux ordonnances pour modifier le régime de sécurité sociale. Quelques mois plus tard, il démissionnait après la crise de mai 1968", prévient Dominique Rousseau.
Pourquoi le gouvernement veut-il pourtant passer par cette méthode controversée?

Pourquoi le gouvernement veut-il avoir recours aux ordonnances?
Première raison invoquée par le Premier ministre, "aller plus vite". "Une fois habilité, le gouvernement peut prendre les ordonnances. Celles-ci sont arrêtées en conseil des ministres après avis du Conseil d’Etat, et entrent en application immédiatement après leur publication." Un moyen d’éviter les va-et-vient d’un texte entre l’Assemblée et le Sénat, et de supprimer la phase de délibérations et d’amendements. "Une réforme peut alors être adoptée en un ou deux mois contre une bonne année par la voie traditionnelle", assure Dominique Rousseau. 
L'exécutif décide alors de réduire les pouvoirs du législatif.
Seule nécessité pour le gouvernement: déposer le projet de ratification dans le délai imparti par la loi d’habilitation. "Il n’a pas nécessité à être ensuite voté. Cela montre que l’ordonnance est un instrument dirigé contre le Parlement", ajoute-t-il.

La méthode permet également au gouvernement d’éviter une discussion difficile avec sa majorité. "Manuel Valls préfère visiblement avoir une discussion difficile un bon coup lors de la demande d’habilitation. Il s’évitera ainsi de devoir gérer la colère des frondeurs pendant un an", estime le professeur.

Quel risque pour le gouvernement?

Même s’il dispose d’une majorité dans les deux chambres, le gouvernement prend le risque de ne pas obtenir l’habilitation. "Auquel cas, le gouvernement pourra engager sa responsabilité sur ce texte de loi, c’est-à-dire poser la question de confiance de l’article 49.3. Le débat n’aurait plus pour objet le recours aux ordonnances mais la confiance au gouvernement. Valls forcerait les députés à faire un choix terrible. Cela reviendrait à dire: "Renversez-moi". Ce serait le signe que le gouvernement a perdu sa majorité parlementaire.

Travail dominical

Mardi, le ministre du Travail François
Rebsamen s'est déclaré favorable à des "exceptions, des dérogations à ce principe du repos dominical", tout en avouant qu'on ne connaissait pas "très bien le solde" des emplois créés et détruits par le travail dominical, assurant en outre que le débat aurait lieu et que le "véhicule législatif" n'avait pas été "arrêté". Invité à clarifier la position du gouvernement sur cette épineuse question du travail du dimanche, François Rebsamen a répondu : "dans ses grands axes, c'est le rapport Bailly".
Commandé par l'ancien Premier ministre, Jean-Marc Ayrault, le rapport remis par l'ex-patron de La Poste, Jean-Claude Bailly, en décembre 2013 préconise plus de souplesse concernant l'ouverture des commerces le dimanche, avec notamment la hausse du nombre de dimanches autorisés, qui passerait ainsi de cinq à douze. "On va pas refaire un rapport" qui a été "approuvé dans sa très large majorité, par l'ensemble des partenaires sociaux qui ont eu l'occasion de s'exprimer", a décidé Rebsamen. 

Vendredi, le gouvernement a précisé qu'il a choisi de recourir à des ordonnances pour le projet de loi sur la croissance, notamment sur le repos dominical. 

La procédure par ordonnances divise jusqu'à la gauche
Tandis que, sans surprise, le patron godillot des députés socialistes, Bruno Le Roux, accueille favorablement le muselage de ses camarades, le premier secrétaire du Parti socialiste, Jean-Christophe Cambadélis, s'est dit sceptique sur cette méthode, dimanche sur BFM. "Je n'y suis pas tellement favorable", a-t-il lâché. "Parce qu'on n'y gagne pas tant que ça, et il vaut mieux un débat au Parlement (...). De toute façon, même avec les ordonnances, le débat sera au Parlement", a poursuivi le patron de Solférino. 
"Je dis que je n'y suis pas favorable, mais on va voir ce que va faire le premier ministre".

Redoutant une généralisation sans concertation du travail dominical, les syndicats et des élus de gauche ont rappelé leur rejet de la procédure.

Les impuissants qui promettaient dialogue et concertation passent à l'épreuve de force.

mercredi 3 septembre 2014

Valls fera passer l'examen de rentrée de son nouveau gouvernement devant l'Assemblée

Manuel Valls engagera la responsabilité de son nouveau gouvernement le 16 septembre

Cette décision fait suite à la dissolution du Valls 1 et à la formation du Valls 2, son clone, après 150 jours
Manuel Valls engagera la responsabilité de son gouvernement devant l'Assemblée nationale le 16 septembre.  "Le Conseil des ministres a autorisé le Premier ministre à engager, conformément au premier alinéa de l'article 49 de la Constitution, la responsabilité du gouvernement sur une déclaration de politique générale qui sera présentée le 16 septembre devant le Parlement", peut-on lire dans un communiqué publié mercredi par l'Elysée. 

"La majorité, elle sera là", promet Valls
L'entourage de François Hollande a expliqué que "sous la Ve République, la pratique institutionnelle veut que la confiance soit demandée après la formation d'un gouvernement", indique l'agence de presse Reuters. 
Manuel Vall s'était d'ailleurs lui-même engagé à demander la confiance du parlement, juste après la mise en place de sa nouvelle équipe. "Vous verrez, la majorité elle sera là", avait-t-il affirmé sur France 2 le soir de la dissolution.

Le premier ministre balayait déjà le risque posé par les "frondeurs" du Parti socialiste
"Il n'y a pas, sans doute, d'autre politique possible", avait-il lancé. Et les frondeurs ? Dans une tribune publiée par 'Le Monde', 200  "godillots"sur les 290 députés socialistes - que compte le groupe - ont lancé la semaine dernière un appel au rassemblement derrière le nouveau gouvernement de Manuel Valls et demandent de mettre fin au "pseudo-débat entre godillots et déloyaux"

Les "frondeurs" se sont déjà déconsidérés: après avoir poussé des cris d'orfraies, la plupart ont baissé la culotte, s'abstenant au Parlement ces derniers mois, sans toutefois empêcher l'adoption d'aucun texte.