POUR

LA &nbsp LIBERTE &nbsp D' EXPRESSION

Free speech offers latitude but not necessarily license

Affichage des articles dont le libellé est simulateur. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est simulateur. Afficher tous les articles

mardi 28 mars 2017

France Télévisions, bateau-ivre d'Ernotte et autres Lucet

Besoin de "cabinet noir", en plus d'une presse hystérisée, manipulatrice de la justice ? 

"Angot, dérive de l'émission politique : l'étrange silence du CSA"

"Cellule de l'ombre" à l'Elysée hollandifié
et huit personnes que la Haute Autorité pour la transparence de la Vie Publique devrait interroger, incessamment, ainsi que Stéphane Le Foll
L'émission politique a transformé la politique en spectacle, souligne Gilles-William Goldnadel.  Dans sa chronique du Figaro, cet avocat et écrivain s'étonne du deux poids, deux mesures du CSA. 

"Dans l'espace médiatique, il n'est pas bon de geindre quand on n'a pas la bonne tête d'une victime à plaindre. "Conspirationniste". François Fillon serait conspirationniste. Entendez paranoïaque ou simulateur. Or la conspiration n'a, pour l'heure, pas bonne presse à gauche. Un parano de droite pourrait même se demander s'il n'existerait pas quelque complot ourdi contre le conspirationnisme.

Il faut pourtant constater que la gauche n'a pas toujours détesté spéculer gratuitement sur quelque ténébreuse conspiration. Toute la culture libérale hollywoodienne est basée sur les complots ourdis par la CIA. L'empreinte de l'Agence est partout. Quand ce ne sont pas l'United Fruit en Afrique, ITT au Chili ou Monsanto dans les campagnes canadiennes. En France, la presse ou le cinéma progressistes ne détestaient pas prendre les gaullistes la main dans le SAC. Personne, à Paris comme à New York, ne menace de la camisole ceux qui pensent que le président américain aurait pu être porté au pouvoir avec l'appui du nouveau KGB. Mais il serait interdit, sous peine d'échafaud, d'échafauder à droite. Celui qui signe n'a pas un goût très prononcé pour les explications trop sophistiquées. Mais il sait que la Cagoule [groupe d'extrême droite des années 1930 en France] n'était pas une créature chimérique.

Même les paranoïaques sont parfois victimes de complots.
Résultat de recherche d'images pour "bernard guetta france inter"
Il sait également que le spéculateur Georges Soros - qualifié aimablement la semaine dernière de «philanthrope» par Bernard Guetta [demi-frère de David Guetta, disc-jockey, et journaliste] sur France Inter dans une émission toute entière dévouée à la haine de Trump -  arrose de dollars des centaines d'organisations d'extrême gauche dans le monde pour faire tomber les gouvernements occidentaux qu'il croit devoir détester. La vie est compliquée. Et même les paranoïaques sont parfois victimes de complots.

Ainsi donc le conspirationniste Fillon a prétendu sans preuves qu'il existerait «un cabinet noir» à l'Élysée. La belle affaire.
Au-delà de la métaphore littéraire sombrement colorée, utilisée depuis des mois et de manière circonstanciée par Valeurs Actuelles, le candidat promis à la casserole n'a fait effectivement que reprendre les bonnes feuilles d'un livre à paraître et qui affirme lui aussi de manière documentée l'existence au sein de la présidence de la république, selon ses auteurs, d'une «structure clandestine» «instrumentalisant la police à des fins politiques». L'évocation par Fillon d'un cabinet occulte autant qu'opaque n'est donc pas mal trouvée.

Celui-ci s'en étant emparé pour réclamer opportunément des investigations, voilà que nos auteurs, dont deux aux quatre pieds palmés, cancanent bruyamment [dans le Canard enchaîné, hebdo anarchiste], considérant sans doute qu'eux seuls seraient habilités à s'en émouvoir et le candidat de droite, indigne de s'en plaindre.
Quand l'existence secrète d'un cabinet noir était une réalité, selon Guy Birenbaum, phare falot de France Info, passé ricaneur matinal 
Dans l'ombre, il [Yves Bertrand] alimentait les médias [d'investigation !] en «scoops». A la tête d'une administration de trois mille cinq cents policiers, il lançait la rumeur.
J'ai gardé des traces, retrouvé des lettres, exhumé des documents. Moi aussi, j'ai pris des notes. Comme éditeur, j'ai souvent croisé le cabinet noir : la traque du juge Halphen, les sales coups contre Lionel Jospin et Nicolas Sarkozy, les barbouzeries de l'Angolagate, l'affaire Cécilia, la protection de Claude Chirac, le faux assassinat de Pierre Bérégovoy, la «reddition» d'Yvan Colonna, l'espionnage de Bruno Gaccio, l'affaire Clearstream...
J'ai été une cible, puis un pion. Je ne cache rien, y compris mes rencontres avec Yves Bertrand, Nicolas Sarkozy et leurs entourages. Le récit n'est pas toujours à mon avantage, mais la vérité est souvent grise.» (Guy Birenbaum)«La publication des carnets d'Yves Bertrand a levé le voile sur les coulisses de la politique et des médias. Patron des Renseignements généraux (pendant douze ans...), Bertrand ne se contentait pas seulement de noter les rumeurs, tel un scribe.
A celui qui s'essaie à demeurer crédible et objectif, deux remarques s'imposent cependant:
1- François Hollande n'est certainement pas le premier président de la cinquième République à avoir utilisé les moyens d'État à sa disposition pour arranger ses amis ou nuire à ses adversaires [ou ses propres coucheries pour tenir secrète l'existence d'une fille adultérine].

Ce qui choque davantage, c'est lorsque la gauche morale se drape, selon son habitude vestimentaire habituelle, dans la vertu offensée pour le contester. Un peu comme cette ministre de la justice iconique 
Taubira, preuves accablantes en mains
[Taubira, la garde des Sceaux avec preuves de ses mensonges au poing] qui jurait qu'elle ignorait ces écoutes téléphoniques entre un ancien président et son avocat, qu'elle tenait, comme l'innocent du proverbe, à pleines mains.

2- François Fillon n'a pas trouvé dans un cabinet noir ces trois complets gris dont il n'est pas interdit de penser qu'ils ne sont pas bien séants.
Une fois donc qu'il est écrit que la thèse d'une officine n'a rien a priori de fantasmagorique, et qu'elle semble accréditée par certains éléments, il convient surtout d'écrire qu'un pouvoir de gauche duplice voit sa force décuplée, non par une machination, mais par des outils aux rouages purement mécaniques.
Il ne suffit pas en effet de vouloir instrumentaliser la justice ou les médias, encore faut-il le pouvoir utilement.

Depuis que Mme Taubira a placé sans protestations à la chancellerie, dans certaines juridictions, au Parquet National Financier des magistrats souvent issus d'un syndicat idéologiquement conforme, la chose est plus facile. Nul besoin d'une machination, l'intervention réflexe est machinale [parmi les juges militants]. Automatique et expéditive.

Depuis que le service public est aux mains de l'idéologie gauchisante, nul besoin pour un cabinet noir d'avoir à insister [auprès des militants de l'Etat-PS] pour répandre quelques informations désagréables pour l'adversaire. L'assistance sera empressée autant que mécanique. 

Ainsi on peut s'étonner que David Pujadas, ordinairement mieux inspiré, ne se soit soucié que de faire taire le public mais jamais d'installer un dialogue entre Christine Angot [invitée surprise et incongrue de la politique spectacle] et François Fillon. 

La sexualité de groupe
n'adouicit pas les moeurs
Madame Angot refusant explicitement de débattre et installant une atmosphère de tribunal révolutionnaire devant des téléspectateurs [et redevables de la taxe audiovisuelle] encore sidérés de tant de violence et de parti pris [sur le service public].

Ayant écrit cela, celui qui exhorte depuis toujours les adversaires de l'idéologie sommaire à mener le combat culturel, en veut moins à la gauche d'avoir utilisé les rouages du pouvoir intellectuel, médiatique et judiciaire qu'à la droite de s'en être souverainement désintéressé.
Lorsque la gauche l'a fait, elle l'a fait aussi par conviction. Lorsque la droite ne l'a pas fait, elle ne l'a pas fait en raison d'un individualisme bien proche de l'égoïsme.

Rien qu'un exemple, parmi des milliers. Touchant au CSA qui est devenu une machine à censurer sélectivement.
 
Hier, c'est lui qui avait sonné la charge contre Georges Bensoussan, reprise par les organisations antiracistes dévoyées. Depuis, on le sait heureusement relaxé.
Aujourd'hui, voilà le tranquille Jean-Pierre Pernaut de TF1, morigéné pour avoir, entre un sujet sur les SDF et un autre sur les migrants osé lancer: «Voilà, plus de places pour les sans-abri, mais en même temps les centres pour migrants continuent à ouvrir partout en France».
On avait connu pire insanité nullement sanctionnée. L'appel de Ruquier à assassiner un président américain. Ou ces phrases dénoncées au CSA par l'un de mes correspondants qui m'a demandé de m'en saisir.

Nous sommes le 24 novembre. Mon correspondant, fondateur d'un des plus importants instituts de sondages, est dans sa voiture à écouter France Inter. Il est 11h30. Parmi quelques saillies, à propos des candidats Fillon et Poisson: «pour prouver lequel des deux est le plus catholique, ils vont se faire sucer par des gosses»
Et encore: «… C'est comme le ver solitaire, quand on a fait le con pendant cinq ans, il part du Fillon quand tu arrives à chier». ["En passant pécho", de Julien Hollande, est plus édifiant...]

Angot, fan de Hollande
Le citoyen-auditeur-contribuable de cette radio de service public a recommandé son courrier au président du CSA qui ne lui en a pas encore accusé réception après quatre mois. Sans doute considère-t-il qu'à 11heures et 30 minutes du matin il était impossible qu'un enfant écoute la première antenne radiophonique nationale.
Mais ce citoyen a également adressé copie de sa missive indignée à la présidente de la Haute Autorité de la primaire de la droite.
Qui a traité l'avertissement avec la même indifférence.

Il est terrible de vivre dans un cabinet noir ."
Gilles William Goldnadel

vendredi 5 septembre 2014

Manuel Valls lie son sort au président enlisé

Le premier ministre monte en première ligne pour sauver son avenir et le quinquennat enlisé

La presse aux ordres parle d'"attaques" de Valérie Trierweiler contre François Hollande


Un titre désobligeant
pour le président,  avatar
dans la vie d'une femme
Le pouvoir se débat sur un terrain de rentrée politique déjà explosif. Mais il rend responsable  de son désarroi le tohu-bohu provoqué par la vengeance médiatique de l'ex-concubine officielle et c'est donner une importance excessive à ce rideau d'alcôve soulevé.  Certes, ce bouquin d'une femme humiliée aide à cerner un personnage public ambigu, aussi confus que trompeur, mais ce brûlot paru en début de semaine ne saurait à lui seul expliquer la profonde désaffection de la population pour le squatteur de l'Elysée. (Lien PaSiDupes vers les réactions de la presse internationale)
  
Si le message d'autorité et d'unité lancé par le Premier ministre Manuel Valls est soudain rendu inaudible, c'est aussi et avant tout que la politique du président est à ce point dangereuse qu'elle a fait exploser la colère des élus de la gauche du PS dès avant l'été. La rentrée a été le déclencheur d'une série annoncée de retours de manivelles accumulés, depuis le défi des ministres frondeurs (Montebourg, Hamon et Filippetti) aussitôt éjectés du pédalo présidentiel, jusqu'à la révélation d'un nouveau cas de fraude fiscale au gouvernement, en la personne de Thomas Thévenoud, un proche de Montebourg, l'ancien ministre de l'Economie, collègue du ministre du Budget de Jean-Marc Ayrault, Jérôme Cahuzac, lui-même déjà convaincu d'évasion fiscale. Les branquignols du gouvernement n'ont d'ailleurs rien trouvé de mieux que de nommer à sa fonction un franco-allemand (en plus des franco-coréens ou marocain existants...) du nom de Fetz, député du Lot-et-Garonne, dont Cahuzac était justement un élu... 

Hollande, c'est le serpent venimeux se mord la queue.   
Le président Hollande a encaissé une avalanche de coups qu'il a provoqués, dans le secret de son intimité comme sur le terrain politique qu'il a miné pendant deux années, de détricotages en provocations sociétales, de tergiversations politiques en promesses non tenues et de matraquage fiscal en échecs économiques. Que son inconstance soit conjugale ou publique, elle a dressé contre lui l'ensemble des Français qui le rejettent massivement, à un niveau historique inégalé: 13%, pour l'heure. 
Le bouquin de Trierweiler ne peut à lui seul  être rendu responsable des malheurs de Pépère. Avec le renfort de la presse socialiste, Matignon et l'Elysée maltraitent aujourd'hui la chronologie de leurs revers respectifs et individuels. Les révélations de l'ex-concubine officielle ne viennent que confirmer la petitesse du locataire malveillant de l'Elysée. 
VOIR et ENTENDRE un simulateur précoce:


Parvenu au pouvoir par défaut, à la suite des déboires de Dominique Strauss-Kahn, Hollande s'est cru arrivé. Ensuite, la décision de se porter candidat à la présidence n’est pas la sienne, mais celle de sa concubine Valérie Trierweiler... Mais, dilettante inexpérimenté, impréparé et dépourvu de vision comme d'envergure, le président "normal" s'est aussitôt révélé incapable et impuissant, comme dans le portrait que ses adversaires de la primaire avaient esquissé de lui, sans que ses électeurs n'y prêtent une attention suffisante. (Martine Brochen-Aubry donnait du président une image de "couille molle": en 2011, dans PaSiDupes, ou en 2002, dans le Nouvel Observateur)

Ses promesses gratuites étaient, pensait-on, le résultat de son inconscience. Valoche jette un éclairage cru sur l'hypocrisie du personnage qui dit ne pas aimer les riches mais déteste surtout les "sans dents" dont il se gausse. 

Cette blague privée, irrespectueuse du malheur des chômeurs qu'il a créés et des immigrés qu'il a attirés, sans pouvoir les secourir, est d'ailleurs rendue complètement crédible par sa réplique publique du salon de l'Agriculture à la question d'un enfant demandant où est Nicolas Sarkozy.
VOIR et ENTENDRE la méchanceté souriante de ce président de la République, ici, au Salon de l'Agriculture, février 2013:
Valls est contraint de réagir au vu de son dévissage de 14 points dans l'opinion, en un mois et les sondages catastrophiques sont un signal fort.
Le chef de l'Etat, dont l'image est totalement dévalorisée, va devoir, comme le 14 janvier dernier, s'expliquer sur sa vie privée lors de sa conférence de presse le 18 septembre
Il a tenté aujourd'hui de botter en touche, appelant chacun au respect dû à sa fonction ! Comme la plupart des socialistes, selon la presse, une élue dont l'identité n'est pas davantage révélée que celle d'un tueur du 9.3, mais qui aurait eu des liens d'amitié avec Valérie Trierweiler, se dit "atterrée" par le contenu du livre paru jeudi. L'ex-journaliste débarquée du lit du président serait donc abandonnée de ses proches. Et l'inconnue masquée d'agiter le chiffon rouge de l'extrême droite, comme à chaque fois que le PS s'égare. "Quand on a, comme aujourd'hui, le Front national aux portes du pouvoir, on ne fait pas des choses comme cela", prêche la dame.

Deux jours auparavant, le vote de l'Assemblée sur le discours de politique générale du Premier ministre fera l'état des lieux des troupes socialistes divisées sur la ligne économique pro-entreprises martelée par Manuel Valls qui engagera la responsabilité de son gouvernement par un vote de confiance visant à faire rentrer dans le rang les réfractaires à sa politique.

Alors que l'Elysée observait un silence total jusqu'au sommet des dirigeants des pays membres de l'OTAN à Newport au Pays de Galles (photo ci-contre de la mise en quarantaine de Hollande), Manuel Valls en a appelé jeudi lors d'un déplacement au "respect de la vie de chacun et à la dignité des débats publics".
"Ce que les Français attendent du gouvernement et de moi-même comme Premier ministre, c'est de répondre à leurs attentes", a-t-il déclaré. Il ne nie donc pas l'authenticité des propos indignes qu'il tient en privé sur les "sans dents", ceux qui motivent, selon lui,  tout l'engagement politique de cet arracheur de dents.
VOIR et ENTENDRE Hollande dans les habits de l'imposteur
Fils de Georges Hollande, un soutien de Me Jean-Louis Tixier-Vignancour (extrême droite), François Hollande est venu de droite mais a pris le train socialiste en route quand Francois Mitterrand est arrivé à l'Elysée.

Depuis la formation du gouvernement Valls 2, après 145 jours du Valls 1, autre record de la mandature du président socialiste, le 26 août, le Premier ministre -pyromane a dû éteindre presque quotidiennement divers incendies, qu'il s'agisse de la colère provoquée par sa déclaration d'amour à l'entreprise devant le MEDEF, de la présence de la ministre de la Justice Christiane Taubira à une réunion des élus PS "frondeurs", ou des propos du ministre du Travail, François Rebsamen, sur la chasse aux chômeurs fraudeurs.

L'exécutif paie les dividendes de ses impostures

"C'est comme un championnat, on avance match après match"
racontait le chef du gouvernement à qui voulait l'entendre dimanche à l'université d'été houleuse de La Rochelle, au terme d'un discours volontariste après d'autres, rappelant deux années de "détermination" stérile d'un Ayrault. Il a fait le grand écart, ménageant ses troupes tout en confirmant le nouveau cap économique (social-) libéral basé sur la baisse des charges des entreprises et des impôts (directs, et non indirects), avec une menace de plusieurs points qui se profile à nouveau sur la TVA...
Une ligne symbolisée par la nomination d'Emmanuel Macron au ministère de l'Economie, un ancien banquier de Rothschild, symbole de la finance que Hollande disait détester, en lieu et place du frondeur Arnaud Montebourg, ancré à gauche du PS.

François Miquet-Marty, de l'institut Viavoice, voit dans cette façon de "prendre les rênes sur les enjeux du gouvernement, les liens avec le PS et avec les entreprises" un "pari nécessaire mais pas suffisant: il faudra des résultats".

Jérôme Fourquet, de l'IFOP, note que les pilotes de l'exécutif n'avaient guère le choix "face à un tableau de bord où tous les voyants sont au rouge""Les sondages révèlent un trou d'air désastreux. Plus que jamais le roi est nu et le prince était en train de le devenir", dit-il. "Continuer au même rythme n'était plus tenable. Il y avait nécessité de réagir et de montrer très énergiquement qu'on était décidé à aller chercher des résultats avec les dents [sic] car ces derniers se font attendre."

Outre une économie atone, les sondages d'opinion montrent une chute de François Hollande et de Manuel Valls dans l'opinion: moins quatre points pour le président (19%), moins dix pour le Premier ministre (43%) dans une enquête IFOP pour Paris Match réalisée après la nomination de "Valls II". Prisonniers d'une spirale vertigineuse, ils sont depuis, selon une enquête du Figaro, l'un est à 13% et l'autre à 30%... 

"L'objectif de ce remaniement [terme impropre pour une "dissolution"], hormis d'écarter les fortes têtes, est de faire signer un avenant au contrat: maintenant on va sortir de l'ambiguïté qui pouvait encore exister et on va aller à fond dans la ligne social-libérale. En gros 'qui m'aime me suive'", résume Jérôme Fourquet.

Hollande fait le vide autour de lui

Reste à savoir si les élus PS "frondeurs", qui ont repris du poil de la bête à La Rochelle en créant un collectif sans chef baptisé "Vive la gauche", auront le courage de refuser de voter la confiance au nouveau gouvernement, d'entraîner une crise politique majeure susceptible de déboucher sur une dissolution et de se représenter devant leurs 13% d'électeurs. "Ce qu'on peut faire avec les membres du gouvernement, c'est plus difficile avec les parlementaires", dit Jérôme Fourquet. "On peut penser que la contestation va aller crescendo", pronostique-t-il

L'exécutif a donc obligation de faire revenir une confiance perdue et  court le risque de susciter l'alternance. La plume au vitriol de Valérie Trierweiler, qui décrit Hollande comme un homme méprisant des pauvres, ne serait qu'un facteur supplémentaire en faveur de la droite.
"Ce qui est le plus difficile pour François Hollande, c'est qu'il est terriblement seul. L'ouvrage de Valérie Trierweiler ne va pas l'aider", souligne Jean-Daniel Lévy, de l'institut de sondages Harris Interactive. "François Hollande a pendant longtemps a donné le sentiment d'être sympathique, d'être en empathie avec les gens. Cette image s'est estompée". Pour autant, le politologue a le sentiment que "rien n'est jamais définitivement figé" et que de l'eau va passer sous les ponts avant de savoir qui portera les chances de la gauche à l'élection présidentielle de 2017, avec ou sans primaire socialiste.

En privé, le président aime donner l'exemple de l'Allemand Gerhard Schröder, qui n'avait perdu que de justesse face à Angela Merkel en 2005, trois ans après avoir engagé une politique voisine de celle prônée par Paris aujourd'hui.

François Hollande et Manuel Valls ont une chance historique avec une Europe désormais à l'écoute, assurent certains, ce que les photos de presse démentent. Ceux-là répètent que la croissance de l'Allemagne faiblit aussi, que le président de la Banque centrale européenne, Mario Draghi, est sur leur ligne, tout comme le nouveau président de la Commission, Jean-Claude Juncker. Tous les espoirs seraient permis: pourvu qu'ils ne soient pas déçus comme ceux du redressement de la courbe de l'emploi. Toute la question est de savoir si le retournement attendu se produira assez vite pour porter ses fruits avant 2017. Savoir même si le retournement aura lieu.