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vendredi 3 février 2012

La Bourse de Paris reste insensible au dénigrement du PS

Pas de quoi réjouir la presse d'opposition en Une...

La Bourse de Paris termine la semaine en beauté

Le CAC 40 a grimpé de 1,52 % à 3427,92 points
L’annonce d’un nombre de création d’emplois supérieur aux attentes en janvier outre-Atlantique a été saluée par le marché parisien. Sur la semaine, le CAC a pris 3,29%.


La Bourse de Paris a changé son fusil d’épaule en fin de matinée du 3 février
Après avoir abordé la séance en légère baisse, elle est portée par les bons chiffres de l’activité privée en zone euro. Elle a ensuite accéléré la cadence avec l’annonce d’une nette amélioration du marché de l’emploi outre-Atlantique au mois de janvier. Au finish, le CAC 40 a avancé de 1,52% à 3 427,92 points. Sur l’ensemble de la semaine, l’indice de la Bourse de Paris s’est adjugé 3,29%, ce qui porte ses gains depuis le début de l’année à près de 8,5 %.

Ailleurs en Europe, Londres a gagné 1,81% ce vendredi et Francfort 1,67%. Et à Wall Street en séance le Dow Jones grimpait de 1,14% et le Nasdaq de 1,43%.

Les bonnes nouvelles se sont multipliées cette semaine
L’agence de notation Standard & Poor’s qui avait dégradé la France, estime par exemple que la zone euro devrait s’extraire de la récession avant la fin de l’année pour renouer avec la croissance au tout début de l’année 2013. Hier c’est l’emploi américain qui a dopé le moral des investisseurs. Le taux de chômage est tombé à 8,3 % en janvier, au plus bas depuis trois ans. Face à cette série de bonnes nouvelles, l’enlisement des négociations entre la Grèce et ses créanciers est passé au second plan.


Les marchés tentent visiblement de corriger les excès de pessimisme de 2011

Les investisseurs se livrent à une intense chasse au bonnes affaires sur les valeurs les plus massacrées l’an dernier.

C’est ainsi que Peugeot s’adjuge 12,95 % sur la semaine, en dépit de perspectives peu favorable pour le secteur.
Renault, avec un gain de 8,09 % sur les cinq derniers jours, lui emboîte le pas. Cet effet de rattrapage propulse également les valeurs financières. Sur les cinq derniers jours de Bourse, Société Générale prend la tête du palmarès des plus fortes hausses du CAC 40 avec un gain de 15,09 % tandis que Crédit agricole grimpe de 7,84 % et Axa de 6,44 %.

A l’inverse, les valeurs plus défensives, auprès desquelles les investisseurs tentaient de trouver refuge au plus fort de la tempête boursière ne font plus recette. En cinq jours, le laboratoire Ipsen perd ainsi 4,79 % et la foncière Unibail Rodamco 2,08 %.


La presse d'opposition est-elle justifiée à dénigrer ?

Valeurs à suivre


LVMH (+2,29 % à 129,30 euros) a publié hier une forte hausse de ses résultats trimestriels, signant de nouveaux records et témoignant une nouvelle fois de la capacité de résistance du secteur du luxe face à la dégradation de la conjoncture.

France Télécom (+0,30 % à 11,53 euros). Après Orange Suisse en décembre, l’opérateur poursuit ses cessions d’actif à l’étranger. Il cède à 100 % sa filiale Orange Autriche à Hutchison 3G pour 1,3 milliard d’euros. Hutchison Whampoa, qui annoncé l’opération ce matin, a précisé que l’accord sera effectif en milieu d’année.

Total (+0,27 % à 41 euros) a confirmé vendredi qu’il préparait la reprise de ses activités d’exploration du très prometteur «Bloc B» au Sud-Soudan, un projet relancé par la toute nouvelle indépendance de l’Etat.

Maurel et Prom (-0,71 % à 13,35 euros) a annoncé le début d’un forage d’exploration pour trouver plus de gaz dans la baie de Mnazi en Tanzanie, où des puits sont déjà exploités à proximité.

Le groupe d’informatique médicale Cegedim (+6,20 % à 23,65 euros) table sur une hausse de ses ventes pour 2012 à la faveur de changements dans les politiques de paiement des médecins.

Christian Dior (+2,97 % à 114,30 euros), la holding actionnaire de LVMH à 42,4 %, a fait état pour sa part d’une hausse de 23 % de son résultat opérationnel courant l’an dernier. Un dividende proposé augmentera de 24 %, comme LVMH.

Vinci (+1,81 % à 37,16 euros) annoncé hier que sa filiale Eurovia avait remporté cinq contrats de services routiers au Royaume-Uni dont la valeur cumulée dépasse 1,7 milliard d’euros.

Lafarge (+1,32 % à 32,52 euros) a annoncé hier un projet de réorganisation qui devrait se traduire par la suppression de 460 postes, dont 90 en France

Le cimentier Vicat (+2,59 % à 47,96 euros) a annoncé hier qu’il s’attendait à une légère baisse de sa marge brute d’exploitation sur la deuxième moitié de l’exercice écoulé, en raison des turbulences politiques en Égypte.

NRJ Group (+0,48 % à 6,28 euros) a déclaré hier soir qu’il abordait 2012 avec «prudence», précisant que les recettes publicitaires de ses activités médias en France ont légèrement progressé en janvier par rapport à l’an dernier. Le chiffre d’affaires annuel du groupe a progressé de 9,9 % à 377,5 millions d’euros.



Ne le répétez pas: vous pourriez faire de la peine au candidat enfariné Hollande et aux défaitistes.

samedi 13 août 2011

Société générale: un titre trompeur de France Info


Alarmer le public est-il la fonction du service public d'information ?

France Info participe à la désinformation


La rumeur spéculative

En une après-midi, Frédéric Oudéa a vu sa banque [sic] perdre jusqu’à un quart de sa valeur à la Bourse de Paris. L’action a finalement clôturé en net recul de 14,74%. En cause : des spéculations sur la note souveraine de la France mais surtout des rumeurs de marché liées à la solidité financière de l’établissement mais aussi à un plan de sauvegarde du système bancaire français qui serait actuellement en discussion.
Pas de quoi mobiliser la presse solidairement.

France Info est-elle plus respectable que la presse à sensation
?
"A l’origine, notamment, de ces rumeurs : The Daily Mail.
[Il faut noter que, pour la circonstance, ce quotidien populiste n'est pas stigmatisé...] Trois jours après avoir décrit la Société générale comme étant "au bord du désastre", le tabloïd s’est finalement excusé. Mais le mal est fait [sic]. Le patron de la Société générale tente [sic, selon France Info] donc de rassurer les investisseurs sur France Info." Mais c'est sans compter sur la perversité du journaliste invitant et le titre affiché sur la page internet de la chaîne.

"Le patron de la Société générale l’assure : ce n’est pas le moment de vendre. Reste que depuis le 22 juillet, son titre a perdu plus de 41%. Et les autres banques françaises liées au plan de sauvetage de la Grèce ne sont pas en reste : Crédit agricole perd -35,63% et la BNP Paribas chute de 27,05%." Cette formulation de France Info suggère que les assurances du PDG invité ne sont pas fiables.

"La Société générale dans le rouge : Frédéric Oudéa appelle au calme"
Tel est le titre de la chaîne de radio en continu. Toutes les 7 minutes, elle aura martelé cette information mensongère.

L'information en France se fait, pourquoi pas, sur la base de rumeurs.
France Info avait invité Frédéric Oudéa qui comptait sur la loyauté de la chaîne publique et croyait y dénoncer " les rumeurs qui ont provoqué la chute du titre de près de 15% ce mercredi à la Bourse de Paris." Pourquoi France Info n'a-t-elle pas privilégié la parole du PDG de la Société générale, Frédéric Oudéa, contre les rumeurs dont il assure sur France Info qu'elles sont "complètement infondées ?" Malgré ce titre, non pas racoleur mais trompeur et dangereux pour l'économie nationale, la chaîne n'accorde guère de crédit à la parole de Frédéric Oudéa.

Exploitation tendancieuse de la déclaration du PDG

L'article contredit le PDG et accrédite ainsi la tendance dans un climat financier pourtant reconnu délétère et spéculatif.

" Le patron de la Société générale l’assure ['certifie' ou 'donne à croire' ?] : ce n’est pas le moment de vendre. Reste que [formule qui annonce des réserves] depuis le 22 juillet, son titre a perdu plus de 41%. Et les autres banques françaises liées au plan de sauvetage de la Grèce ne sont pas en reste : Crédit agricole perd -35,63% et la BNP Paribas chute de 27,05%.

Absence de commentaires quand il faudrait
Le PDG annonce qu'il réclame une enquête auprès de l’Autorité des marchés financiers. Pour en savoir plus, il faut ouvrir le podcast. (0'50")

Le journaliste ne se donne pas davantage la peine de décrypter les assurances du PDG
Pourtant, " la Société générale a les reins solides", assure Frédéric Oudéa . Mais pour apprécier son argumentaire, il faut prendre la peine d'ouvrir le second podcast de 1'19".

Et pourquoi le sensationnalisme du Daily Mail n'est-il pas villipendé ?

Frédéric Oudéa a pris la succession de Daniel Bouton en mai 2009, suite à l'affaire Kerviel et il ne faut pas remuer le passé du PS.

L'affaire de la Société générale
Devenu Premier ministre (1992-1993), le socialiste Pierre Bérégovoy fut confronté à la persistance des difficultés économiques des gouvernements socialistes et au mécontentement de la gauche, qui voyait en lui le symbole du ralliement des socialistes au libéralisme économique. Outre les incitations fiscales au développement des stock options, et la privatisation sous la présidence de François Mitterrand (mai 1981-mai 1995) de TF1 en 1987 et la création de Canal+ (chaîne cryptée et ... payante) et de M6 (chaîne privée), la Société Générale est en effet l'une des trois banques privatisées en 1987 (avec la BNP et le Crédit commercial de France, CCF).
C'est au gouvernement socialiste de Jospin (juin 1997-mai 2002) que nous devrons ensuite la privatisation partielle de France Télécom (octobre 1997), du CIC (avril 1998), les privatisations totales de Thomson CSF et de Thomson Multimédia, et d'Aérospatiale, ainsi que la cession du GAN et du CIC, de l’UIC (1998), de la CNP "assurances", d'Air France (1999), et du Crédit Lyonnais(6/1999).

Bérégovoy se fit en outre le chantre socialiste de la lutte contre la corruption affairiste et politique.
=> Mais fut au coeur de l'un des plus grands scandales politico-financiers des années Mitterrand.

Ce sont les grands noms de la finance française et ceux de plusieurs hommes politiques du Parti socialiste, dont celui de Pierre Bérégovoy, alors ministre des Finances de François Mitterrand qui étaient cités.

=> Dans le même temps, éclate l'affaire du prêt Pelat , du nom de Roger-Patrice, un ami personnel de Mitterrand, en février 1993.
Il s'agit d'une affaire de délit d'initié dans l'affaire Pechiney-Triangle qui implique son directeur de cabinet, Alain Boublil.En 1986, Pierre Bérégovoy avait reçu un prêt d’un million de francs, sans intérêt, de Roger-Patrice Pelat, un richissime ami intime de Mitterrand, pour l’achat d'un appartement dans le ...16e arrondissement, à Paris. Le juge Thierry Jean-Pierre, qui instruisit cette affaire complexe, découvrit non seulement le prêt Pelat, mais aussi les nombreuses libéralités accordées à la famille Bérégovoy : ainsi la prise en charge financière par Roger-Patrice Pelat de vacances du couple Bérégovoy, entre 1982 et 1989 ; les versements d’argent effectués à Lise Bérégovoy, l’une des filles du Premier ministre, pour qui Pelat se portait également caution auprès des banques pour des emprunts répétés ou encore des billets d’avion gracieusement offerts à la jeune femme. Le juge Jean-Pierre met également en lumière la persistance de découverts bancaires jugés « faramineux» accordés par la SDBO, la filiale du Crédit Lyonnais, aux membres de la famille Bérégovoy. Apparaît ainsi un découvert de 199.737,20 F au mois d’avril 1993. Puis, de nouveau, on trouve la trace de prêts d’argent aux membres de la famille Bérégovoy, notamment à sa fille Lise, de cadeaux à son épouse Gilberte, ainsi que des aides ponctuelles consenties à Pierre Bérégovoy entre 1986 et 1988.
Un mois après avoir quitté Matignon, Pierre Bérégovoy se suicide près de Nevers, le 1er mai 1993.

La vertu socialiste ne serait-elle pas un mythe ?

jeudi 13 janvier 2011

Islam en France: la charia entre dans nos maisons

Un premier prêt bancaire à l’habitat « charia compatible » en France


L'essor du commerce halal ne doit pas occulter le développement de la finance particulière aux musulmans religieux de France.



Une association pour la promotion de financements islamiques annonce le premier prêt à l’habitat monté en France en respect des principes de la loi islamique.

Ce prêt a été accordé en mai 2010 pour l’achat d’une maison en région parisienne, précise-t-elle. « Nous avons fait une première opération de prêt habitat en mai », a annoncé Anass Patel, président de l’Association d’innovation pour le développement économique et immobilier (AIDDIM) qui a conseillé l’acquéreur, lors d’un colloque sur la finance islamique qui s'est tenu à Strasbourg. Cette association cherche à promouvoir une nouvelle éthique dans les rapports avec le monde de la finance et se reconnaît militante: " La recherche d'alternatives aux produits bancaires basés sur l'intérêt a besoin de votre soutien", écrit-elle à ses bienfaiteurs.

VOIR et ENTENDRE cet illustration islamique du marketing ethnique:

Le bénéficiaire est un « sportif de haut niveau », qui a fait l’acquisition d’une maison en région parisienne pour « un montant important » et a bien voulu se prêter à cette première, afin de faire progresser la mise au point du produit, a précisé A. Patel sans révéler son identité.

Un processus plus efficace à terme que la méthode Cantona
Le prêt a été accordé par la BRED. Cette banque est une société de cautionnement(ou de garantie de prêt immobilier), affiliée au groupe Banque Populaire, s’est refusée à tout commentaire et la Banque Populaire, groupe bancaire et financier mutualiste, des Caisses d'Épargne et de Prévoyance, a préféré déléguer... Or, la BPCE, nouvelle entité (Banque Populaire-CNEP), est devenue le deuxième groupe bancaire français.
L’opération de prêt immobilier islamique a été réalisée par le biais d’un mécanisme d’achat-revente (”Murabaha“) consistant, pour la banque, à acheter le bien et le revendre ensuite au client. Ce dernier rembourse ensuite la banque en une ou plusieurs fois et lui verse, en outre, une commission correspondant au service rendu.
La formule permet d’éviter le versement d’intérêts, prohibés par la loi islamique.

L'enseignement parallèle des droits français et islamique
L'association proposait deux jours de formation intensive à la finance islamique, les samedi 4 et dimanche 5 Décembre 2010 de 9h à 18h à Saint-Denis (Seine-Saint-Denis), dans le cadre général des activités commerciales en Islam et l'interdiction du Ribah.
Ce type de stages conteste le système financier occidental et pose la 'problématique' de la conformité de la Shariah (charia) avec les produits financiers français et propose une alternative 'pure'.
A Saint-Denis, les cours étaient animés par Les cours seront animés par Cheikh Mohammad Patel, membre permanent du comité Acerfi, Mohammed Marouane, fondateur de Quantis, Cheikh Mohamed Bechir Ould Sass, membre permanent du comité Acerfi et enseignant chercheur à l'Ecole de Management de Strasbourg, et
Boubkeur Ajdir, directeur de projet chez Islamic Finance Advisory & Assurances Services.
Les ateliers étaient animés aussi bien par Anass Patel, président d'Aiddim (cadre finance et immobilier) qu'un cadre financier venu de Londres que par un enseignant de l'Ecole de Management de Strasbourg.

Le comité ACERFI (Audit, conformité, éthique et recherche en finance islamique) est le premier comité francophone de conformité en finance islamique sur le territoire français constitué de spécialistes en droit musulman engagé dans la recherche en finance islamique et la validation de produits financiers.
Il assure que la finance islamique intéresse la place de Paris dans ses efforts pour rattraper la City de Londres et se targue d' une hausse de 20 % par an depuis 2003, pour un montant estimé à plus de 700 milliards d’euros dans le monde.
Enfin, le comité ACERFI ne cache pas que le contexte économique actuel lui est un terreau favorable et il milite donc sur l'idée que la crise économique internationale souligne la nécessité d'idées nouvelles et d'alternatives...

Un forum de la finance islamique s'est encore tenu à Paris, le 26 novembre dernier. Il a rassemblé plusieurs docteurs en droit musulman.

La diversité n'est tenue ni dans le besoin, ni dans le mépris
L'Aiddim, par la voix d'Anass Patel, diplômé de l'ESC de ...Lille et directeur stratégie et recherche, assure que nous sommes " à l’heure où le gouvernement envisage d’offrir un cadre juridique et fiscal plus favorable pour accueillir la finance islamique " et donc de lui accorder une reconnaissance officielle.

La ministre de l’Economie et des Finances appelle à un assouplissement du cadre législatif et fiscal

Christine Lagarde s'est engagée de longue date en faveur de réformes susceptibles de favoriser son implantation dans l'Hexagone, au prétexte de permettre à certains particuliers ou entreprises de disposer d'instruments d'investissement compatibles avec leurs opinions religieuses, alors qu'aujourd'hui ils s'abstiennent, investissent à l'étranger ou utilisent à contre-cœur des outils financiers habituels. Il faut en outre probablement que l'économie souterraine diversifie ses activités et se lance dans le blanchiment 'pur' d'argent sale.
Mais l'adaptation de la législation française aux pressions islamiques fait débat au sein des élus, notamment à gauche, au nom du principe de laïcité.

Petits bémols à la pureté

Les Caisses d'Épargne sont actionnaires de la banque d'affaires Natixis, qui s'est lancée en 2006 sur le marché des subprimes aux États-Unis, par l'intermédiaire d'un réhausseur de crédits qu'elles ont dû financer en catastrophe par une recapitalisation. En juillet 2010, la Direction des Fraudes (DGCCRF) a remis au Parquet de Paris un rapport relevant l'infraction de publicité trompeuse à l'encontre de la Caisse d'Epargne.

Pour sa part, la Caisse d'épargne Loire-Drôme-Ardèche a en revanche été mise en examen, quelques jours plus tard, par le Tribunal de Saint-Étienne pour publicité trompeuse sur le produit de placement "Doubl'Ô"

Depuis septembre 2009, les Caisses d'épargne - partenaires financiers de l'Aiddim - sont dans le collimateur des associations de consommateurs et de certains parlementaires.
Sont en cause des centaines de millions d'euros prélevés sur les comptes débiteurs de personne en difficulté, au titre des " frais de forçage " notamment.
Ses partenaires atteignent le comble de l' 'impureté', sans que la finance islamique vertueuse ne bronche.
Ces commissions ont été déclarées illégales par la Cour de Cassation en 2008, dans la mesure où elles consistent à facturer le découvert non autorisé au-dessus du seuil de ...l'usure (ci-contre, La Vieille Usurière, de Jusepe de Ribera), ce qui est hyper 'impur' dans le monde religieux islamique et illégal dans le monde séculier et laïc, et donc passible de poursuites pénales. Si cette pratique n'est pas spécifique aux Caisses d'épargne, il semble que le groupe en soit l'un des plus friands. Une loi pourrait prochainement contraindre les agences Caisse d'épargne à stopper ces pratiques et à rembourser les clients abusés.

La pureté des intentions de la sphère financière islamique est donc mise à mal par l'actualité judiciaire.
La volonté affichée du respect de la charia apparaît ainsi nettement plus douteux que la conquête du pouvoir par l'islam de France.

mardi 26 août 2008

Les cotes de Sarkozy et du baril, inversement proportionnelles ?

Les rôles respectifs du gouvernement et des spéculateurs
Dans la semaine du 18 août, le pétrole a repassé la barre des 120 dollars le baril et le prix du super enregistra alors une baisse de 3 à 4 centimes à la pompe. C’était la troisième semaine consécutive de reflux des prix pour le super. Il était alors trop tôt pour parler de véritable repli, mais une baisse est toujours bonne pour le pouvoir d’achat et le moral, surtout en période de vacances.

Or, un sondage IFOP réalisé pour le Journal Du Dimanche (JDD) du 21 au 22 août indique que la cote de confiance de Nicolas Sarkozy a progressé de deux points en un mois pour atteindre 40% , tandis que celle de François Fillon reste supérieure à la moyenne, à 51% .

Quelle est donc l’utilité des instituts de sondages, s’il suffit de prendre connaissance du cours du pétrole brut et davantage encore de ses répercussions sur le prix de l’essence à la pompe?

Nous allons d’ailleurs pouvoir vérifier cet alignement des cotes avec le net rebond des cours du pétrole mardi 26 à la clôture des Bourses européennes, les intervenants s'inquiétant de l'ouragan Gustav qui pourrait menacer les installations pétrolières du Golfe du Mexique et de nouvelles tensions sur le dossier Russie-Georgie qui contribuent aussi à tendre les cours, après un recul en raison de la progression du dollar, la devise dans laquelle sont réglés les achats de brut.

Dans quelle mesure la politique gouvernementale influe-t-elle donc sur la cote du Président ?

lundi 31 mars 2008

L’entreprise française n’est pas aussi morose qu’on veut le dire

Pernod Ricard rachète la vodka Absolut
Pernod Ricard a remporté les enchères pour le rachat du suédois Vin & Sprit, propriétaire de la vodka Absolut.
Pernod Ricard a rachété la vodka Absolut au suédois, une économie modèle, pour 5,62 milliards d'euros, dette comprise. Le groupe français évalue les synergies entre 125 et 150 millions d'euros avant impôt dans les deux à quatre ans et estime que l'impact de l'opération sur le bénéfice par action sera neutre la première année, puis " significativement positif " par la suite.
Le groupe français de vins et spiritueux Pernod Ricard, numéro 2 mondial, a de nouveau relevé sa prévision de progression du bénéfice opérationnel courant (ROC) pour l'exercice 2007/08 (clos en juin) à "au minimum 12%" à données comparables, contre "autour de 12%" initialement, dans un communiqué. Le groupe avait déjà relevé son objectif de progression du ROC en janvier, lors de la publication de son chiffre d'affaires semestriel. Il avait alors prévu une hausse "autour de 12%", contre environ 10% auparavant.

Le Crédit Agricole cherche à se consolider en Italie. La banque française a annoncé être en discussion avec la banque italienne Banco Popolare en vue d'un rapprochement entre leurs filiales de crédit à la consommation Agos et Ducato. La banque verte précise qu'une telle alliance donnerait naissance au numéro un transalpin du secteur.
Crédit Agricole SA a gagné 9,3%, à 18,45euros le 18 mars (-4,58% la veille). Le titre de la Banque verte a signé la plus forte hausse de l'indice CAC40, emmenant le rebond des valeurs bancaires après les résultats rassurants publiés aux Etats-Unis par Goldman Sachs et Lehman Brothers.

Dans le paysage gris qu’ils déroulent sous nos yeux, les media vont-ils tenir en arrière plan les performances économiques qui redonneraient aux Français des raisons de croire en leur redressement ? Ces indices risquent de ne pas être valorisé : serait-ce pour des raisons politiciennes ?