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lundi 13 octobre 2014

Procès Guérini: la justice réussira-t-elle où la politique a échoué ?

"Peut-être que la justice arrivera à éliminer ce personnage", espère Muselier

Le socialiste 
Jean-Noël Guérini a rendez-vous avec la justice

Le sénateur réélu et toujours président du Conseil général des Bouches-du-Rhône comparaît ce lundi pour la première fois en justicepour détournement de fonds publics. L'ancien patron du Parti socialiste des Bouches-du-Rhône reste toujours très influent localement pour une gouvernance du chéquier. Renaud Muselier, auteur du livre "Le système Guérini", a évoqué ce procès sur RMC.

Renaud Muselier, député européen UMP et ancien député UMP des Bouches-du-Rhône (de 1993 à 2012) attend donc beaucoup de la justice face au systême mafieux installé par Guérini sur les Bouches-du-Rhône. Sur RMC, l'auteur du livre intitulé "Le système Guérini", il déclare : "Ce n'est pas l'appareil socialiste qui a réussi à s'en débarrasser, la droite aussi a échoué. Mais puisque le système des partis n'arrive pas à faire le ménage lui-même et que depuis quatre ans l'institution politique n'a pas réussi à éliminer ce personnage peut-être que l'institution judiciaire le fera, conformément aux règles de la République".
VOIR et ENTENDRE les méthodes musclées de FO dont Renaud Muselier a fait les frais à Marseille en 1994: 

Pour commencer, le tribunal correctionnel de Marseille doit déterminer si, oui ou non, les
65.000 euros d'indemnités de licenciement versés à Jean-David Ciot lors de son départ programmé au printemps 2011, après neuf années passées dans le cabinet de président du conseil général, constituent un détournement de fonds publics.
Devenu depuis député et patron du PS marseillais, Jean-David Ciot comparaît également, pour "recel de détournement de fonds publics". En clair, la justice soupçonne une démission arrangée et permettre à ce dernier le financement de de sa campagne des législatives en 2012. Car la date du licenciement du licenciement, le 26 mai 2011, intrigue. En effet, celui-ci intervient moins de deux mois (le 5 avril) après le renouvellement du contrat de cabinet de Jean-David Ciot.
Mais les deux compères nient en bloc. Ainsi, Jean-David Ciot soutient par exemple que ce licenciement, décidé par ailleurs sans délai de préavis, lui a été imposé.
"L'appareil socialiste n'a pas réussi à s'en débarrasser"
Si cette affaire apparaît comme une babiole au regard des autres dossiers judiciaires de Jean-Noël Guérini, elle peut tout de même avoir des conséquences car l'élu socialiste risque l'inéligibilité et une peine de prison allant jusqu'à dix ans.

La Justice accomplit son œuvre, mais
de nombreuses questions restent en suspens. Comment un tel système a-t-il pu naître et prospérer en toute impunité ?
Comment une poignée d’hommes a-t-elle tenté de faire main basse sur la deuxième plus grande ville de France ? Pourquoi le PS a-t-il préféré fermer les yeux ? Au bout du compte, c’est la région de Marseille qui souffre de malversations, de la peur et des grandes lâchetés. 

La République est en cause
Jean-Noël Guérini est aussi mis en examen, notamment pour trafic d'influence et association de malfaiteurs, dans plusieurs dossiers de marchés publics présumés frauduleux, tout comme son frère Alexandre, soupçonné d'accointances avec le milieu. 
Ces autres dossiers sont toujours en cours d'instruction.

lundi 15 avril 2013

Moralisation... Guérini se serait bien fait payer ses frais de justice par les contribuables !

Deux pétitions contre la prise en charge de certains frais de justice par le conseil général


La prise en charge par la collectivité des frais de défense de Jean-Noël Guérini fait des vagues

Vauzelle et Guérini,
frères mafieux des Bouches-du-Rhône
Votée la semaine dernière par le "soviet" PS, autrement appelé Conseil général, des Bouches-du-Rhône, elle suscite une pétition citoyenne pour demander au préfet d'annuler cette délibération. Elle a d'emblée été signée par 250 personnes. Lien

"Ce n'est pas aux contribuables de payer ces déboires judiciaires, explique Dominique David, l'initiateur de cette pétition. Si Jean-Noël Guérini distribue l'argent public comme si c'était le sien, il est hors de question qu'il fasse payer sa défense par les contribuables". 
Il met également en cause Jean-David Ciot, qui a été mis en examen le même jour que le président PS du Conseil général. Il y a en effet une forte densité au mètre carré de mis en examen dans le CG 13.

La droite avait voté contre cette délibération

A gauche, seuls Michel Pezet qui a pris la parole, Marie-Arlette Carlotti - ministre à Paris à ses heures - et Janine Ecochard se sont abstenus. Communistes, indépendants et la majorité des socialistes ont voté pour.

Deux pétitions s'élèvent maintenant contre la prise en charge par le Conseil général  de certains frais de justice de son président socialiste Jean-Noël Guérini, et rassemblaient à elles deux 48.000 signatures vendredi matin.
Les deux textes, publiés sur les plateformes de pétitions en ligne avaaz.org et change.org, avaient été signés par 24.000 personnes chacun vendredi à 12h00, avec d'éventuels doublons.

Les initiateurs de ces pétitions reprochent au Conseil général la prise en charge de la défense de J.-N. Guérini dans l'affaire du licenciement - qui aurait été arrangé - de son ancien directeur de cabinet et actuel député PS des Bouches-du-Rhône, Jean-David Ciot, pour laquelle le sénateur est mis en examen pour ...détournement de fonds publics.  Ciot est lui mis en examen pour recel.

Le Conseil général justifie cette prise en charge financière par le fait que Guérini a agi dans le cadre de ses fonctions de président de la collectivité.

Une délibération votée le 29 mars - seuls trois conseillers socialistes s'étaient abstenus, la droite votant contre - évoque une "protection fonctionnelle", car "ces faits ne présentent pas le caractère de fautes détachables de l'exercice de ses fonctions", en s'appuyant sur "le code général des collectivités territoriales" et la "jurisprudence".

Pour les mêmes raisons, l'assemblée départementale a voté la prise en charge des frais de justice de M. Guérini dans des procédures en diffamation contre le quotidien La Provence.
Ces affaires sont distinctes de celle pour laquelle l'élu est mis en examen avec son frère Alexandre, qui concerne des décharges publiques dans le département, et de celle pour laquelle tous deux ont récemment été placés en garde à vue chez les gendarmes. Ces deux dossiers, qui sont pour lui les plus épineux, ne sont pas concernés par les délibérations du Conseil général.