POUR

LA &nbsp LIBERTE &nbsp D' EXPRESSION

Free speech offers latitude but not necessarily license

Affichage des articles dont le libellé est Alsace. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Alsace. Afficher tous les articles

samedi 28 avril 2018

Grand Est : le porte-parole du gouvernement décourage l'idée d'un "Brexit alsacien"

"Il n'y aura pas de Brexit alsacien," prévient Benjamin Griveaux

"Toute sortie de l'Alsace du Grand Est est exclue"


Le porte-parole du gouvernement, Benjamin Griveaux, a été catégorique sur France Bleu Alsace ce mercredi matin.


Le président Macron l'avait déjà indiqué lors de sa venue à Strasbourg, et son porte-parole du gouvernement l'a répété : "On ne reviendra pas sur la région Grand Est, mais on n'écarte pas une fusion des départements alsaciens". Avec transfert de compétences économiques de la Région ? "Des réflexions sont en cours. Le préfet doit rencontrer l'ensemble des élus", a vaguement répondu Benjamin Griveaux. 

Le préfet du Bas-Rhin, Jean-Luc Marx, doit rendre sa copie d'ici le 20 juin. 
De leur côté, les départements du Bas-Rhin et du Haut-Rhin ont lancé une consultation en ligne pour permettre aux Alsaciens de se se prononcer sur une nouvelle collectivité d'Alsace.

"L'enjeu n'est pas un brexit alsacien" (Brigitte Klinkert)

Brigitte Klinkert, présidente DVD, ex-UDI, du Conseil départementale du Haut-Rhin a réagi par tweet aux propos du porte-parole du gouvernement, le 25 avril. "L'enjeu n'est pas un Brexit alsacien, mais bien de construire un territoire européen et trans-frontalier exemplaire au service de la France".
Bienvenue en @BGriveaux ! L’enjeu n’est pas un alsacien mais bien de construire un territoire européen et transfrontalier exemplaire au service de la ! C’est notre projet avec @F_Bierry et les élus et parlementaires alsaciens ! @fbuchy @BleuAlsace @Chab_

Autre sujet évoqué ce mercredi matin sur France Bleu Alsace, le GCO, le Grand Contournement ouest de Strasbourg : "Le gouvernement ne changera pas d'avis, mais lorsque nous allons délivrer l'autorisation unique environnementale, il faudra y intégrer un renforcement des mesures compensatoires et faire en sorte que l'impact environnementale soit maîtrisé pour limiter au maximum les effets négatifs sur la biodiversité", indique Benjamin Griveaux mais "l'autoroute se fera bien".

Et un Brexit des deux Savoie ou des deux Corse ?

lundi 23 mai 2016

Fraude au RSA: le Haut-Rhin récupère l'argent indûment versé

852.000 euros restitués en cinq mois suite à un contrôle des comptes en banque de bénéficiaires du RSA de Strasbourg

C'est ce que l'AFP appelle pudiquement une "économie" !

Plusieurs centaines de milliers d'euros de prestation sociale soustraits au conseil départemental - qui attribuent diverses prestations au titre de l'aide sociale, que ce soit aux personnes âgées, aux personnes handicapées, à l'enfance et aux familles ou encore à l'insertion - et versés par la CAF et la MSA (Mutualité sociale agricole) par le département du Haut-Rhin depuis le début de l’année, grâce aux contrôles des bénéficiaires du RSA en Alsace, a indiqué Eric Straumann, le président (LR) du Conseil départemental, depuis 2015. Une énorme somme ponctionnée sur les contribuables solidaires et qui n'est pas reversée aux plus défavorisés. 

L’abus de confiance à la solidarité sociale est révélé France Inter, selon laquelle il a été demandé à des bénéficiaires du RSA alsaciens de fournir leurs relevés de compte bancaires. 

"On ne peut pas verser de l’argent public sans faire un minimum de contrôle, alors même que cet argent public est de plus en plus rare", fait valoir Eric Straumann, un ancien directeur d'agence bancaire , puis professeur agrégé d'économie et de gestion, titulaire d'une maîtrise en droit des affaires et d'un DESS en administration des collectivités locales. Un profil que les autres assemblées territoriales devraient rechercher plus systématiquement...
Le quinquagénaire explique aux gestionnaires qui font peu cas des deniers publics: "Ce n’est pas le fait de savoir qu’un bénéficiaire va utiliser son RSA pour aller au restaurant qui nous dérange. Les dépenses ne nous intéressent pas. Les recettes, oui. Nous vérifions que les bénéficiaires du RSA n’ont pas de revenus par ailleurs."

10 % des bénéficiaires sont des fraudeurs, selon l’élu LR

Le président explique que, dans son département du Haut-Rhin, les contrôles portent sur les bénéficiaires du revenu de solidarité active (RSA) de plus de trois ans. Soit 400 personnes depuis le début de l’année et la moitié des bénéficiaires.

"Sur ces 400, une quarantaine environ ont montré des revenus supplémentaires (des revenus de capitaux, de l’étranger…). C’est quand même 10 % d’entre eux." Et les fraudeurs devront donc rembourser les sommes perçues abusivement.

Aucune pénalité n'est-elle associée au trop-perçu ...sur l'honneur ?
En Saône-et-Loire le Conseil départemental lutte aussi contre la fraude au RSA et renforce également les contrôles, mais des amendes administratives ont été mises en place, ce qui permet au département de récupérer de la trésorerie.

Comment lutter contre la fraude au RSA ?

Chaque mois, une commission de lutte contre les fraudes se réunit à la CAF (Caisse d'allocations familiales) pour examiner les dossiers suspects.
Il s’agit le plus souvent de dissimulations des ressources ou de dissimulations de vie maritale. L’échange d’information entre divers organismes (Pôle emploi, URSSAF, caisses d’allocations familiales, d'assurance maladie et de retraite, MSA…) permet de débusquer les fraudeurs.

"Pour qu'il y ait fraude, il faut qu’il y ait une intentionnalité", précise Alexandre Saby, agent comptable de la CAF. "Par exemple, quelqu’un qui omet de déclarer une information, c’est différent s’il l’omet pendant un mois ou pendant plus de six mois."

Une cellule de contrôle a été mise en place et des amendes administratives ont été créées. 
En Saône-et-Loire et sur quatre mois, 118 dossiers ont été examinés à la demande de son nouveau président André Accary (UMP-LR) qui a succédé à Rémi Chaintron (PS) en avril 2015 et 60 amendes prononcées, ce qui a permis au département de récupérer plus de 35.000 euros. Il y a eu 47 courriers d'avertissement et 2 dépôts de plainte. A noter aussi que 7 dossiers ont été jugés non frauduleux et que 6 sont en sursis.

lundi 17 août 2015

Des activistes écologistes pénètrent dans l'INRA de Colmar pour "inspecter" des pieds de vignes

Coup de force illégal des "faucheurs volontaires" anti-OGM

Environ 80 "faucheurs volontaires" ont pénétré par effraction
 

S'octroyant tous les droits en toute impunité, ils ont fait irruption 
lundi matin dans les locaux de l’Institut national de la recherche agronomique (INRA) de Colmar, pour une "inspection citoyenne" à la recherche de vignes OGM, a fait savoir l'un des écologistes radicaux, en toute impunité.

Selon ces écologistes radicaux, "l’essai de vigne OGM en plein-air conduit par l’INRA avait pour but de tester des porte-greffe de plants de vigne génétiquement modifiés pour résister à la maladie du court-noué. Cet essai, préalablement stoppé en Champagne à la demande de [certains] vignerons locaux, puis proposé et refusé [par une minorité agissante] dans l’Hérault, a finalement été imposé [sic] aux alsaciens [Alsaciens], au coeur d’un vignoble où le court-noué [une maladie virale mortelle touchant les ceps] ne pose pas de problème," assurent-ils.
Ces activistes passent à un palier supérieur puisqu'ils limitaient jusqu'ici leurs destructions aux parcelles d'essai transgéniques et de cultures d'OGM en plein champ.

A la recherche de pieds de vignes OGM

"On va aller regarder dans les serres s’il y a des pieds de vignes OGM, 
comme ceux qu’on avait fauchés il y a cinq ans", a lancé une membre des mouvements des faucheurs volontaires, Dominique Delort (le couple ci-contre), forte d'aucun droit à contrôler quoi que ce soit. "Si on en trouve qui ne sont pas en milieu confiné, on va faire établir un constat d’huissier", a-t-elle menacé, revendiquant un délit susceptible de poursuites judiciaires pour "dégradation volontaire en réunion". Chef d’entreprise dans le bâtiment, D. Delort a participé à la grève de la faim de mars 2007 pour réclamer un moratoire sur les OGM, puis a cessé son activité professionnelle en 2009 pour vivre de son activité de coordinatrice des Faucheurs Volontaires dans le Cher.

Des récidivistes que le clémence de la Justice ne peut dissuader
On reconnaît l''ex-porte-parole de la Confédération Paysanne, 
José Bové; le député-maire Verts de Bègles, Noël Mamère 
(3e gauche) et le fondateur du "collectif des faucheurs d'OGM" 
Jean-Baptiste Libouban.
61 faucheurs volontaires avaient détruit une parcelle de vigne transgénique expérimentale de l’INRA de Colmar, le 15 août 2010. Ces destructeurs 'citoyens' avaient arraché plusieurs dizaines de pieds de vignes OGM, plantés dans le cadre d'une expérimentation en plein air de l'INRA de Colmar, en Alsace. Il s'agissait pour l'Institut de recherche de tester la résistance de porte-greffes de vignes génétiquement modifiés au court-noué. Poursuivies pour "délit de fauchage" et "violation de domicile", des associations écologistes avaient tenté de les faire interdire par la justice, avec succès devant le tribunal administratif de Strasbourg en 2009, infirmé en janvier 2011 par la cour d'Appel de Nancy. Ils avaient rassemblé quelque 200 militants venant de toute la France, en vain, pour faire pression. 
Le directeur de la communication de l'INRA, Jean-François Launay avait déjà dénoncé de l'agit-prop. "Je n'ai jamais vu une telle entreprise de désinformation". "Le procès qui s'ouvre mercredi, c'est avant tout celui d'un énorme gâchis, celui de 60 personnes qui ont saccagé huit ans de travail", poursuivit-il, estimant que les faucheurs "prennent la recherche publique en otage". Leur geste n'était rien d'autre, selon eux, que "de la désobéissance civile".

En septembre 2012, plus d'une centaine de faucheurs volontaires, hostiles aux OGM, dont le couple de pestes, Guy et Dominique Delort (photo ci-dessus,à Vesdun, Cher), avaient sévi dans neuf parcelles de culture de tournesols "Clearfield" de BASF et "Express Sun" de Pioneer dans l'Isère et la Drôme. Ils entendaient contester la culture de ces tournesols développées pour offrir une grande résistance aux herbicides et répondre à la demande. De plus, selon la Chambre de l’Agriculture du Rhône, ces variétés ne seraient pas génétiquement modifiées et auraient été obtenues par "sélection des semenciers". Elles ne sont par ailleurs pas interdites par la réglementation européenne.

Les faucheurs volontaires relaxés en 2014

Pied-de-nez des camarades
de José Bové à la Justice
La cour d’Appel de Colmar avait estimé que l’arrêté ministériel autorisant ces OGM était "illégal" et le juge de Christiane Taubira, proche d'Eva Joly, candidate d'EELV face à Hollande, les avait...relaxés en juillet 2014, car il y avait eu "une erreur manifeste d’appréciation des risques inhérents" à l’essai, réalisé "au milieu du vignoble alsacien" dans un environnement non confiné.

Ces perturbateurs des institutions de la République ont pour principaux avocats François Roux et Marie-Christine Ételin, qui sont à l'origine du mouvement des "Comparants volontaires" qui, notamment pour les "faucheurs", consiste à provoquer la Justice en réclamant une comparution devant les tribunaux, conformément à l'esprit de la désobéissance civile. Les Tribunaux correctionnels de Toulouse et de Riom avaient reconnu cette démarche de refus assumé et public de se soumettre à une loi, un règlement, une organisation ou un pouvoir, mais leurs décisions avaient été infirmées par les Cours d'Appel.
Ces extrémistes de gauche poursuivis bénéficient d'une relaxe ou d'un sursis, quand leur procès n'est pas, comme en 2006,  tout simplement reporté... sine die ! Le 20 août 2006, Dominique Bussereau, ministre de l'Agriculture, avait pourtant considéré que ce sont des "actes de vandalisme irresponsable contraires à l'État de droit et au respect de la propriété privée et de l'outil de travail." Les "faucheurs volontaires" affirment qu'ils ne font que faire respecter le droit à un environnement sain, reconnu maintenant dans la Constitution française par le biais du "principe de précaution", à la faveur de la Charte de l'environnement. Or, elle n'existait pas encore au moment des premières actions...

Cette fois, les destructeurs récidivistes étaient réunis  depuis vendredi soir sur place, à Kaysersberg (dont le maire EELV est conseiller départemental du Haut-Rhin), pour leur assemblée générale, qui s’est terminée dimanche soir.
Les Faucheurs -volontaires mais intermittents- ne pointeraient-ils pas à Pôle emploi ?

dimanche 15 février 2015

Alsace: 300 tombes profanées dans un cimetière juif

Le cimetière juif de Sarre-Union, dans le Bas-Rhin, a été profané.

Des techniciens en identification criminelle, venus de Strasbourg, sont sur place...

Pour la troisième fois de son histoire, le cimetière juif de la commune de Sarre-Union a été profané, dans la nuit du samedi 14 à dimanche 15 février. Et l'ampleur des dégâts est colossale, puisque près de 300 stèles ont été saccagées. 
Aucune piste n'est pour l'heure privilégiée, alors les enquêteurs sont sur place depuis dimanche après-midi. 
Malgré les insinuations du député PS Philippe Bies qui oriente la police et la justice sur le FN, Manuel Valls a confirmé lundi matin qu'il n'y a "pas de piste à ce stade". Les services de Bernard Cazeneuve ont, en son nom, condamné "avec la plus grande fermeté" cet "acte odieux", promettant une nouvelle fois de lutter avec détermination contre l'antisémitisme. Un leitmotiv qui a des relents d'automatisme. 

Aucune revendication

"Aucune inscription n'a été constatée". C'est une promeneuse qui a fait le découverte dimanche après-midi. La gendarmerie a été prévenue dimanche, peu avant 17 heures, de la profanation de la quasi-totalité des tombes de ce cimetière juif, qui compte environ 400 stèles. Des techniciens en identification criminelle, venus de Strasbourg, ont immédiatement (!) été dépêchés sur place.
En début de soirée, alors que les lieux étaient sécurisés par les gendarmes, les enquêteurs s'affairaient avec des projecteurs et des lampes de poche autour de ce cimetière isolé du village par un pont enjambant une voie de chemin de fer. "Les constatations de police scientifique sont en cours. Autour de 300 tombes auraient été profanées" selon les premiers éléments, a précisé une source proche de l'enquête. Il s'agit de "dégradations" et "aucune inscription n'a été constatée". Les tombes ne présentent en effet ni graffiti, ni tag.

Plusieurs profanateurs venus d'ailleurs ?

Vu l'ampleur des profanations, le maire de Sarre-Union, Marc Séné, estime que
les dégradations auraient été commises à plusieurs. "Nous pensons qu'il s'agit de plusieurs personnes. Nous n'imaginons pas une seule personne être capable de commettre ces dégâts-là. Je ne comprends pas pourquoi, dans notre commune de 3.000 habitants, où deux familles juives habitent, on s'en prend à ces tombes-là", déplore-t-il.

Le cimetière déjà profané deux fois. En 1988, une soixantaine de stèles juives avaient été renversées, et en 2001, 54 tombes saccagées. A l'époque, l'enquête avait conduit à l'arrestation de jeunes désœuvrés. Aujourd'hui, la population de cette commune rurale est donc une nouvelle fois sous le choc. "C'est honteux de s'attaquer à des tombes. C'est quand même la moitié du cimetière", réagit un riverain. "Ça fait mal, c'est comme si on faisait ça aux tombes de nos parents. Il n'y a plus de compassion, chacun se divise, c'est malheureux", dénonce une autre. 

"Une volonté de détruire"". En attendant le ministricule de l'Intérieur, le préfet du Bas-Rhin et le procureur de la République de Saverne se sont rendus sur place dimanche en début de soirée, ainsi que le grand rabbin de Strasbourg, René Gutman, et Philippe Richert, le président de la région Alsace. "C'est une image de désolation", a décrit Philippe Richert. "De nombreuses stèles sont à terre, des dalles horizontales ont même été soulevées". Il a évoqué un "acharnement", "quelque chose d'organisé", car "on ne renverse pas comme ça de lourdes stèles en grès du 19e siècle aussi facilement. Il y avait une volonté de détruire", a-t-il estimé.

Une promesse de plus de Hollande
Quand il ne se présente pas à Minsk en sauveur de la planète, la "gauche molle" fait dire sa détermination à "tout mettre en œuvre" pour que les auteurs de ces profanations, "cet acte odieux et barbare" [barbare??] soient "identifiés et punis"

Point non plus de déplacement ni de mise en scène médiatique par Nanard Cazeneuve  Le sujet ne mérite pas mieux qu'un simple communiqué pour assurer que "la République ne tolérera pas cette nouvelle blessure qui meurtrit les valeurs que tous les Français ont en partage", condamnant "avec la plus grande fermeté" cet "acte odieux". Plus langue de bois, froid et convenu, il y avait la possibilité de se passer le mot et ils ont osé ! 

Manuel Valls a, pour sa part, indiqué lundi sur RTL qu'il n'y avait "pas de piste à ce stade", qualifiant cette profanation d'"acte antisémite", contre lequel il faut "la répression la plus forte qui soit". "La République une nouvelle fois doit être impitoyable", a-t-il assuré.
Une escalade sémantique prometteuse de résultats et de la fin du laxisme...

Une langue peu châtiée par le CRIF
Le Crif en a "marre de tous ces actes antisémites". Le président du Conseil représentatif des institutions juives de France a déclaré en avoir "marre de tous ces actes antisémites sous leurs différentes formes qu'on a vus le 9 janvier à Paris, samedi à Copenhague et dimanche en Alsace".
Tout dans la même fosse commune...
Le CRIF ne pouvait faire mieux en matière d'hommage que d'associer les tombes aux anarcho-révolutionnaires ? Une piste négligée par le député Bies...

Mot juif tagué le 10 février 2015 sur une vingtaine de véhicules 
dans le 16e arrondissement de Paris:
l'extrême gauche anti-libérale présumée innocente ?

Philippe Bies y voit-il une incitation du NPA ou/et du Front de gauche ?

Tant il est vrai que,
selon l'illustre Hollande, "les musulmans sont les premières victimes du fanatisme." 

mercredi 29 octobre 2014

Valls défend la carte à 13 régions de l'Assemblée devant le Sénat

Le pouvoir balance entre 13 et 15 régions 

Le premier ministre penche pour une carte à treize régions 
Alors qu'une commission du Sénat, assemblée des régions, a proposé 15 régions votée à l'Assemblée la semaine dernière, Manuel Valls est allé mardi 28 octobre devant la majorité sénatoriale de droite dire sa préférence pour la carte à treize monstres régionaux votée à l'Assemblée.

"Nous avons besoin de clarté et à mon sens, la carte votée à l'Assemblée nationale a ce mérite", s'est justifié le premier ministre, suivant un "raisonnement" creux de type argumentaire rhétorique sur de la matière humaine: en quoi une carte à 13 pavés est-elle plus "claire" sur le terrain ? La fusion Poitou-Charentes, Limousin et Aquitaine met en effet une distance de 550 kms (6 heures de route) entre les habitants de la plaine du nord de la Vienne et les montagnards du sud des Pyrénées-Atlantiques. Quelle communauté culturelle les unit soudain? La gauche installe une tragique rupture de proximité entre les Français et entre les centres régionaux décisionnaires. "Je vous laisse en débattre !" s'est-il exclamé, en ne comptant que les seules régions continentales, hors Corse et outre-mer.

Le pouvoir socialiste se désengage: "Adaptez la réforme!" 

"Un bordel sans nom", selon un cadre du PS
Les conseils départementaux vont-ils disparaître ? Qui fera quoi ? Les dépenses des collectivités vont-elles diminuer ? Mardi 28 octobre, Manuel Valls a tenté de refiler la patate chaude au Sénat en faisant une déclaration sur les collectivités locales, lui laissant le soin de "redonner sens et cohérence" à cette réforme. Dès le 3 octobre, le sujet avait été au cœur d’un entretien entre Hollande et Gérard Larcher (UMP), le nouveau président du Sénat repassé à droite le 28 septembre dernier.

Le Premier ministre parle d'or !

Le gouvernement n'a pas eu à former un nouveau groupe d'experts ou à nommer une commission pour se cacher derrière: elle existe... La commission spéciale du Sénat chargée de la réforme territoriale a modifié la carte des régions dessinée par l'Assemblée nationale, proposant notamment de ne pas faire un mariage forcé entre l'Alsace et la Lorraine. 
Manuel Valls a indiquer la voie sans la prendre. La carte administrative de la France devrait "tenir compte des spécificités locales", a-t-il ajouté au nombre de ses phrases creuses. "La France est une et indivisible mais la vision d'une France uniforme avec des territoires identiques est dépassée", a estimé le défonceur de portes ouvertes, puisque c'est déjà le cas depuis longtemps.
"Un territoire rural, par exemple, ne fait face ni aux mêmes réalités ni aux mêmes défis qu'une métropole [un scoop]. C'est pourquoi je me suis engagé auprès des élus de montagne, des élus des territoires ruraux, à adapter la réforme territoriale aux spécificités de leur territoire."
En quoi consiste ces "engagements-"là, concrètement ? Autres propos inutiles donc dont il a le secret, prononcés d'un air grave, oeil noir et front soucieux!

Au rayon gouvernemental des "il faut..."
Valls a aussi souligné -si pesonne n'y avait pensé- qu'il faut veiller à ce que les territoires "ne soient ni abandonnés à leur sort, ni privés de chances de développement". "Le premier objectif de cette réforme, c'est de renforcer tous les territoires (...) mais tout en veillant à ce que les territoires fragilisés ne soient ni abandonnés à leur sort, ni privés de chances de développement", a encore péroré le sombre individu, sans risque d'être contredit ! 

Il reste juste à savoir "comment" et avec quel financement...
En ce qui concerne les régions, le Premier ministre s'est à nouveau déclaré "favorable". Favorable à quoi cette fois? A de "nouveaux transferts de compétences" de l'Etat vers les régions, "en matière de développement économique et d'accompagnement vers l'emploi". Mais sachant ce qu'il en a été des précédents transferts, les méga-régions ne pourront compter que sur elles- mêmes en cette période d'errances gouvernementales et de déficits budgétaires filants. 
"La revue des missions de l'Etat engagée par Bernard Cazeneuve et Thierry Mandon doit nous y aider", a avoué Valls, premier ministre matamore.

Quand c'est flou, c'est qu'il y a un loup"
, assure Martine Aubry, la maire de Lille, qui sait de quoi elle parle en matière de ruse.


jeudi 17 octobre 2013

Sony va supprimer 150 postes en Alsace

Montebourg, redresseur improductif de l'industrie

Sony compte conserver 80 emplois des 362 concernés sur 516
 
L'usine de Ribeauvillé dans le Haut-Rhin est visée d'ici à la fin 2013.
La direction de Sony France et les syndicats du fabricant de matériel électronique en ont fait l'annonce ce lundi 16 octobre.

Près d'un tiers des emplois l'usine alsacienne de Sony va disparaître
, d'après les syndicats de salariés du géant nippon de l'électronique à Ribeauvillé, dans le Haut-Rhin. Des suppressions de postes envisagées dans le cadre de la vente en cours du site à la société Cordon Electronics.

Les suppressions sont censées ne viser que les fonctions "supports" (administratifs), telles que la comptabilité ou les ressources humaines, qui font doublon avec le siège de Cordon Electronics, un spécialiste de la réparation électronique industrielle. Fondée en 1989 par son actuel PDG, Serge Cordon, l'entreprise a installé son siège social à Dinan en Bretagne.

Sony Alsace TEC France, société conjointe du groupe japonais et du repreneur Cordon, doit entamer mercredi la négociation d'un plan de sauvegarde de l'emploi (PSE), a indiqué l'intersyndicale FO-CGT-CFTC-CFE-CGC.

"
Cela ne laisserait que 80 personnes dans ces emplois indirects sur un effectif total de 362 salariés, ce qui nous inquiète pour la pérennité du site", a commenté le porte-parole de l'intersyndicale.

Dernière du groupe dans l'Hexagone

C'est moins que les chiffres précédemment évoqués.
 
En mai, les mêmes sources mentionnaient une fourchette de 166 à 191 emplois menacés. La direction, elle, parlait de 168 suppressions de postes, sans toucher aux emplois directement affectés aux activités du site, tel le service après-vente, la sous-traitance électronique et l'ingénierie.

La négociation doit prendre fin dans trois mois, entre la fin de cette année et les premiers jours de 2014. D'ici là, les représentants du personnel espèrent obtenir une révision à la baisse des réductions d'effectifs.

Ribeauvillé est la dernière usine de Sony en France. 
Dans le cadre de la cession, le Japonais s'est engagé à fournir au site des volumes d'activité pendant au moins quatre ans.

Sony procède en deux étapes à la cession de l'usine alsacienne
Le 1er septembre dernier, le Japonais a constitué une société commune Sony Alsace Tec France avec le repreneur Cordon Electronics qui en détient 49%, Courant 2014, il procédera à la vente de 51% de ses parts. Le groupe japonais s'engage toutefois à fournir au site des volumes d'activités pendant au moins quatre ans.