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vendredi 21 décembre 2018

Arrestation de l'islamiste français Peter Cherif, proche des frères Kouachi

Suspecté de la préparation de l'attentat contre Charlie Hebdo, en 2015, il est en garde à vue
Proche des frères Kouachi, auteurs de l'attentat contre Charlie Hebdo en janvier 2015, et lui-même commanditaire présumé,  le djihadiste français Peter Cherif, a été arrêté le 16 décembre à Djibouti, a-t-on appris jeudi, selon une information de 'Marianne'.

Les victimes de la tuerie à Charlie Hebdo, 
l'un des deux assassins a tué un gardien de la paix, Ahmed Merabet, sur le boulevard Richard-Lenoir, au cours de leur fuite. Le bilan final est de douze personnes assassinées et de onze blessées, dont quatre grièvement.

Les deux auteurs de la tuerie sont tués deux jours plus tard — au nord de Paris, à Dammartin-en-Goële — par les membres du GIGN qu'ils attaquaient au fusil d'assaut en sortant de l'imprimerie où ils s'étaient retranchés. Les assassins se réclamaient d'Al-Qaïda dans la péninsule Arabique (AQPA), qui revendiqua ensuite officiellement l'attentat.

Parallèlement, un complice des frères Kouachi, Amedy Coulibaly, assassina Clarissa Jean-Philippe, une policière municipale à Montrouge, le 8 janvier.

Le lendemain, il tua quatre personnes de confession juive au cours d'une prise d'otages dans une supérette casher porte de Vincennes, qui s'achève le même jour avec sa mort lors de l'assaut policier.

Aussi connu sous le pseudonyme d'Abou Hamza, cet islamiste a été placé en garde à vue, dans l'attente d'un transfert vers la France.

Le jihadiste français Peter Cherif, proche des Kouachi, arrêté à Djibouti Le nom de Peter Cherif, ancien de la filière djihadiste dite des "Buttes-Chaumont" à Paris, est apparu dans l'enquête sur l'attentat contre Charlie Hebdo pour avoir entretenu des échanges réguliers avec les frères Saïd et Cherif Kouachi. Les deux frères, islamistes radicaux, avaient tué 12 personnes dans l'attaque contre le journal satirique, le 7 janvier 2015 à Paris, avant d'être abattus quelques jours plus tard.

Arrêté une première fois à Falloujah en Irak fin 2004, alors qu'il combattait dans les rangs d'Al-Qaïda en Irak, Peter Cherif, condamné à 15 ans de prison à Bagdad, s'était ensuite évadé d'une prison irakienne en mars 2007, avant de rejoindre la Syrie.

Extradé par la suite en France, il y fut incarcéré pendant 18 mois avant de fuir le pays en 2011 pour se rendre au Yémen? alors qu'il était en attente de son procès.

En avril 2012, les services de renseignement français présentaient Cherif Kouachi comme "l'un des contacts en France" de Peter Cherif, cadre d'Al-Qaïda dans la péninsule arabique (Aqpa). Elle le soupçonne alors "d'organiser, depuis le Yémen, une filière d'acheminement de djihadistes susceptible d'impliquer" Cherif Kouachi. 

Quelques mois plus tard, des courriels sont échangés entre le Yemen et un cyber-café voisin de l'appartement de Kouachi. 
Fin 2012, la police s'inquiète des recherches internet de Kouachi "sur une éventuelle colocation d'une chambre dans la ville d'Al Jouf", fief d'Aqpa, l'organisation dont se sont réclamés les frères Kouachi après la tuerie de Charlie Hebdo.

Arrêté par la police djiboutienne, puis remis aux autorités françaises, ce Français est né d'un père afro-caribéen de culture catholique et d'une mère française, née en Tunisie, de culture musulmane.

jeudi 20 août 2015

Un rescapé des djihadistes de l'imprimerie porte plainte contre les radios

Lilian Lepère, rescapé des frères Kouachi, porte plainte contre TF1, France 2 et RMC 

Lilian Lepère a décidé de porter plainte contre les trois media 
qui avaient révélé sa présence sur les lieux de l'attentat islamiste par les djihadistes français
   
L'irresponsabilité des media en mal d'audimat sont de nouveau poursuivis en justice pour leur traitement des attentats de ce début d'année. Caché sous un évier par son patron pendant les huit heures de la prise d'otage de l'imprimerie de Dammartin-en-Goële par les frères Kouachi, le 9 janvier 2015, l'otage des terroristes reproche aux media d'avoir mis sa vie en danger, rapporte Le Parisien ce mardi. 

Après les remontrances du CSA et la plainte collective des otages de l'Hyper Cacher, les chaînes de télévision TF1 et France 2, ainsi que la radio RMC, font désormais l'objet d'une plainte déposée par leur victime. Le Parquet a ouvert une enquête. 

L'employé de l'imprimerie de Dammartin-en-Goële dénonce en effet la diffusion de l'information de sa présence sur les lieux où s'étaient retranchés les islamistes français auteurs de la tuerie de Charlie Hebdo

"Faire réfléchir les media" qui se prennent pour des analystes et décrypteurs 

Le 9 janvier 2015, deux jours après avoir assassiné douze personnes - dont des dessinateurs récidivistes de la provocation - dans les locaux du journal libertaire Charlie Hebdo, les frères Kouachi avaient tenté d'échapper aux forces de l'ordre en se réfugiant dans cette imprimerie de Seine-et-Marne. Deux personnes n'avaient alors pas eu le temps de s'échapper: à la différence du capitaine du Costa Concordia, le patron de l'entreprise, Michel Catalano, et son employé, Lilian Lepère étaient restés les derniers. Michel Catalano avait conseillé au jeune homme de chercher refuge dans un placard sous un évier, où il était resté caché durant les huit heures qu'ont duré la prise d'otage.
 
Or, RMC a diffusé son entretien avec le député du parti Les Républicains, Yves Albarello, qui révélait la présence du jeune homme sur les lieux. 
Une information que TF1 et France 2 se sont ensuite empressés de prendre à leur compte sur leurs antennes, sans filtre malgré le recul, prenant le risque de prévenir les frères Kouachi. Ceux-ci étaient en effet à l'écoute des media, grâce à une radio et des smartphones. 

Ouverture d'une enquête par le Parquet de Paris


"La divulgation de ces informations en temps réel, alors même que les frères Kouachi, armés et déterminés, étaient susceptibles de suivre le déroulé des opérations, a fait courir un risque certain à Lilian [Lepère]", a expliqué l'avocat du plaignant, Me Antoine Casubolo-Ferro, qui porte plainte en justice.
 
La défense estime que la couverture des trois media est une "violation manifestement délibérée d'une obligation particulière de sécurité ou de prudence", imposée par la loi de 1986 sur la liberté de la communication. 
Suite à la plainte déposée par Lilian Lepère, le Parquet de Paris a donc ouvert une enquête, annonce une source judiciaire. Une initiative qui fera "réfléchir les media la prochaine fois", espère Me Casubolo-Ferro.

BFMTV est déjà mis en accusation pour mise en danger des otages

Des familles ont déjà porté plaintes contre les media qui ont mis en danger la vie des otages  par leur couverture irresponsable de cette même attaque djihadiste de l'Hyper Cacher. L'avocat de six d'entre elles a en effet déposé plainte contre X le 27 mars. Me Patrick Klugman défend les intérêts des six plaignants reprochant en particulier à la chaîne privée d'information continue BFMTV d'avoir révélé pendant la prise d'otages que des clients étaient dissimulés dans la chambre froide de l'Hyper Cacher. Le parquet de Paris a ouvert une enquête préliminaire, a indiqué  une source judiciaire.
L'un des trois djihadistes auteurs des attentats de ParisAmedy Coulibaly, avait tué trois clients et un employé juifs dans le supermarché, ainsi qu'une policière municipale la veille. Lors de la prise d'otages, la vie de ses clients "aurait été exposée si Coulibaly avait eu connaissance en temps réel de l'information diffusée par BFM TV", deux heures avant l'assaut, sur le fait qu'ils étaient dissimulés dans la chambre froide, a notamment dénoncé Me Klugman.

lundi 13 juillet 2015

Prise d'otages dans un magasin Carrefour des Hauts-de-Seine

Des "braqueurs" armés retranchés dans un magasin de Villeneuve-la-Garenne

Le magasin Primark du centre commercial Qwartz a été pris pour cible de "malfaiteurs" ce lundi matin.

"Vers 6h30, deux ou trois malfaiteurs armés ont pénétré dans le magasin pour ce que l'on pense être au départ une tentative de vol à main armée", a expliqué "une source policière".
Selon les premiers éléments, "effrayés, 18 employés du magasin se sont retranchés dans une cantine du centre commercial", a ajouté cette source anonyme. 
On ne sait pas à ce stade s'ils sont retenus en otages par les braqueurs ou s'ils ont réussi à se mettre à l'abri dans cette partie du centre commercial Qwartz.

"Ils sont armés, il faut sortir!"
Dans Le Parisien, un prestataire "qui venait approvisionner les machines à friandises" témoigne avoir aperçu des gens "en panique" sortir du centre commercial: "Tout le monde courait et criait: 'Ils sont armés, ils sont armés ! Il faut sortir !'"

La circulation a été coupée dans le quartier autour du centre commercial Qwartz situé entre le boulevard Gallieni et la Seine de cette ville de la banlieue ouest de Paris et les grilles des magasins ont été baissées. 
Les troupes d'élite du Raid ont été envoyées sur place.

La prise d’otage a duré plusieurs heures 

Les policiers du RAID ont libéré 18 employés, mais les trois hommes armés qui avaient pris ce groupe en otages sont en fuite. Nanard Cazeneuve n'a donc pas encore annoncé son apparition sur les lieux, bien qu'il n’y ait aucun blessé.

Selon les premiers éléments de l’enquête, une employée avait prévenu son ami que deux hommes armés étaient dans les locaux.
BFMTV n'aura pas eu le temps de nuire, comme en janvier dernier, lors du massacre antisémite à l'Hyper-Casher de la Porte de Vincennes par des djihadistes français.


Primark est une entreprise irlandaise spécialisée dans la distribution de vêtements à bas coût fabriqués principalement en Turquie et en Moldavie, pays situé entre la Roumanie et l'Ukraine.

Ses vêtements basiques sont produits en grandes séries en Inde, en Chine, au Vietnam ou au Bangladesh. La marque a d'ailleurs été mise en cause lors de l'effondrement du Rana Plaza au Bangladesh en 2013, car faisant partie des principaux clients du site. 1138 ouvriers et ouvrières du textile ont été tués dans le drame.