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lundi 28 novembre 2016

Avec Cohn-Bendit et Mélenchon, mépris et insultes garanties


Les chiffonniers de la gauche donnent un spectacle pitoyable de la politique

Cohn-Bendit et Mélenchon s'insultent sur France 2

Daniel Cohn-Bendit et Jean-Luc Mélenchon se sont écharpés, sur le service public, dimanche 27 novembre, en pleine soirée électorale animée par le petit décoloré Laurent Delahousse pour le second tour de la primaire de la droite et du centre marquée par la large victoire de François Fillon qui a mis les deux protagonistes de fort méchante humeur. 

En cause, la familiarité du Vert avec le rouge. 
"Jean-Luc, si tu te présentes à la primaire [de la gauche], tu peux la gagner", a lancé l'ancien député européen écologiste. "Est-ce que vous pouvez m'appeler par mon nom et pas par mon prénom. Nous ne sommes pas amis, vous le savez: ne jouons pas la comédie", a rétorqué le camarade leader du Parti de gauche, en duplex. 
Et la réponse de Daniel Cohn-Bendit de fuser : "Va te faire voir ! (...) On s'est toujours tutoyés. S'il n'a pas envie, qu'il aille tutoyer Castro, qu'il me foute la paix," s'est braqué l'amateur de bio et de commerce équitable. "J'ai pas de question à lui poser; je fais pas du touche touche comme ça. "Merci Monsieur Cohn-Bendit, c'est très aimable… Voilà Monsieur Cohn-Bendit. Moi, je ne vous avais rien demandé." 

"Gardez votre calme", lâche alors Jean-Luc Mélenchon. 
"Monsieur Jean-Luc Mélenchon, vous vous prenez pour quelqu'un que vous n'êtes pas", réplique alors Daniel Cohn-Bendit.
"Gardez votre calme, ça vaudrait mieux pour tout le monde. 
-Je suis tout à fait calme. Je vous trouve d'un ridicule incroyable, Monsieur Jean-Luc Mélenchon." 

La campagne électorale pour l'élection présidentielle de 2017 s'annonce  mouvementée et d'un niveau relevé, à gauche. 

Voilà donc au final Dany avait raison: Mélenchon et Cohn-Bendit se sont (en effet) déjà tutoyés https://t.co/kcMtaYY7oB via @lemondefr — Jo El Rey (@JLeroy59) November 28, 2016 Mélenchon, Cohn-Bendit, Macron : une scène aux règles inconnues https://t.co/Zpzqtssuyd via @rue89 — φ Lord Luran Data (@LuranData) November 28, 2016 Onfray – Mort de Fidel Castro : "Mélenchon a-t-il fumé la moquette ?" https://t.co/w8sFvphZbB via @LePoint — Damien Louvel (@Damien_Louvel) November 28, 2016 "Va te faire voir!": l'échange tendu entre Daniel Cohn-Bendit et Jean-Luc Mélenchon https://t.co/VzwWmiCs3E @BFMTV — 20H 2017 BFMTV (@20HPolitique) November 28, 2016 Cet article Primaire à droite : Tension, mépris et insultes entre Daniel Cohn-Bendit et Jean-Luc Mélenchon est apparu en premier sur Minutenews. 

Pourquoi le tutoiement entre les deux vieux camarades est-il devenu, en 7 ans, inacceptable pour l’un d’eux ?
 
Arrêts Sur Image voit dans cet éloignement "évidemment un acte politique".

"Parce que Mélenchon signifie à Cohn-Bendit son souhait de se barrer radicalement la route de la "primaire de la gauche". Entre les deux gauches, Mélenchon dresse la barrière du vouvoiement [cf. Trump avec le Mexique !]. Car il sait que la pression sur lui va être forte. Court-circuitant cette primaire du PS et de ses alliés, ne va-t-il pas contribuer à l’atomisation de ladite gauche au premier tour ?". C'est du moins le point de vue du Parti socialiste hégémonique.

samedi 22 novembre 2008

Les chiffonniers socialistes et l’élection de la Première secrétaire

Valls hurle à la "tricherie", mais pour Cambadélis, l'avance ne fait "pas de doute" Manuel Valls, placé en vitrine par Sa Cynique Majesté Royal, donne une méchante idée de la marchandise.
La majorité relative requise au deuxième tour est acquise de 42 voix.
Mais, mauvais perdant, Valls a contesté à nouveau le résultat de l'élection du Premier secrétaire du PS samedi matin, dénonçant la "tricherie" et réclamant l'organisation d'un troisième vote, du jamais vu, mais, en même temps, interrogé sur France Info, il s’est dit "effrayé par le spectacle terrible" donné "depuis quelques jours"... Pas de glace à France Info ?...

Encore et toujours des accusations

"C'est le résultat d'une volonté d'écarter Ségolène Royal depuis des mois", a-t-il jugé. La technique de la victimisation s’émousse visiblement sur les militants, mais opère encore sur l’opinion, avec le concours de la presse militante. Et Valls de se donner le beau rôle : "Je le regrette parce que c'est d'une certaine manière dévoiler des pratiques dans notre parti qui sont insupportables, voilà qu'on organise encore de la tricherie", a-t-il dénoncé, visant "plusieurs fédérations". Sans doute les Bouches-du-Rhône et l’Hérault, ou le Gard ! "La seule légitimité possible, c'est bien le vote de nouveau", a-t-il espéré. Le moyen d’arriver à ses fins. A l’usure !
Le vol à l’arraché, c’est tellement plus démocratique…

"Tout le monde va s'envoyer ses fraudes à la figure (à commencer par qui ?...) et tout le monde va constater que à quelques voix près les deux candidates sont à égalité", a-t-il prétendu, intarissable, qualifiant l'organisation du deuxième tour de l'élection de "farce d'une démocratie qui malheureusement a des conséquences très lourdes". Il faut retrouver son calme, jeune farceur!
Accuser la démocratie, n’est-ce pas un peu « too much » ?
La mégalomanie cède la place à la parano
« Tous les esprits » ne sont pas perturbés, M’sieur Valls ! Le PS n'est pas le centre du monde et la récession annoncée pourrait vous mobiliser plus utilement, dans l'intérêt des plus défavorisées: n'avez-vous pas quelque peu délaissé votre fonds de commerce?

Votre affirmation que "le doute sur la validité du vote est installé désormais dans tous les esprits" trahit simplement un malaise personnel mais profond au coup d’arrêt des militants à votre trajectoire. Vous avez fait une erreur de parcours, mais ressaisissez-vous: il y a plus grave et votre capacité de retournement vous met à l'abri des prochaines turbulences ! Il est salutaire d’être accessible au doute, même s’il "reste un poison terrible entre [vous]", comme vous avez encore observé un peu plus tard sur RTL.
Pour vous être agréable et "pour sortir de cette situation, il faut organiser dans la plus grande transparence, avec le contrôle partout dans toutes les fédérations, un deuxième tour". Après un congrès et déjà deux tours, combien vous en faudra-t-il encore ? Les membres de cette motion sont vraiment incroyables : le coup de force a avorté de justesse, mais il faut savoir admettre sa défaite et arrêter de mobiliser l’opinion sur vos petits déboires personnels.

D’ailleurs,
serein, Jean-Christophe Cambadélis estimait au contraire qu'il n'y a "pas de doute" sur le résultat.
Jean-Christophe Cambadélis, le député
strauss-kahnien de Paris, a répondu au contraire qu'"il n'y a pas de doute. Nous sommes arrivés en tête, Martine Aubry est arrivée en tête."
"Il a fallu attendre, à la demande de Ségolène Royal, le vote des Antilles", a-t-il souligné sur RTL, rappelant l'avance observée en faveur de Martine Aubry au cours de la nuit, avant l'arrivée des derniers résultats. "Nos amis des Antilles ont voté avec un sens de l'arithmétique assez poussé, puisqu'ils ont annulé cette avance générale et nous nous sommes retrouvés avec 42 voix", a-t-il constaté, ajoutant: "nous ne contestons rien".
"On va réunir le Conseil national le plus rapidement possible pour éviter le feuilletons sur cette affaire. Nous allons faire en sorte que le résultat soit validé", a-t-il déclaré, concluant: "Martine Aubry a gagné de très peu de voix, mais elle a gagné".
La plaie Royal n’ a pas fini de nous empoisonner
Attendons-nous à ce que l’agneau Royal, sacrifié par les Gentils, convoque la presse pour étaler sa plaie, mais aussi sa détermination à faire valoir un droit divin !

mercredi 22 octobre 2008

Sœur Emmanuelle : service religieux à Paris en hommage du monde

Lumière de l'Eglise dans les ténèbres de la misère

L'Eglise est essentiellement riche de ses témoins.
Sœur Emmanuelle (ici avec l'abbé Pierre, un autre chiffonnier) est décédée dans la nuit de dimanche à lundi à 99 ans (lire PaSiDupes), au terme d'une longue "histoire d'amour avec les pauvres", selon les mots d'André Vingt-Trois, le cardinal archevêque de Paris.

La messe de requiem à la mémoire de Soeur Emmanuelle commencée mercredi peu après 15h00 dans la cathédrale Notre-Dame de Paris en présence de nombreuses personnalités, dont le président Nicolas Sarkozy, s'est achevée vers 16h20.

L'épître a été lue en français et en arabe au cours de la messe de requiem à la mémoire de Soeur Emmanuelle mercredi en la cathédrale Notre-Dame de Paris, en hommage à son action auprès des chiffonniers du Caire.

Dans les travées de la cathédrale, avaient pris place deux mille personnes. On pouvait remarquer une dizaine de membres du gouvernement, le président du Sénat, Gérard Larcher, l'ancien président Jacques Chirac et son épouse, l'épouse du président égyptien Suzanne Moubarak et des personnalités comme Marek Halter et Patrick de Carolis, mais aussi des membres de l'association
Asmae, et des religieuses.

Un portrait géant de la religieuse était installé à droite de l'autel au pied duquel était disposé un bouquet de fleurs blanches. Des soeurs de Notre-Dame-de-Sion, l'ordre de Soeur Emmanuelle, avaient pris place au premier rang.
En 1980, elle avait fondé l'association Asmae-association Soeur Emmanuelle qui aide des milliers d'enfants dans le monde de l'Egypte au Soudan, du Liban aux Philippines, de l'Inde au Burkina Faso.

Soeur Emmanuelle avait publié plusieurs livres, notamment "Richesse de la pauvreté" (2001), "Secrets de vie" (2000), "Yalla les jeunes" ("Allez les jeunes", 1997), "Le paradis, c'est les autres" (1995).

Un message posthume de Soeur Emmanuelle, enregistré pour la promotion de son livre "Confessions d'une religieuse" (Flammarion), à paraître jeudi, a par ailleurs été diffusé par l'éditeur.

Un exemple pour les agitateurs médiatiques, de Droit au Logement (DAL et Jean-Baptiste Eyraud) aux Enfants de Don Quichotte, en passant par Jeudi Noir…

Samedi, une messe sera célébrée, selon les souhaits de Soeur Emmanuelle, à la chapelle Notre-Dame de la Médaille miraculeuse à Paris (VIIe).

Hommage discret et sobriété des adieux à Sœur Emmanuelle

Portée en terre par ses proches mercredi à Callian
Soeur Emmanuelle a été inhumée mercredi matin selon son souhait dans la plus stricte intimité à Callian (Var). Elle a ensuite reçu un hommage officiel et solennel dans la cathédrale Notre-Dame de Paris.

Peu avant 11h30, le cortège funéraire emportant son cercueil couvert de fleurs a quitté la maison de retraite "Le Pradon" où Madeleine Cinquin -son vrai nom- est décédée dans son sommeil pendant la nuit de dimanche à lundi, à 99 ans et à quelques jours de son centenaire.

Une cérémonie d'une heure, "simple et sobre", selon le maire de Callian, François Cavallier, a réuni dans la chapelle de l'établissement quelques membres de la famille de Soeur Emmanuelle, ainsi que les pensionnaires et le personnel du Pradon.
"Cela n'a rien d'exceptionnel. Soeur Emmanuelle avait demandé des obsèques comme celle de toutes les soeurs", avait prévenu le père Maurice Franc avant le début de la messe, vers 10h00.
Ses sentiments, a-t-il expliqué, mêlent "l'émotion et la sérénité. Emotion face à quelqu'un que l'on a perdu et sérénité de savoir qu'elle sera bien dans sa nouvelle demeure".
En résonance à la vie dédiée aux plus pauvres de la religieuse franco-belge, le curé a choisi de lire un extrait de l'évangile selon Saint-Mathieu, lorsque le Christ s'adresse à ses fidèles: "J'étais nu, vous m'avez habillé, j'avais faim, vous m'avez donné à manger".

Des anonymes emplis d'admiration et de ferveur pour la disparue se tenaient aux abords de la maison de retraite dans le respect du vœu de simplicité à laquelle la religieuse avait toujours aspiré, avant l’hommage plus solennel à Paris.
Soeur Emmanuelle repose désormais dans le carré réservé aux religieuses de l'Ordre de Notre-Dame de Sion, la congrégation où elle avait prononcé ses vœux, dans le petit cimetière situé sur les hauteurs du village de Callian, où elle vivait depuis 1993.

"Elle était unique, on n'en aura pas d'autres comme elle, aussi généreuse", se désole Josette Roustan, une habitante de Callian.
Une trentenaire venue d'Antibes (Alpes-Maritimes) est venue témoigner "son respect" à Soeur Emmanuelle dans le livre de condoléances. Au côté du sien, plus de 150 messages ont déjà été déposés, mots d'adieu et remerciements "pour la sérénité", "la joie" ou "le courage".

Dans un registre plus solennel, une messe de requiem, organisée par l'épiscopat pour "répondre à l'émotion populaire", était prévue mercredi à 15 heures à Notre-Dame de Paris, en présence de nombreuses personnalités dont le président Nicolas Sarkozy.
"Lorsque vous entendrez ce message, je ne serai plus là. En racontant ma vie, toute ma vie, j'ai voulu témoigner que l'amour est plus fort que la mort. J'ai tout confessé - le bien et le moins bien - et je peux vous le dire. De là où je suis, la vie ne s'arrête jamais pour ceux qui savent aimer", déclare Soeur Emmanuelle dans ce court texte.

lundi 20 octobre 2008

Soeur Emmanuelle, rappelée à son Créateur

Soeur Emmanuelle est décédée


Soeur Emmanuelle est décédée , à l'âge de 99 ans
dans le Var, à la maison de retraite de Callian (Var) dans laquelle elle vivait depuis une dizaine d'années.
Née à Bruxelles le 16 novembre 1908, Madeleine Cinquin avait apporté lumière et réconfort aux chiffoniers d'un bidonville du Caire .