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dimanche 26 juillet 2015

Hollande étend la taxe sur l'électricité aux carburants et au gaz

La taxe sur l'électricité sera"allégée" par alourdissement de celles sur le gaz et les carburants... 

Le gouvernement Valls envisage d'étendre la taxe sur l'électricité 

Le pouvoir socialiste n'a pas les moyens de ses réformes
et les écologistes le poussent à faire la manche 


Les subventions aux énergies renouvelables seront aussi à la charge des consommateurs de gaz et de carburants.

Si le but est de faire baisser le prix de l'électricité, les factures du gaz et des carburants augmenteront néanmoins. 

La charge de la facture d'électricité reste la mêmeprésenté comme une "réforme", l'élargissement de la taxe aux autres sources d'énergie vise à faire baisser la facture d'électricité d'environ 10%, pour commencer, apprend-on en plein chassé-croisé des vacanciers pourtant intéressés dès la rentrée, mais son montant reste inchangé et aucun consommateur n'y échappera au retour des vacances. 

Selon des sources proches de Ségolène Royal, la ministre de l'Ecologie, cette taxe intitulée "contribution au service public de l'électricité" (CSPE), prélevée sur les consommateurs, "pourrait être réformée à la rentrée lors du projet de loi de finances pour 2016". "L'objectif est d'élargir son champ aux énergies carbonées, c'est-à-dire le gaz et les carburants, alors que seule l'électricité est mise à contribution aujourd'hui". Le ministère concerné n'était pas joignable ce dimanche matin. 

Les subventions aux énergies renouvelables coûte 6 milliards par an


Ségolène Royal a choisi entre deux options: "faire porter l'effort aux seuls consommateurs de gaz" - solution qui permettrait une diminution de la facture d'électricité évaluée  à environ 4% pour les besoins de la cause- ou "étaler cette taxe entre électricité, gaz et carburants", ce qui "diminuerait d'environ 10% la facture d'électricité mais augmenterait celles du gaz et surtout des carburants", indique le ministère pour justifier la décision de la ministre.

La CSPE, qui coûte 6 milliards d'euros par an et pèse pour environ 15% de la facture d'électricité, sert à couvrir les charges liées au rachat à un prix bonifié de l'électricité d'origine renouvelable mais aussi aux tarifs sociaux. "Comme elle augmente d'environ 2,5% par an, elle s'ajoute aux hausses régulières des tarifs", découvre soudain le ministère. 
Le prix de l'électricité a augmenté de près de 6% l'an dernier, alors que près d'un tiers des ménages utilisent cette énergie pour se chauffer, selon le "Bilan énergétique de la France en 2014" publié vendredi. Le gouvernement a prévu une hausse de 2,5% des tarifs réglementés d'électricité à partir du 1er août prochain, bien en dessous des 8% demandés par le gendarme français de l'énergie pour assurer un rattrapage du manque à gagner d'EDF en 2012 et 2013.

Les portiques autoroutiers et l’écotaxe, c’était quoi ?

L'écotaxe devait être une nouvelle redevance sur les poids lourds circulant sur les principaux axes routiers gratuits : 10.500 km de nationales et 5.400 km de réseau local placés sous contrôle de portiques électroniques (ci-dessus). L’idée, née du Grenelle de l’Environnement de 2009, était de taxer les usagers pour inciter les transporteurs à diminuer leurs déplacements, faire chuter la consommations de produits carbonés et à privilégier le transport ferroviaire et fluvial. Le dispositif devait coûter 650 millions d’investissements et rapporter 1,2 milliards par an à l’État. Mais le projet a été retiré, les installations rouillent et les caisses de l'Etat n'ont pas profité de cette manne.
Mais le besoin de recettes publiques se fait cruellement ressentir, notamment pour financer les énergies dites propres, et la taxe CSPE va en tout état de cause s'appliquer autrement aux activités générant des dommages environnementaux, toujours en vertu du principe pollueur-payeur.

vendredi 11 avril 2014

Tarifs d'EDF retoqués: impuissante, Royal juge "très regrettable" la décision

La perverse Royal promet d'entraver la libre concurence des prix de l'énergie

Royal avale une première couleuvre de travers
Ambiance souriante à l'Assemblée nationale:
Dumbo Valls et Royal Canin, fort tendus
Ministre de la parole, Ségolène Royal condamne la liberté des juges. 
Bras croisés, la ministre de l'Ecologie et de l'Energie a regretté vendredi l'arbitrage défavorable du Conseil d'Etat qui désavoue le gouvernement Ayrault. En juillet 2012, peu après le retour de la gauche au pouvoir, celui-ci avait en effet démagogiquement limité à 2% l’augmentation des tarifs de l'électricité par EDF, fournisseur dominant auxquels souscrivent plus de 28 millions de Français, en dépit de l'avis de la Commission de régulation de l’énergie qui avait calculé qu’une hausse de 5,7% était nécessaire.  

Dumping du gouvernement socialiste
Ayrault avait tenté de rétablir le monopole d'EDF en étranglant les petits concurrents d’EDF par des pratiques commerciales déloyales contraires à l'esprit de concurrence. 
L’Anode, regroupement de Direct Energie, Eni, Lampiris, etc, avait porté plainte et, constatant une vente à perte, le Conseil d'Etat vient de leur donner raison.

Vingt-et-un mois plus tard, retour de boomerang
Le Conseil d’Etat a jugé que les tarifs "bleus" des particuliers étaient "manifestement inférieurs au niveau auquel ils auraient dû être fixés en application des principes s’imposant aux ministres". Ces tarifs "ne permettaient pas de répercuter les hausses prévisionnelles des coûts de production pour l’année 2012", pointe-t-il.

Le Conseil d’Etat a donné deux mois au nouveau gouvernement Valls - la question des tarifs d’énergie est généralement du domaine de compétences de Matignon et des ministères de l’Energie de Ségolène Royal et de l’Economie d’Arnaud Montebourg - pour prendre un nouvel arrêté conforme.
Les victimes ont d'ores et déjà appelé le gouvernement à prendre en compte "l’ensemble des coûts du passé" qui, selon elles, devront de toutes façons être réglés un jour ou l’autre. "Il est absolument indispensable de solder, dès à présent, la totalité des dettes, en évitant qu’à l’avenir les charges d’hier ne pèsent, à nouveau, sur les factures de demain des Français", écrit l’Anode dans un communiqué où elle salue la "décision logique" du Conseil d’Etat.

Ségolène Royal se défend de faire passer les Français à la caisse

Le gouvernement est contraint mais les Français sont pénalisés 
Le gouvernement Valls nous fait payer les manoeuvres de Ayrault en adressant une facture d'électricité rétroactive à la plupart des foyers.
Royal se désolidarise, déclarant de manière très ambigüe et limite mensongère : "C'est une décision très regrettable pour les consommateurs qui ne correspond pas à la volonté du gouvernement qui avait voulu limiter à 2% la hausse des tarifs".

Et elle insiste en faisant porter la responsabilité aux autres
"La décision du Conseil d'Etat s'appuie sur des textes qui manifestement doivent être réformés pour que le gouvernement puisse appliquer une politique énergétique sans être entravé par des textes administratifs qui ne correspondent pas à (sa) volonté politique", a-t-elle ajouté.

Royal nie la tentative par Ayrault de favoriser EDF.
Hollande avait en effet couvert la fixation de tarifs très "offensifs", voire "déloyaux" avec des marges très faibles  pour éliminer les concurrents d'EDF, établissement public et premier producteur et fournisseur d'électricité en France et dans le monde.

Royal promet une réglementation totalitaire du marché de l'énergie
"Nous allons mettre en chantier avec le ministre de l'Economie, et sous l'autorité du Premier ministre, une réforme des modes de calcul pour que le gouvernement puisse prendre des décisions sans (les) voir annulées sur une base juridique", a expliqué Ségolène Royal. Et d'insister : "Il faut réformer ce mode de calcul.
La ministre trompe les Français sur les intentions profondes du gouvernement
"Il n'est pas acceptable que lorsque le gouvernement veut limiter la hausse des tarifs, cette décision soit annulée sur la base de textes qui doivent être changés", prétend-elle, avec la ferme intention de rétablir une maîtrise étatique de l'énergie.
Dans le cadre de la future loi sur la transition énergétique, "nous aborderons cette question du prix de l'énergie, (de son) mode de fixation (...). Je vais très rapidement entamer des consultations sur ce sujet, annonce la maquilleuse. S. Royal se donne le beau rôle en déclarant qu'elle veut "protéger le consommateur contre les hausses des tarifs de l'énergie", contrainte et forcée.

A la vérité, S. Royal ne prend pas une décision libre et "juste"
Le Conseil d’Etat a imposé deux mois au nouveau gouvernement Valls  pour prendre un nouvel arrêté conforme. La question des tarifs d’énergie est en effet du domaine de compétences de Matignon et des ministères de l’Energie de Ségolène Royal et de l’Economie d’Arnaud Montebourg...

Les tarifs réglementés d'électricité d'EDF pour les particuliers seront réajustés pour la période allant de fin juillet 2012 à fin juillet 2013. Le coup bas de Ayrault à la concurrence impactera  les budgets des fidèles à EDF, entraînant une hausse rétroactive des tarifs réglementés de l'électricité.

Une facture de 20 à 50 euros par tête
L’inconnue principale porte désormais sur le niveau de la hausse rétroactive, sachant toutefois que, dans sa décision, le Conseil d’Etat se réfère à l’évaluation "prévisionnelle" de la CRE (Commission de régulation de l’énergie),  soit 5,7%, ce qui privilégie l’hypothèse d’une "petite" hausse. Mais elle avait dans un second temps estimé la hausse nécessaire  à 9,6%Dans le premier cas, le mopins défavorable, la facture rétroactive moyenne devrait être de l’ordre de 20 euros, mais de près de 50 euros dans le second. Au point que cette somme devrait probablement être lissée sur les prochaines factures.
Près de 92% des foyers français, restés fidèles aux tarifs règlementés de l’électricité, sont concernés par la facture rétroactive. Les autres sont ceux ayant souscrit avant la période concernée à une "offre de marché" (proposée entre autres par GDF Suez, Direct Energie mais aussi EDF), et qui ne seront pas affectés.

Si elles ne contestent pas le fondement juridique de la décision du Conseil d’Etat, des associations de consommateurs comme l’UFC-Que Choisir appellent le gouvernement à plus de responsabilité et de loyauté dans le contrôle des coûts d’EDF, le régulateur n’ayant pas assez de moyens, selon elles, pour les vérifier. "Un tel audit est indispensable pour garantir que les tarifs sont bel et bien en adéquation avec la réalité économique des coûts d’EDF" et permettrait de mettre au jour des "voies d’optimisation", a réagi vendredi l’UFC.
Une critique fermement rejetée par la CRE, qui reconnaît qu’elle "ne refait pas la comptabilité d’EDF, mais qu’elle vérifie l’exactitude des comptes".

Les écologistes font monter la facture
Du fait des coûts de rénovation des centrales nucléaires et du réseau électrique, ainsi que des surcoûts liés aux énergies renouvelables, le prix de l’électricité -le plus bas d'Europe en France- a entamé une ascension qui s’annonce très forte en 2012.
Indépendamment de la hausse finale des tarifs de 2012 qui reste donc à déterminer, s’est déjà ajoutée une hausse de 5% des tarifs au 1er août 2013, qui sera suivie d’une hausse de 5% à nouveau en août 2014. Une autre augmentation suivra en 2015. 

Outre le tarif, qui représente environ 70% du prix, la CSPE, une taxe spéciale qui finance notamment les surcoûts des énergies renouvelables, augmente elle significativement chaque 1er janvier.

Au final, la CRE a averti à plusieurs reprises que les prix de l’électricité devraient augmenter d’environ 30% entre 2012 et 2017.


lundi 18 février 2013

La facture d'électricité va augmenter en continu jusqu'en 2017, prévient Hollande

Les tarifs vont grimper de 30 % en cinq ans

La "gauche sociale" ne peut rien, sauf annoncer le pire

Ministre de l'Écologie,
du Développement durable
 et de l'Énergie
Ayrault a renoncé, mais pavoise; il est quitte 
Tout le monde est concerné, même les plus défavorisés: c'est réconfortant ! 
La prévision est lucide, mais décourageante. "La CRE prévoit une augmentation sensible des prix de l'électricité pour tous les consommateurs dans les cinq prochaines années".
Une progression de 30 % des tarifs réglementés d'EDF de 2012 à 2017
Dans son rapport publié lundi, la Commission de Régulation de l'Energie (CRE), l'autorité administrative indépendante chargée de veiller au bon fonctionnement des marchés de l'électricité et du gaz en France, publie des chiffres qui anéantissent le pouvoir d'achat et le moral des travailleurs.
La cause ? 
Le coût du développement des énergies renouvelables, d'une part, et du financement des investissements dans les réseaux, d'autre part.

L'information n'est pas une nouvelle. Il y a un an, la CRE avait prévenu d'une une hausse de 30 % des prix du courant entre 2012 et fin 2016. Mais la présidentielle tous les cinq ans gèle le travail législatif et la prise de décisions.  Lundi, en actualisant ses prévisions pour la période allant de mi-2012 à mi-2017, elle aboutit aux mêmes conclusions. Le premier ministre de l'Écologie, du Développement durable et de l'Énergie dans le gouvernement Jean-Marc Ayrault, Nicole Bricq (66 ans), n'est restée qu'un mois à ce poste et le gouvernement de Hollande s'est prioritairement consacré à des réformes sociétales qui ne font pas bouillir la marmite.


Des hausses vertes et inégalitaires

Les particuliers seront les plus durement touchés: la CRE explique s'attendre à une hausse moyenne de 30,1% des factures d'électricité pour les clients au tarif dit bleu, réservé aux particuliers proposé par EDF et une poignée de fournisseurs historiques locaux.

Cette forte hausse "sera due pour plus du tiers à l'augmentation de la CSPE (contribution au service public de l'électricité, taxe qui finance entre autres l'énergie solaire et éolienne), laquelle s'explique pour l'essentiel par le développement des énergies renouvelables", avoue la CRE. 

Une hausse moindre pour les gros consommateurs industriels

"Pour les autres clients, ayant une consommation supérieure, les hausses de prix seront moindres : 23,7 % pour les clients au tarif jaune (destiné aux entreprises possédant un compteur dont la puissance se situe entre le tarif bleu et le tarif vert) et 16 % pour les clients au tarif vert (destiné aux installations alimentées en moyenne ou haute tension)", poursuit la Commission.


Mais comment en est-on arrivé là ? 
Pour financer les missions de service public assurées par EDF, dans laquelle l'Etat est actionnaire à 85%, une taxe spéciale a été créée en 2003, la CSPE, prélevée sur la facture des 30 millions de Français abonnés à l’électricité. La CSPE représente aujourd’hui 70 € environ par an et par foyer (pour une facture moyenne de 700 € par foyer et par an). Le produit de cette taxe était censé financer le développement des énergies renouvelables, la péréquation tarifaire [qui permet à un Corse de payer le même tarif d’électricité qu’un Francilien, mais aussi les DOM, bien que les media le taisent: la Guadeloupe du ministre Victorin Lurel, et la Martinique, la Guyane de Christiane Taubira, La Réunion et Mayotte] ou encore les tarifs sociaux [le Tarif de Première Nécessité pour l'électricité (TPN) , et le Tarif Spécial de Solidarité pour le gaz (TSS)]. 
Problème lié à la crise économique et financière depuis 2008: l’augmentation de la taxe, pourtant passée de 1,8 Md € en 2009 à 5,1 Mds € en 2013, n’a pas suivi le rythme du programme de développement des éoliennes, des panneaux solaires ou la multiplication par quatre des bénéficiaires des tarifs sociaux. Du coup, EDF a dû avancer les fonds en puisant dans sa trésorerie.


Et, début octobre 2012, l'Assemblée nationale socialo-écolo a maintenu les "avantages tarifaires" des salariés d'EDF et GDF sur leur énergie consommée. Au nom de l'équité, l'UMP avait demandé de supprimer le tarif préférentiel accordé aux agents et de faire payer à ces salariés 50% de leur consommation, au lieu de 5% à 10% aujourd'hui. La gauche a insisté sur le respect d'un accord d'entreprise historique et dénoncé une ...stigmatisation !


La CRE a basé ses calculs sur l'hypothèse d'une hausse de la CSPE qui resterait plafonnée à 3 euros par an, comme c'est actuellement le cas. Aujourd'hui, cette taxe représente environ 70 € par an et par foyer.

Champ d'éoliennes,
à Cravant (Loiret)
12 milliards d'investissements à financer cette année

En outre, la CRE anticipe une inflation de 2% par an, un prix de marché de l'électricité supérieur d'un point à l'inflation et une hausse équivalente à l'inflation de l'Arenh (mécanisme qui oblige EDF à revendre à ses concurrents un quart de sa production d'électricité nucléaire, à un prix régulé), dont les règles d'évolution doivent être revues cette année.



Champ de panneaux solaires de Les Mées 
(Alpes de Haute provence),
le plus vaste de France


La CRE anticipe aussi des hausses bien supérieures à l'inflation du tarif d'accès au réseau électrique (ou Turpe), se basant sur les niveaux demandés par les gestionnaires de réseaux RTE et ERDF, engagés dans de lourds programmes de renouvellement et de développement des lignes électriques.

EDF a, la semaine dernière, de nouveau défendu des hausses de tarifs "raisonnées", tenant compte des problèmes de pouvoir d'achat et de compétitivité, pour couvrir ses énormes investissements maintenus à 12 milliards d'euros cette année.



samedi 21 juillet 2012

Delphine Batho ignore comment les prix des carburants ont baissé

Froidement, la ministre socialiste  se flatte qu'un gel des prix " n’est pas envisagé"






Delphine Batho, l'élue socialiste vertueuse
qui squattait à  Paris le logement social d'une famille défavorisée


ENTENDRE l'indignation de Julien Bayou (Jeudi Noir et conseiller en communication de la candidate Eva Joly d'Europe Ecologie-les Verts, parti  participant au gouvernement socialiste Zayrault de François Hollande)
Lien PaSiDupes : "D. Batho (PS) refuse de céder son logement social parisien à une famille défavorisée "


A qui le mérite de la baisse du prix des carburants?

Il est des situations où la gauche exemplaire ne souhaite pas faire le bilan de ses prédécesseurs
Selon Delphine Batho, le surgel des prix des carburants n’est pas " à ce stade envisagé ", parce que " dernièrement les prix ont diminué ".
Faut-il qu'après deux mois de plein exercice des pouvoirs, les socialistes soient peu sûrs d'eux et en quête désespérée de premiers succès pour dissimuler les mérites des gouvernements Fillon et tenter de s'en attribuer implicitement -mais sournoisement- les mérites.
Alors que pendant la campagne, le PS insistait pour un blocage du  prix des produits du pétrole, Nathalie Kosciusko-Morizet a dû rappeler au Premier ministre Zayrault et à la Petite Batho que les prix de l’essence ne peuvent être " bloqués ". Seul le parti socialiste français semble encore ignorer que le prix des carburants est, en effet, fixé librement par le marché mondial, et que le niveau élevé des cours du pétrole depuis plusieurs mois est essentiellement dû au contexte géopolitique délicat de plusieurs pays producteurs et aux tensions de long terme sur la demande.
Mais la baisse des prix à la pompe avant l'arrivée de la gauche au pouvoir 
reflètent une chute des cours du pétrole brut depuis plusieurs semaines, elle-même liée à un apaisement relatif des tensions géopolitiques au Moyen-Orient et à la dégradation des perspectives économiques mondiales.

S’il existait, en réalité, une marge de manoeuvre sur les prix à la pompe, elle résiderait surtout du côté des régions socialistes, qui ont la possibilité de moduler la taxe intérieure de consommation sur les produits énergétiques. Or, que ce soit par idéologie ou par irresponsabilité, ces régions ont toutes augmenté la part des taxes sur les carburants qui leur revient !


La petite Batho polémique néanmoins

Mais la jeune ministre, successeur de Nicole Bricq (à gauche), authentique écolo évincée,  se répand toujours en bobards, comme aux belles heures de l'opposition, puis de la campagne présidentielle.
" D’une façon générale sur les prix des carburants, une des préoccupations du gouvernement c’est que plusieurs rapports avaient montré lorsque le prix du baril augmentait les prix à la pompe augmentaient " .
" Mais qu’à contrario lorsque le prix du baril de pétrole diminuait, la baisse n’était pas répercutée assez vite pour les consommateurs ", a déblatéré Delphine Batho,  ministre par défaut de l'Écologie, du Développement durable et de l'Énergie qui se croit encore en campagne.


En avril 2012, rappelons-le, trois catégories de carburants s’affichaient toutes en baissepour la première fois depuis la fin janvier, selon les relevés de la DGEC.
Les prix de l’essence sans plomb et du gazole à la pompe ont reculé, selon les relevés hebdomadaires publiés lundi par le ministère du développement durable, aux dires de Libération. Mais le quotidien socialiste qui écrivait que  les prix des carburants était entraînés dans une spirale haussière, mais que  le candidat Hollande promettait d'en bloquer la hausse, le quotidien militant, donc, taisait aussi que 
VOIR et ENTENDRE cete analyse d'Emmanuel Lechypre, le 21 juillet 2012 sur  BFMTV, consacrée aux hausses de gaz (5%) et d'électricité compensées par la baisse du prix des carburants (-30%):
La ministre de l'Écologie, du Développement durable et de l'Énergie ne souligne pas que la "contribution" au titre du service public de l'électricité (CSPE), qui  sert à financer les énergies renouvelables, est acquittée par tous les Français, dont les plus vulnérables, mais sans que le gouvernement et sa ministre aient prévu de relever les tarifs sociaux des 3,8 millions de ménages qui souffrent de précarité énergétique.