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samedi 3 septembre 2016

Déception des ménages: ils ne bénéficieront pas de la baisse de 2 milliards promise pour 2017

La baisse d'impôts devrait être inférieure aux 2 milliards d'euros promis par Hollande en 2017

Sapin ne parvient pas à tenir les promesses aux ménages et à rééquilibrer le budget

Les ménages vont encore souffrir
La promesse de baisse d'impôts pour les ménages en 2017 ne sera pas tenue
Elle sera précisée la semaine prochaine, mais devrait être inférieure aux 2 milliards d'euros espérés, a indiqué vendredi Michel Sapin, le ministre de l'Economie et des Finances. Les détails de la baisse de prélèvements seront annoncés par le président François Hollande à son retour du sommet du G20 en Chine ou par le premier ministre Manuel Valls, "la semaine prochaine", a déclaré de son côté le secrétaire d'Etat au Budget Christian Eckert à l'antenne de la radio RTL.

"La marge n'est pas la même, cessons de parler de 2 milliards, nous sommes en train de regarder à l'intérieur des données actuelles quelles sont les marges", a rectifié Sapin sur Radio Classique/Paris Première.

Alors, "ça va mieux" ?

L'ampleur de la diminution d'impôts jusqu'à présent évoquée tournait autour de 2 milliards d'euros si la croissance avait été cette année supérieure à 1,5% du Produit intérieur brut (PIB).
Bercy a prévu dans le budget une croissance de 1,5% cette année mais le président François Hollande avait assuré fin juin dans un entretien avec Les Echos que la croissance serait "supérieure à 1,6%".

Depuis, l'INSEE a annoncé fin juillet un coup d'arrêt inattendu de la croissance au deuxième trimestre (+0,0%) après un très bon début d'année (+0,7% au premier trimestre).
A l'origine de ce résultat "décevant" (AFP), un ralentissement de la consommation des ménages, une baisse des investissements et un recul de la production affectée par les mouvements sociaux contre la loi travail. Mais pas que... 

L'INSEE qui n'a pas froid aux yeux n'hésite encore pas à prévoir un rebond sur les deux autres trimestres de 2016 (+0,3% et +0,4%). Entretemps, l'attentat de Nice et le référendum sur le Brexit ont ajouté des incertitudes, raconte ce satellite de Bercy.

Pour l'heure, l'acquis de croissance - autrement dit la progression annuelle du PIB en cas de croissance nulle sur les deux derniers trimestres - ne qu's'établit à 1,1%, admet l'Insee.

"Le Président l'a dit au printemps car c'était un moment où on pouvait prévoir plus de croissance, tente de justifier ce pauvre Sapin. Tout le monde est d'accord pour dire aujourd'hui qu'il ne serait pas raisonnable de construire un budget sur une perspective de croissance supérieure à 1,5%", a avoué Michou Sapin, plus occupé à saquer Macron qu'à assumer ses responsabilités.

"Il faut être sérieux, déclare Sapin, avec une croissance qui ne va pas augmenter, on ne peut pas distribuer plus. Il faut qu'il y ait des contreparties. Il n'y a plus la marge de 2 milliards. Nous travaillons sur les données actuelles du budget avec le respect scrupuleux de nos engagements [sic], qui ne sont pas vis-à-vis de l'Europe mais vis-à-vis des Français."

Le ministre avait raconté la veille qu'une baisse des impôts était "nécessaire à la France", se refusant cependant, lors de sa conférence de presse mensuelle, à trancher entre les différentes options étudiées par le gouvernement en vue d'une diminution des impôts des particuliers: impôt sur le revenu, CSG ou prime d'activité. Michou Sapin aurait-il encore parlé plus vite que son cerveau ?

A l'occasion de la Fête nationale du 14 juillet, François Hollande n'avait pas hésité à préciser que les impôts pour les ménages ne baisseraient en 2017 que si la croissance était supérieure à celle de 2016 et atteignait 1,7% du PIB.

lundi 31 août 2015

Robin des Bois de Sapin veut rendre aux défavorisés les impôts pris aux classes moyennes

Baisse des impôts : "il y a les moyens de rendre l'argent", assure Michel Sapin

Le ministre des Finances assure travailler pour "rendre une partie des efforts aux Français les plus modestes"

Présenté comme ça, qui contesterait cet effort d'équité? Sauf que ça fait trois ans que ça dure et que ceux qui travaillent sont solidaires- contraints et forcés- des illégaux de France qui représentent une part grandissante de ces "défavorisés" que Sapin ne désigne pas clairement. 

Au détriment des petites gens
A l'approche d'échéances électorales majeures -Régionales en 2015 et campagne présidentielle de 2016- Michel Sapin confirme que des baisses d'impôts sont à l'étude. "Il y a les moyens, avec les sommes considérables que l'Etat, les collectivités locales, la sécurité sociale dépensent, pour trouver deux milliards pour rendre une partie des efforts aux Français les plus modestes", affirme le ministre des Finances, ce lundi, sur France Info.
"Le nombre de foyers imposés à l'impôt sur le revenu a considérablement augmenté entre 2010 et aujourd'hui. Il ne me paraît pas anormal de revenir à peu près au même niveau que 2010, c'est-à-dire rendre aux Français les plus modestes une part des efforts qu'ils ont acceptés", ajoute-t-il. Une hausse de 2% du RSA n'est-elle pas déjà actée au 1er septembre ?

"Si on baisse les impôts d'un côté, ce n'est pas pour les augmenter par ailleurs," clame le ministre. Or, ce lundi, le quotidien Les Echos affirme que la baisse annoncée pourrait s'élever à 2 milliards d'euros dont les travailleurs ne verront encore pas la couleur, s'ils se situent au bas du barème de l'impôt sur le revenu.

En parallèle, le gouvernement ne compte pas laisser filer les comptes publics

Telle est l'autre résolution de rentrée de l'exécutif socialiste. Alors que le passe Navigo, en passant à 70 euros par mois et 770 euros par an, et la redevance télévisuelle augmentent pour tous, Sapin se croit bien avisé de clamer: "On ne va pas modifier nos objectifs de déficits. Il faut diminuer les déficits. Pour le reste, faites-nous confiance". C'est là que les Français hésitent à lui signer un chèque en blanc

Le 20 août,le président de la République par défaut,  François Hollande a déjà fait miroiter qu'"il y aura des baisses d'impôts quoi qu'il arrive en 2016. Pour en fixer l'ampleur, ça dépendra de la croissance que nous pourrons atteindre en 2016", indique le roi des forêts de Noël.
Sapin a-t-il les moyens de verser sa quote-part à l'organisation de la COP
que la France héberge en décembre: financer le réchauffement climatique ou la baisse des impôts, il faut choisir ! 

VOIR et ENTENDRE Michel Sapin avouer que Hollande a trop fiscalisé les travailleurs:


mardi 19 août 2014

L'impôt sur le revenu d'un foyer sur deux supporte l'autre moitié en 2014

Le pourcentage de ménages imposés sur le revenu est passé de 53% en 2013 à 48,5% en 2014

Des petites baisses promises après un matraquage fiscal effectif


On se demande donc pourquoi le pouvoir socialiste promet une baisse de la fiscalité. Les mesures fiscales voulues par le gouvernement pour faire sortir les contribuables les plus modestes de l'impôt sur le revenu auraient porté leurs fruits, selon des données qui seront rendues publiques mercredi 20 août. Mais c'est au détriment des foyers imposables: 37% des foyers fiscaux, soit près de 13,7 millions de contribuables, ont vu leur impôt augmenter entre 2013 et 2014. Ce chiffre était même de 44,4% en 2013 par rapport à 2012.

Moins d'un foyer fiscal sur deux sera imposé sur le revenu en 2014. En dépit de la hausse du nombre de foyers fiscaux, passant de 36,4 millions à 37 millions Le Monde assure que la réduction d'impôt sur le revenu a bénéficié à 4,2 millions de ménages modestes en 2014, alors que le pourcentage de foyers imposés est en revanche passé de 53% en 2013 à 48% cette année. C'est dire à quel point les contribuables ont trinqué !

L'explication est ainsi à chercher dans la
réduction arrachée en juin au gouvernement au profit des ménages les plus modestes, de 500 euros par an (350 euros pour un célibataire et 700 euros pour un couple)
... Cette mesure devait en principe bénéficier à 3,7 millions de ménages pour un coût total de 1,16 milliard d'euros.

Politiquement, il s'agissait prioritairement pour le gouvernement d'éviter la relance d'une campagne sur le thème du "ras-le-bol fiscal", comme il en a connu une à l'automne 2013 et comme les "fondeurs" du PS associés à l'extrême gauche s'y préparaient. Ce sont en définitive 4,2 millions de foyers fiscaux qui en ont bénéficié, pour un montant total de 1,25 milliard d'euros, soit un peu plus que prévu. 
4,2 millions - encore? - de foyers fiscaux vont de nouveau profiter de cette mesure pour une nouvelle facture totale de 1,25 milliard d'eurosselon le site du quotidien socialiste. Soit 1.25 milliards pendant deux années consécutives... Bruxelles est effaré et Berlin n'est pas décider à céder à la mendicité de Paris.

Cette baisse s'expliquerait également par la paupérisation d'une partie de la population

Cette mesure n'est pas un beau geste social, mais une nécessité économique. La diminution du nombre de ménages imposables est révélatrice de l'impasse économique, en même temps que politique, où s'est mis ce gouvernement, réduit en outre à faire miroiter des rentrées du fait du retour des exilés fiscaux repentis... L'impôt sur le revenu rapporte dix milliards d'euros de moins que prévu : lien Le Figaro
Sachant que Jacques Attali juge le moment venu de relever la TVA de plusieurs points, le pouvoir d'achat a peu de chances de s'améliorer: les ménages croiront pouvoir épargner ou dépenser plus, mais il leur en coûtera plus cher en impôts indirects divers. 

Par ailleurs, le quotidien raconte que la campagne 2014 de collecte de l'impôt sur le revenu devrait être meilleure que celle de 2013, permettant d'engager 65 milliards d'euros, soit près de 10 milliards d'euros de moins que prévu dans le Budget 2014, voté fin 2013. 
En vérité, l'équation budgétaire ne devrait pas être aussi souriante que la présentation qui en est faite. En fait, elle se complique tellement que l'exécutif a d'ores et déjà annoncé qu'il ne tiendrait pas ses objectifs de déficit public.

samedi 12 juillet 2014

Gouvernement: Montebourg s'aligne sur Valls, dans la perspective de la primaire du PS

Arnaud Montebourg s'estime dans la ligne du gouvernement

Un ministre davantage préoccupé de son image que d'Economie

Une attitude virile de Nono
(épouse Valls épanouie,
dans l'arrière-plan à droite) 
En chute dans les sondages et en recherche d'emploi  de soutiens au sein du PS, Arnaud Montebourg semble désormais déterminé à ne pas s'écarter de la ligne du gouvernement et propose donc de consacrer  aux ménages un tiers des 50 milliards d'euros d'économies publiques prévues sur la période 2015-2017, sous forme de baisses d'impôts.

Le ministre de l'Economie et du Redressement productif s'est présenté comme celui qui est " chargé de trouver des solutions pour remettre en marche l'économie". Vendredi sur France Inter, l'imprudent Nono  Montebourg a ainsi pris une hypothèque sur l'avenir, mais le matou sait toujours comment dénoncer tous ceux qui mettent des bâtons dans ses roues voilées de m'as-tu-vu.

"J'ai expliqué qu'il fallait amplifier une politique déjà menée par le Premier ministre" avec les baisses d'impôts pour les ménages modestes prévues dans le projet de loi de finances rectificative débattu au Parlement, a-t-il encore expliqué.


Une soudaine souplesse politique


Si la pression des circonstances le contraint à un renoncement personnel à toute spécificité gouvernementale, il n'est que provisoire et limité, car Nono continue d'entretenir l'animosité hexagonale envers l'Union européenne.  Lors d'un discours sur le redressement économique de la France, Arnaud Montebourg a fustigé jeudi les politiques d'austérité imposées, selon lui, par Bruxelles



Sans remettre en cause le programme d'économies de 50 milliards d'euros, il a défendu la nécessité d'un rythme moins contraignant de consolidation budgétaire, proposant qu'il serve pour un tiers à réduire les déficits, un tiers à baisser les charges des entreprises et un tiers à réduire la fiscalité des ménages.

Il se démarque ainsi du Pacte de responsabilité et de solidarité qui prend en compte le besoin des entreprises comme moteurs de la croissance et ne prévoit jusqu'ici que cinq milliards d'euros de baisses d'impôts pour les ménages les plus modestes sur les trois ans qui viennent.

Interrogé sur LCI/Radio Classique, le ministre des Finances Michel Sapin a voulu retenir qu'Arnaud Montebourg défend "les deux piliers qui font la cohérence de la politique gouvernementale", à savoir les baisses de charges pour redresser la compétitivité des entreprises créatrices d'emploi et les économies budgétaires promises qui serviront (peut-être) à les financer.

On ne peut pas rester dans le statu quo

"Je ne l'ai pas entendu prendre rendez-vous pour 2017", a ironisé Sapin en réaction à ceux qui ont vu dans le discours du ministre de l'Economie une véritable déclaration de politique générale.
Arnaud Montebourg a donc tenu à affirmer sur France Inter que ses "coups de griffe" ne visaient ni à le positionner dans la perspective d'une candidature à la prochaine primaire socialiste pour la présidentielle 2017, ni à discréditer les politiques successivement suivies jusqu'à présent par Ayrault et Valls, "mais l'Union européenne et l'ensemble des dirigeants européens", puisque les résultats de l'UE en termes de croissance sont "catastrophiques". Un point commun avec la politique socialiste de Hollande, si on veut bien y regarder objectivement...

Montebourg indique ce qu'il faut faire: yapuka!
"Il faut se réveiller, bouger un peu tout le monde", a déclaré l'agité du bocal en estimant qu'il est dans son rôle de ministre de l'Economie et en certifiant qu'il n'est pas le "prince Potemkine, le conseiller de Catherine II de Russie qui déployait des décors sur le passage de la tsarine pour cacher la misère."

A la question de savoir ce qu'il ferait s'il n'était pas suivi, il a répondu : "Je ne me situe pas dans cette perspective (...) mais on ne peut pas rester dans le statu quo, c'est cela mon message."

Arnaud Montebourg a par ailleurs égratigné Michel Sapin
Son colocataire de Bercy a en effet déclaré le week-end dernier: "Mon amie, c'est la finance, la bonne finance", même s'il l'a bien distinguée de la "mauvaise finance", dans un clin d'oeil au grand discours électoral de François Hollande, début 2012 au Bourget, quand il avait proclamé "Mon véritable adversaire, c'est la finance."
Mais si Nono laisse tout passer à Valls, il a enguirlandé Sapin considérant que "si c'était un bon mot, il a raté son objectif".

Hollande a manqué un autre objectif qui, celui-là, nous intéresse


La troisième "grande" conférence sociale s'est révélé "mini", voire loupée. Qu'en restera-t-il donc, dont puissent se targuer les membres de l'exécutif sur les starting-blocks des primaires ?

VOIR et ENTENDRE le débat animé par Léa Salamé entre Alexis Brézet (directeur de la rédaction de Valeurs actuelles) et Nicolas Domenach (directeur-adjoint de la rédaction du magazine Marianne) sur le coup d'épée dans l'eau de la "grande" conférence sociale:



VOIR et ENTENDRE un débat proposé par i-télé entre l'inénarrable Bruno Roger-Petit, qui réclame plus de gauche et se fourvoie une fois de plus en misant sur une résistance de Montebourg, et Philippe Tesson pour qui l'échec de la conférence sociale est avant tout celui de Hollande: 

lundi 26 mai 2014

Après la débâcle électorale, Valls veut "de nouvelles baisses d'impôts" non financées

Les lendemains qui déchantent à gauche

Suite à la victoire du FN aux élections européennes, le président Hollande a consulté son nouveau premier ministre. 


D'abord hégémonique, puis blessé,
le PS est affaibli par les municipales
et KO debout depuis les Européennes


Le parti majoritaire il y a deux n'a fait que 14% des suffrages exprimés aux Européennes.

Manolo Valls ainsi que les ministres Laurent Fabius, Michel Sapin, Bernard Cazeneuve, Stéphane Le Foll et Harlem Désir ont donc accourus à l'Elysée. Ils sont sortis peu après 9 h 30 sans aucune déclaration à la presse.


Une autre réunion devrait se tenir à Matignon dans la foulée, mais aucune déclaration de François Hollande n'est prévue pour l'instant, contrairement à ce qui était annoncé. François-la-cata a en effet abattu toutes ses cartes après le changement de gouvernement il y a seulement huit semaines.
Valls ne fait que confirmer des baisses d'impôts annoncées 
 Avant cette intervention, Manuel Valls a commenté sur RTL la débâcle des européennes qu'il a lui-même qualifiée dimanche soir de "séisme", sans toutefois changer de ligne politique. Il a fait l'annonce floue de baisses d'impôts, qui seraient nouvelles mais qui ne sont pas précisées :
"On ne peut pas jouer depuis des années avec la fiscalité pour éviter la baisse de la dépense publique. (...) Il faut de nouvelles baisses d'impôts, notamment de l'impôt sur le revenu."
Valls brode sur le thème "j'ai tout compris des difficultés des Français"
Il a longuement expliqué que "les impôts sont devenus insupportables pour les classes populaires et moyennes", mais il s'est en revanche gardé de préciser la nature de ces baisses, ni en quoi elles seraient nouvelles par rapport à celles déjà annoncées.
La "gauche sociale" a déjà fait savoir que le taux de rémunération du Livret A, dit "populaire", ne sera pas relevé.

A cours d'idées et de moyens, l'exécutif avait déjà fait le même genre d'annonce près la défaite des municipales. Le 11 mai, Valls avait ainsi expliqué que "650.000 ménages qui [sont] rentrés dans l'impôt (...) [devraient] en sortir". Le premier ministre a visiblement fait une annonce de vagues mesures dont il ne connaît pas la première: ses services planchent sur les décisions à prendre lors de l'examen du prochain projet de loi de Finances rectificative (PLFR), présenté le 11 juin en conseil des ministres. "Les Français n'y croiront que quand ils le verront sur leur feuillle d'impôts", a commenté le premier ministre, lundi. 

Interrogé sur les "leçons à tirer de ce scrutin",  le chef du gouvernement n'a su évoquer que la réforme ...territoriale. Semblant se désolidariser, Valls a lâché que "le président de la République veut s'engager sur cette voie."

L'exécutif nie le rejet de la gauche par les électeurs  

Valls s'accroche, dans la crainte de nouvelles législatives: il n'a pas tardé à prendre à son compte le refus du président d'une dissolution malgré l'impopularité de l'exécutif et deux désaveux consécutifs infligés par les électeurs:
"C'est un fait. En quoi ça serait un handicap ? Ça n'est pas la première fois que ceux qui gouvernent connaissent l'impopularité. Il [Hollande] devrait descendre de la voiture, provoquer une dissolution et faire en sorte que l'extrême droite s'empare des rênes du pays. (...) Nous n'allons pas rajouter à la crise d'identité la crise morale que la France traverse, en plus, le désordre par des élections, par un pays qui serait ingouvernable."
Et ajouter la crise politique à la crise économique ?
Le pays est-il gouvernable quand la majorité au Sénat ne tient qu'à un fil ténu et que 41 députés ont déjà exprimé leur défiance ?

samedi 29 mars 2014

Intox des municipales: Hollande n'a pas les moyens de ses promesses fiscales pré-électorales

Les promesses que Hollande ne pourra pas tenir 

François Hollande songe à nouveau à une possible baisse d’impôts 

François Hollande se préparerait à faire un geste envers les contribuables français. Sous la pression des résultats du premier tour des élections municipales et mercredi, avant le second tour, le service de presse de l'Elysée laisse entendre que le président de la République pourrait annoncer rapidement une baisse d'impôts pour les ménages
Il serait pourtant bien en peine d’abaisser la fiscalité alors que l’Etat tente de réduire ses déficits et que Bercy n'a pas les moyens des élucubrations élyséennes. L’exécutif planche donc aussi sur une autre piste, moins coûteuse à réaliser : une réforme fiscale et une simplification de la Prime pour l’emploi et du RSA.

L'intox consisterait à fusionner PPE et RSA

Le premier chantier fiscal auquel l’exécutif s’attèlerait viserait à donner, à peu de frais, des gages aux radicaux de son aile gauche et concernerait les travailleurs pauvres, ceux qui sont dans les deux premières tranches de l’impôt sur le revenu. Ces derniers sont censés pouvoir bénéficier de deux dispositifs : la prime pour l’emploi (PPE) et le revenu de solidarité active (RSA).

Sauf que seul un tiers des personnes qui peuvent bénéficier du RSA en font la demande et que ce dispositif doublonne avec la PPE. Et cette dernière connaît aussi ses propres aléas : aujourd’hui, les chômeurs qui reprennent un emploi sont trop souvent pénalisés car ils rentrent dans l’impôt, mais perçoivent trop tard leur PPE, qui est en fait un crédit d’impôt. A cause de ce manque de réactivité de la PPE, le retour à l’impôt n’est pas aussi progressif qu’il est censé l’être. L'ensemble et mal pensé, mais permet aux vicieux de l'Elysée de faire des promesses à bon compte

Le gouvernement sort dans l'entre-deux tours une intox sur lequel il planche depuis plusieurs mois:
la fusion de la PPE et du RSA, dont le coût cumulé avoisine les 8 milliards d’euros. Les bénéficiaires recevraient alors un chèque tout de suite qui adoucirait le retour de ‘l’impôt sur le revenu. 

La retenue à la source, l’autre chantier. L’autre réforme que le gouvernement pourrait mener concerne le prélèvement de l’impôt. Ce dernier est actuellement réalisé avec une année de décalage, ce qui ne va pas sans poser de problème : un contribuable qui gagnait bien sa vie et perd son emploi se retrouve à payer des impôts élevés un an plus tard… alors qu’il est au chômage et donc avec des revenus bien plus limités.
Il pourrait être mis fin à ce décalage en instaurant la retenue à la source. Ce système, appliqué dans la majorité des Etats européens, consiste à prélever les impôts chaque mois, directement au moment où le salaire est versé. Le contribuable ne verserait donc plus tous ses impôts d’un coup et avec un an de retard mais au fur et à mesure, ce qui est bien plus simple et indolore.
Bercy encaisserait ainsi sans délais, ce qui lui permettrait de réaliser des économie sur la levée de l'impôt et faire croire qu'il va plus vite et plus fort dans la réduction des déficits publics.