POUR

LA &nbsp LIBERTE &nbsp D' EXPRESSION

Free speech offers latitude but not necessarily license

Affichage des articles dont le libellé est 50 milliards. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est 50 milliards. Afficher tous les articles

dimanche 13 juillet 2014

Défense: Le Drian estime ne pas "avoir de leçons à recevoir" de H.Morin

Le Drian en tenue de camouflage

Le ministre de la Défense de Hollande prend la mouche
Jean-Yves Le Drian a qualifié d' "indélicatesse" les suggestions d'Hervé Morin. 
Le ministre de la Défense de 2007 à 2010 n'avait que réitérer dimanche sa demande de suppression, pour des raisons budgétaires, de la composante aérienne de la force nucléaire française et observé que "le moral des militaires est abominable".

Le Drian a riposté 
"Jusqu'à présent, je me suis gardé de critiquer mes prédécesseurs parce que je considère que les enjeux de défense sont des enjeux qui nous dépassent et concernent l'ensemble de la Nation. Je constate que ce n'est pas le cas de M. Morin et qu'il a l'indélicatesse de le faire le 14 juillet", a-t-il polémiqué dimanche, au cours de l'émission "Le Grand Rendez-vous" Europe1-Le Monde-i-télé.
Plutôt que de maintenir l'enveloppe budgétaire et de faire face à la misère des armées, Le Drian a saisi le petit bout de la lorgnette. "Je voudrais dire à M. Morin... Pour la première fois, je vais le critiquer, parce que quand je suis arrivé, j'ai pris son héritage et qu'est-ce qu'il y avait dans l'héritage de M. Morin ? Il y avait d'abord le système des soldes des soldats, qu'on appelle le système Louvois, un système invraisemblable. Et si vous parlez du moral des troupes aujourd'hui, c'est en partie parce qu'il y a ce système, fabrication Morin", a estimé un Le Drian à cran, sous-estimant l'ampleur de la grogne des militaires.

Le Drian élude les restrictions budgétaires provoquant la colère de l'armée

S'agissant de la suppression de la composante aérienne de la force nucléaire, "je ne crois pas", avec "les dangers du monde" actuels, que ce soit le moment de le faire", a estimé Le Drian. Or, déjà en août 2013, le gouvernement a présenté les détails de la loi de programmation militaire qui entérine un gel du budget de la Défense jusqu'en 2019 et prévoit une réduction des effectifs.

"Et puis, les drones dont on avait tant besoin et qu'il n'a pas achetés, et puis les avions ravitailleurs dont on avait tant besoin et qu'il n'a pas commandés, et puis les bases de défense, qu'il a organisées de manière invraisemblable avec une complexité admnistrative... Alors je n'ai pas de leçons à recevoir de M. Morin, surtout pas le 14 juillet", a-t-il estimé, anaphorique, tandis que l'équipement de base est vétuste et l'entraînement bâclé, faute de créditsmettant les personnels en dangeralors que se multiplient les demandes extérieures d’interventions..

En mai 2014, à la recherche de 50 milliards d'euros d'économies, Hollande et Valls se sont penchés  sur le budget de la défense pour tenter de mettre en place de nouvelles coupes. Révélé par Xavier Bertrand, ce projet secret d'un plan de réduction du budget de l'armée a semé un trouble profond dans les milieux militaires, au point de voir les chefs des trois armées (terre, air, mer) ainsi que le chef d'état-major des armées menacer de démissionner si Bercy devait procéder à de nouvelles coupes budgétaires.
Non seulement les crédits de la Défense n'augmentent pas, passant de 32,584 milliards d'euros cette année à 31,941 en 2015, 32,345 en 2016, mais c'est le ministère le plus touché en terme de suppressions de postes (-7.500 d'ici 2015).

9 juillet 2014: les Armées apprennent que le budget 2015 de la Défense subira une baisse de 500 millions d’euros, compensée par des recettes exceptionnelles qu'il reste à préciser et trouver... 
Au final, pour 2015,  a programmation triennale prévoit un budget de 29,109 milliards (et non plus 31,941, soit 493 millions d’euros de moins par rapport à la trajectoire financière de la Loi de programmation militaire (LPM) 2014-2019.

Or, Manuel
Valls avait pourtant garanti le vendredi 23 mai 2014 que la loi de programmation militaire 2014-2019 serait "totalement préservée" d'éventuels efforts budgétaires, redoutés dans les milieux de la Défense. "Il est temps de tourner la page de ce débat, de ces rumeurs", avait ajouté le Premier ministre, auquel le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, a écrit le 9 mai, pour lui faire part des inquiétudes des armées devant d'éventuelles nouvelles coupes budgétaires.
Premier avertissement avec la récente mise en garde accompagnée d’une menace de démission éventuelle des Chefs d’état major des trois armés, du jamais vu, de l’impensable, ensuite celle que pourrait faire planer le ministre lui-même.

Le Drian est-il justifié à juger qu'il n'a "pas de leçons à recevoir" de son prédécesseur pendant deux ans et demi ?

samedi 12 juillet 2014

Gouvernement: Montebourg s'aligne sur Valls, dans la perspective de la primaire du PS

Arnaud Montebourg s'estime dans la ligne du gouvernement

Un ministre davantage préoccupé de son image que d'Economie

Une attitude virile de Nono
(épouse Valls épanouie,
dans l'arrière-plan à droite) 
En chute dans les sondages et en recherche d'emploi  de soutiens au sein du PS, Arnaud Montebourg semble désormais déterminé à ne pas s'écarter de la ligne du gouvernement et propose donc de consacrer  aux ménages un tiers des 50 milliards d'euros d'économies publiques prévues sur la période 2015-2017, sous forme de baisses d'impôts.

Le ministre de l'Economie et du Redressement productif s'est présenté comme celui qui est " chargé de trouver des solutions pour remettre en marche l'économie". Vendredi sur France Inter, l'imprudent Nono  Montebourg a ainsi pris une hypothèque sur l'avenir, mais le matou sait toujours comment dénoncer tous ceux qui mettent des bâtons dans ses roues voilées de m'as-tu-vu.

"J'ai expliqué qu'il fallait amplifier une politique déjà menée par le Premier ministre" avec les baisses d'impôts pour les ménages modestes prévues dans le projet de loi de finances rectificative débattu au Parlement, a-t-il encore expliqué.


Une soudaine souplesse politique


Si la pression des circonstances le contraint à un renoncement personnel à toute spécificité gouvernementale, il n'est que provisoire et limité, car Nono continue d'entretenir l'animosité hexagonale envers l'Union européenne.  Lors d'un discours sur le redressement économique de la France, Arnaud Montebourg a fustigé jeudi les politiques d'austérité imposées, selon lui, par Bruxelles



Sans remettre en cause le programme d'économies de 50 milliards d'euros, il a défendu la nécessité d'un rythme moins contraignant de consolidation budgétaire, proposant qu'il serve pour un tiers à réduire les déficits, un tiers à baisser les charges des entreprises et un tiers à réduire la fiscalité des ménages.

Il se démarque ainsi du Pacte de responsabilité et de solidarité qui prend en compte le besoin des entreprises comme moteurs de la croissance et ne prévoit jusqu'ici que cinq milliards d'euros de baisses d'impôts pour les ménages les plus modestes sur les trois ans qui viennent.

Interrogé sur LCI/Radio Classique, le ministre des Finances Michel Sapin a voulu retenir qu'Arnaud Montebourg défend "les deux piliers qui font la cohérence de la politique gouvernementale", à savoir les baisses de charges pour redresser la compétitivité des entreprises créatrices d'emploi et les économies budgétaires promises qui serviront (peut-être) à les financer.

On ne peut pas rester dans le statu quo

"Je ne l'ai pas entendu prendre rendez-vous pour 2017", a ironisé Sapin en réaction à ceux qui ont vu dans le discours du ministre de l'Economie une véritable déclaration de politique générale.
Arnaud Montebourg a donc tenu à affirmer sur France Inter que ses "coups de griffe" ne visaient ni à le positionner dans la perspective d'une candidature à la prochaine primaire socialiste pour la présidentielle 2017, ni à discréditer les politiques successivement suivies jusqu'à présent par Ayrault et Valls, "mais l'Union européenne et l'ensemble des dirigeants européens", puisque les résultats de l'UE en termes de croissance sont "catastrophiques". Un point commun avec la politique socialiste de Hollande, si on veut bien y regarder objectivement...

Montebourg indique ce qu'il faut faire: yapuka!
"Il faut se réveiller, bouger un peu tout le monde", a déclaré l'agité du bocal en estimant qu'il est dans son rôle de ministre de l'Economie et en certifiant qu'il n'est pas le "prince Potemkine, le conseiller de Catherine II de Russie qui déployait des décors sur le passage de la tsarine pour cacher la misère."

A la question de savoir ce qu'il ferait s'il n'était pas suivi, il a répondu : "Je ne me situe pas dans cette perspective (...) mais on ne peut pas rester dans le statu quo, c'est cela mon message."

Arnaud Montebourg a par ailleurs égratigné Michel Sapin
Son colocataire de Bercy a en effet déclaré le week-end dernier: "Mon amie, c'est la finance, la bonne finance", même s'il l'a bien distinguée de la "mauvaise finance", dans un clin d'oeil au grand discours électoral de François Hollande, début 2012 au Bourget, quand il avait proclamé "Mon véritable adversaire, c'est la finance."
Mais si Nono laisse tout passer à Valls, il a enguirlandé Sapin considérant que "si c'était un bon mot, il a raté son objectif".

Hollande a manqué un autre objectif qui, celui-là, nous intéresse


La troisième "grande" conférence sociale s'est révélé "mini", voire loupée. Qu'en restera-t-il donc, dont puissent se targuer les membres de l'exécutif sur les starting-blocks des primaires ?

VOIR et ENTENDRE le débat animé par Léa Salamé entre Alexis Brézet (directeur de la rédaction de Valeurs actuelles) et Nicolas Domenach (directeur-adjoint de la rédaction du magazine Marianne) sur le coup d'épée dans l'eau de la "grande" conférence sociale:



VOIR et ENTENDRE un débat proposé par i-télé entre l'inénarrable Bruno Roger-Petit, qui réclame plus de gauche et se fourvoie une fois de plus en misant sur une résistance de Montebourg, et Philippe Tesson pour qui l'échec de la conférence sociale est avant tout celui de Hollande: 

mercredi 2 juillet 2014

Règlements de comptes à OK-DSK

Sarkozy, Valls, Hollande: DSK taille des p..pes  des costards en série

Dominique Strauss-Kahn a tenu des propos faits pour être repris par la presse
Même s'il s'est délocalisé de la politique hexagonale vers la finance européenne, Dominique Strauss-Kahn garde la langue active. 

Conseiller de nombreux gouvernements et banques d'affaires, il ne se prive pas pour autant de distribuer
les cartons jaunes et rouges aux uns et aux autresDans son édition du 26 juin, Le Point recense quelques-unes des sorties pas si amènes du délinquant sexuel du Sofitel de New York. 

Sur Manuel Valls: "ficelé" dans un gouvernement de "brêles"
"Il est ficelé dans un gouvernement composé par Hollande et dont la moitié sont des brêles. Il n'a pas fait le gouvernement qu'il voulait." 

Sur François Hollande: "S'il continue à m'emmerder, je reviens !"
"Le gouvernement de Hollande aurait été parfait pour le début des années 80, quand la crise était encore gérable. Mais par grand vent..."
"Tant que les ménages et les entreprises n'auront pas confiance, les premiers ne consommeront pas et les seconds n'investiront pas. Donc, la question est: Hollande peut-il inspirer confiance ?"  

Sur Nicolas Sarkozy : il était impatient
"Quand, en tant que patron du FMI, je venais exposer un problème à Angela Merkel, on y passait deux heures. L'ancienne ingénieure décortiquait tout dans les moindres détails. Avec Sarkozy, la conversation durait un quart d'heure. Ensuite, il était impatient de passer à autre chose..." 

Sur les 35 heures, trop "rigides et administratives" 
"J'en suis le concepteur parce que la réduction du temps de travail est un phénomène historique et qu'il vaut mieux l'organiser. Mais je ne voulais certainement pas qu'on les applique de façon aussi rigide et administrative. Il y avait une façon de faire, flexible." 

Sur les 50 milliards d'économies du gouvernement: "la moitié est bidon." 

Sur la politique économique de la France: des barrières idiotes entre public et privé
"Cette idée selon laquelle, notamment en France, on veut dresser des barrières intangibles entre le privé et le public est idiote. Vouloir confier toutes les décisions économiques à des fonctionnaires qui n'ont jamais travaillé dans les milieux financiers, c'est comme dire: j'ai un problème cardiaque, je vais aller me faire opérer par le charcutier. Ca ressemble un peu, la charcuterie, mais c'est débile."