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vendredi 12 septembre 2008

Encore un arrachage de caténaire : cette fois, le RER B perturbé

Combien encore ?
Un nouveau problème de caténaire a perturbé le trafic du RER B mercredi 10 septembre à partir de midi entre Le Bourget et à Drancy (Seine-Saint-Denis).
Comme les précédents dans la série des incidents qui visent la SNCF et ses passagers, celui-ci a entraîné des suppressions de trains et des désagréments pour les usagers. Le trafic a repris normalement, mais jeudi matin.
Un incident près d'Aubagne, pendant le week-end du 15 d'août, puis un autre dans l’Ain et encore un autre vendredi dernier à la gare Montparnasse à Paris, avant celui du RER B, ont entraîné "des dizaines de milliers de retards de plus de trois heures", des coûts imprévus, ainsi que le mécontentement de milliers de Français et étrangers.

‘Arrachement’ ou ‘arrachage ‘ ?
Or, cette voie du RER B est gérée, non pas par la RATP, mais par la SNCF, ce qui explique que cette ligne est frappée, sensiblement plus que d’autres, par les mouvements sociaux et ce qu’il n’est pas convenu de qualifier d’actes de sabotage, jusqu’à la preuve du contraire.
Car les circonstances de l’arrachage de cette énième caténaire laissent perplexe.
Pourquoi cet incident technique ce jour-là et précisément en ce lieu plutôt qu’ailleurs ?
Ce jour-là ?

Cet incident intervient le jour du lancement d'une vaste opération nationale de contrôle des caténaires, les câbles électriques qui alimentent les motrices.
Cette opération d’envergure devrait permettre de ramener le nombre d'incidents de caténaires sur le réseau à "350, peut-être 320 par an", contre 400 aujourd'hui. Plus de 1.500 agents seront mobilisés pour cette "tournée d'observation", qui permettra également de vérifier l'état de la totalité des 7.000 pantographes, bras métalliques qui font la connexion entre les motrices et la caténaire, a annoncé Guillaume Pepy lors d'une conférence de presse mercredi soir.
La SNCF financera "à 100%" l'opération, réalisée "pour le compte" du propriétaire des infrastructures, RFF, a-t-il précisé. Cette "photo de l'ensemble du matériel sur le territoire français comportera beaucoup, beaucoup de pixels" et coûtera "plusieurs millions d'euros", notamment en heures supplémentaires pour les agents et en fournitures, a-t-il ajouté.
Cette mesure a été prise à la suite du dernier arrachement en date d'une caténaire, qui avait fortement gêné vendredi dernier le trafic de plusieurs dizaines de TGV en direction et en provenance de la gare Montparnasse à Paris.
Et ce lieu est-il aussi le fruit du hasard ?
Le RER B est une ligne du réseau express régional d'Île-de-France qui traverse l'agglomération parisienne selon un axe nord-sud, avec plusieurs embranchements. Elle relie Aéroport Charles-de-Gaulle 2 TGV au nord-est, au sud, en passant par le cœur de Paris. Elle passe donc par la paisible gare du Nord via la station sans histoires de Châtelet - Les Halles pour desservir les deux terminaux de l'aéroport Paris-Charles-de-Gaulle. Cette ligne est en outre l'un des accès au Stade-de-France, à Saint-Denis-La Plaine, dans le 9.3.

Pour mémoire, le 27 mars 2007, un banal contrôle de billets et l’interpellation d’un resquilleur furent à l’origine de violents incidents avec des jeunes banlieusards à la Gare du Nord à Paris.

Le trafic fut interrompu le 11 août 2008 sur les RER B et D entre Châtelet et Gare du Nord.
«Franchement, c’est la merde» pestait le lendemain encore un agent de la RATP, posté devant les portiques d’accès au RER B, Gare du Nord. Depuis la veille, le trafic sur les RER B et D était interrompu entre Gare du Nord et Châtelet à cause d'un incendie d'origine « indéterminée » qui s'était déclaré vers 23 heures sur l'alimentation du système de désenfumage.
Or, un mois plus tard, si le mercredi 10 septembre n’était pas un jour de grand retour de vacanciers, il pouvait cependant devenir un jour de grande colère, si des perturbations venaient irriter un peu plus des supporters de football, par ailleurs déjà passablement remontés contre les Bleus et Raymond Domenech, leur entraîneur, si l’équipe de France perdait contre la Serbie un match qualificatif pour la Coupe du monde 2010.
Le pari de l’arrachage de caténaire pouvait transformer cette soirée en mercredi noir pour la SNCF. Mais la victoire des Bleus apaisa les supporters.
La rentrée sociale (bien que 'permanente') fut différée…

  • Humour des autorités du Stade de France :
    Citation : Pour contourner embouteillages, files d'attente et bouchons, la RATP et la SNCF mettent à disposition des moyens exceptionnels !
    RER B La Plaine Stade de France
  • samedi 6 septembre 2008

    SNCF : caténaires et clients SNCF manifestement très vulnérables…

    La rentrée sociale est-elle ouverte ?
    Inutile d’en déclarer l’ouverture, la gauche nous a prévenus : elle est permanente …

    Ca n’arrive pas à tous moments, mais souvent
    Le dernier arrachage de caténaire ne remonte qu’à trois semaines et c’était aux abords d’Aubagne en plein week-end prolongé du 15 août. (Lire PaSiDupes, libellé 'caténaire') Avouez que ce n’est vraiment pas de chance… Mais le mauvais sort s’acharne décidemment bien beaucoup sur la SNCF.
    Le 17 août dernier, une caténaire arrachée sur plusieurs centaines de mètres à proximité d'Aubagne (Bouches-du-Rhône) avait causé de lourdes perturbations sur la circulation des trains dans le Sud-Est, interrompant le trafic pendant plus de trois heures. Une douzaine de TGV avaient connu des retards de 1h30 à au moins 3h30.
    La gauche, qui fait flèche de tout bois, à défaut de penser et innover, avait instrumentalisé le mécontentement des usagers et demandé le remboursement du montant total des billets, non pas en bons leurs équivalents mais en espèces sonnantes et trébuchantes.

    On ne peut oublier non plus l’arrachage de caténaire dans l’Ain
    .
    Que les passagers cette fois perturbés le 1er septembre dernier aient été ceux d’un TER ne change rien à l’affaire. Lire également PaSiDupes . La volonté d’une certaine presse de minimiser le nombre des incidents sur le réseau de chemins de fer interpelle, puisqu’elle prétend que le précédent cas remonterait au 17 août…

    Nous ne mentionnons même pas l' incendie fortuit qui a éclaté en juillet dernier sur le talus en bordure des voies SNCF de l'axe Paris-Bordeaux, en Poitou-Charentes, à Châtellerault. Des incendies encore, cette fois dans l'Aude, sur le territoire de Schivardi, dans le massif des Corbières.

    Le rythme des perturbations s'accélère, avec une nette préférence pour les arrachages de maïs de caténaire : nous en sommes, tout bien calculé, à toutes les semaines !

    Ca n’arrive pas à tous moments, mais pas tout à fait au hasard
    C’est un vendredi soir qu’environ 20.000 usagers de la SNCF à la gare Montparnasse de Paris ont été affectés par l’arrachage malencontreux d'une caténaire à Montrouge (Hauts-de-Seine). Cet accident n’est pas le premier et, comme le précédent, a provoqué des retards importants sur le trafic d'une quarantaine de TGV.
    Certains TGV ont subi des retards de près de quatre heures, et la reprise du trafic s’est amorcée vers 20h. Les réparations devaient être terminées dans la nuit et le trafic revenir totalement à la normale samedi matin.

    La direction de la SNCF subodore-t-elle quelque malignité suspecte s’acharnant sur ses caténaires ?
    La SNCF a décidé de mener à partir de mercredi prochain 10 septembre "sur tout le territoire" une inspection de toutes les caténaires du réseau ferroviaire, après l'incident de la gare Montparnasse.
    Cette inspection décidée vendredi soir par le président Guillaume Pepy va se concentrer sur "les points sensibles", à savoir les entrées et sorties des gares les plus importantes, les grands noeuds ferroviaires, les sections à forte circulation et les points les plus sollicités. Les « points sensibles » sont des cibles faciles exposées à des agressions extérieures comme à des malveillances internes.
    "Les résultats de cette investigation permettront d'identifier les zones où il faudrait intervenir pour renforcer la robustesse des installations", prétend la SNCF, ajoutant que "ce diagnostic sera analysé avec Réseau Ferré de France, propriétaire du réseau ferroviaire".

    Cette inspection peut dissuader les éventuels saboteurs, pendant un temps
    Réseau Ferré de France sera alors en mesure d’affirmer que l’état de ses installations, une fois vérifié, n’est pas en cause.