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vendredi 18 janvier 2019

Paris : un avocat mis en examen pour "financement du terrorisme"

La France n'est pas un pays infiltré, mais...
Ca ne s'écrit pas en France, ou au risque d'attaques pour islamophobie
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Un avocat du barreau de Paris, qui a assuré la défense de djihadistes français partis en Irak et Syrie, a été mis en examen pour "financement du terrorisme".
Il est soupçonné d'avoir versé de l'argent pour faire exfiltrer d'Irak un combattant de Daesh. Le djihadiste en question, Maximilien Thibaut, est désormais introuvable.

Bruno Vianey, avocat parisien, a été mis en examen jeudi 17 janvier. Il est poursuivi pour "financement d'une entreprise terroriste" et "transfert non autorisé d'une somme supérieure à 10.000 euros", est-il précisé. Présenté à un juge d'instruction après 48 heures de garde à vue, il est ressorti libre, sous contrôle judiciaire. 

Résultat de recherche d'images pour "Maximilien Thibaut"
Les enquêteurs de la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI)  soupçonnent l'avocat d'avoir fait extraire d'Irak Maximilien Thibaut, un djihadiste originaire de la région parisienne (photo ci-contre). La DGSI et l'Office central pour la répression de la grande délinquance financière (OCRGDF) pensent que l'avocat aurait effectué un virement de 20.000 euros vers un intermédiaire en Irak pour faciliter la fuite de Maximilien Thibaut, aujourd'hui introuvable.

Détournement de fonds

Les premiers soupçons étaient apparus en 2017 lors d'une enquête visant l'association Syrie prévention famille, une structure qui vise à "aider les familles à maintenir le contact avec leurs proches toujours présents en Syrie et en Irak", selon ses statuts. Dans cette affaire, trois parents de jihadistes ont été mis en examen, soupçonnés d'avoir détourné de l'argent de leur association pour l'envoyer à leurs enfants partis en Syrie. C'est alors que la somme de 20.000 euros avait été retrouvée chez la famille de Maximilien Thibaut, à Mossoul.

Parti rejoindre l'Etat islamique (EI) en 2015, Maximilien Thibaut, 33 ans, est l'époux de Mélina Boughedir, une jeune Française condamnée en juin 2018 à Bagdad à la perpétuité. Capturée à l'été 2017 par les forces irakiennes, elle avait alors affirmé que son mari était "cuisinier" pour l'EI.


Elle avait échappé à la peine de mort, mais était devenue la deuxième Française condamnée à la perpétuité en Irak, moins de deux mois après Djamila Boutoutaou. 

A Paris, l'avocat mis en examen jeudi a interdiction d'entrer en contact avec Mélina Boughedir ou son mari... Le juge d'instruction en charge du dossier prévoit de saisir le Conseil de l'ordre pour demander la suspension de Bruno Vianey.

mardi 31 octobre 2017

Des djihadistes français partis en Syrie touchaient toujours leurs allocations

20% des combattants français de Daech  en Syrie continuaient à toucher leurs allocations sociales

Cette révélation 
du journal Le Figaro a le mérite de préciser où passent nos impôts

Mediapart et le Canard enchaîné faisaient-ils de la rétention d'information?
Un islamiste -sur cinq partis faire le djihad en zone irako-syrienne- continuait de toucher ses diverses allocations versées par la France.

Pour mieux repérer et arrêter les djihadistes français partis grossir les rangs de Daech, un groupe entier de la Brigade criminelle a été constitué en 2008 pour  traquer le financement occulte de l’organisation terroriste islamiste. L'activité de lutte contre le financement du terrorisme par le service de renseignement financier Tracfin a doublé depuis les attentats qui ont fait 17 morts début janvier 2015 en France, avait déclaré son directeur, Jean-Baptiste Carpentier. 

Bilan: 20% des djihadistes français identifiés au service de Daesh continuent à recevoir des allocations sociales, selon Le Figaro. 

Pour aller faire le djihad en Syrie, quelques milliers d'euros suffisent. Et ces sommes, souvent issues de plusieurs sources -quête, solidarité familiale, petits délits- peuvent être difficiles à détecter. Fin mars 2015, le ministre des Finances Michel Sapin disait vouloir se battre contre "ce terrorisme à bas coût." Sapin évoquait les "micro-financements" du djihad, mais faisait l'impasse sur l'acheminement de l'argent de la solidarité sociale de France vers les zones de combats."Il y a le financement du terrorisme et il y a le financement des terroristes", soulignait Jean-Baptiste Carpentier. Depuis le début des années 2000, des sommes "beaucoup plus restreintes" circulent, notamment par la Belgique, et obligent les services de Tracfin à travailler "au premier euro". Les autorités ont "du mal à déterminer des vraies filières de financement", reconnaît une source judiciaire.
Un seul dossier "significatif" fait actuellement l'objet d'une information judiciaire ouverte par le parquet antiterroriste de Paris, précisait cette source. Il s'agit du dossier "Perle d'espoir", une association soupçonnée d'avoir financé, "sous couvert d'humanitaire", des départs vers la Syrie et l'approvisionnement de combattants.Dix à 15 agents travaillaient alors dans cette cellule, selon un récent rapport sénatorial, lequel recommandait début avril d'en doubler les effectifs. D'ici 2017, dix personnes supplémentaires devaient venir renforcer ces équipes, précise Jean-Baptiste Carpentier, sans confirmer leur dimension actuelle. En 2014, la cellule dédiée de Tracfin a travaillé sur 231 dossiers et en a transmis dix à la justice, a-t-il précisé.

Rien de plus simple: munis de leurs cartes avec photos, des parents percevaient les fonds venant de Pôle emploi ou de la caisse d’allocations familiales avant de les envoyer par mandat en direction des zones de combats via la Turquie notamment. La circulation des biens marche aussi librement que les terroristes intérieurs, avec passeport, ou extérieurs à la zone Schengen, avec carte de séjour...

Le quotidien cite un rapport du chef du groupe de la Brigade criminelle chargé d’enquêter sur le financement de l’organisation terroriste. C’est en 2008, que cette brigade criminelle s’est créé traquant sans relâche le financement de l’État islamique. Et ceux qu’ils ont découverts, nous laissent pantois !

Des virements bancaires frauduleux

Pour l’année 2016, 420 virements frauduleux ont été détectés. Les enquêteurs de la brigade ont transmis ces éléments aux organismes de prestations sociales, ainsi que les noms des bénéficiaires ne se trouvant plus sur le territoire français, afin d’arrêter le trafic. Avec quel effet ?

Seule est connue la partie émergée des transferts de fonds.  

La partie identifiée du financement de Daech concernerait 210 collecteurs turcs et libanais assurent le financement du terrorisme islamiste. 
Ainsi, 500.000 euros auraient été transmis depuis la France entre mi-2012 et mi-2017, pour un montant total du trafic estimé à plus de deux millions d’euros.