POUR

LA &nbsp LIBERTE &nbsp D' EXPRESSION

Free speech offers latitude but not necessarily license

Affichage des articles dont le libellé est vigilance citoyenne. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est vigilance citoyenne. Afficher tous les articles

dimanche 12 avril 2020

Saint-Malo se protège des briseurs de confinement parisiens

Les locaux s'indignent du déferlement de visiteurs qui bafouent les consignes gouvernementales

Le pouvoir central déploie des policiers aux sorties de Paris, mais les vacanciers de la zone A débarquent pourtant en régions

Saint-Malo. La côte surveillée depuis un drone - Saint-Malo ...Les policiers sont-ils des figurants convoqués pour les journaux de 20h ? Comment les contrevenants au confinement échappent-ils aux drones et aux essaims de CRS ? Les Malouins ont pris les choses en mains les signalements d'inconnus immatriculés en Ile-de-France se multiplient: les appels au commissariat pleuve comme bruine bretonne au printemps et s'étendent au voisin indélicat ou aux promeneurs inciviques du pays de Saint-Malo.

"Restez chez vous !" Alors que le sujet du déconfinement est "sur la table" publique, un confinement strict reste pourtant de rigueur et les citoyens de bonne foi peuvent y perdre leur latin. A juste titre, la consigne est répétée des dizaines de fois par jour pour enrayer au plus vite l’épidémie de Covid-19, mais les exemples de piétinement des consignes gouvernementales s'étalent sous nos yeux, impunément. Les joggers n'ont jamais autant joggé et les flâneurs, flâné.

Les Malouins refusent de se laisser contaminer sans broncher

Dans la cité corsaire, on est passé à l'acte. Certains dénoncent de la délation, mais les citoyens vigilants parlent de civisme. "Si on se demandait ce qui se serait passé en 40 si les Français avaient eu Internet, on n’est pas loin d’en avoir un triste aperçu," estiment ceux qui considèrent que les forces de l'ordre sont l'ennemi. 

La gauche accorderait-elle plus de valeur aux idées qu'à la vie ?
Une dénonciation est-elle d'ailleurs nécessairement assimilable à la délation ? La délation, nous dit le dictionnaire, c’est une "énonciation dictée par des motifs vils et méprisables". Alors l'accusation de dénonciation par l'opposition politique serait donc une délation. 
Or, avec cette "guerre" dont parle le président de la République, les Malouins et plus largement les Français, se sentent comme investis d’une mission sacrée. Les infractions au confinement sanitaire sont vécues comme des manquements "criminels" à la solidarité républicaine puisqu’ils mettent en péril la santé de tous les citoyens. On s'étonnera donc au passage que Nicole Belloubet, la ministre de la Justice, abandonne la scène médiatique à ses collègues de Matignon et de Beauvau.

Mais, si le coeur est à gauche, il faut l'exfiltrer, le déconfiner

La toile du net s'est couverte de la bave des vertueux qui placent l'idéologie au-dessus de la vie. Ainsi Ernesto est-il tellement formaté qu'il n'a jamais que des certitudes: il reste figé en toutes circonstances, avec l'assurance que ses maîtres à penser ont la vérité et montrent la seule voie possible, confort de la pensée prête à l'emploi, sens unique intellectuel immuable, intouchable et sacré qui évite de penser par soi-même, librement. Il détecte partout les mêmes relents nauséabonds et les dénonce, par réflexe, sans questionnement: "c’est plein de haters frustrés qui auraient sûrement dénoncé leurs voisins en 40." Et de conclure, non sans supériorité et son corollaire, le dédain:  "Pauvre France !" Faut-il y voir le mépris du pays, de la nation et de ses semblables: sans doute un internationaliste, qu'il soit de bistrot, en chambre et sur son clavier... 
Si on a le souci de l'Autre, si on aime son voisin et qu'on le respecte comme son semblable au-delà des mers et des océans, on veille sur lui et on est solidaire de son devenir. On invente donc des règles nouvelles, le mieux possible appropriées à la situation nouvelle et on fait tout pour le garder, quitte à  s’époumoner à la vue d’un homme dehors, pour sauver sa vie en sauvant la sienne. On fait même la leçon au passant inconnu et on lui fait prendre conscience, au vu de son chariot débordant, qu'il appartient à un tout dont il est dépendant. Qu'il ne survivra pas si le paysan ou l'infirmière est contaminé. La solidarité avec la planète commence à la maison.

Audrey, employée dans un supermarché de Saint-Malo, peste contre ses clients qui viennent acheter une bouteille de ketchup. Marythé explique être "bien placée pour voir les gens aller plusieurs fois par jour dans un supermarché," mais ne réalise pas que certains d'entre eux font les courses de leurs voisins âgés ou handicapés. D'autres ne voient personne de la journée s'ils ne vont pas à la superette. Ont-ils pour autant la possibilité d'y échanger avec leurs semblables ? "Devant chez moi ça n’arrête pas de passer," gronde Chrystele, sans se poser de questions.

Le début des vacances scolaires n’a fait que booster la courbe des signalements.
Elles ont commencé le 11 avril et l'intérieur des terres se répand sur la côte, des Bretons comme des Parisiens s'exposent publiquement. Il semblerait pourtant que les photos prises des briseurs de confinement ne sont pas venus de Rennes, mais de Paris, des voisins arrivés avec le soleil et l’adresse d’une location saisonnière: le tourisme local continue...


Un Parisien vaut-il trois ou quatre vies de Bretons ?
On n'osait imaginer que le ministre de la Santé envoie des patients atteints du  Coronavirus en Corse... La question ne se pose plus: ils se sont retranchés et le resteront aussi longtemps que nécessaire. Les aides de l'Etat arrivent par monnaie numérique. 

Les réseaux sociaux - plus primitifs que jamais - reflètent ce qu'ils sont et l'instinct de survie y est qualifié de haine. Yannick X, un brin exaspéré, les provoque, car c'est un "bonhomme" : "Allez-y, relevez les numéros et appelez la gendarmerie !"


À la mairie de Saint-Malo, les appels explosent pour dénoncer les agissements des inconnus, de ceux ou celles qui ne respectent rien et rien tant que l'ordre. Les loi de la République sont contraignantes et, quand on est assisté, on n'a que des droits. Et des dizaines d’appels sont reçues chaque jour. On appelle en effet pour s'indigner des "apéros chez les voisins" qu'on va devoir croiser dans l'escalier en allant se ravitailler, au risque de s'infecter. Mais les délateurs sont des crétins nauséabonds:  ils ignorent qu'ils ont affaire à des voisins plus évolués qu'eux qui, avec l'une des applications très en vogue sur les tablettes, peuvent s'alcooliser en confinement convivial solitaire: les voix entendues sont celles de participants qui ne sont pas tous physiquement présents. Oh, les relous !
"Une partie de ces appels est effectivement réalisée pour dénoncer tel ou tel comportement," confirme le commissaire Guillaume Catherine, sans vouloir toutefois les quantifier. Ainsi a-t-il reçu des photos d’un homme qui déchargeait son coffre… 


Puisque les Français qui jouent le jeu de la prévention solidaire et du confinement citoyen sont vilipendés - ostracisés par une frange exemplaire de la société - pour faire fonctionner StopCovid, son appli de traçage, bon courage au gouvernement auprès des détecteurs d'odeurs nauséabondes...
Ancré à gauche depuis sa création, fin 2018, actu.fr diffuse ces positions contraires à l'intérêt général, en dépit de la présence du virus tueur.  Plateforme multimarque qui rassemble en un même site et une même racine commune les 93 media locaux du groupe Publihebdos, filiale du Groupe SIPA - Ouest-France détenu par l'Association pour le soutien des principes de la démocratie humaniste (76 titres en 2012 et deux imprimeries pour tout l'arc atlantique), il serait au 3ème rang des sites de presse régionale. Multi supports et fortement mobile, le site est à la 11ème place des media français dans le classement AMP (Accelerated Mobile Pages), format privilégié par Google sur smartphone.Or, selon le Syndicat national des journalistes (SNJ), ce montage permet surtout de servir des dividendes substantiels aux actionnaires de Sofiouest, les "humanistes" en question, souvent présentée comme "la machine à cash du groupe".

Les "humanistes" de Ouest France dénoncent des propos violents
"Pour les citoyens qui ont mis un orteil dehors [caricature visant à décrédibiliser] ou fait des courses jugées non nécessaires, après la délation, le couperet tombe dans les claviers d’ordinateur, bien tranquillement installés dans un canapé: la presse hégémonique déteste les réseaux sociaux... Et c’est particulièrement violent, selon actu.fr, qui ne s'en prend pas pour autant au préfet Lallement, malgré sa menace de châtiment divin sur les contaminés qui auraient été imprudents : "Il faudrait les faire travailler sans protection dans les hôpitaux." " Il faudrait leur filer le virus en intraveineuse pour qu’ils comprennent ces assassins," estime Isabelle - si ce n'est Bécassine - sur Facebook. "Tagger les personnes avec de l’encre indélébile, ça fera un tri pour les hôpitaux." Sans plus de possibilités de vérification des sources: la presse institutionnelle en est dispensée de cette obligation républicaine...

Alors, délation ou civisme ?

Une habitante [floutée] de Saint-Briac a fait les frais d’une dénonciation la semaine dernière. Elle-même soignante, donc on s’en doute très respectueuse des mesures [sans être pour autant à la minute près], elle se trouvait dans sa rue de la zone artisanale avec ses filles qui y faisaient un peu de trottinette pour se défouler.
Petite stupeur à l’arrivée des gendarmes qui lui lancent [violence de l'interpellation!]: "Oui oui, on vient pour vous ! On nous a appelés pour nous dire que des enfants faisaient de la trottinette." La maman s’aperçoit alors qu’elle a dépassé l’heure réglementaire de vingt minutes [60 ou 80 minutes, en réa, c'est sans doute pareil pour cette soignante "très respectueuse" des protocoles!] et se voit raccompagnée jusque chez elle.

Le groupe Ouest France prend parti contre le commandant de gendarmerie
Il doute clairement que "la gendarmerie fera toujours preuve de discernement." Le commandant de la compagnie de gendarmerie Emmanuel Aubry parle pourtant, pour sa part, de "démarche citoyenne," ironise actu.fr qui attaque le commandant frontalement avant de laisser la conclusion aux briseurs de confinement. "Nous nous sommes toujours fondés sur ce que les citoyens nous indiquent. On n’a pas attendu d’être en période de confinement." Le commandant évoque des zones où l’on roulerait trop vite, des trafics de stupéfiants à tel ou tel endroit, qui sont couramment signalés. 

Pour lui [pas pour actu.fr], les appels à la gendarmerie pour faire remarquer des écarts aux mesures de confinement sont du même ordre. Et puis surtout, "la gendarmerie fera toujours preuve de discernement," explique-t-il, évoquant des "levées de doute" sur tel ou tel appel imprécis. "A Cancale, par exemple, on nous a sensibilisés sur des occupants d’un camping… Or, ils étaient arrivés avant les mesures." Ce cas particulier a-t-il valeur de généralité ?

"Il n’en demeure pas moins qu’il n’est, malgré le risque épidémique, toujours pas permis à chacun de se faire justice," assène le groupe Ouest France.
 
"Et que livrer son voisin à la vindicte populaire, cela reste pas joli-joli…" Plus beau encore, l'encouragement à contrevenir aux consignes sanitaires gouvernementales: est-ce sa manière inattendue d'être solidaire, mais du président qui s'est rendu à Pantin et a provoqué un attroupement de badauds sans masques ?
Ecœurée de cette délation, notre [sympathie] Briacine a posé des congés et décidé de renoncer à la sortie trottinette hebdomadaire [cohérence?]: "De toute manière, mes filles ne veulent plus aller dans la rue: elles ont eu peur de voir les gendarmes arriver pour elles." Et actu.fr (Sophie LE NOËN: les capitales sont les siennes; elle est colère !) d'opiner: "6 et 8 ans, on les comprend".
Inutile de demander à cette maman de préciser son orientation politique et syndicale.

Une délation autorisée - pour la route de retour à Paris ou la Belgique: 
la droite gère la ville depuis 1983...
 

lundi 2 mai 2016

Des "citoyens vigilants" organisent la lutte contre les cambriolages dans leur village

Les habitants de Peipin compensent l'absence de police

Mise en place d’une nouvelle action citoyenne : 'Voisins Vigilants'

Alpes de Haute-Provence : les habitants de Peipin luttent contre les cambriolagesUn protocole de "participation citoyenne" a été signé lundi matin en mairie de Peipin
Signé entre le maire et la préfecture des Alpes de Haute-Provence, il doit mettre en place une sensibilisation de la population, concernant les risques de cambriolages.

Une plus grande vigilance de chacun, des mesures de prévention, mais aussi une meilleure réactivité des forces de l’ordre.

Une lutte dans laquelle tout le monde peut agir, en devenant "voisin vigilant", enregistré à la gendarmerie. "Leur rôle, c’est tout simplement de regarder un petit peu ce qui se passe et, à chaque fois qu’ils détectent quelque chose qui leur paraient sortir de l’ordinaire, le signaler pour faciliter le travail de la gendarmerie", assure sur Alpes 1 le maire de Peipin, Frédéric Dauphin, depuis 2015, avec 53,78 %. "Ça créer une espèce de réseau de vigilance."

Actuellement 26 riverains sont enregistrés, en tant que "voisin vigilant"

Pour la sécurité de tous, pour votre mieux vivre, la municipalité a décidé de mettre en place l’opération "VOISINS VIGILANTS"


Toute la population était invitée à une réunion d’information avec les services de la gendarmerie, le jeudi 23 avril 2015, à 18h30, à la salle polyvalente de Peipin, Alpes-de-Haute Provence.


Des panneaux seront installés à l’entrée du village.
Mais c’est bien la vigilance de tout le monde qui est appelée à s’exercer, pour éviter tous cambriolages, ou faits délictuels. Selon le maire de Peipin, déjà trois faits ont pu être évités grâce à ce dispositif.

mardi 6 mai 2014

A l'extrême gauche, Mélenchon met Le Monde sous surveillance

Vigilance citoyenne: Le Monde, placé sous surveillance par l'extrême gauche 

Maltraité par le quotidien socialiste,
Mélenchon appelle à "surveiller" et "filmer" des journalistes

Dimanche 4 mai, Jean-Luc Mélenchon s'est encore révolté contre les procédés de la presse gouvernementale. 
Il a une nouvelle fois les journalistes du Monde dans le collimateur. Le coprésident du Parti de gauche, qui avait déjà qualifié le quotidien de "journal de révérences" à la majorité socialiste

Marginalisé par une certaine presse,
Mélenchon avait aussi caricaturé Le Monde en "organe central" du Front national, à force de le présenter en unique opposant au régime. 

Dans une note publiée dimanche sur son blog, il estime aussi que le quotidien du soir est le "journal des publi-reportages sur les Le Pen"
Suivons Les Aventures du Soviet au pays des Roses à épines.   

Acte 1 : riposte de Mélenchon

Un journaliste du Monde s'est fait passer pour un journaliste de Libération lors d'une opération du Front de gauche au côté des salariés d'Alstom de Belfort (Territoire de Belfort)Le leader du Front de gauche, accuse Jean-Luc Mélenchon. "Aucun des 'journalistes' de ces deux quotidiens [Libération et Le Monde] ne sont [n'est] bienvenu[s] dans mes meetings et déplacements tant qu’ils travaillent pour ces quotidiens ! " discrimine et censure le chef de parti d'extrême gauche. 

"D’ailleurs, j’appelle mes amis à les surveiller de façon étroite et vigilante, à filmer leurs agissements, si possible, dès qu’ils les repèrent, qu’ils agissent à découvert ou qu’ils se cachent sous des faux noms", poursuit-il.

Acte 2 : l'indignation des journalistes


Piqués au vif, les journalistes dénoncent une atteinte à leur toute-puissance sur Twitter. Et ils ne sont pas uniquement du Monde mais de France Culture, du Figaro ou encore Libération. Autant dire les syndiqués à l'USJ (Union syndicale des journalistes), proche de la CFDT. 
En juillet 2010, lors des attaques de plusieurs ministres contre le site trotskiste d'information en ligne Médiapart, l'USJ CFDT avait défendu le droit à l'enquête et l'investigation, dans une tribune libre publiée par le quotidien Libération.
Un gros effort s'impose encore. 
Puisque l'objectivité n'est plus un objectif vertueux à atteindre, il reste à lutter contre le secret des sources et l'anonymat des témoins. 

Un tweet de Laure Bretton, journaliste à Libération:

Acte 3 : L'organe officieux du PS  ne se disculpe pas

Lundi, Natalie Nougayrède, la directrice n'acceptait pas la mise en cause  du quotidien par Jean-Luc Mélenchon accusé d'attaquer le travail du Monde "depuis plusieurs mois" et "de manière chaque fois plus outrancière", selon elle

La salariée des hommes d'affaires socialistes Xavier Niel (Free), Pierre Bergé (multi-milliardaire du grand luxe) et Matthieu Pigasse (banque Lazare) est virulente. "Cette basse manœuvre ne sert qu'un objectif : empêcher nos équipes de faire leur travail de journaliste". Et de conclure : "La direction du Monde condamne ces attaques avec la plus grande fermeté."

Acte 4 : Mélenchon produit une preuve

Lundi, en début de soirée, il rétorque sur Twitter en publiant un montage qui met côte-à-côte la Une que M, le magazine du Monde lui a consacrée, et un entretien (article payant, réservé aux nantis) de la présidente du FN publié sur le site du journal. Il estime que le quotidien "fait un choix militant".
"Fasciste", sans doute pas, malgré la tendance de la gauche à fasciser tous ses détracteurs, mais " totalitaire ", au vu de l'emportement de la presse autocratique de l'analyse militante et de la pensée unique.

Les ploutcrates se rebiffent.
La concentration de la presse entre les mains  de X. Niel , P. Bergé  et M. Pigasse, également propriétaires du Nouvel Observateur, autorise-t-elle - en démocratie - la soviétisation des media? 
Déjà propriétaires du Monde pour 13,4 millions d'euros depuis janvier 2014, ils se sont aussi portés acquéreurs du Nouvel Observateur, à hauteur de 65 %.

vendredi 28 octobre 2011

Grande Mosquée de Marseille: permis de construire refusé par le tribunal

Le tribunal administratif veille à la sécurité dans les quartiers Nord

La vigilance citoyenne ne se laisse pas prendre en défaut

Le tribunal administratif de Marseille a annoncé jeudi avoir annulé le permis de construire de la grande mosquée de Marseille, qui était attaqué par des habitants et commerçants, une décision qui constitue un nouveau revers pour ce projet en suspens depuis 18 mois.

Le 15e arrondissement de Marseille s'inquiète

Le tribunal a suivi les préconisations du rapporteur public qui avait estimé, lors d'une audience le 20 octobre, que des incertitudes perdurent sur les modalités de stationnement prévues pour l'édifice, dont le chantier devait démarrer en février , dans le nord de la ville, à Saint-Louis, sur le site des anciens abattoirs.
La réalisation d'un parking de 450 places, que la communauté urbaine socialiste projette dans une ZAC voisine, n'a " pas encore fait l'objet d'un engagement formel ", a souligné la juridiction.

Le tribunal a également motivé sa décision par "l'insuffisance du document graphique permettant d'apprécier l'insertion du projet de construction par rapport aux constructions avoisinantes, son impact visuel ainsi que le traitement des accès et du terrain".

Le rapporteur public avait déjà demandé en septembre 2010 l'annulation du permis de construire, initialement accordé en septembre 2009. L'affaire avait cependant été renvoyée et le président de l'association " La Grande Mosquée de Marseille ", Abderrahmane Ghoul, qui pilote le projet, avait dû fournir des compléments d'information sur la fréquentation du lieu de culte et ses besoins en stationnement.
Liens PaSiDupes:

La cérémonie de pose de la première pierre a lieu le 20 mai 2010.
Cette mosquée est conçue pour être la plus grande mosquée de France.
- 8 600 m2 de terrain
- salle de prière de 3 500 m2 d'une capacité de 7 000 fidèles
(pour environ 250 000 musulmans marseillais)

mercredi 26 octobre 2011

Sarkozy: la France "vigilante" sur respect des droits de l'Homme en Tunisie et Libye

Le silence assourdissant des défenseurs PS de la laïcité

Le PS a-t-il mieux à faire que de préserver les libertés ?

Nicolas Sarkozy n'est pas absent quand on a besoin de responsables

Les primaires opposaient six candidats, dont deux femmes que le respect de la femme tunisienne ne semble pas préoccuper.
Alors qu'elles sont totalement centrées sur elles-mêmes et leurs carrières, c'est Nicolas Sarkozy qui a réagi à la montée de l'islamisme, si modéré soit-il encore, en Tunisie, lors des élections de dimanche.

Le Président de la République a assuré lors de ce Conseil des ministres du mercredi 26 que la France sera "vigilante" sur le respect des droits de l'Homme et des "principes démocratiques" en Tunisie et en Libye, a fait savoir la porte-parole du gouvernement, Valérie Pécresse.
Le chef de l'Etat a "rappelé que la France serait vigilante, notamment la diversité culturelle et religieuse et l'égalité des hommes et des femmes", a déclaré Mme Pécresse en rendant compte de ses travaux devant la presse.
" Mais il a ajouté que la meilleure manière d'écarter le danger de l'extrémisme et de la dictature, c'était de faire de ces printemps démocratiques une opportunité de développement économique et de progrès social ", a ajouté la ministre du Budget.
"C'est tout d'abord au peuple libyen et au peuple tunisien qu'il appartient de choisir leur destin lors des élections libres", a poursuivi N. Sarkozy, cité par Valérie Pécresse.

Le président a souliné que "tout l'enjeu des printemps arabes était de sortir de cette fausse alternative qui existe entre dictature et intégrisme" et que "pour cela il fallait ancrer tous les partis dans le jeu de la démocratie", selon la porte-parole du gouvernement.

Nicolas Sarkozy a enfin affirmé que la France et l'Europe ont "un rôle crucial à jouer" pour accompagner la Tunisie et la Libye vers la démocratie, précisant qu'elles "prendraient toutes leurs responsabilités" en la matière.

Cette mise au point intervient après la victoire du parti islamiste aux élections à l'Assemblée constituante en Tunisie et les déclarations du président du Conseil national de transition libyen, Moustapha Abdeljalil, qui a annoncé l'instauration de la charia dans son pays.

Les associations françaises de "vigilance citoyenne" ont failli

Ancrée à gauche, elles promettaient beaucoup, mais n'ont rien fait, sinon rédiger, défiler et invectiver.

En effet, la référence turque des complices des islamistes dans les partis et la presse, Recep Tayyip Erdoğan, reste fidèle aux méthodes sinistres de ses prédécesseurs : il a fallu que l'indignation vienne de la Maison du Peuple de Genève et de la Maison Populaire de Genève, le 24 août 2011, qui dénoncèrent des massacres de civils kurdes: photo ci-dessus.

Malgré la propagande, le modèle turc d'Ennahda se livre toujours à des violations massives des droits de l’homme, mais ses pratiques antidémocratiques concernent la censure des media et l’incarcération de dizaines de journalistes, la répression menée contre le peuple kurde, y compris l’emprisonnement des enfants par centaines, au prétexte qu'ils seraient membres d'organisations terroristes. Où son donc passés nos vigilants ? Les primaires socialistes les ont-elles coupés du monde? Ou leur unique objectif est-il de dénigrer l'action du gouvernement ?
Qu'actuellement 57 journalistes dont 11 rédacteurs en chef ou directeurs de publication soient incarcérés indiffère notre presse dédiée au PS.
Lien PaSiDupes: FIFA est vigilance républicaine

La "vigilance républicaine" est-elle plus respectable ?

Lien PaSiDupes (février 2008)
Les actions menées début août à Nice ont rencontré peu d'écho dans les media qui n'ont pas relayé
Elles intervenaient avant les révélations venues de Genève:

mardi 23 août 2011

Marie-George Buffet reçoit comme une « mauvaise nouvelle» l'abandon des poursuites contre DSK


Une féministe cohérente dénonce les réjouissances socialistes

La députée et ancienne ministre communiste Marie-George Buffet a qualifié mardi de "mauvaise nouvelle pour la justice" et "pour les femmes" le très probable abandon des poursuites pénales contre Dominique Strauss-Kahn, car "la vérité n'est pas dite".

" La décision du procureur fait courir de grands risques au droit des femmes en revenant au temps où les victimes de viols étaient à priori coupables, au temps où le viol n'était pas considéré comme un crime", écrit dans un communiqué l'ancienne secrétaire nationale du PCF, élue de Seine-Saint-Denis.

Selon elle, "le refus de faire juger l'affaire dans laquelle l'ancien directeur du FMI est accusé de viol est une mauvaise nouvelle pour la justice et une mauvaise nouvelle aussi pour les femmes. Car à ce jour la vérité n'est pas dite, ni pour le présumé innocent ni pour la présumée victime".

Appel à la vigilance républicaine
"La vigilance s'impose pour que le refus de faire passer la justice aux USA ne donne pas des ailes en France aux pourfendeurs d'une justice implacable envers les violences - sexuelles ou non - à l'encontre des femmes", conclut-elle.
Trois heures après l'annonce de cette réaction originale, France Info n'avait toujours pas décidé d'informer, au risque de gâcher la fête socialiste.

mercredi 22 décembre 2010

La bien pensance laïque bride nos libertés de citoyens

Idée de cadeau vigilant

Halte à la dictature du politiquement correct

Jacques Rougeot dénonce les interdits érigés par une caste de bien-pensants
qui veulent encadrer tous les débats. Voire l'opinion.

La vigilance citoyenne
Ce livre nous met en garde pour recouvrer nos libertés de pensée et d'expression et pour défendre la France telle que nous l'aimons.
Jacques Rougeot est professeur de langue française à l’université de Paris IV-Sorbonne.

samedi 4 septembre 2010

La Caisse des Dépôts, de laïque passe à l'hallal

Pas de quoi en faire un flan ? Peut-être une crème fouettée ?

L'Etat est-il encore franchement laïc ?

Sans doute, mais il a des préférences: musulman et pratiquant ?
Le chroniqueur Eric Zemmour nous tient en alerte dans la matinale de Vincent Parizot sur RTL, du lundi au vendredi à 7h15.
Aujourd'hui, il pointe le hallal dont Quick fait le commerce juteux, bien que son propriétaire soit la république laïque française, par le biais de la respectable Caisse des Dépôts (et Consignations).

Placée sous le contrôle direct du ...Parlement
- René Dosière (PS) ne peut pas être partout - , cette vénérable institution financière publique (1816) exerce des activités d'intérêt général, mais aussi bien commerciales et communautaristes. La gauche parlementaire vertueuse est-elle aussi tolérante envers les sociétés Coca Cola pu MacDo ?

Les Français vigilants ne sont pas tous d'accord
: exemple de Roubaix, dans PaSiDupes

L'Etat actionnaire majoritaire de société communautariste


Ainsi, chaîne de restauration rapide concurrente de McDonald's, Quick est à 94% la propriété de la Caisse des Dépôts.
Lire PaSiDupes: le hallal pour tous

A 94% l'Etat est donc responsable de l'islamisation de la restauration rapide dans les quartiers "islamisés" où la communauté musulmane a la possibilité d'opter pour des produits 100% hallal. Les produits sont tous certifiés hallal (ce qui n'est pas une garantie d'hygiène, comme plusieurs contrôles l'ont démontré).
Le cas Anelka dans PaSiDupes

Recrutement sur CV anonyme
?

Sur graine de pois chiche sur le pâté, le personnel est intégralement de confession musulmane.

VOIR et ENTENDRE, sans commentaires:

Le Quick halal, alliance du marché et du minaret par rtl-fr

mercredi 10 mars 2010

Les Français s'abstiendraient quand les Irakiens votent dans les attentats ?

Les lycées, les transports et l'emploi ne concernent pas les électeurs ?

L'Irak, modèle de civisme pour la France

Dimanche 7 mars, des millions d'Irakiens ont bravé obus et bombes qui ont fait 38 morts lors d'un scrutin législatif crucial qualifié de "plutôt transparent" par l'ONU et salué par la communauté internationale.
Selon les premières estimations données par les responsables locaux, les régions sunnites qui avaient boycotté le scrutin en 2005 ont voté davantage que les provinces chiites.
Ainsi, 57% des électeurs se sont rendus aux urnes dans la province de Diyala, 63,8% dans la province d'Al-Anbar, 62% à Salaheddine et 65% à Ninive.
En revanche, dans les régions chiites le pourcentage varie entre 48% à Wassit à 64% à Mouthanna, alors que dans les autres la participation tourne autour de 55%.

Ce taux de participation est un camouflet pour Al-Qaïda qui avait menacé de mort quiconque participerait à ces élections, les deuxièmes depuis le renversement de Saddam Hussein. Al-Qaïda n'a pas réussi à intimider les régions sunnites, malgré les attentats, contrairement à 2005 où par exemple moins d'1% des électeurs avait voté à Al-Anbar.
"Cette journée a montré l'échec du terrorisme et la victoire de la volonté du peuple", a déclaré à la télévision le Premier ministre Nouri al-Maliki.

Le monde nous observe

Les Etats-unis, la Grande-Bretagne, l'Union européenne, outre la France, ont salué "le courage" des Irakiens qui ont exercé leur droit de vote malgré les attentats.
Dès l'ouverture du scrutin, les tirs d'obus de mortier et de roquettes katioucha ont secoué la capitale, survolée par des hélicoptères. Au moins soixante-dix projectiles sont tombés principalement sur les quartiers sunnites. Trente huit personnes ont été tuées par ces tirs. Vingt-cinq ont péri dans l'effondrement d'un immeuble à Our, dans le nord de Bagdad, selon le ministère de l'Intérieur. Les autres sont mortes dans la capitale et ses environs. Le nombre de blessés s'élève à 110 personnes dans tout le pays, dont 13 par des tirs d'obus contre un bureau de vote à Iskandariya, à 50 km au sud de Bagdad.

La France, patrie de la démocratie

Près d'un électeur sur deux bouderait les urnes dimanche 14 prochain lors du premier tour des élections régionales françaises, selon un sondage IFOP pour la Lettre de l'opinion. Si 53% des personnes interrogées disent qu'elles participeront au scrutin, 47% répondent qu'elles s'abstiendront.

Dimanche 14 mars l'abstention serait massive en France
L'opposition nous avait pourtant sorti des specimens rares de "vigilance" démocratique et persuadés de l'émergence d'une population active, éclairée au lumignon de l'extrémisme de gauche. Des "désobéisseurs" responsables que l'activisme réformateur de la majorité n'impressionne pas. Certaines minorités font de la résistance en bloquant tout ce qui peut l'être, d'autres descendent chaque mois dans la rue comme 'débarquent les anglaises' et quelques-uns manient le poignard dans les lycées pour gagner en visibilité inversement proportionnelle de la lisibilité de leurs copies. Les pompiers se font caillaser, les policiers poursuivre en justice et les magistrats condamner pour leur parti-pris.
Pourquoi voterait-on, en effet ?

Les attentats de la crise économique internationale ont donc manqué la France à la mesure de ce que prétend la gauche et bien que l'économie détruise des emplois. Ces dernières semaines, les tirs d'obus de mortier des sondages n'ont donc pas réussi à tirer les classes moyennes de leur torpeur laborieuse. Elles se sont en définitive bien adaptées au coûteux immobilisme des présidents socialistes de région: elles savent pour qui elles travaillent et sont prêtes à en reprendre pour encore six ans. Résignées, auront-elles un sursaut de dernière minute les 14 et 21 prochains ? Alors qu'en Irak les menaces d'Al-Qaïda ont échoué, les tirs de roquettes katioucha des débats télévisés à quatre contre un ont réussi à impressionner les électeurs Français jusqu'au fond de chaque région. Intimidés, oseront-ils déposer leur bulletin dans l'urne ?
La France n'est pas l'Irak, mais allez savoir. La-bas, dimanche dernier, le nombre de blessés s'est élevé à 110 personnes dans tout le pays, dont 13 par des tirs d'obus contre un bureau de vote à Iskandariya, à 50 km au sud de Bagdad.

Mais le Français est un petit être craintif, assisté et dépendent, qui a perdu le sens de l'intérêt national et ne sait plus même où se trouve son intérêt personnel. Les Français qui se déplaceront pour voter seront-ils 48%, le taux le plus faible de participation enregistré en Irak. Dans la province de Kirkouk que se disputent Arabes et Kurdes, 70% des électeurs ont fait leur devoir de citoyen.

"Les journées des 14 et 21 montreront-elles l'échec de la paix civile et la tiédeur de la volonté du peuple"

samedi 19 décembre 2009

Sommet de Copenhague: le climat, victime du G.77

Quand Tuvalu lança la révolte contre "l’Accord de Copenhague"Tuvalu, c'est qui ?

En fait, c'est un micro-état polynésien indépendant du Royaume Uni ( depuis 1978, dominion de 26 km2 et 12.000 habitants), situé dans l'hémisphère sud, au centre de l'océan Pacifique et proche des Kiribati. Le souverain de cette monarchie constitutionnelle est la reine Élisabeth II. Malgré l'inquiétude des Tuvaluans face à la submersion de leur archipel, l'explosion démographique a également provoqué la fuite d'un millier de Tuvaluans vers la Nouvelle Zélande, les îles Fidji ou la Polynésie française.

Le premier ministre et ministre des Affaires Etrangères
, Apisai Ielemia (2006) s'estime laissé pour compte dans les négociations de Copenhague. « Nous ne sommes pas contents de la façon dont les discussions sont conduites", a-t-il confié. "Des accords à huis-clos ont été passés entre quelques pays sélectionnés. Ce n'est pas comme cela que l'ONU fonctionne". En revanche, il ne nous dit pas quel a été le rôle de la Chine et du G-77.
"Cette réunion nous laissera un goût amer. Les vraies victimes du changement climatique n'ont pas été entendues ici".

L'archipel de 1.200 îles a poussé, avec une centaine de pays - dont la coalition des petits états insulaires et les pays les moins avancés - en faveur d'un accord permettant de limiter le réchauffement à 1,5°C supplémentaire par rapport aux niveaux pré-industriels.
Cependant, l'objectif visé par la conférence des Nations Unies privilégie la limite de 2°C. "Cette conférence concerne notre avenir", insiste M. Ielemia, prévenant qu'il ne transigera pas sur son objectif, seul capable de protèger son île des impacts les plus dévastateurs, dont la montée des océans. "Nous avons subi une pression considérable pour accepter un accord fondé sur la limite des 2°C. Nous n'allons pas y céder, ce n'est pas négociable. Tuvalu ne changera pas de position".
"Nous n'avons nulle part où aller, assure-t-il. Nous aurons juste à subir quand les énormes cyclones nous frapperont. Nous n'avons aucune montagne sur laquelle nous réfugier. »
Cette révolte a été relayée par les media et les organisations citoyennes militant contre l'ONU et les responsables politiques. La Chine fédère les mécontentements des états émergents et, en les instrumentalisant, a créé les conditions de l'échec du sommet de Copenhague. En abondant dans le sens de la Chine et du Groupe des 77 (G77) , des ONG -et media alignés- participent de ce qu'ils désignent comme un fiasco international. Ainsi, des organisations de l'Ultimatum climatique, tel la FIDH (Fédération internationale des ligues des droits de l'homme) , qui a soutenu le Tibet contre la Chine, se retrouve aujourd'hui aux côtés des Chinois. En revanche, le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, n'était pas présent à la cérémonie d'ouverture de JO 2008 de Pékin.

Le Groupe des 77
Le G-77 fut créé le 15 juin 1964 par 77 pays signataires de la Déclaration des 77 pays qui conclut la première réunion de la Conférence des Nations Unies sur le commerce et le développement à Genève. Le premier Conseil des ministres du G-77 s’est tenu du 10 au 25 octobre 1967 à Alger et a adopté la Charte d’Alger.
Aujourd’hui, le G-77 comporte plus de 130 pays, mais le nom original a été conservé en hommage aux membres historiques.

C’est le rassemblement le plus large de pays membres des Nations Unies. Son objectif est de fournir aux pays du Sud les moyens de la défense de leurs intérêts partagés, notamment face aux pays du Nord. Par ailleurs, le G-77 vise à promouvoir le co-développement Sud-Sud.

La Conférence préparatoire G-77/Chine

Le 6 décembre 2009, la Chine a réuni autour d'elle les membres du G.77 en réunion préparatoire au Sommet de Copenhague. Or, cette association est écologiquement contre nature, car la Chine est l'un des premiers pollueurs de la planète, alors que ses associés sont les plus touchés et les plus vulnérables. En juin 2008, lors du 12ème Sommet du groupe des pays en développement en Côte d’Ivoire, site africain titrait : «La présence de la Chine au G77 rassure les pays pauvres ».

Le double jeu de la Chine

La semaine précédente à Pékin, des représentants de la Chine, de l’Inde, de l’Afrique du Sud, du Brésil et du Soudan s’étaient déjà accordés sur une position commune.

Les pays du G-77 recherche en fait la protection de la Chine, car, au moment où ils sont en pleine transition démographique et subissent le changement climatique déclenché par les pays fortement industrialisés, dont la Chine, une élévation de quelques petits degrés risque de diminuer le rendement des récoltes, de créer des tensions sur le marché des produits alimentaires, voire des émeutes de la faim qui pourraient devenir permanentes.
Mais l'invraisemblance de cette acceptation par les 77 d'une mise sous tutelle par la Chine n'est possible que pour des raisons idéologiques et de la promesse chinoise d'assistance dans le redressement de leurs économies ruinées par plusieurs siècles d’exploitation coloniale. A noter que des voisins de La Réunion, Madagascar et les Comores, font partie du groupe des pays moins avancés (PMA).

La Chine s'oppose à un accord au Sommet de Copenhague

Les Chinois refusent de se laisser limiter dans leur développement industriel pour des raisons écologiques. Elle entend rattraper son retard économique sans entraves, aussi louables soient-elles, que d'autres états plus avancés sont mieux aptes à supporter. Ils s'entourent donc d'une nébuleuse d'états vulnérables.
Partout dans le monde, sont expérimentées des technologies visant à remplacer des outils polluants et la Chine a déjà plusieurs fois répété qu’elle inscrit dans sa politique le transfert de mécanismes de développement propre vers les pays du Sud.

Les ONG font le jeu de la Chine contre l'Europe.

jeudi 8 janvier 2009

Woerth réagit à l’intox sur l’augmentation des tarifs des mutuelles de santé

L'augmentation de leurs tarifs et la taxe sur leur chiffre d'affaires ne sont pas liés

L’opposition joue un vilain jeu, avec le soutien des media

Il est "inexact de lier l'augmentation des tarifs" des mutuelles complémentaires santé à la hausse de 3,4% de la taxe sur leur chiffre d'affaires, estime le ministre du Budget et des Comptes publics Eric Woerth dans un entretien au Parisien/Aujourd'hui en France jeudi.
"Il y a 300.000 personnes de plus par an en affection longue durée (ALD) prises en charge à 100% par l'assurance maladie. Autant de pathologies qui ne sont plus prises en charge par les complémentaires. Le Haut Conseil pour l'avenir de l'assurance maladie (HCAAM) a chiffré à 600 millions d'euros par an ce transfert des charges des complémentaires vers la sécurité sociale. Il fallait corriger les effets financiers de ce déport", fait valoir Eric Woerth.

Le gouvernement, en tout cas, "ne fera pas de coupes dans les dépenses" de la Sécu "et n'augmentera pas les cotisations. Cela étant, il faut plus que jamais poursuivre nos efforts de réorganisation pour une meilleure efficacité de la dépense".

S'agissant des mutuelles, note-t-il, le "rapport du HCAAM de juillet 2008 montre qu'entre 2001 et 2006, la profitabilité des organismes complémentaires n'a cessé de s'améliorer. Alors que les dépenses de santé ont augmenté de 32,2%, leur chiffre d'affaires, constitué des cotisations des assurés, a augmenté de 48,2%".

Invité à préciser s'il sous-entend ainsi que les complémentaires sont plus riches qu'elles ne le disent, le ministre répond qu'il "souhaite un maximum de transparence. Le Parlement aussi". Il s'agit d'"analyser dans quelles mesures l'évolution des tarifs se justifie par l'évolution des remboursements ou des garanties plutôt qu'à une augmentation des bénéfices des organismes", dit-il.

Interrogé sur les effets de la hausse du chômage sur le déficit de la Sécurité sociale en 2009, il note qu'un "point de masse salariale en moins, ce sont deux milliards de recettes en moins pour le régime général. En novembre, nous avons déjà revu à la baisse de 0,75% la progression attendue de la masse salariale. Nul ne peut dire à l'heure actuelle si ce sera suffisant".

La vigilance citoyenne consiste-t-elle à désinformer la population ?

dimanche 27 juillet 2008

Bachelot : protéger les mineurs contre la consommation d'alcool

La ministre veut interdire la vente d'alcool aux mineurs
La notion de citoyenneté habite les conversations mais ne franchit pas le barrage de la pratique. Lorsque Roselyne Bachelot veut passer à l’action, des parents s’insurgent et de bons citoyens responsables, accessoirement parents eux-mêmes et non moins responsables par définition, font de la résistance : «Nous sommes des commerçants, pas des policiers»
, lancent-ils depuis leurs tiroirs caisses !

Jusqu'ici, les mineurs de 16 à 18 ans pouvaient consommer n’importe quoi, sans que quiconque ne s’en préoccupe. Le sens citoyen des commerçants s’arrêtait à l’ouverture du tiroir-caisse. Pourtant la loi, encore une de celles qui restent inappliquées, n’autorisait déjà qu’un cocktail dans un café ou l’achat d'alcool en grandes surfaces. Ce sera impossible dès 2009.

Ivresse juvénile ordinaire ou exceptionnelle ?
Début juillet, un lycéen qui venait de fêter son succès au baccalauréat est rentré chez lui à Miribel (Ain) en état de très forte ébriété. Il est mort quelques heures plus tard des suites d'un coma éthylique.

Le temps de la biture d'antan à la bière est révolu
Deux semaines auparavant, sept mineures, des collégiennes âgées de 14 et 15 ans de la banlieue de Tournefeuille, près de Toulouse, avaient ingurgité de la vodka et de la tequila au petit matin, avant même le début des cours. Trois d'entre elles, ivres-mortes, avaient dû être hospitalisées d'urgence.

Faudrait-il se garder de toute généralisation ?

L’équité entre filles et garçons est assurée… Un scénario similaire s'était déroulé il y a quelques mois près d'Amiens où
deux lycéennes s'étaient effondrées, dans leur lycée, après avoir bu plusieurs vodkas dans le bar tout proche du lycée. La réglementation sur la proximité des bars et débits de boissons avec les établissements scolaires se serait-elle assouplie ? Ou serait-elle bafouée ?

Laxisme : le tribut en vies de jeunes
Aucun sociologue émérite, ni aucun pédagogue éminent n’a jugé bon de réactiver la théorie de la prévention, ni aucune de ses variantes. Ainsi les soixante-huitards ont-ils une nouvelle fois démontré leur irresponsabilité : il est interdit d’interdire ! Aucune organisation vertueuse, nul réseau de prévention ne s’est ému. L’empathie des fédérations de représentants de parents d’élèves se limite au poids des cartables et la FCPE ne prend pas en charge l’alcoolisme. Il ne s’est trouvé aucun syndicat lycéen pour réagir utilement : la FSU ne se préoccupe pas de l’alcoolisme précoce en milieu scolaire et n’a lancé aucune campagne que son organisation lycéenne vassale aurait pu relayer…

Courage politique et permissivité
La coupe était pleine en revanche pour la ministre de la Santé
(une bonne mère-la- pudeur ?) qui a décidé d'engager un combat contre cette banalisation de l'alcoolisme chez les jeunes, voire de plus en plus chez les très jeunes adolescents. Faire la différence entre ‘jeunes’ et ‘vieux’ adolescents est d’ailleurs en soi symptomatique de la volonté réelle d’enrailler ce fléau au pays des grands crus et de la bibine. Faut-il comprendre que les ‘très jeunes’ adolescents ne sont pas encore des pré-adolescents et que l’alcoolisme sévit déjà à l’école primaire ? Pas de quoi fouetter un chat !

Seul le fichier Edvige mobilise les belles consciences

Il ne serait pas concevable de prévenir les violences en recensant les mineurs récidivistes ou connus pour leurs tendances délictueuses. Il ne serait pas davantage tolérable de prévenir les comas éthyliques. Mais comment faire de la prévention, si les risques de violence ne doivent pas être identifiés et si la liberté de l’ivresse doit être garantie jusque dans les lieux publics?

Etablir un lien entre violence et alcoolisme relèverait du fantasme
, selon les modernes, pourtant conscients de la consommation d’alcool fort chez les jeunes, contre les anciens, qui s’imaginent naïvement que leurs enfants en sont encore à la Kro et ne touchent, ni à la vodka ni aux nouveaux produits détonnants. Restent les risques nucléaires, qui ont la cote actuellement, avec des fuites que l’on dit accidentelles. Protéger la jeunesse contre la drogue, la cigarette ou l’alcool n’aurait donc jamais aucun caractère d’urgence. La prévention de la pédophilie serait également exclusive de la prévention de l’alcoolisme ?

La prévention citoyenne !

La ministre de la Santé prépare néanmoins pour 2009 «l'interdiction totale de la vente d'alcool aux mineurs», sans attendre le feu vert des permissifs inconscients et des amateurs de "vigilance citoyenne". Roselyne Bachelot placerait les bars et les discothèques face à leurs responsabilités citoyennes, mais aussi les épiceries et les supermarchés, et même les «open bars», ces soirées organisées dans les écoles où l'on peut boire une nuit entière de façon illimitée pour un prix forfaitaire et plutôt modique. C’est nouveau, c’est donc jeune. C’est même américain !

Lutter contre le «binge drinking»

Des mesures strictes figurent, a-t-elle expliqué au Journal du Dimanche, dans le plan Santé Jeunes. Elles devraient être incluses dans la loi santé, patients, territoire, actuellement en préparation et dès 2009. Rien à voir donc avec la santé que, selon l’opposition, la nouvelle loi sur le temps de travail menacerait. Seule la santé syndicale importe à la gauche : celles des mères de famille et des jeunes n’est pas leur tasse de thé !.

Dès le 17 juillet, la ministre a donc lancé une campagne de communication à la télévision, au cinéma et à la radio pour lutter contre le «binge drinking», cette pratique devenue courante qui consiste à boire un maximum d'alcool en un minimum de temps : une sorte de « speed drinking ».
Il semble que le mot « beuverie » serait à la fois trop français, réaliste et limpide: pas assez 'chic'. Parce qu’on n’en est plus à une incohérence près, cette mode anglo-saxonne sévit du collège à la fac parmi les anti-américains primaires en T-shirts à l’effigie du Che. Grégaires, ils se disent pourtant différents et combattent pour toutes les libertés, celles des idées, mais encore faut-il qu’elles soient révolutionnaires, des corps aussi, jusqu’à l’autodestruction mais dans un cadre bourgeois de protection sociale solidaire, et des minorités, mais seules trouvent grâce les déviantes. Ils sont aussi des modèles de tolérance, jusqu’à l’intolérance.

Les beuveries font aujourd'hui des ravages chez les moins de 25 ans, y compris chez les adolescentes jusqu'ici plus épargnées par le phénomène. On peut même dire chez les mineurs, comme les faits divers le montrent. Si les professeurs de lettres ne peuvent plus faire acheter des livres de poches à leurs élèves, au prétexte du coût des ouvrages scolaires, la baisse du pouvoir d’achat n’affecte pas le commerce des alcools forts dans la jeunesse.

Mais pourquoi la ministre serait-elle seule concernée ?
Roselyne Bachelot ne pouvait-elle se satisfaire, comme Désirdavenir Royal, du string des lycéennes et du bizutage des étudiants ? L'objectif poursuivi par la ministre est de prévenir non seulement les accidents de voiture, mais aussi d'autres comportements induits par l'excès d'alcool : la violence, les rapports sexuels non protégés ou même parfois contraints, ou les comas éthyliques qui peuvent engendrer la mort.
Mais pas question, a promis la ministre, d'adopter un ton «moralisateur», ni même de «stigmatiser qui que ce soit». Le spot diffusé à la télévision et au cinéma met en scène des adolescents dans un univers paradisiaque où tout va tourner au cauchemar après qu'ils eurent trop bu.
Jusqu'à présent, la législation présentait un flou certain , puisque l'autorisation de vendre de l'alcool à des jeunes entre 16 et 18 ans variait à la fois selon le type d'alcool et le lieu de la vente. Elle était autorisée dans des cafés à condition que l'alcool soit consommé sur place. Encore les jeunes ne devaient-ils boire que des boissons dites du deuxième groupe, c'est-à-dire du cidre, de la bière... Ringard !
Les esprits forts continuent d’ailleurs d’observer que les grands frères et les aînés servent souvent d’intermédiaires dans l’achat des boissons contrôlées : il n’y aurait donc rien à faire pour protéger les jeunes d’eux-mêmes et des adultes qui ne leur veulent que du bien ? Les lobbies, les démagogues de la permissivité et les irresponsables en tous genres ont encore de beaux jours devant eux. Faut-il pour autant garder les bras croisés ?
L'interdiction totale de la vente ne sera pas simple à mettre en œuvre. Même si cette législation est en vigueur aux États-Unis, où l'on demande la carte d'identité d'un acheteur d'alcool pour s'assurer qu'il a plus de 21 ans, ou même en Irlande car y vendre de l'alcool à un mineur peut coûter très cher au commerçant qui se fait prendre.

Les commerçants français devront mettre de l’eau dans le vin de leurs tiroirs-caisses et adopter un comportement citoyen, ou simplement de bons pères de famille.