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lundi 29 juin 2015

Scandale de la NSA: l'incroyable mauvaise foi de Valls

Valls réclame la création d'un "code du renseignement" qu'il vient de faire voter une loi pour mettre n'importe qui sur écoutes.

Le cerveau droit du Premier ministre oublie ce que le gauche a fait
 
La mauvaise foi de Manuel Valls n'est jamais en panne. Constamment dans la déclaration d'intention et l'illusion de l'action, le Premier ministre s'est de nouveau déclaré colère et cette fois de la révélation par WikiLeaks d'informations -au demeurant anodines- prouvant la mise sur écoutes de trois présidents français (François Hollande, Nicolas Sarkozy et Jacques Chirac) par l'agence de sécurité américaine, la NSA. Cette diffusion est déjà malveillante en soi, mais l'existence d'écoutes l'est autrement plus.
 
Soucieux de paraître réactif, Valls a aussitôt réclamé la création d'un "code de bonne conduite" entre pays "alliés". "Les États-Unis doivent tout faire pour réparer" les dégâts liés aux révélations, a-t-il ajouté, insistant moins sur le principe des écoutes que sur l'indélicatesse des révélations. 
Le premier ministre y ajoute ensuite l'émotion qui plaît tant aux habitués des comptoirs de cafés, disant ressentir "émotion et colère face à ces pratiques inacceptables émanant d'un pays ami". Si vous attendiez le signal pour verser une larme, c'est maintenant.
Alors que François Hollande est face à un problème connu  -et non résolu- de surveillance, son premier ministre fait de la communication politique...

Cette réaction est particulièrement démagogique
D'une part, la France sait au moins depuis 2013 que ses dirigeants sont massivement sur écoutes, et que la grande oreille est à Washington : les révélations d'Edward Snowden, ainsi que le repérage d'une station d'écoutes sur le toit de l'ambassade américaine à Paris ne laissaient guère de doutes. 

Mais surtout
le gouvernement vient de faire voter une loi sur le renseignement qui contient des mesures permettant à la France de se comporter comme une barbouze, du moment qu'elle n'espionne pas (trop) ses citoyens sur son territoire national.

Un "code du renseignement" déjà proposé... contre la France

Le "code du renseignement" que Manuel Valls appelle de ses voeux a déjà été proposé par le Conseil de l'Europe en avril dernier, en réaction notamment à la nouvelle loi du gouvernement Valls, jugée dangereuse. "Le risque est très grand que l'on aboutisse à une surveillance non ciblée, touchant l'ensemble de la population" française, avait alors confié au Point Nils Muiznieks, le commissaire aux Droits de l'homme du Conseil de l'Europe - l'organisation paneuropéenne installée à Strasbourg (à ne pas confondre avec l'Union européenne) - représente 820 millions de citoyens.. Lorsque nous donnons carte blanche à nos services de renseignements, nous faisons exactement ce que veulent les terroristes : nous dénaturons nos valeurs", avait ajouté l'ancien ministre letton, docteur en sciences politiques.

Certes, la nouvelle loi sur le renseignement n'est pas un "Patriot Act" français, elle ne permet donc pas d'aller aussi loin que l'ex-loi d'exception américaine. Et elle résout d'importants problèmes opérationnels et juridiques rencontrés par les agents français. Mais cette loi française ouvre la porte à la surveillance massive en considérant chaque internaute et donc chaque citoyen comme un suspect dont la vie privée peut être allègrement violée. Or, la surveillance de masse est inefficace et dangereuse pour la démocratie.

Les "boîtes noires" que l'État pourra installer chez les opérateurs télécoms sont l'une des raisons qui font que la loi fédère ses opposants : les institutionnels (la CNIL, le Conseil national du numérique, la Commission nationale consultative des droits de l'homme, le Syndicat de la magistrature, l'ordre des avocats de Paris, etc.), les ONG (Reporters sans frontières, La Quadrature du Net, Amnesty International, Human Rights Watch, etc.) ou encore le secteur de l'économie numérique dans sa quasi-totalité (Google, Microsoft, Facebook, Yahoo!, Skype, Dailymotion, Deezer, etc.) s'opposent fermement au texte.

En réaction, Valls fait de la psychologie politique, oppose l'émotion et la colère !... Sa gouvernance est régie par les circonstances, ses influences biochimiques et ses humeurs.

mercredi 24 juin 2015

Wikileaks/Mediapart: des révélations -opportunes et rassembleuses- d'écoutes de présidents français par les USA

Le divin président noir n'inspire plus confiance! 

La NSA (ex-CIA) a écouté les responsables politiques français, dont trois présidents de la République

Que nous apprennent des trois présidents français, Jacques Chirac, Nicolas Sarkozy et François Hollande au moins de 2004 à 2012 - les révélations publiées mardi soir par Wikileaks ? Que les Etats-Unis et leur agence de renseignement, la NSA, ont espionné les trois derniers présidents. Ces écoutes ont donné lieu a des notes. Mediapart (dans un article d'accès exceptionnellement gratuit) et Libération donnent une audience aux fuites d'information, mais ces notes, classées "Top secret", ne révèlent cependant pas de secrets d'Etat. Jugez plutôt.

Hollande et la Grèce

Grâce à l'une des notes de la NSA, on apprend que le 22 mai 2012, trois jours après son entrée à l'Elysée, François Hollande demanda à Ayrault la convocation d'une réunion ministérielle secrète, destinée à discuter d'une éventuelle sortie de la Grèce de la zone euro
Ce brainstorming ne peut être inscrit à l'agenda officiel du président sans risquer de crédibiliser le risque d'une sortie du pays et donc d'alimenter une panique boursière, explique Libération, téléguidé par l'Elysée. 

Hollande et sa rencontre avec des représentants du SPD

Dans cette même note, on découvre que François Hollande chargea aussi son Premier ministre d'organiser une rencontre avec des représentants du SPD allemand, le parti de l'opposition. Jean-Marc Ayrault voit d'un mauvais oeil cette initiative diplomatique qui, estime-t-il, provoquera l'ire d'Angela Merkel.
La prophétie se réalisa: la chancelière allemande accueillit très mal la nouvelle. Deux jours après la poignée de mains entre l'Elysée et le SPD, Angela Merkel tacla son homologue français. 

Sarkozy et l'espionnage américain

Un autre rapport de la NSA livre les coulisses de la rencontre entre Nicolas Sarkozy et Barack Obama, le 30 mars 2010, la première depuis l'élection du président américain. Sous le vernis "nous n'avons jamais été aussi proche", était posée la question des grandes oreilles américaines qui écoutent la France. 
Le 24 mars 2010, l'agence transmit le compte-rendu d'une conversation entre l'ambassadeur de France à Washington, Pierre Vimont, et le conseiller diplomatique de Nicolas Sarkozy à l'Elysée, Jean-David Levitte. L'objet: les thèmes que le président français veut aborder lors de son entretien avec Barack Obama. "L'échange prouve que Paris est parfaitement conscient de l'espionnage américain", insiste Mediapart, lorsqu'est concerné le président UMP. Mais comment le site trotskiste ne s'étonne-t-il pas que Pépère, son successeur socialiste, ait négligé de l'être à son tour ?... 

Sarkozy et Ricard

Barack en barbouze
Outre l'espionnage, Nicolas Sarkozy souhaitait aussi aborder à Washington un sujet plus économique, celui du sort de Pernod Ricard. C'est là qu'un commentaire attribué à la NSA "l'un des soutiens fortunés de Sarkozy", fait suspecter une instrumentalisation par Mediapart. Une double stratégie est alors mise en place: Sarkozy en touche un mot à Obama; son conseiller diplomatique en parlera avec les conseillers économique et à la sécurité nationale du président des Etats-Unis, ajoute Libération.

Sarkozy et la crise financière de 2008
Après la crise financière de 2008, Nicolas Sarkozy "croit que Washington tient désormais compte de certains de ses conseils", raconte une note "Top secret" de la NSA. "Selon lui, c'est la première fois que les États-Unis n'ont pas agi en leaders dans la gestion d'une crise mondiale et la France va maintenant prendre la main." "Sarkozy se voit comme le seul à pouvoir résoudre la crise financière mondiale", estimait également l'agence américaine, selon Libération, sélectionneur des notes, avec une malignité qui surprendrait de la part d'un journal qui serait indépendant.


Chirac et les boulettes de Douste-Blazy

La façon dont Jacques Chirac donnait des ordres à Philippe Douste-Blazy - qu'il avait par exemple chargé de soutenir la nomination du Norvégien Terje Roed-Larsen comme secrétaire général-adjoint de l'ONU - prouve qu'il percevait son ministre des Affaires étrangères comme ayant une "propension (...) à faire des déclarations inexactes et inopportunes", note aussi la NSA.


Les révélations ont suscité de nombreux tweets









vendredi 21 mars 2014

Une "cellule anti-Sarko" informait Valls des écoutes

Valls nie et ment, comme Taubira et les autres


Comme l’a révélé le Canard enchaîné le 12 mars — et contrairement à ce qu’a affirmé Manuel Valls, le ministre de l’Intérieur était au courant de la mise sur écoute de Nicolas Sarkozy avant la parution du journal le Monde du 7 mars.

Manuel Valls  n’aurait pourtant pas été informé par la hiérarchie policière classique. Le patron de la Direction centrale de la police judiciaire (DCPJ), Lothion, se dit d’ailleurs très irrité d'avoir été court-circuité jusqu’en décembre 2013.

Un policier de la police judiciaire aurait transmis directement au ministre
l’information de la mise sur écoute de Sarkozy. 

Un policier haut placé   confirme par ailleurs à Valeurs actuelles que des “notes blanches” circulent de plus en plus à l’Intérieur. Elles seraient rédigées par les policiers en charge des écoutes de Sarkozy. Ceux-ci, ayant accès à leur contenu intégral, feraient remonter au ministre les informations essentielles via un circuit parallèle organisé par une cellule officieuse

Cette cellule serait composée de policiers de la sous-direction en charge de la lutte contre le crime organisé et la délinquance financière, exécutants, et de leur ancien patron, l’actuel directeur de la police judiciaire parisienne, Bernard Petit
Grâce à ces “notes blanches”, des extraits d’écoutes téléphoniques ou des procès-verbaux d’auditions censés rester secrets peuvent être transmis en toute discrétion au ministre de l’Intérieur et à l’Élysée, sans qu’il y ait — “officiellement” — de violation du secret de l’instruction.


PLUS
Qu’est-ce qui est pire: la NSA ou la Stasi ?
"Pour notre sécurité" ?
"La Stasi, sans aucun doute", selon le site d'information en ligne co-fondé par Jean-Marie Colombani, Éric Leser, et l'économiste Jacques Attali, ancien conseiller de François Mitterrand, et donc tous présumés innocents d'orientation socialistes, d'autant que les deux premiers sont issus du journal Le Monde. "Les citoyens de l’Allemagne de l’Est ne pouvaient pas se défendre contre ces intrusions. Les citoyens américains peuvent encore exercer un contrôle sur leurs propres organisations de renseignement, qui sont encore dominées (ou en tout cas, c’est ce qu’on nous raconte) par la loi." En France, les citoyens "ordinaires" peuvent-ils se défendre ?
Dans sa tribune parue dans le Figaro, Nicolas Sarkozy met en garde. "Ce n'est pas un extrait du merveilleux film La Vie des autres sur l'Allemagne de l'Est et les activités de la Stasi. Il ne s'agit pas des agissements de tel dictateur dans le monde à l'endroit de ses opposants. Il s'agit de la France."


Inspiré de la version américaine propriété du Washington Post, le site Slate continue à minimiser la gravité des écoutes de la NSA
"Pour l’instant, la plupart d’entre nous semblent vouloir accorder le bénéfice du doute aux espions, tant qu’ils essaient de combattre le terrorisme. Pourtant, je n’arrive pas à me résoudre à faire preuve du même enthousiasme pour certaines des choses que mon gouvernement a choisi de faire derrière mon dos. Tout cela me rappelle juste un peu trop des jours plus sombres qui appartiennent au passé. (lien Slate)

La presse française aux ordres n'informe pas la population de ces pratiques en France. 
Hormis Atlantico.
"Un cabinet noir". L'expression a de quoi surprendre, mais Valeurs Actuelles l'écrit bien à plusieurs reprises dans son enquête intitulée "Sarkozy : la chasse à l'homme". Il y aurait donc bien une cellule composée de plusieurs personnalités proches de François Hollande chargées de mettre hors circuit Nicolas Sarkozy. L'objectif est donc simple pour ce cabinet : empêcher l'ex-président de revenir en politique.  
Qui commande ce cabinet par exemple ? L'hebdo a la réponse. Il s'agirait du commandant militaire de l’Élysée, le colonel de gendarmerie Éric Bio-Farina. L'homme a accès à toutes les données informatiques de l'ère Sarkozy à l'Elysée. Il récupère d'ailleurs les documents "sensibles" et il ne s'est pas gêné pour transmettre ceux d'importance aux juges qui s'intéressent à toutes les affaires liées à Nicolas Sarkozy.

Selon Valeurs Actuelles, Bio-Farina vient de se voir attribuer par Hollande le poste de coordonnateur national du renseignement. Pour ce "cabinet noir", "il faut tuer Sarkozy". L'hebdomadaire met aussi en lumière le calendrier des affaires et insiste sur le fait que chaque épisode concernant la gauche est suivi dans la foulée par des mises en examen ou autre pour l'ex-président ou son entourage.
Enfin, Valeurs Actuelles évoque le rôle de la presse toujours partante pour faire ses gros titres sur les démêlés judiciaires de Sarkozy. Bref, une enquête sans complaisance pour François Hollande et ses craintes quasi "obsessionnelles" à l'endroit de Nicolas Sarkozy."

La presse militante de gauche respecte-elle ses lecteurs en occultant?
Est-elle libre et indépendante ?

dimanche 16 février 2014

Rencontre Obama-Hollande: le cousin d'Amérique reçoit un chef de tribu

Le syndrome du petit cousin de province

Que retiendra-t-on de la visite d’État du président français aux États-Unis? 

Les noeuds papillons défaits, les robes de galas rangées, les coups de canons tirés et les toasts oubliés, la question se pose de l'utilité du déplacement du Français et de la dépense publique américaine pour recevoir un si petit homme.

On est en effet un peu gêné par la vanité du moment symbolisée par les selfies et les tweets style sortie scolaire des journalistes, les yeux écarquillés des socialistes de la délégation, tel Alain Rousset du journal Le Monde qui fixe la scène sur son iPhone. Tous ces anti-libéraux nouvellement convertis au libéralisme social avaient des airs de cousin de province monté à Paris, empruntés et émerveillés d'être là. Malgré le changement et le pouvoir sans partage, ils n'auraient pas  dominé leurs complexes?

Le sentiment d'infériorité de l'équipe Hollande 

De cette rencontre d'Etat en grandes pompes surannées, il se dégage la confirmation que le principal moteur des hommes de pouvoir reste l’ego et l’idée qu’ils ont d’eux-même et de leur pays. Tout président que l’on soit, lorsque ces ego se rencontrent, le dérisoire marque l’Histoire.

Vincent Auriol arrive aux États-Unis en paquebot, après une traversée de l’Atlantique qui rappelle combien le pays de l'oncle Sam est loin et que la France lui est d'autant plus redevable de l'envoi de ses jeunes hommes pour combattre la Seconde Guerre mondiale, si longs qu'aient pu être les USA à contrer l'axe germano-japonais. L'Amérique acclama Auriol et célèbra avec lui sa victoire qui le posait les États-Unis en centre du monde, Plan Marshall en prime, auquel les Trente Glorieuses doivent temps. 


Eisenhower, général devenu président, accueille De Gaulle, général devenu président.
 
Leurs rapports n’avaient pas toujours été faciles. De Gaulle n’a pas oublié que "Ike" et les États-Unis l’ont tenu longtemps pour un agité, sachant que la Résistance était phagocytée par les communistes en opération survie face au nazisme et leur préférant le gouvernement d’Alger du général Giraud. C’est l’époque de la France fidèle, mais non alignée, qui veut parler d’égale à égale avec les États-Unis.

Arrive ensuite Valéry Giscard d'Estaing, en Concorde.
Les Américains sont éberlués. Le président français est là en trois heures et demie, deux fois moins de temps que n’en a mis Hollande ! VGE vante une France à la pointe du progrès, au même rang que les États-Unis, refuse le traducteur et parle dans les 2 langues indifféremment. C’était avant le changement socialiste.

Avec Mitterrand, les États-Unis reçoivent un monarque républicain et européen. 
Le très anti-communiste Reagan a compris que le président socialiste ne ferait pas la révolution prolétarienne à Paris. La visite sera celle d’un président français leader d’une Union européenne émergeante et encore difficile à cerner pour Washington. 
En 1996, Chirac, reçu par Clinton, c’est l'arrivée du vieux continent, comme le dira plus tard Villepin, soulignant le retard de l'Europe. Une France indépendante, qui avant de s’opposer aux États-Unis et à Bush sur la guerre en Irak revendique de reprendre ses essais nucléaires, ce qui irrite Washington. Mais l'humour de Chirac sauve tout ! C’est la France, alliée imprévisible et attachante. 
Sarkozy, très américanophile,  malgré son choix de réintégrer le commandement de l’OTAN, n’aura pas droit à une visite d’État. Il arrive entre deux présidences américaines: en 2009, George W. Bush est sur la fin de son mandat et c'est un démocrate, Obama, qui arrive six mois plus tard.

La France, fidèle adjudant du capitaine américain


Hollande, chef de guerre en Afrique, seconde classe à Washington, est inconnu au bataillon de la presse américaine. Mais un président aussi bas dans les sondages et qui se fait prendre tout chaud en scooter au sortir des bras d'une actrice suscite la curiosité. Non sans amateurisme, le pépère casqué s'est d'ailleurs lancé dans des opérations étrangères risquées, au Mali, puis en  Centrafrique et l'irresponsable intrigue tout autant qu'un Oliver Hardy


Echaudé par l'échec de son ObamaCare,
le président  noir cherche à se grandir auprès de plus nul que lui. En faisant le taf demandé, celui de pompier en Syrie, Hollande sert les intérêts du président américain. Le socialiste ne se formalise pas des mauvaises manières de Washington. Les écoutes de la NSA, le lâchage sur les frappes en Syrie, la négociation iranienne dans le dos de l'allié, tout glisse, Hollande n’en fait pas un plat ni une affaire de principe. La presse hexagonale n'est pas plus sourcilleuse. Celle qui militait pour le boycottage des J.O. de Pékin et réclamait de Sarkozy un coup d'éclat, est restée passive sur cette surveillance américaine secrète  de la France à des fins d'espionnage économique et de manipulation diplomatique, et non pas de lutte contre le terrorisme.

Hollande veille à ce que la France tienne son rang, le second. 
Il le fait sans état d’âme, sans l’orgueil d'un De Gaulle, les ambitions d'un VGE, les coups de gueule de Chirac. La "gauche molle" reste à sa place, au fond de la classe et répond présent quand le maître lui demande d'aller au tableau. Ca valait bien un plat de lentilles à la Maison blanche.

Ce que la presse n'a pas décrypté


Hollande a fait sa Beyoncé. Comme Obama pimente son couple de rumeurs, la dernière étant une supposée liaison avec la chanteuse, le cousin français s'est fait instrumentaliser par le métis. 
Il s'agissait pour lui de titiller Poutine en s'affichant avec un second rôle de la diplomatie internationale
pour débloquer la situation que verrouille Poutine en Syrie.
On dit que Hollande a pris du plaisir.



mardi 22 octobre 2013

Face aux écoutes de la NSA, Hollande et Fabius font ricaner l'Europe

Bernard Kouchner, réaliste face à l'hypocrisie de l'exécutif vertueux

Fabius fait l'innocent


Les tristes sires,
Fabius et Hollande
Ridiculisée au Proche-Orient, la France fait diversion en mettant la question des écoutes à l'ordre du jour du sommet européen

Alors que la rencontre a lieu jeudi à Bruxelles,
la Syrie poursuit sa résistance aux islamistes qui l'agressent avec le soutien de la France et des Etats-Unis. La politique étrangère de Hollande trouve en effet peu d'appuis, à part celle de ...l'Allemagne, sur cette affaire des écoutes révélées par Snowden.

Isolement 
de la France en Europe lorsqu'elle réclame des comptes au président Obama 
Lundi, il ne s'est trouvé que l'Allemagne pour partager "la colère et l'indignation" de l'Hexagone face aux écoutes téléphoniques massives lancées par la NSA (Agence nationale de la sécurité, organisme gouvernemental du "ministère" de la Défense des États-Unis). "Toute cette affaire doit être tirée au clair car elle ne concerne pas que la France, mais aussi d'autres pays à commencer par la République fédérale, a martelé le chef de la diplomatie allemande, Guido Westerwelle, à la recherche d'une coalition, lors d'un rendez-vous avec ses vingt-sept collègues de l'UE. Il faudrait faire bien davantage pour que cela cesse." Mais à Luxembourg, c'est à peu près tout ce que Laurent Fabius a pu réunir comme soutien public.

La question des écoutes téléphoniques de la NSA dépasse sans doute les frontières françaises, mais elle a été esquivée dans le huis clos des ministres des Affaires étrangères, d'après plusieurs participants. Depuis les premières confessions d'Edward Snowden, en juin, le Vieux Continent a déjà multiplié les demandes officielles d'explication. Mais elles se sont toujours heurtées à un mur de silence d'Obama, un président démocrate.

Lundi, pour finir, Lolo Fabius a dû constater l'échec des "consultations" transatlantiques de désamorçage du contentieux. Nouées cet été pour inciter Washington à mieux se comporter, elles ne mènent nulle part. "Ces réunions sont insuffisantes, elles n'ont pas donné de résultat, reconnaît le ministre français des élégances diplomatiques, nous demandons donc à l'Europe de forcer l'allure." 
Lolo Fabius fait des efforts pour se distinguer, mais l'appel est jusqu'ici tombé à plat. "Même en cas de succès, ce n'est pas ce qui changerait la donne", ajoute un responsable européen.

L'Allemagne devrait sans doute être un allié de poids 
Si vif que soit son rejet quasi viscéral des écoutes policières, l'Allemagne ne parvient guère à partager son souvenir des expériences des totalitarismes nazi et communiste en Europe. "Au-delà, je ne crois pas qu'il y ait beaucoup de candidats en Europe pour aller chercher des noises aux Américains", avance de son côté l'eurodéputé Arnaud Danjean, ancien de la DGSE. A la fin des fins, tout front européen risque de se briser sur un ultime obstacle: le Royaume-Uni. 
La gauche met notamment en cause les services britanniques de renseignement et le GCHQ (quartier-général des services de renseignement électronique du gouvernement britannique), héritier du fameux MI6, qui travaillent main dans la main avec la NSA, quand ils ne travaillent pas en sous-traitance. Selon les exclus, ils ne voudraient pas que l'UE vienne mettre son nez dans leurs affaires…

Coopération antiterroriste


L'extrême gauche internationale
s'en prend au démocrate Obama,
un Noir qu'elle aimerait serré
Au-delà de la gesticulation diplomatique, la France n'a donc que deux cartes en main. D'abord, demander directement des comptes au plus haut niveau, comme Laurent Fabius compte le faire mardi matin, en voyant son homologue John Kerry, parce que, dit-il, "la coopération contre le terrorisme ne justifie pas tout". Ensuite, renvoyer l'affaire au plus haut niveau européen, lors du sommet qui se réunit jeudi à Bruxelles.

La question est inscrite à l'ordre du jour et
François Hollande "demandera à l'UE de se doter d'un règlement sur la protection des données personnelles", a précisé le ministre des Affaires étrangères. À proprement parler, il s'agit de légiférer au niveau européen sur des plates-formes Internet grand public comme Amazon, Google ou Facebook. Pas de faire plier Washington sur le sujet qui fâche l'Europe autant qu'il la divise: l'espionnage et les écoutes à grande échelle organisés par la NSA.

Balayer dans son propre jardin

Kouchner a ironisé sur les petits faux-culs 
 
L'ancien ministre des Affaires étrangères (et européennes) de Nicolas Sarkozy a réagi sur France Info ce mardi matin aux révélations sur les écoutes de la NSA et aux dernières déclarations de Bachar al-Assad, mais aussi aux multiples naufrages des migrants qui tentent d'atteindre l'île italienne de Lampedusa. Bernard Kouchner demande aux pays européens d'envoyer chacun un bateau pour secourir les migrants.

Non seulement le socialiste Bernard
Kouchner relativise la polémique sur les écoutes de la NSA, mais il invite les petits états aigris à balayer devant leurs portes, à commencer par la France qui joue les vierges effarouchées mais qui, à petite échelle, participe à l'espionnage international, industriel et politique, comme les plus grands, les USA, la Chine ou la Russie. "L'ampleur de l'écoute nous a choqués. Soyons honnêtes, nous écoutons aussi. Simplement nous n'avons pas les moyens des Etats-Unis ce qui rend jaloux"
Sur la Syrie, il est catégorique, Bachar al-Assad "ne partira jamais".
L'affaire syrienne et le rapprochement, qui s'annonce entre les Etats-Unis et l'Iran, marqueront-ils le décrochage de la diplomatie de la France décrédibilisée, après celui de notre économie, avant isolement ?