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lundi 21 janvier 2019

La CNIL inflige une amende record de 50 millions d'euros à Google

Dans le même temps, le schizophrène Macron fait des mamours à 150 patrons étrangers à Versailles 

Le gendarme français des données personnelles reproche au géant américain son manque de transparence sur l'exploitation des données personnelles de ses utilisateurs.

Résultat de recherche d'images pour "CNIL"
Ce gendarme arrive après la bataille
Commission nationale de l'informatique et des libertés, la CNIL devient ainsi la première instance de régulation européenne à sanctionner une grande plateforme internet mondiale en utilisant les dispositions du nouveau règlement européen sur la protection des données personnelles (RGPD) entré en vigueur le 25 mai.
Le nouveau texte permet d'infliger des sanctions allant jusqu'à 4% du chiffre d'affaires mondial pour manquement aux obligations de protection des données personnelles des citoyens européens.

Pour son enquête, la CNIL a accompli le parcours que doit faire un nouvel utilisateur de smartphone Android (le système d'exploitation pour smartphone de Google), pour établir un compte Google et se servir de son appareil.
"Nous ne nions pas que Google informe" l'utilisateur qui ouvre un compte de l'exploitation qui sera faite de ses données, a expliqué Mathias Moulin, le directeur de la protection des droits et des sanctions à la CNIL. "Mais l'information n'est pas aisément accessible, elle est disséminée dans différents documents" que l'internaute ne prendra jamais le temps de consulter, a-t-il reproché.
"Il faut parfois jusqu'à cinq clics pour accéder à une information", a-t-il ajouté, estimant qu'au final, Google ne proposait pas une information "claire et compréhensible".

"Les manquements constatés privent les utilisateurs de garanties fondamentales concernant des traitements pouvant révéler des pans entiers de leur vie privée, car reposant sur un volume considérable de données, une grande variété de services et des possibilités de combinaison de données quasi-illimitées", a résumé la CNIL dans son communiqué de presse.

La sanction fait suite à deux plaintes séparées déposées à la CNIL contre Google par deux associations de défense des internautes, la Quadrature du Net, militant pour le logiciel libre et contre le fichage (France), et None Of Your Business (NOYB), fondée par le militant autrichien de la protection des données, Max Schrems, et qui a déjà porté plainte contre Facebook, WhatsApp et Instagram, aussi bien que Google LLC.
Si Google veut faire appel de cette sanction, il devra saisir le Conseil d'Etat.

Fin 2018, des amendes significatives s'abattirent sur d'autres têtes de turc: l'Américain Uber et le Français Bouygues Télécom pour des failles de sécurité. C'était sous la présidence d'Isabelle Falque-Pierrotin, née Boulin.

Opération séduction de Macron auprès de grands patrons américains

Satya Nadella, le directeur général de Microsoft, en compagnie d'Emmanuel Macron en mai dernier à Paris.
Satya Nadella, le directeur général de Microsoft,
en compagnie d'Emmanuel Macron en mai dernier à Paris
La deuxième édition du sommet "Choose France" sur l'attractivité de l'Hexagone se déroulera lundi au château de Versailles. Voici la liste des invités les plus prestigieux d'Emmanuel Macron.
En janvier 2018, Emmanuel Macron avait inauguré un nouvel axe de sa stratégie économique en recevant au château de Versailles près de 140 patrons de grandes entreprises étrangères. Ce sommet, nommé "Choose France", avait atteint son objectif : l'annonce de trois milliards d'euros d'investissements pour les cinq ans à venir. Après le succès de cette première édition, le château de Versailles accueille une nouvelle fois, ce lundi 21 janvier 2019, 150 patrons étrangers. La plupart font étape à Paris avant de rejoindre, à partir de mardi, le forum économique mondial de Davos, en Suisse.

Six  prestigieux chouchous sont invités.
Comme l'an dernier, Emmanuel Macron, VRP de l'entreprise France le temps d'une journée, rencontrera en tête à tête les dirigeants de six groupes mondiaux, les plus importants parmi ceux qui ont été invités.
Dans la journée, le président de la République recevra donc à l'Elysée Satya Nadella, directeur général de Microsoft. À partir de 17 heures, il s'entretiendra à Versailles avec Aliko Dangote, à la tête du conglomérat nigérian Dangote et première fortune africaine ; Lakshmi Mittal, fondateur du groupe Mittal ; Larry Culp, PDG de General Electric ; Evan Spiegel, cofondateur de l'application Snapchat ; et David Taylor, directeur général de la multinationale Procter & Gamble.
Google n'est pas représenté...

dimanche 7 août 2016

L'ossuaire de Douaumont transformé en terrain de jeu par Pokémon Go

Est-ce aussi un scandale qu'un élu LR veuille encadrer le jeu par la loi ?

3 des 6 millions d'accrocs joueraient en conduisant
Le président français François Hollande et la chancelière allemande Angela Merkel lors d'une cérémonie dans l'ossuaire de  de Douaumont (nord-est), le 29 mai 2016 / POOL/AFP
F. Hollande et la chancelière   A. Merkel lors d'une cérémonie
dans l'ossuaire de de Douaumont, le 29 mai 2016
Selon une étude réalisée par l'IFOP, sur les 6 millions d'utilisateurs Français de Pokemon Go, L'association 40 Millions d'automobilistes s'inquiète des risques liés à l'utilisation du jeu Pokemon Go par des automobilistes. Son président propose la mise en place par les créateurs d'une charte de bonne conduite pour éviter les accidents graves.

A Douaumont, le président français venait justement d'affirmer, le 29 mai 2016: "Notre devoir sacré est inscrit dans le sol ravagé de Verdun, il tient en quelques mots: aimons notre patrie, mais protégeons notre maison commune, l'Europe, sans laquelle nous serions exposés aux tempêtes de l'histoire".

Vous avez dit 'bonne conduite' ?

L'ossuaire de Douaumont (Meuse) est envahi de joueurs qui caracolent entre les croix blanches de la nécropole où reposaient en paix les 130.000 soldats français et allemands, soldats morts de la Première Guerre mondiale: le lieu est devenu un terrain de jeu à Pokémon.

Son directeur n'en croit pas ses yeux
"On s'en est aperçu parce que les gens déambulaient avec un portable devant eux, sur la nécropole et dans l'ossuaire proprement dit", explique vendredi Olivier Gérard, directeur du site où reposent des dizaines de milliers d'hommes tombés pendant la Première Guerre mondiale

"Je m'y suis intéressé et des gens m'ont gentiment montré l'application - dont j'avais entendu parler - et m'ont signalé que l'ossuaire est une arène", soit un lieu où les dresseurs de Pokémon peuvent faire s'affronter leurs équipes, ajoute O. Gérard. 

Outre l'ossuaire transformé en arène, les monuments en hommage aux soldats musulmans et israélites sont devenus des "Pokéstop", des points d'arrêt permettant de récupérer des objets ou des créatures. 
Tout comme... la plaque commémorant la poignée de main entre Helmut Kohl et François Mitterrand en 1984, qui scella dans les mémoires la réconciliation franco-allemande. 

Olivier Gérard, qui aimerait beaucoup interdire le jeu dans ce lieu de mémoire, se "renseigne sur les interdictions", mais "pense que cela va être difficile". Et regrette qu'aucune autorisation n'ait été demandée pour ce lieu, géré par une fondation privée. 
Application de réalité augmentée, Pokémon Go permet de capturer, d'entraîner, de faire évoluer ces petits personnages imaginés au Japon et de combattre avec des créatures virtuelles en se déplaçant dans le monde réel.

Le député Les Républicains (LR, ex-UMP) du Nord, Vincent Ledoux, demande que soit renforcé le cadre législatif entourant Pokémon Go. 

"Ce qui devrait être qu'un produit de divertissement pourrait se transformer en sujet de dangers potentiels si le législateur n'y prenait garde et ne venait y mettre de l'ordre", a expliqué, vendredi au Figaro, l'élu du Nord. Le maire de Roncq a adressé une question écrite à ce sujet à la secrétaire d'État chargée de l'économie du numérique, Axelle Lemaire. 
L'élu lance une alerte sur une "chaîne de dangers" : "des joueurs se regroupent dans des commissariats de police ou dans des cimetières - comme l'ossuaire de Douaumont (Meuse) -, abandonnent leur voiture sur le bord de la route ou traversent des chaussées imprudemment" pour attraper les 147 pokémons du jeu imaginés par Nintendo. "Un jeune homme de 22 ans, en plein chasse, a récemment percuté un muret en voiture. Chasser ou conduire, il faut choisir!" a ironisé Vincent Ledoux, tout en déplorant qu'il "n'existe pas de réglementation applicable aux jeux en ligne qui permettrait, pour le moins, d'analyser les risques avant leur mise sur le marché, d'en évaluer leur fonctionnement et de prévoir des modalités d''agrémentation' les rendant conformes au droit national et européen".
Il n'a fallu que quelques heures après le lancement officiel du jeu en France, le 24 juillet, pour qu'apparaissent les premiers écarts de conduite. Il y a quelques jours dans l'Aisne, la préfecture s'inquiétait du cas d'une "dresseuse" ayant perdu le contrôle de son véhicule sur l'autoroute alors qu'elle tentait d'attraper une de ces créatures. Certains panneaux sur l'autoroute le rappellent d'ailleurs : "celui qui conduit, c'est celui qui ne joue pas !"

La protection des données personnelles en question

L'élu s'inquiète également de la protection des données personnelles des joueurs: "les données à caractère personnel des joueurs font, en effet, l'objet de transfert vers les serveurs américains de Nintendo. Or, les États-Unis ne sont pas considérés par les autorités européennes" comme un pays "assurant un niveau de protection suffisant de notre vie privée". 
Et Vincent Ledoux d'ajouter : "Les achats intégrés à l'application excluent tout droit de rétractation tel que prévu pourtant par notre code de la consommation, fragilisant ainsi les publics vulnérables comme les mineurs".

"Dans la mesure où la localisation des joueurs peut être accessible à l'ensemble de la communauté d'utilisateurs, d'autres problématiques liées à la criminalité de droit commun ou au terrorisme sont également à craindre", fait aussi valoir Vincent Ledoux dans sa question écrite. "De chasseurs, les joueurs deviennent des proies d'autant plus vulnérables qu'ils sont géolocalisés en temps réel".

"
Pokémon Go sert de révélateur à un vaste chantier législatif qui de l'ubérisation de l'économie aux technosciences, va fournir un travail titanesque mais enthousiasmant au législateur, pressent l'élu vigilant du Nord, à la différence de ses collègues de la majorité. N'attendons pas que l'hémicycle du Palais Bourbon ne soit transformé en arène pour dresseurs avant de légiférer !", conclut ce successeur du député Gérald Darmanin et membre de la commission des affaires culturelles et éducation.

mardi 22 octobre 2013

Face aux écoutes de la NSA, Hollande et Fabius font ricaner l'Europe

Bernard Kouchner, réaliste face à l'hypocrisie de l'exécutif vertueux

Fabius fait l'innocent


Les tristes sires,
Fabius et Hollande
Ridiculisée au Proche-Orient, la France fait diversion en mettant la question des écoutes à l'ordre du jour du sommet européen

Alors que la rencontre a lieu jeudi à Bruxelles,
la Syrie poursuit sa résistance aux islamistes qui l'agressent avec le soutien de la France et des Etats-Unis. La politique étrangère de Hollande trouve en effet peu d'appuis, à part celle de ...l'Allemagne, sur cette affaire des écoutes révélées par Snowden.

Isolement 
de la France en Europe lorsqu'elle réclame des comptes au président Obama 
Lundi, il ne s'est trouvé que l'Allemagne pour partager "la colère et l'indignation" de l'Hexagone face aux écoutes téléphoniques massives lancées par la NSA (Agence nationale de la sécurité, organisme gouvernemental du "ministère" de la Défense des États-Unis). "Toute cette affaire doit être tirée au clair car elle ne concerne pas que la France, mais aussi d'autres pays à commencer par la République fédérale, a martelé le chef de la diplomatie allemande, Guido Westerwelle, à la recherche d'une coalition, lors d'un rendez-vous avec ses vingt-sept collègues de l'UE. Il faudrait faire bien davantage pour que cela cesse." Mais à Luxembourg, c'est à peu près tout ce que Laurent Fabius a pu réunir comme soutien public.

La question des écoutes téléphoniques de la NSA dépasse sans doute les frontières françaises, mais elle a été esquivée dans le huis clos des ministres des Affaires étrangères, d'après plusieurs participants. Depuis les premières confessions d'Edward Snowden, en juin, le Vieux Continent a déjà multiplié les demandes officielles d'explication. Mais elles se sont toujours heurtées à un mur de silence d'Obama, un président démocrate.

Lundi, pour finir, Lolo Fabius a dû constater l'échec des "consultations" transatlantiques de désamorçage du contentieux. Nouées cet été pour inciter Washington à mieux se comporter, elles ne mènent nulle part. "Ces réunions sont insuffisantes, elles n'ont pas donné de résultat, reconnaît le ministre français des élégances diplomatiques, nous demandons donc à l'Europe de forcer l'allure." 
Lolo Fabius fait des efforts pour se distinguer, mais l'appel est jusqu'ici tombé à plat. "Même en cas de succès, ce n'est pas ce qui changerait la donne", ajoute un responsable européen.

L'Allemagne devrait sans doute être un allié de poids 
Si vif que soit son rejet quasi viscéral des écoutes policières, l'Allemagne ne parvient guère à partager son souvenir des expériences des totalitarismes nazi et communiste en Europe. "Au-delà, je ne crois pas qu'il y ait beaucoup de candidats en Europe pour aller chercher des noises aux Américains", avance de son côté l'eurodéputé Arnaud Danjean, ancien de la DGSE. A la fin des fins, tout front européen risque de se briser sur un ultime obstacle: le Royaume-Uni. 
La gauche met notamment en cause les services britanniques de renseignement et le GCHQ (quartier-général des services de renseignement électronique du gouvernement britannique), héritier du fameux MI6, qui travaillent main dans la main avec la NSA, quand ils ne travaillent pas en sous-traitance. Selon les exclus, ils ne voudraient pas que l'UE vienne mettre son nez dans leurs affaires…

Coopération antiterroriste


L'extrême gauche internationale
s'en prend au démocrate Obama,
un Noir qu'elle aimerait serré
Au-delà de la gesticulation diplomatique, la France n'a donc que deux cartes en main. D'abord, demander directement des comptes au plus haut niveau, comme Laurent Fabius compte le faire mardi matin, en voyant son homologue John Kerry, parce que, dit-il, "la coopération contre le terrorisme ne justifie pas tout". Ensuite, renvoyer l'affaire au plus haut niveau européen, lors du sommet qui se réunit jeudi à Bruxelles.

La question est inscrite à l'ordre du jour et
François Hollande "demandera à l'UE de se doter d'un règlement sur la protection des données personnelles", a précisé le ministre des Affaires étrangères. À proprement parler, il s'agit de légiférer au niveau européen sur des plates-formes Internet grand public comme Amazon, Google ou Facebook. Pas de faire plier Washington sur le sujet qui fâche l'Europe autant qu'il la divise: l'espionnage et les écoutes à grande échelle organisés par la NSA.

Balayer dans son propre jardin

Kouchner a ironisé sur les petits faux-culs 
 
L'ancien ministre des Affaires étrangères (et européennes) de Nicolas Sarkozy a réagi sur France Info ce mardi matin aux révélations sur les écoutes de la NSA et aux dernières déclarations de Bachar al-Assad, mais aussi aux multiples naufrages des migrants qui tentent d'atteindre l'île italienne de Lampedusa. Bernard Kouchner demande aux pays européens d'envoyer chacun un bateau pour secourir les migrants.

Non seulement le socialiste Bernard
Kouchner relativise la polémique sur les écoutes de la NSA, mais il invite les petits états aigris à balayer devant leurs portes, à commencer par la France qui joue les vierges effarouchées mais qui, à petite échelle, participe à l'espionnage international, industriel et politique, comme les plus grands, les USA, la Chine ou la Russie. "L'ampleur de l'écoute nous a choqués. Soyons honnêtes, nous écoutons aussi. Simplement nous n'avons pas les moyens des Etats-Unis ce qui rend jaloux"
Sur la Syrie, il est catégorique, Bachar al-Assad "ne partira jamais".
L'affaire syrienne et le rapprochement, qui s'annonce entre les Etats-Unis et l'Iran, marqueront-ils le décrochage de la diplomatie de la France décrédibilisée, après celui de notre économie, avant isolement ?