Le Conseil d'Etat est-il aux mains des droits de l'hommistes ?
Les magistrats administratifs étaient saisis d'un recours de la Ligue des droits de l'Homme (LDH) et de la Quadrature du Net.
Depuis plusieurs semaines, le drone était devenu un outil majeur de surveillance utilisé par les policiers de la cacapitaleLa gauche y a vu une intrusion dans son domaine réservé.
Le Conseil d'Etat a enjoint lundi 18 mai l'Etat de cesser «sans délai» d'utiliser des drones à Paris pour surveiller le respect des règles du déconfinement, en raison de l'absence de cadre juridique pour l'utilisation de ces dispositifs techniques.
Pour la plus haute juridiction administrative, l'usage de ces drones, dans ces conditions, "caractérise une atteinte grave et manifestement illégale au droit au respect de la vie privée". Le Conseil d'Etat anticipe de potentiels "risques d'un usage contraire aux règles de protection des données personnelles". Au cours de l'audience vendredi, il a beaucoup été question de la possibilité avec ces drones d'identifier les personnes filmées sur la voie publique.
Préfecture de Police
✔@prefpolice
| Paris vu par les drones de la @prefpolice.
Épisode 4 : Survolez la Capitale de la Concorde à la Tour Eiffel en passant par la Seine.
14:00 - 28 avr. 2020
Encadrer l'usage
Pour le ministère de l'Intérieur et la Préfecture de police de Paris, cette identification n'est pas l'objectif visé avec l'usage de ces appareils: les drones permettent, ont-ils expliqué, de repérer des rassemblements interdits afin de déployer des forces de l'ordre pour disperser les personnes regroupées.
Le juge administratif n'a pas remis cela en question, mais a pris sa décision sur la base de la capacité d'identifier les personnes et donc du risque de mésusage. Afin de pouvoir utiliser ces drones, il faudra soit un arrêté pour encadrer leur usage, pris après avis de la CNIL (Commission nationale de l'informatique et des libertés), soit doter les appareils utilisés par la Préfecture de police de Paris de dispositifs techniques rendant impossible l'identification des personnes filmées.
L'avocat de la LDH, Patrice Spinosi, a salué "la volonté du Conseil d'Etat de marquer son attachement aux libertés fondamentales". "Il n'y a aucune raison de penser que cette décision n'ait pas vocation à s'appliquer sur l'ensemble du territoire français", car aucun cadre juridique n'existe pour l'utilisation de ces drones, a-t-il estimé.
Les hauts magistrats font obstacle a la mise en oeuvre de l'état d'urgence sanitaire votée par le Parlement.
POUR
LA   LIBERTE   D' EXPRESSIONFree speech offers latitude but not necessarily license
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lundi 18 mai 2020
lundi 21 janvier 2019
La CNIL inflige une amende record de 50 millions d'euros à Google
Dans le même temps, le schizophrène Macron fait des mamours à 150 patrons étrangers à Versailles
Le gendarme français des données personnelles reproche au géant américain son manque de transparence sur l'exploitation des données personnelles de ses utilisateurs.
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| Ce gendarme arrive après la bataille |
Commission nationale de l'informatique et des libertés, la CNIL devient ainsi la première instance de régulation européenne à sanctionner une grande plateforme internet mondiale en utilisant les dispositions du nouveau règlement européen sur la protection des données personnelles (RGPD) entré en vigueur le 25 mai.
Le nouveau texte permet d'infliger des sanctions allant jusqu'à 4% du chiffre d'affaires mondial pour manquement aux obligations de protection des données personnelles des citoyens européens.
Pour son enquête, la CNIL a accompli le parcours que doit faire un nouvel utilisateur de smartphone Android (le système d'exploitation pour smartphone de Google), pour établir un compte Google et se servir de son appareil.
"Nous ne nions pas que Google informe" l'utilisateur qui ouvre un compte de l'exploitation qui sera faite de ses données, a expliqué Mathias Moulin, le directeur de la protection des droits et des sanctions à la CNIL. "Mais l'information n'est pas aisément accessible, elle est disséminée dans différents documents" que l'internaute ne prendra jamais le temps de consulter, a-t-il reproché.
"Il faut parfois jusqu'à cinq clics pour accéder à une information", a-t-il ajouté, estimant qu'au final, Google ne proposait pas une information "claire et compréhensible".
"Les manquements constatés privent les utilisateurs de garanties fondamentales concernant des traitements pouvant révéler des pans entiers de leur vie privée, car reposant sur un volume considérable de données, une grande variété de services et des possibilités de combinaison de données quasi-illimitées", a résumé la CNIL dans son communiqué de presse.
La sanction fait suite à deux plaintes séparées déposées à la CNIL contre Google par deux associations de défense des internautes, la Quadrature du Net, militant pour le logiciel libre et contre le fichage (France), et None Of Your Business (NOYB), fondée par le militant autrichien de la protection des données, Max Schrems, et qui a déjà porté plainte contre Facebook, WhatsApp et Instagram, aussi bien que Google LLC.
Si Google veut faire appel de cette sanction, il devra saisir le Conseil d'Etat.
Fin 2018, des amendes significatives s'abattirent sur d'autres têtes de turc: l'Américain Uber et le Français Bouygues Télécom pour des failles de sécurité. C'était sous la présidence d'Isabelle Falque-Pierrotin, née Boulin.
Fin 2018, des amendes significatives s'abattirent sur d'autres têtes de turc: l'Américain Uber et le Français Bouygues Télécom pour des failles de sécurité. C'était sous la présidence d'Isabelle Falque-Pierrotin, née Boulin.
Opération séduction de Macron auprès de grands patrons américains
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| Satya Nadella, le directeur général de Microsoft, en compagnie d'Emmanuel Macron en mai dernier à Paris |
La deuxième édition du sommet "Choose France" sur l'attractivité de l'Hexagone se déroulera lundi au château de Versailles. Voici la liste des invités les plus prestigieux d'Emmanuel Macron.
En janvier 2018, Emmanuel Macron avait inauguré un nouvel axe de sa stratégie économique en recevant au château de Versailles près de 140 patrons de grandes entreprises étrangères. Ce sommet, nommé "Choose France", avait atteint son objectif : l'annonce de trois milliards d'euros d'investissements pour les cinq ans à venir. Après le succès de cette première édition, le château de Versailles accueille une nouvelle fois, ce lundi 21 janvier 2019, 150 patrons étrangers. La plupart font étape à Paris avant de rejoindre, à partir de mardi, le forum économique mondial de Davos, en Suisse.
Six prestigieux chouchous sont invités.
Comme l'an dernier, Emmanuel Macron, VRP de l'entreprise France le temps d'une journée, rencontrera en tête à tête les dirigeants de six groupes mondiaux, les plus importants parmi ceux qui ont été invités.
Dans la journée, le président de la République recevra donc à l'Elysée Satya Nadella, directeur général de Microsoft. À partir de 17 heures, il s'entretiendra à Versailles avec Aliko Dangote, à la tête du conglomérat nigérian Dangote et première fortune africaine ; Lakshmi Mittal, fondateur du groupe Mittal ; Larry Culp, PDG de General Electric ; Evan Spiegel, cofondateur de l'application Snapchat ; et David Taylor, directeur général de la multinationale Procter & Gamble.
Google n'est pas représenté...
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