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mercredi 2 juillet 2014

Mis à nouveau en examen, Sarkozy dénonce le zèle partisan de certains juges choisis

Y a-t-il collusion politique de la police et de la justice de Hollande ?

Verbatim intégral de l'entretien de Nicolas Sarkozy
EXTRAIT - Sarkozy dénonce "l’instrumentalisation politique d’une partie de la justice"
Nicolas Sarkozy était l’invité exceptionnel d’Europe 1 et TF1 mercredi soir. 


Gilles Bouleau (TF1): Bonsoir Monsieur le Président.

Nicolas Sarkozy : Bonsoir

Jean-Pierre Elkabbach (Europe 1): Bonsoir monsieur le président, bonsoir Nicolas Sarkozy.

GB : Depuis plus de deux ans, vous avez quitté l’Elysée et vous n’avez accordé aucune interview. Pourquoi avoir accepté de répondre ce soir aux questions de TF1 et d’Europe 1 ?

Parce que j’ai estimé que la situation était suffisamment grave pour que je dise aux Français ce qu’il en était de l’instrumentalisation politique d’une partie de la justice aujourd’hui.
Dans notre pays, qui est le pays des droits de l’Homme et de l’Etat de droit, il y a des choses qui sont en train d’être organisées et les Français doivent les connaître et, en leur conscience et en toute liberté, doivent juger de ce qu’il en est. Et je veux dire cette vérité.
Et puis il y a une deuxième raison… c’est que tout est fait pour donner de moi, l’image qui n’est pas conforme à la vérité. Je veux dire à ceux qui nous écoutent et qui nous regardent que je n’ai jamais trahi leur confiance, que jamais je n’ai commis un acte contraire au principe républicain ou à l’Etat de droit.
Il était venu le temps pour moi de m’expliquer, de prendre la parole et la nuit dernière, qui me fut réservée, m’a convaincu de la nécessité de le faire ici et maintenant.

JPE : Comment vous réagissez au principe et à la longueur de la garde à vue. Elle a été exceptionnelle : 15-16 heures avec les policiers. Vous étiez sans avocat. Quelle est votre réaction ?

C’est très simple : je suis profondément choqué de ce qui s’est passé. Je ne demande aucun privilège. Et si j’ai commis des fautes, j’en assumerai toutes les conséquences. Je ne suis pas un homme qui fuit ses responsabilités. Mais enfin, j’en appelle à la conscience de chacun, de chacun de nos compatriotes : est-il normal que je sois écouté dans mes conversations les plus intimes depuis le mois de septembre de l’année dernière ?

GB : dans le cadre d’une procédure judiciaire…

Que je sois écouté, que les conversations qui sont les miennes, avec mon avocat, soient écoutées et diffusées en violation de tout secret de l’instruction par des journalistes, des médias.
Est-il normal que je sois placé en garde à vue pendant 15 heures sous la surveillance, d’ailleurs, de policiers qui ont remarquablement fait leur travail, à qui, bien sûr, je n’ai rien à reprocher. Mais ne pouvait-on pas me convoquer pour que je réponde aux questions des juges ? Devais-je absolument avoir rendez-vous avec les deux dames qui m’ont donné rendez-vous à deux heures du matin cette nuit, après 14 heures d’interrogatoire par les policiers ?

JPE : Donc il faut bien expliquer aux Français qu’il y a eu d’abord les 16 heures avec les policiers, et à partir d’une heure, deux heures du matin, pendant deux heures, une interrogation par deux juges…

(Nicolas Sarkozy coupe Jean-Pierre Elkabbach) Il y a eu une volonté de m’humilier en me convoquant sur le statut de la garde à vue qui n’est pas un statut normal. Monsieur Cahuzac, le ministre du Budget de monsieur Hollande, qui était en charge de la lutte contre la fraude fiscale et à qui on a découvert un compte en Suisse, n’a pas fait une seconde de garde à vue.

Je ne le suis… (il se reprend) je ne lui souhaite pas, mais je considère qu’il est anormal que moi, qui ai un casier judiciaire vierge, depuis le temps qu’on cherche des comptes dans tous les pays que j’aurais détenus et qu’on en n’a jamais trouvé, et pour cause Est-il normal d’être traité comme ça ? Devais-je absolument être emmené sous la conduite de cinq policiers, dans un véhicule de police, pour rencontrer ces deux magistrates à deux heures du matin ? Ne pouvaient-elles pas me convoquer ?

JPE : Est-ce que vous pensez que les chefs d’accusation contre vous étaient déjà anticipés ? Qu’elles avaient décidé avant de vous voir ?

Ecoutez, ces chefs d’accusations sont grotesques. Et je vais vous en donner la preuve : lorsque je suis arrivé après quatorze heures d’interrogatoire par les policiers, je ne connaissais pas le dossier. J’ai accepté de répondre à toutes les questions, scrupuleusement. Ça a donné 45 pages au procès verbal qui était à la disposition des juges. Je me suis assis dans le fauteuil en face de ces deux dames, juges d’instruction… Elles m’ont signifié, sans même me poser une question, trois motifs de mise en examen, avant même d’avoir répondu à quoi que ce soit.

Est-il normal par ailleurs qu’on choisisse pour instruire une affaire, où mon nom est cité, et j’y reviendrai, un magistrat qui appartient au syndicat de la magistrature ?

GB : comme un tiers des magistrats… comme un tiers des magistrats qui appartiennent au syndicat de la magistrature… Un autre tiers appartient à un syndicat orienté à droite [il s'est dissout et le 1er est l'USM, dite modérée]… mais cela ne la disqualifie pas a priori…

Je ne pense pas que 68 millions de justiciables aient reçu la lettre que j’ai reçu le 2 mai 2012, à la veille de l’élection présidentielle, du même syndicat de la magistrature. Je vous en lis un bref extrait. Le syndicat de la magistrature, sous la voix de son président m’écrit : "qui plus que vous monsieur Sarkozy aura davantage violé la séparation des pouvoirs, dégradé la loi, travesti la réalité judiciaire, dénigré le travail des professionnels de la justice ? En réalité, poursuit le syndicat de la magistrature, tout au long de votre double quinquennat, vous n’avez cessé d’affaiblir l’autorité judiciaire et d’attiser la haine de la Justice, du moins êtes-vous parvenu à diffuser la votre". Et conclusion, "nous avons décidé", dit le syndicat de la magistrature… (coupé par Gilles Bouleau: d'appeler à voter contre vous)

GB : c’est vous-même qui les aviez traités de petits pois… Vous les aviez traités de petits pois en disant "ils sont quantité négligeable".
JPE : Là on assiste à la revanche des petits pois…

La revanche, lorsqu’on est magistrat et que l’on doit instruire à charge et à décharge, c’est la violation d’un principe du droit fondamental. Tout justiciable a le droit à un juge impartial. Je demande à ceux qui nous écoutent ou nous regardent : qui aimerait, pour avoir à trancher un différent entre lui et la Justice, en face de lui un magistrat dont l’obsession politique est de détruire la personne contre qui il doit instruire à charge et décharge ? (coupé par Jean-Pierre Elkabbach)

JPE : Ce soir est-ce que vous demandez, est-ce que vous réclamez de nouvelles juges, moins militantes selon vous ?
GB : …le dessaisissement de cette femme juge ou de sa consœur, madame Simon ?

Pardon de le dire, mais il est tout à fait invraisemblable qu’il se soit trouvé des magistrats pour nommer, pour s’occuper d’une affaire où mon nom est cité, un magistrat appartenant au Syndicat de la magistrature quand on connait son engagement.

GB : Ceux qui vous ont mis sur écoute, ce ne sont pas ces deux femmes juges. Ce sont d’autres juges qui n’appartiennent pas au Syndicat de la magistrature.

S’agissant de ma mise sur écoute, les Français doivent la comprendre. J’ai été mis sur écoute en septembre 2013, pour des faits supposés d’argent versé par monsieur Kadhafi … absurdes… en 2007, qu’espérait-on recevoir de ces écoutes ? Que monsieur Kadhafi, d’où il est, me téléphonât ?

JPE : Vous n’avez pas répondu, est-ce que vous voulez que de nouveaux juges … (coupé par Nicolas Sarkozy)

Je vais bien sûr répondre. Est-il normal, alors qu’il n’y a aucun indice grave et concordant contre moi… vous pensez-bien monsieur Bouleau que si on avait trouvé un compte ou un virement de monsieur Kadhafi, vous en auriez été informé avant moi. Est-il normal qu’on poursuive les écoutes, sur l’ancien chef de l’Etat, qui pourra demain avoir des responsabilités d’opposition ?

Je vous pose une question à mon tour, avant de répondre à la vôtre : imaginez qu’à l’époque où je fus président de République, monsieur François Hollande ait fait l’objet des mêmes écoutes ? Vous imaginez le scandale ? Est-ce que c’est parce que c’est moi que tout doit être permis, autorisé ?

Le bâtonnier des avocats de Paris, et les avocats, sont révulsés à l’idée que l’on puisse écouter les conversations entre mon avocat et moi, un peu comme si on écoutait les conversations entre chaque Français et son médecin, par la sécurité sociale…

JPE : A plusieurs reprises, vous avez dit : "on a nommé, on a décidé, on a choisi tel ou tel juge…" Est-ce que le président Hollande et son gouvernement, dans les affaires judiciaires qui vous concernent, sont des spectateurs ou des acteurs ?

Il y a une instrumentalisation de la justice, les choses sont claires. Madame Taubira, garde des Sceaux, sur le plateau de monsieur Bouleau, a été convaincue de mensonge lorsqu’elle a dit : "je n’ai jamais eu connaissance des écoutes des conversations de monsieur Sarkozy". Vous avez prouvé qu’elle avait menti. Vous savez comme moi que monsieur Valls a menti lorsqu’il était ministre de l’Intérieur. D’ailleurs, je suis très étonné. Ce matin même, monsieur Valls dit : "les faits qui sont reprochés à Nicolas Sarkozy sont très graves". Mais qu’en sait-il ?

GB : Vous pensez qu’il connaît le dossier ?

A moi de poser la question ! Qu’en sait-il ? A-t-il eu les juges au téléphone ? Lui a-t-on fait un rapport ? Il aurait dû dire "les faits supposés, reprochés à monsieur Sarkozy". Monsieur Sapin, ministre des Finances, a déclaré dans une interview récente, stupéfiante de sincérité : "Sarkozy, mais on va s’en occuper ! " Quant à monsieur Hollande, ses collaborateurs se sont livrés à une exploitation éhontée de mes archives, en violation de toutes les règles républicaines, qui ont été consultées sans que l’on m’en demande l’autorisation, distribuées à toute personne qui les voulait. Le directeur des services informatiques de l’Elysée a été licencié au motif – a-t-il dit – qu’il refusait d’examiner le disque dur de mon ordinateur.

GB : Demandez-vous le désistement de ces deux magistrates, ou pas ?

J’aurai l’occasion de prendre un certain nombre d’initiatives. Parce que voyez-vous, envers et contre tout, je crois dans l’honnêteté et l’impartialité des magistrats dans notre pays.

JPE : Mais pas celles là ?

Ne confondons pas une minorité militante et les magistrats. J’aurai l’occasion de faire valoir mes droits en la matière. Je ne demande aucun avantage particulier.

Insert:
Déclaration Matthieu Bonduelle (président du SM)


JPE : On dit : "il ne veut pas être traité comme un citoyen normal". Êtes-vous traité comme un justiciable normal ?

Avez-vous vu quelqu’un dire ça ? Cela n’a pas de sens monsieur Elkabbach. Je ne demande aucun droit particulier. Je ne veux aucun avantage, mais je vous rappelle que j’ai été interrogé dans le cadre de l’affaire dite Bettencourt, qui a été serinée pendant deux ans, et notamment au moment de la présidentielle, aux oreilles des Français. J’ai eu un non-lieu. J’ai été lavé de toute accusation. Savez-vous que j’ai accepté, et enduré, 22 heures d’interrogatoire. Dans l’affaire dite Karachi, dix ans d’enquête menée par monsieur Van Ruymbecke, aboutissent au fait que mon nom, et tout ce que j’aurais pu faire, est complètement reconnu comme totalement étranger. Qui en parle ? Je ne suis pas un justiciable au-dessus des lois, mais je ne suis pas décidé à accepter être en dessous de la loi.

GB : Dans ces écoutes, on entend clairement votre avocat, Me Herzog, être en contact avec un haut magistrat de la cour de Cassation. Vous le saviez, ne vous êtes-vous pas dit : "on a franchi la ligne jaune, ce que je fais relève du droit pénal" ?

Si je comprends bien, dans notre pays aujourd’hui, sous le mandat de monsieur Hollande, être magistrat et de gauche, c’est un élément parfaitement démocratique. Etre comme monsieur Azibert, un haut magistrat de la cour de Cassation, partageant les idées politiques de la droite, c’est le premier indice de la corruption.

GB : Mais il ne parlait pas de dîners en ville, il parlait de votre dossier monsieur le président 

C’est scandaleux ! Parlons du fond du dossier. Monsieur Azibert était candidat à un poste à Monaco. Il ne l’a pas eu. Mon avocat, Thierry Herzog, m’a demandé si je pouvais me renseigner pour faire une démarche auprès de Monaco. Je n’ai pas fait cette démarche, c’est dans le dossier, c’est prouvé. Le palais de Monaco a indiqué qu’il n’y a eu aucune démarche en faveur de monsieur Azibert. Et par ailleurs, il existe une écoute - qui elle n’a pas fuité dans la presse, on se demande bien pourquoi… - où je dis à Thierry Herzog : "non, je ne ferai pas l’intervention". Et enfin, la décision de la cour de Cassation, que j’attendais positive, fût négative. Résumons le dossier sur le fond : monsieur Azibert n’a rien obtenu, je n’ai pas fait de démarche et j’ai été débouté par la cour de Cassation. Où est le trafic d’influence ? Où est la corruption ? Qui a corrompu, et pour quel objet ? C’est scandaleux, et d’ailleurs ces motifs ont été retenus dans le seul souci de la continuation d’humilier, de m’impressionner, de m’empêcher, de me diffamer.

JPE : Vous demandez leur nullité ?

Bien sûr, je ne demande pas leur confirmation.

JPE : Vous prenez les Français à témoin. Voulez-vous passer pour une victime d’un système qui ne fonctionne pas en matière de justice, et même politique ?

Je suis seul, avec le soutien – fort heureusement et je les en remercie ce soir – de millions de gens qui ont voté – ou pas – pour moi et qui sont scandalisés de ce qui s’est passé. Que puis-je faire, si ce n’est prendre les Français à témoin ? Je vous le dis bien dans les yeux : je n’ai rien à me reprocher ! Vous m’entendez ? Rien !

JPE : Ni là ni dans d’autres affaires ?

Ni là ni dans d’autres affaires. Cela fait 35 ans que je fais de la politique. Jamais aucun responsable politique n’a été autant examiné par des magistrats, des policiers. Aujourd’hui, il y a peut être une vingtaine de magistrats qui s’occupent de moi, des dizaines de policiers, et je suis écouté dans tous mes téléphones depuis plusieurs mois. On ne trouve rien. On ne trouvera rien.

JPE : Est-ce qu’on ne trouvera rien dans l’affaire Bygmalion ?

Je vais vous répondre. Je prends les Français à témoin parce que quand on n’a rien à se reprocher, quand on a son innocence et la certitude de son innocence, on n’a pas peur de s’expliquer. Cette campagne a été vérifiée dans tous les sens, avec un soin qui n’avait rien d’amical, par la commission des comptes de campagne et par le Conseil constitutionnel. Les Français doivent savoir que lorsque le Conseil constitutionnel, pendant plusieurs mois, a examiné les comptes de ma campagne, quand mon équipe de campagne a oublié d’inscrire le plateau-repas d’un chauffeur d’une des voitures, il l’a réintroduit. Ils ont conclu que nous avions dépassé, sur un budget de 21 millions, de 400.000 euros. En vertu de quoi, pour la première fois dans l’histoire de la République, alors que j’avais rassemblé sur mon nom près de 19 millions d’électeurs, nous n’avons pas eu un centime de remboursement !

GB : Sauf que ces comptes étaient faux. Monsieur Lavrilleux a dit : "j’ai fait des fausses factures".
JPE : Est-ce que de l’argent a été détourné ?

De ma campagne ? Certainement pas ! Voulez-vous que je réponde ? Ce n’est pas la peine d’avoir de l’agressivité, j’ai eu ce qu’il fallait hier avec ces deux dames. Le Conseil constitutionnel a examiné ma campagne et a dit : "sur 21 millions d’euros, il a dépassé de 400.000 euros". En conséquence de quoi, zéro centime de remboursement. Madame Le Pen fut remboursée. Monsieur Hollande fut remboursé. Monsieur Cheminade fut remboursé. Le seul candidat, avec 19 millions d’électeurs, qui ne fut remboursé de rien…. Ma campagne n’a pas couté un centime au contribuable ! Mais je voudrais en appeler à votre réflexion. Croyez-vous que les rapporteurs du Conseil constitutionnel ont laissé passer 17 millions d’euros de dépenses sur une campagne de 21 millions sans s’en rendre compte ? Je veux poser une question. Ma campagne sera-t-elle à nouveau réexaminée ? Elle ne l’a pas déjà été assez ? J’ai eu le même nombre de meetings que monsieur Hollande. J’ai déclaré que ces meetings avaient couté 13,6 millions, un peu moins de 14 millions. Pour le même nombre de meetings, monsieur Hollande déclare 9,6 millions. A lui, on ne lui pose aucune question, à moi oui. Si la société Bygmalion a fait des systèmes de fausses factures avec l’UMP.

JPE : Si ou sûrement ? A partir du moment où vous voyez les chiffres…
Avez-vous des problèmes avec la présomption d’innocence ?

JPE : Si c’est le cas, porterez-vous plainte vous-même ?

Si la justice avérait que la société Bygmalion a prélevé de l’argent à l’UMP alors qu’il n’y avait aucune raison, les dirigeants de l’UMP seraient alors en droit de porter plainte. Il ne s’agit pas de ma campagne. En ce qui concerne ma campagne, je le dis à tous ceux qui m’ont soutenu, il n’y a jamais eu le moindre système de double facturation. Que les 17 millions qu’on prétend dépendre de ma campagne qui auraient été cachés, c’est une folie. Personne, jamais, ne peut imaginer que les enquêteurs du Conseil constitutionnel ou de la commission des comptes de campagne soient passés au travers.

GB : Donc monsieur Lavrilleux, qui s’occupait de votre campagne, ne dit pas la vérité quand il parle de fausses factures

Monsieur Lavrilleux aura à répondre devant la justice, et la justice fera son travail. J’ai des convictions concernant l’état de droit. Je suis moi-même avocat. Je ne vais pas faire aux autres ce qu’on me fait. Parce que je considère que lorsqu’on emploie des méthodes indignes, c’est plus humiliant pour celui qui est l’auteur de ces méthodes que pour celui qui en subit les conséquences.

JPE : Qu’est-ce qui pourrait vous faire renoncer ? Vous aviez tout un schéma, un plan, un programme… Avez-vous encore envie de vous battre ?

GB : Et serez-vous candidat à la présidence de l’UMP en septembre prochain ?

J’ai longuement réfléchi à ces questions. La question de savoir si on renonce ne se pose pour moi. Pourquoi ? Parce que vis-à-vis de son pays, on a des devoirs, on n’a pas des droits. Je regarde avec consternation la situation de la France, l’état de la France, et je connais l’inquiétude des Français et leurs souffrances. J’aurai à décider, après un temps de réflexion, à la fin du mois d’août, au début du mois de septembre, de ce que je devrais faire.

JPE : Vous pensez que les Français ont besoin de vous ?

Le fait que vous me posez la question monsieur Elkabbach, comme je ne peux pas imaginer que cela dissimule une espérance, montre que la question se pose…

JPE : Mais vous êtes prêt à relever le défi ?

N’anticipez pas la décision que je serais amené à prendre. J’aime passionnément mon pays, et je ne suis pas un homme qui se décourage devant les vilénies et les manipulations politiques

Hollande avait promis à un enfant : "Tu ne verras plus Sarkozy !"...

Sapin avait lâché que le PS allait "s'occuper des enquêtes de Sarkozy"

jeudi 20 mars 2014

Changement: république du soupçon, du bobard et de la salissure

Grande gravité: Sarkozy condamné sans jugement par la gauche  
Ce qu'ose écrire la presse socialiste
dirigée par Laurent Mouchard, dit Joffrin:
certains paient 3,80 € pour ça ?
La publication dans la semaine du 1er tour des municipales- par le site trotskiste (et révolutionnaire) Mediapart d'une nouvelle tranche d'écoutes judiciaires sur des conversations entre Nicolas Sarkozy et son avocat Thierry Herzog à la recherche d'éventuelles preuves qui pourraient confondre l'ex-président, suscite mercredi 19 mars de nombreuses réactions.

Plus le bobard est énorme, plus il a les faveurs de Denis Demonpion au Nouvel Observateur, sous la houlette de Laurent Mouchard-Joffrin, entretenus par une presse concentrée entre les mains des milliardaires socialistes Claude Perdriel (Sanisettes), puis Xavier Niel (Free), Pierre Bergé (YSL) et Matthieu Pigasse (banque), déjà propriétaires du journal Le Monde...

Une gauche dite "républicaine", la bouche pleine d'injures
Michel Sapin, ministre du chômage ("pervers"), Cécile Duflot, ministre du Logement et Patrick Mennucci ("voyou")Bruno Le Roux, patron des députés ("dealer"), et  ont déversé un flot d'injures.Lien PaSiDupes 

La gauche ignore la présomption d'innocence
Le prétexte d'une enquête sur des soupçons de financement illégal de la campagne du candidat UMP s'avère plus malveillant à chaque publication d'extraits des écoutes. Que l'avocat de la victime des écoutes qualifie de "bâtards" les juges de Bordeaux n'apporte aucun élément de preuve, pas plus que l'interception de conversations strictement privées avec l'épouse légitime. 
La présomption d'innocence devrait donc rester entière.Or, elle est bafouée par ceux-là mêmes qui la brandissent, en alternance avec une prétendue indépendance des juges, dont 1/3 sont militants au Syndicat de la Magistrature, marqué très à gauche et auteur du "Mur de cons", liste noire des adversaires à abattre.    
Des ministres s'emploient à diffamer pendant que le chômage précipite des malheureux dans la misère.
La ministre a en mains
les preuves qui l'accablent
Il n'est plus besoin de preuves pour stigmatiser l'adversaire. 
"L'extrême gravité des accusations et des soupçons qui pèsent sur l'ancien président de la République est telle que les commentaires maintenant doivent laisser la place à la vérité", a jugé, la porte-parole du gouvernement Najat Vallaud-Belkacem, sans mise en examen ni  procès. "Personne ne peut se réjouir de déclarations aussi délétères et aussi mortifères pour la démocratie", a-t-elle accusé, tout en voyant "un motif de satisfaction et d'espoir" dans le fait qu' "aujourd'hui, la vérité et la transparence sont possibles et même inéluctables". Des propos d'une ministre qui constituent une pression du gouvernement sur les juges et une atteinte anti-démocratique aux droits de la défense.
La ministre de la Santé, Marisol Touraine déclare pourtant avec virulence, les yeux hors de la tête: 
"Si les faits sont avérés, ils sont d'une très grande gravité parce que les propos qui sont tenus traduisent, au-delà de leur violence à l'égard des juges, une conception des relations entre le pouvoir politique et le pouvoir judiciaire qui est contraire à notre état de droit", a-t-elle affirmé sans relation avec l'objet prétendu des écoutessur i-télé (groupe Canal+). Mme Touraine a quant à elle un rapport très particulier et personnel à la démocratie et à la justice, puisqu'elle refuse de verser les 5.990 euros de dommages et intérêts dus par l'un de ses fils, Gabriel Reveyrand de Menthon, 22 ans et insolvable, incarcéré pour séquestration et extorsion de fonds sur une femme de 59 ans domiciliée dans le 13e arrondissement de Paris, comme la famille.
"Quand on voit que parfois à droite on fait part aujourd'hui de théories complotistes comme si c'était le gouvernement, la gauche, qui montaient de toute pièce tout ce qui se faisait dans le cabinet des juges, on voit que la réalité est bien différente et cela n'est pas digne d'un ancien président de la République", a également déclaré la ministre. En fait, on ne voit rien, mais la dame a un regard très aiguisé, quand il ne s'agit pas de son fils de 19 ans au moment des faits.

Alain Vidalies a pris le relais ce matin, davantage sur la défensive. 
"Personne ne peut soutenir, même par incidence, que le gouvernement était au courant du contenu des écoutes, que le gouvernement serait pour quoi que ce soit dans ces affaires," affirme-t-elle, bien que la ministre de la Justice ait brandi les documents qui trahissent les mensonges de Taubira, Ayrault et Vidalies. 
"Il y a des juges qui travaillent. Ce n'est pas le gouvernement qui a inventé ces histoires de téléphones avec des faux noms, ce n'est pas le gouvernement qui a fait des démarches éventuelles qui pourraient, si elles étaient confirmées, entraîner des poursuites", a-t-il pourtant affirmé.

Harlem Désir a mobilisé le PS
Le Premier secrétaire coopté du Parti socialiste ouvre le tir de barrage. "Que l'UMP fasse silence et que la justice travaille", ordonne-t-il dans un communiqué hyperbolique. "La lecture des documents publiés hier soir par Mediapart est ahurissante, hallucinante et surtout attristante. On comprend mieux l'acharnement des amis de Nicolas Sarkozy et de l'UMP à créer des diversions, à allumer des contre-feux, à disposer des écrans de fumée depuis une dizaine de jours. Il fallait absolument masquer la gravité des faits tels qu'ils apparaissent dans les documents de Mediapart", commente-t-il.
"Car de quoi s'agit-il si ces documents sont authentiques ? D'un ancien président de la République et de son avocat qui apparaissent tout simplement décidés à faire obstruction à la justice. Il est question de simulacres de conversation pour tromper les policiers qui écoutent, d'insultes proférées à l'encontre de magistrats, de 'taupes' dont ON dispose dans l'administration pour être informés secrètement de l'avancement des procédures".
Le président de SOS Racisme (1986-1987) était salarié en tant que "formateur permanent" par l'"Association régionale pour la formation et l'éducation des migrants" basée à Lille, fief de Martine Aubry et, pour cet emploi fictif, perçevait un salaire mensuel net de 8.900 francs. Cela lui valu d'être condamné, le 17 décembre 1998, à 18 mois de prison avec sursis et 30.000 francs d'amende pour recel d'abus de biens sociaux.
Harlem Désir aurait également bénéficié d'une amnistie de François Mitterrand concernant une dette de 80.000 francs au Trésor public, relative à des amendes de stationnement (décision de justice du 9 mai 1992) alors qu'il était président de SOS Racisme.

David Assouline, le porte-parole du PS  -et "ancien" trotskiste- continue. "Les propos et les faits relatés sont absolument ahurissants et blessants pour la démocratie, si les faits sont avérés", a déclaré David Assouline. "Le style et les mots sont accablants. S'ils étaient avérés, on comprendrait mieux pourquoi l'UMP a déployé autant de rideaux de fumée et une telle violence contre l'institution judiciaire et des juges indépendants", a poursuivi le porte-parole."Que l'UMP laisse les juges travailler en toute indépendance!", a-t-il répété, en écho à Harlem Désir.

Des parlementaires enchaînent 

Le député PS, Yann Galut (ci-contre à gauche) chef de file de "gauche forte", a jugé, dans un communiqué, que ces écoutes "accentuent les soupçons qui pèsent sur l'ancien chef de l'État et confirment, si les faits sont avérés, l'existence d'un scandale de grande ampleur". Il a "appelé l'UMP et Nicolas Sarkozy à laisser l'instruction faire son travail en cessant de diffuser des théories complotistes et en adoptant enfin une attitude d'humilité face aux graves soupçons présents dans ce dossier".

Mou, gris et servile, le président PS de la commission des lois, Jean-Jacques Urvoas, a ironisé sur Twitter.


La majorité présidentielle fait son numéro,
 balançant les mêmes éléments de langage, sans preuve et sur la base de "si".
Bertrand Delanoë, maire PS sortant de Paris, totalement subjectif sur le sujet, fait un acte de foi, estimant qu'avec François Hollande à l'Elysée, "nous sommes sûrs de l'indépendance de la justice" qui a subi, selon lui, "des pressions" dans les dix dernières années.

Dans l'opposition

A l'UMP, le ton était des plus modéré. Le président du parti, Jean-François Copé, invité des Indés Radios-Metronews-LCI, a demandé de la "retenue" en regrettant l'atmosphère "passionnée" et des "bouts de révélations" sur ces écoutes "en pleine campagne municipale".

L'ex-garde des Sceaux, Rachida Dati, a estimé sur i

Le vice-président délégué de l'UMP, Luc Chatel, a pour sa part rappelé que François Hollande s'était posé en garant de "l'indépendance de la justice", un principe qui est selon lui "chaque jour bafoué". "Je constate de manière troublante la conjugaison de ces phénomènes à l'approche d'une élection qui est donnée historiquement perdante pour le pouvoir en place", a aussi relevé sur LCI et Radio Classique l'ancien ministre de M. Sarkozy.

Nadine Morano se fait adepte de la théorie du complot sur Twitter, soulignant la proximité des municipales.

A l'extrême droite, le président d'honneur du FN, Jean-Marie Le Pen, s'est dit "choqué" sur BFM TV et RMC Radio que "ça sorte en période électorale".
"Tout ça ce sont des règlements comptes, de la poudre aux yeux, c'est fait pour laisser croire à l'opinion qu'il n'y a que deux partenaires politiques entre lesquels on peut choisir, l'UMP et le PS, qui vont se retrouver d'accord à peu près sur tout sauf durant cette période électorale", a expliqué M. Le Pen.

Le vice-président du FN, Florian Philippot, a lui regretté sur France Inter que parce qu'il y a un système mafieux UMP qui occupe l'espace médiatiqueon "ne parle pas de la vraie vie des Français (...) ".

dimanche 16 février 2014

Rencontre Obama-Hollande: le cousin d'Amérique reçoit un chef de tribu

Le syndrome du petit cousin de province

Que retiendra-t-on de la visite d’État du président français aux États-Unis? 

Les noeuds papillons défaits, les robes de galas rangées, les coups de canons tirés et les toasts oubliés, la question se pose de l'utilité du déplacement du Français et de la dépense publique américaine pour recevoir un si petit homme.

On est en effet un peu gêné par la vanité du moment symbolisée par les selfies et les tweets style sortie scolaire des journalistes, les yeux écarquillés des socialistes de la délégation, tel Alain Rousset du journal Le Monde qui fixe la scène sur son iPhone. Tous ces anti-libéraux nouvellement convertis au libéralisme social avaient des airs de cousin de province monté à Paris, empruntés et émerveillés d'être là. Malgré le changement et le pouvoir sans partage, ils n'auraient pas  dominé leurs complexes?

Le sentiment d'infériorité de l'équipe Hollande 

De cette rencontre d'Etat en grandes pompes surannées, il se dégage la confirmation que le principal moteur des hommes de pouvoir reste l’ego et l’idée qu’ils ont d’eux-même et de leur pays. Tout président que l’on soit, lorsque ces ego se rencontrent, le dérisoire marque l’Histoire.

Vincent Auriol arrive aux États-Unis en paquebot, après une traversée de l’Atlantique qui rappelle combien le pays de l'oncle Sam est loin et que la France lui est d'autant plus redevable de l'envoi de ses jeunes hommes pour combattre la Seconde Guerre mondiale, si longs qu'aient pu être les USA à contrer l'axe germano-japonais. L'Amérique acclama Auriol et célèbra avec lui sa victoire qui le posait les États-Unis en centre du monde, Plan Marshall en prime, auquel les Trente Glorieuses doivent temps. 


Eisenhower, général devenu président, accueille De Gaulle, général devenu président.
 
Leurs rapports n’avaient pas toujours été faciles. De Gaulle n’a pas oublié que "Ike" et les États-Unis l’ont tenu longtemps pour un agité, sachant que la Résistance était phagocytée par les communistes en opération survie face au nazisme et leur préférant le gouvernement d’Alger du général Giraud. C’est l’époque de la France fidèle, mais non alignée, qui veut parler d’égale à égale avec les États-Unis.

Arrive ensuite Valéry Giscard d'Estaing, en Concorde.
Les Américains sont éberlués. Le président français est là en trois heures et demie, deux fois moins de temps que n’en a mis Hollande ! VGE vante une France à la pointe du progrès, au même rang que les États-Unis, refuse le traducteur et parle dans les 2 langues indifféremment. C’était avant le changement socialiste.

Avec Mitterrand, les États-Unis reçoivent un monarque républicain et européen. 
Le très anti-communiste Reagan a compris que le président socialiste ne ferait pas la révolution prolétarienne à Paris. La visite sera celle d’un président français leader d’une Union européenne émergeante et encore difficile à cerner pour Washington. 
En 1996, Chirac, reçu par Clinton, c’est l'arrivée du vieux continent, comme le dira plus tard Villepin, soulignant le retard de l'Europe. Une France indépendante, qui avant de s’opposer aux États-Unis et à Bush sur la guerre en Irak revendique de reprendre ses essais nucléaires, ce qui irrite Washington. Mais l'humour de Chirac sauve tout ! C’est la France, alliée imprévisible et attachante. 
Sarkozy, très américanophile,  malgré son choix de réintégrer le commandement de l’OTAN, n’aura pas droit à une visite d’État. Il arrive entre deux présidences américaines: en 2009, George W. Bush est sur la fin de son mandat et c'est un démocrate, Obama, qui arrive six mois plus tard.

La France, fidèle adjudant du capitaine américain


Hollande, chef de guerre en Afrique, seconde classe à Washington, est inconnu au bataillon de la presse américaine. Mais un président aussi bas dans les sondages et qui se fait prendre tout chaud en scooter au sortir des bras d'une actrice suscite la curiosité. Non sans amateurisme, le pépère casqué s'est d'ailleurs lancé dans des opérations étrangères risquées, au Mali, puis en  Centrafrique et l'irresponsable intrigue tout autant qu'un Oliver Hardy


Echaudé par l'échec de son ObamaCare,
le président  noir cherche à se grandir auprès de plus nul que lui. En faisant le taf demandé, celui de pompier en Syrie, Hollande sert les intérêts du président américain. Le socialiste ne se formalise pas des mauvaises manières de Washington. Les écoutes de la NSA, le lâchage sur les frappes en Syrie, la négociation iranienne dans le dos de l'allié, tout glisse, Hollande n’en fait pas un plat ni une affaire de principe. La presse hexagonale n'est pas plus sourcilleuse. Celle qui militait pour le boycottage des J.O. de Pékin et réclamait de Sarkozy un coup d'éclat, est restée passive sur cette surveillance américaine secrète  de la France à des fins d'espionnage économique et de manipulation diplomatique, et non pas de lutte contre le terrorisme.

Hollande veille à ce que la France tienne son rang, le second. 
Il le fait sans état d’âme, sans l’orgueil d'un De Gaulle, les ambitions d'un VGE, les coups de gueule de Chirac. La "gauche molle" reste à sa place, au fond de la classe et répond présent quand le maître lui demande d'aller au tableau. Ca valait bien un plat de lentilles à la Maison blanche.

Ce que la presse n'a pas décrypté


Hollande a fait sa Beyoncé. Comme Obama pimente son couple de rumeurs, la dernière étant une supposée liaison avec la chanteuse, le cousin français s'est fait instrumentaliser par le métis. 
Il s'agissait pour lui de titiller Poutine en s'affichant avec un second rôle de la diplomatie internationale
pour débloquer la situation que verrouille Poutine en Syrie.
On dit que Hollande a pris du plaisir.



mardi 10 mai 2011

PS: les héritiers de F. Mitterrand sortent de sous tous les lits

Les socialistes bâtissent notre avenir avec les morts

Le 10 mai 2011 revêt un double intérêt pour les présidentiables

Le premier est d'ordre symbolique, alors qu'il s'agit de célébrer l'élection de François Mitterrand, il y a 30 ans.
Le deuxième est d'ordre stratégique : l'ensemble des célébrations prévues offre une "fenêtre de tir" idéale, car de nombreux dirigeants socialistes ont l'occasion d'occuper la scène médiatique, au travers de rendez-vous divers. A quelques mois des primaires et à un an de l'élection présidentielle, l'opportunité est de taille.

L'ex-couple Royal-Hollande se disputent les restes de Tonton François

Aux dernières nouvelles et selon l'enquête TNS Sofres pour Canal+, ce serait François Hollande qui incarnerait le mieux l'héritage de François Mitterrand aux yeux des personnes sondées. Et au jour de l'anniversaire du 10 mai 1981, date de l'élection du seul président socialiste de la Ve République, c'est vécu comme encourageant.
Lien PaSiDupes:
Hollande est persuadé de pouvoir faire rêver les Français...

60% des Français interrogés par BVA jugent positif le bilan de 14 années de présidence Mitterrand (1981-1995). Seulement 38% le jugent négativement.

Le pourcentage de bonnes opinions grimpe à 68% chez les 18-24 ans, qui ne l'ont pas connu, contre 65% des 25-50 ans et 54% des 50 ans et plus: la nostalgie n'est plus ce qu'elle était.

A la question de savoir qui, parmi les dirigeants actuels du PS, "se rapproche le plus de François Mitterrand dans ses idées et ses propositions", les personnes interrogées par TNS Sofres classent François Hollande en tête avec 18%, juste devant Dominique Strauss-Kahn (16%) et Martine Aubry (13%). Marie-sEGOlène Royal, à 9%, est clairement distancée.

Ségolène recycle et Titine duplique

Papa pique et maman coud.

La maire de Lille
a joué les hôtesses
en organisant une journée portes ouvertes Rue de Solférino. Lien PaSiDupes

L'amère du marais poitevin
s'est repliée sur la salle confidentielle des Blancs Manteaux du IVe arrondissement de Paris !
Elle participait dimanche à une réunion publique. Elle y a rendu hommage à celui qu'elle a harcelé pour qu'il lui cède une parcelle de pouvoir: lien PaSiDupes
Aujourd'hui, elle soutient que c'est lui qui "
avait eu raison de tenir bon et de garder son cap", malgré "les prédictions qui, à un an de la victoire l'assignaient à la défaite". En 2007, elle n'avait pas hérité !

Arrivée sous les applaudissements aux sons dela chanson de Barbara "Regarde", écrite pour célébrer l'élection de François Mitterrand à l'Elysée, elle pratique l'amalgame. Ii est vrai pourtant qu'elle ne mentionne ni les dévaluations, ni les affaires, nombreuses, qui ont émaillé ses septennats et dont voici un aperçu non exhaustif (cf. si libellés):

5.1 Accueil réservé à Georges Habache sur le territoire français

- Affaire des écoutes de l'Élysée (
lien PaSiDupes)

- Affaire du Rainbow Warrior

- Attentat de l'Observatoire

- Cancer caché

- Financement du Parti socialiste

- Implication dans la Françafrique

- Nuage radioactif de Tchernobyl

- Rapports avec l'extrême droite: Laval et Pétain

- Rôle dans l'exécution de condamnés à mort

- Soutien militaire et financier au régime Hutu

- Suicides de France Télécom/Orange Pierre Bérégovoy et François de Grossouvre

- Traitement financier par l’État de sa fille adultérine

Pour quelques-uns des mensonges de Mitterrand
C'est ICI, le devoir de mémoire...


Consciente d'avoir le mauvais oeil ?
La présidente de Poitou-Charentes a rappelé qu'avant l'élection de 1981, François Mitterrand était donné perdant. Une allusion à peine voilée à sa situation actuelle, puisqu'elle est loin d'être favorite pour sa seconde candidature socialiste en 2012...Elle est en effet devancée dans les sondages par Martine Aubry, Dominique Strauss-Kahn ou encore François Hollande.

La machine à perdre a embrayé sur 2012 : "dans un an, nous devons renouer avec la victoire de la gauche !"

Les anciens et les nouveaux fans
"Le vrai successeur de François Mitterrand s'appelle Ségolène Royal", a déclaré l'homme d'affaires socialiste multi-milliardaire qui ne roule pas en Porsche, mais en Heuliez Friendly, Pierre Bergé (80 ans), venu s'exprimer à la tribune.

Il faut "faire pousser de nouvelles branches sur l'arbre de la démocratie, dans le droit fil de la victoire de François Mitterrand (...) que nous fêtons aujourd'hui, et c'est tout naturel, autour de Ségolène Royal", a dit Charles Fiterman (78 ans), un des ministres communistes du gouvernement Mauroy (1981-84).

Le tandem Hamon-Emmanuelli et la Trabant Aubry ont le moteur qui tousse...
"Changer la vie" était le slogan de François Mitterrand en 1981. Les archéo doivent se faire une raison.
Selon un sondage CSA pour La Croix, cette idée ne fait plus vraiment recette 30 ans plus tard.

Et une petite dernière
Les candidats de la primaire PS adorent Mitterrand, mais les socialistes au rancard sont plus réservés Et désintéressés?
Dans sa volonté de rupture, Lionel Jospin revendiqua le "droit à l'inventaire" !...