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vendredi 24 avril 2020

Clandestin depuis dix ans, il avait sauvé une nonagénaire des flammes

Le migrant avait sauvé une nonagénaire des flammes 

Le maire se serait-il mobilisé si le héros avait été
Français?


Le 15 avril, un clandestin a sauvé d’un incendie une vieille dame à La Grand-Combe, dans le Gard. Le maire de la commune se mobilise désormais pour lui obtenir un titre de séjour.

Sans-papiers en France depuis une dizaine d’années, un Algérien de 29 ans a sauvé une nonagénaire des flammes: un fait d’armes qui lui vaut le soutien du maire de la commune, qui va demander sa régularisation, après un mois.

"Je vais m’en occuper, le prendre sous mon aile et demander à la Préfecture un dossier de régularisation, a expliqué vendredi Patrick Malavieille, le maire communiste de cette ancienne cité minière durement frappée par le chômage et la pauvreté.


"On parle parfois de la jeunesse avec un a priori, ou alors on évoque les jeunes dans les pages des faits divers où ils ne sont pas toujours à l’honneur. Cet événement met en valeur le courage et la bravoure, a insisté lourdement l’édile de La Grand-Combe (60 km au nord-ouest de Nîmes), un soupçon populiste.

Enfermée à clef

Le 15 avril, en plein confinement, Houari Hakiki avait porté secours, aidé d’un ami, à une femme de 92 ans bloquée dans un immeuble en feu, avant même l’arrivée des secours sur place. Mais il avait pris la fuite en entendant la sirène des pompiers, sans doute par peur.

J’étais avec Houari et on a vu des flammes. Il m’a dit "viens on va voir ce qui se passe", a raconté cet ami, Malik Zaid, 26 ans. A notre arrivée sur place les pompiers n’étaient pas encore là et une dame était au second étage, sur le balcon.

Les deux hommes n’écoutent que leur courage et montent les escaliers, découvrant que la nonagénaire a été enfermée à clef dans l’appartement par son aide-ménagère, partie faire des courses. Ils défoncent alors la porte pour la libérer.

Il fallait absolument la sauver, ça pouvait être ma grand-mère, a estimé Houari Hakiki, considérant son attitude simplement normale : Si c’était à refaire, je le referais.

samedi 11 mai 2019

Deux soldats sacrifient leurs vies au Burkina Faso pour sauver deux irresponsables Français

La classe politique ne condamne pas les touristes pris pour otages en voyage d'agrément dans une zone dangereuse du Bénin

Macron va saluer héros et inconscients pareillement

Les soldats français Alain Bertoncello et Cédric de Pierrepont, morts dans l'opération visant à libérer les otages Picque et Laurent Lassimouillas au Burkina Faso.

Pour sauver le soldat Loiseau, les président est entré en campagne des Européennes. Pour autant, ces élections justifient-elles que Macron manque à nouveau de discernement dans le jugement des responsabilités des uns et des autres ? Qu'il honore les deux soldats qui ont fait le sacrifice de leurs vies est certes naturel, mais qu'il aille à l'aéroport accueillir les deux enseignants en balade responsables de leurs morts est un geste de mépris de la vie des militaires.

Vendredi, des élus ont pourtant mêlé dans un même salut la mémoire des deux sauveteurs français qui ont été tués et les deux individus pour lesquels une vie opération de libération a dû être montée. Que les otages libérés aient été quatre au final ne change rien à la faute du ministère des Affaires étrangères qui a autorisé le voyage des deux ressortissants Français au Bénin, retrouvés au Burkina Faso, en cours de transfert au Mali, dans la nuit de jeudi à vendredi.
Le Bénin est un pays en guerre. Avec le Tchad, le Cameroun, le Niger et le Nigeria, le Bénin participe à la lutte armée contre Boko Haram et ISIS, avec le soutien de la France, dans le cadre de l'opération Barkhane, menée depuis le 1er août 2014 au Sahel et au Sahara contre les groupes armés salafistes djihadistes dans toute la région du Sahel. Ensemble, ils devaient mobiliser 8.700 hommes pour lutter contre ce mouvement salafiste djihadiste né dans le nord-est du Nigeria et qui a pour objectif d'appliquer la charia sur l'ensemble des territoires qu'il parvient à conquérir...
Cédric de Pierrepont et Alain Bertoncello, tous deux officiers mariniers du commandement des opérations spéciales, membres du prestigieux commando Hubert de la Marine nationale, ont été tués lors d'une opération des forces spéciales françaises, au cours de laquelle quatre otages - deux Français, une Américaine et une Sud-coréenne - ont été libérés.
Dans le communiqué annonçant la libération des otages, l'Elysée prête au président Macron des mots de réconfort, assurant qu'il "s'incline avec émotion et gravité devant le sacrifice de nos deux militaires qui ont donné leur vie pour sauver celles de nos concitoyens" et "adresse ses sincères condoléances à leurs familles".
Cédric de Pierrepont, chef de groupe commando
Pacsé, Cédric de Pierrepont, 33 ans, ci-dessus à gauche, cumulait 15 ans de service au cours desquels il a plusieurs fois été engagé sur des théâtres d'opérations en Méditerranée, au Levant et au Sahel, théâtre sur lequel il était déployé depuis le 30 mars dernier.
Il était titulaire de quatre citations avec attribution de la croix de la valeur militaire et d'une citation à l'ordre de la brigade avec attribution de la médaille d'or de la défense nationale.
Alain Bertoncello, 7 ans de service
À 28 ans, il était également pacsé et cumulait plus de 7 ans de service au sein de la marine nationale. Après son entrée dans les commandos Marine, il a participé à des missions de défense des intérêts maritimes français aux Seychelles (protection des thoniers) et à plusieurs opérations extérieures au Qatar, au Levant...
Lui était titulaire d'une citation à l'ordre du régiment avec attribution de la médaille d'or de la défense nationale et était décoré de la médaille d'outre-mer pour le Moyen-Orient ainsi que de la médaille d'argent de la défense nationale.
"Morts pour la France cette nuit au Burkina Faso, les commandos marine Cédric de Pierrepont et Alain Bertoncello ont sacrifié leur vie pour sauver celle de 4 otages, désormais libres. Je pense à leurs familles, à leurs frères d'armes. Toute la Nation s'incline devant leur courage", a également réagi la ministre française des Armées Florence Parly.

Au nom du président de l'Assemblée nationale Richard Ferrand (LREM), la chambre basse a présenté "ses sincères condoléances" "aux familles et aux proches des soldats morts pour la France, mais aussi à nos forces armées endeuillées", sur Twitter.

"Ils s'étaient formés pour servir jusqu'au milieu du plus grand danger ; par leurs vies données, (ils) n'ont pas seulement sauvé des otages, ils ont montré ce qui fonde un pays, ce lien qui nous engage jusqu'au don de soi", a pour sa part fait valoir la tête de liste LR pour les Européennes, François-Xavier Bellamy.
"Pour cela, nous leur devons tous notre reconnaissance infinie, comme à leurs frères d'armes des Commandos marine", a-t-il poursuivi.

La présidente du Rassemblement national Marine Le Pen a également rendu hommage à "nos deux marins qui se sont sacrifiés pour sauver la vie de nos compatriotes au Burkina Faso", en les qualifiant de "héros", un terme également utilisé par la tête de liste du parti d'extrême droite aux Europénnes, Jordan Bardella.

Président du MoDem, François Bayrou, a pour sa part exprimé "une pensée fervente pour les deux militaires", en écrivant que "donner sa vie pour d'autres et pour son pays, consentir au sacrifice, ce n'est pas un vain mot.

Le Parti socialiste a salué "le courage des forces spéciales françaises" et "s'incline devant la mémoire et le sacrifice des 2 officiers commandos morts dans l'accomplissement de leur devoir".

Le président de Debout la France et tête de liste aux Européennes, Nicolas Dupont-Aignan, a lui-aussi évoqué un "sacrifice". "La Nation remercie ces hommes et femmes engagés quotidiennement en France et à l'étranger pour préserver notre sécurité", a-t-il encore écrit.

Jean-Yves Le Drian a fait rédiger un communiqué en langue de bois.
"Je salue avec émotion le sacrifice des deux militaires français engagés dans cette opération. J’exprime à leurs familles et à leurs proches mes condoléances attristées et toute ma sympathie. N’oublions jamais le courage et l’abnégation de nos soldats au service de la sécurité des Français partout dans le monde".
Le Quai d'Orsay n'a pas omis d'adresser ses "pensées aux proches du guide béninois sauvagement assassiné lors de l'enlèvement de nos deux compatriotes".
Le Drian se fait discret : il a assez à faire avec ses ventes d'armes au Yémen, d'autant que leur ventilation atteint le Sahel selon des circuits de redistribution qu'il ne maîtrise pas, mais tuent au Burkina-Faso... 

Jean-Yves Le Drian a fait rédiger un communiqué
Je salue avec émotion le sacrifice des deux militaires français engagés dans cette opération. J’exprime à leurs familles et à leurs proches mes condoléances attristées et toute ma sympathie. N’oublions jamais le courage et l’abnégation de nos soldats au service de la sécurité des Français partout dans le monde.
Il se fait discret : il a assez à faire avec ses ventes d'armes au Yémen, d'autant que leur ventilation atteint le Sahel selon des circuits de redistribution qu'il ne maîtrise pas, mais tuent au Burkina-Faso... 
Les otages libérés devraient être traduits en justice pour mise en danger de la vie d'autrui...car ils se sont rendus dans une zone fortement déconseillée par le ministère des affaires étrangères...Et à cause de leur inconscience 2 soldats sont morts ..RIP.— Mr.Taupe (E.Alkemade) (@ERIC415ERIC) 11 mai 2019
Une voix manque toutefois au flot de tweets et communiqués 
Celui de Mélenchon : il est en campagne à Marseille et son obsession du moment c'est "Il faut que les gouvernements français arrêtent de trottiner derrière les gouvernements de droite allemands. "

Ces chants de gloire aux héros retentissent pour recouvrir la responsabilité du gouvernement 

Une zone déconseillée par le Quai d'Orsay.
Nathalie Loiseau y a fait carrière : elle en dirigeait les services administratifs.  Faut-il en dire davantage pour être convaincu de la qualité de sa gestion?  

Les deux touristes français avaient été enlevés le 1er mai au Bénin, dans le parc de la Pendjari situé à la frontière avec le Burkina Faso et le Niger, deux pays où des groupes armés, notamment djihadistes, sont de plus en plus actifs. Le corps de leur guide avait été retrouvé samedi dernier.
Selon des experts et des sources sécuritaires, le nord des pays côtiers de l'Afrique de l'Ouest, comme le Togo et le Bénin, est devenu vulnérable ces derniers mois face à la stratégie d'expansion et de multiplication des fronts adoptée par les groupes armés.
Le Bénin est un pays démocratique considéré comme un îlot de stabilité en Afrique de l'Ouest, une région où opèrent de nombreux groupes djihadistes liés à Al-Qaïda et à l'organisation Etat islamique. Mais les parcs sont des zones très difficiles à surveiller, malgré un renforcement des équipes, entraînées militairement depuis qu'African Park, l'ONG en charge de la gestion de la Pendjari, a repris la gestion de la Pendjari.
L'opération de libération des otages a été "rendue possible par la mobilisation des moyens de Barkhane (quelque 4.500 hommes déployés par la France au Sahel depuis 2014), l’implication des forces burkinabè et le soutien américain en renseignement", précise le chef d’état-major français, le général François Lecointre.
Bras ballants, Jean-Yves Le Drian a pointé - mais un peu tard - la dangerosité prévisible de l’endroit où ils se trouvaient. "La zone où étaient nos compatriotes était considérée depuis déjà pas mal de temps comme une zone rouge, c’est-à-dire une zone où il ne faut pas aller, où on prend des risques majeurs en allant", a-t-il souligné. "Je pense qu’il faut que tous ceux qui veulent faire du tourisme dans ces pays s’informent auparavant (…)""Le message que je peux délivrer comme ministre des Affaires étrangères est que la plus grande précaution doit être prise dans ces régions pour éviter que de tels enlèvements n’aient lieu, et pour éviter des sacrifices de nos soldats", a-t-il insisté. Il n'est donc pas de sa responsabilité d'encadrer le tourisme et de prévenir les prises de risque en concertation avec les agences de voyages. A moins que sa politique soit de favoriser le tourisme des pays amis aux dépens de la prévention. 
L’enlèvement de deux Français dans le parc de la Pendjari, "un coup dur pour le tourisme au Bénin," selon France 24...
À Cotonou, les expatriés sont inquiets, mais certains Béninois considèrent qu'il s'agit d'un non-événement mineur après les violences post-électorales. Parce que le président du Bénin, Patrice Talon? a fait le pari du tourisme à son arrivée au pouvoir en 2016 et que le parc de la Pendjari en est le premier atout, "je vois derrière cette histoire un complot,” confie un jeune béninois.

Les deux individus libérés


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Les deux ressortissants français, enlevés au Bénin le 1er maiau cours d'un séjour touristique, et libérés le 10 au Burkina Faso seront récupérés par les services de l'Elysée : le président assurera leur accueil télévisé samedi à Villacoublay.

Ils se nomment Laurent Lassimouillas et Patrick Picque. 
Les deux otages français sont attendus samedi 11 mai à 18 heures à Villacoublay, près de Paris. Ils sont  âgés respectivement de 46 et 51 ans et ne sont donc pas - a priori - de grands ados irresponsables. Ils ont pourtant choisi de faire du tourisme en territoire occupé par des groupes djihadistes liés à Al-Qaïda et à l'organisation Etat islamique, avec l'autorisation du Quai d'Orsay.

Ils n'étaient d'ailleurs pas rentrés de leur safari dans le parc de la Pendjari. Les deux aventuriers avaient d'abord été considérés comme perdus dans cette étendue de près de 5.000 km le long de la frontière burkinabé, jusqu'à ce que le corps sans vie et très abîmé de leur guide béninois, Fiacre Gbédji, soit retrouvé samedi matin dans ce parc.

Né à Marseille, 
Laurent Lassimouillas est professeur de piano à Longjumeau, dans l'Essonne. Ce chef d'orchestre dirige l'orchestre symphonique 2e et 3e cycles du conservatoire municipal Maurice Ravel d'Ozoir-la-Ferrière, 20.000 habitants, en Seine-et-Marne. Décrit comme "très sympathique" par son entourage, l'homme lettré, amoureux de la nature et des voyages exotiques est "très professionnel et très apprécié". "Il est brillant, très pro, pointu, très impliqué et très exigeant avec ses élèves", assure-t-on au conservatoire d'Ozoir-la-Ferrière.
Engagé pour la cause des sourds et malentendants, "c'est quelqu'un qui donne sans compter", raconte l'un de ses anciens élèves qui a appris pendant près de six ans le piano à son côté. "Je le connais depuis que j’ai 14-15 ans. Il est bienveillant et donne de nombreux conseils." Venu passer une dizaine de jours au Bénin, il était donc accompagné de Patrick Picque. 

Né à Mortain, dans la Manche, P. Picque a grandi à Barenton, à une dizaine de kilomètres, mais est domicilié en région parisienne, où il est créateur de bijoux. C'est sur franceinfo que la mère de Patrick Picque a appris la libération de son fils, indique la radio.

Les deux valeureux sauveteurs de ces deux artistes faisaient partie du prestigieux commando Hubert de la Marine nationale. Macron a fait savoir qu'il dirigera personnellement l'hommage national qui leur sera rendu mardi aux Invalides.

Les deux touristes, qui venaient de se marier, étaient en voyage de noce lors de leur rapt. 

samedi 24 mars 2018

Qui est le gendarme qui a donné sa vie pour sauver celles des otages du fou d'Allah ?

Le lieutenant-colonel Arnaud Beltrame est mort des suites de ses blessures

Atteint par les balles de l'islamiste et frappé d'un coup de couteau à la gorge, l'officier supérieur avait pris la place d'une otage.

Résultat de recherche d'images pour "Arnaud Beltrame"Cet homme d'honneur est mort "mort pour la patrie" des suites de ses blessures.  
Arnaud Beltrame était dans le Super U de Trèbes, près de CarcassonneGérard Collomb a rendu hommage au lieutenant-colonel qui s'était livré au fanatique, la veille, en échange de la libération d'une otage dans un magasin Super U de Trèbes, près de Carcassonne. Cette dame pourra-t-elle être jamais féministe ?

Le gendarme avait intentionnellement "laissé son téléphone ouvert sur la table (...) et c'est lorsque nous avons entendu les coups de feu que le GIGN est intervenu" et a abattu le terroriste auteur de l'attentat, qui se réclamait du groupe djihadiste Etat islamique, selon Gérard Collomb. 

Agé de 45 ans, Arnaud Beltrame était sorti major de Saint-Cyr en 1999, où ses supérieurs avaient décelé un militaire "qui se bat jusqu'au bout et n'abandonne jamais", selon l'Elysée. 
Il était sorti également major de l'école des officiers de la gendarmerie en 2001 avant d'être retenu en 2003 avec six autres gendarmes sur 80 candidats pour intégrer l'actuel GIGN. 
Originaire du Morbihan, il est ensuite "passé par la gendarmerie mobile, à Satory (Yvelines), la Garde républicaine et la compagnie de gendarmerie du Sud-Manche, à Avranches", qu'il a dirigée jusqu'en 2014, écrit Libération. 

Pour ses bons et loyaux services, cet officier avait été décoré en 2012 de l'ordre national du Mérite. 

"Un très fort sens du devoir" face au fanatisme

Image associée
L'ancien maire d'Avranches, Guénhaël Huet, a été son voisin pendant de nombreuses années. Interrogé par Ouest-France, il décrit "un homme de terrain, d'action, très courageux. Qu'il ait fait cette proposition de se substituer à un otage ne me surprend absolument pas", témoigne-t-il. 
Arnaud Beltrame était un homme "qui n’a peur de rien, qui va à l’affrontement, qui est présent" et "qui avait un très fort sens du devoir". 

Quand il quitte Avranches, en 2014, Arnaud Beltrame devient conseiller auprès du secrétaire général du ministère de l'Ecologie, au temps de Ségolène Royal (2014-2017). Il y coordonne "l’action des pouvoirs publics dans la lutte contre les crimes environnementaux", selon le quotidien. 
C'est en 2016 qu'il est élevé au rang de lieutenant-colonel. Nommé officier adjoint au commandement du groupement de gendarmerie de l'Aude en 2017, il participe en décembre à un exercice simulant une tuerie de masse dans un supermarché de la région, selon La Dépêche du Midi. 

"Je savais que c'était forcément lui", a réagi la mère d'Arnaud Beltrame, interrogée par RTL. A la radio, elle assure que personne n'a été surpris d'apprendre qu'il s'était substitué à un otage : "C'est sa raison de vivre, défendre la patrie."

Arnaud Beltrame était également actif à l'aumônerie de la gendarmerie.
Catholique et croyant fervent, ce quadra, marié sans enfant, mort en héros, était un mécréant qui fait honneur à ses semblables.


Son sacrifice en rappelle un autre, tout aussi héroïque. Comment, en effet, ne pas tourner le regard vers saint Maximilien Kolbe (1894-1941) ? Pour sauver un père de famille, ce franciscain polonais a librement consenti à une fin tragique dans le bunker de la faim d’Auschwitz. La scène, vivante incarnation de l’Evangile de la Passion qui sera lu en ce dimanche des Rameaux, reste gravée dans les mémoires.
Nous pensons à Marielle, son épouse, et à toute sa famille.

samedi 22 août 2015

Tirs dans un Thalys: Cazeneuve admet finalement la tentative d'un terroriste islamiste

L'identité du suspect est confirmée: un Marocain de 26 ans signalé aux services de renseignement français -en vain-  par l'Espagne

Bernard Cazeneuve avait commencé par nier les faits de terrorisme

Mais 
le super-ministre de l'Intérieur a dû se rendre à l'évidence.
Les informations en provenance  de l'étranger ne lui permettent plus de camper sur sa ligne du déni. Il évoque maintenant la piste terroriste du bout des lèvres, insistant d'ailleurs sur l'origine, non pas franco-marocaine, mais marocaine de l'islamiste, soupçonné d'avoir voulu commettre un massacre dans un Thalys Amsterdam-Paris vendredi.
L'homme interpellé est soupçonné d'appartenir à la "mouvance islamiste radicale", a déclaré le locataire de la Place-Beauvau, ce samedi 22 août. Mais il souligne toutefois que son identité doit encore être formellement établie. Si elle l'est, il s'agit d'un ressortissant marocain de 26 ans, signalé par les autorités espagnoles aux services de renseignement français, a-t-il confirmé lors d'une déclaration devant la presse. 

Le suspect était en garde à vue samedi à Levallois-Perret (Hauts-de-Seine), en banlieue parisienne, siège de la sous-direction antiterroriste (SDAT) et de la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI), où il a été transféré tôt samedi matin depuis Arras.

Un Français parmi des héros américains

Le ministre de l'Intérieur salue le courage des hommes qui sont intervenus pour maîtriser l'assaillant. Il se félicite personnellement de leur "comportement courageux, plein de bravoure". 
Mais, pour commencer, il vante particulièrement (et équitablement ?) "un voyageur français" qui est "intervenu en premier pour maîtriser l'agresseur", selon Bernard Cazeneuve, décidé à donner un rôle prépondérant à la France. Il s'agit d'un passager qui, "voulant accéder aux toilettes de la voiture 12 s'est trouvé face à un individu porteur d'un fusil d'assaut kalachnikov en bandoulière," raconte le ministre de Hollande.
La version Cazeneuve omet simplement que le manège du terroriste avait intrigué plusieurs personnes, dont deux militaires qui ont pour principal défaut d'être Américains. Or, en professionnels du maniement des armes, ils ont reconnu, en provenance des toilettes, le bruit  de culasse d'un fusil qu'on arme et ont bondi sur le terroriste à sa sortie, torse nu et équipé de neuf chargeurs de 30 balles, soit 270, capable de provoquer un véritable carnage dans le milieu clos d'un train.
La photo ci-dessous indique pourquoi Cazeneuve privilégie l'intervention héroïque du jeune Français à gauche, au détriment des deux militaires américains, à droite, dont la chemise de l'un portat pourtant des traces de sang notamment du djihadiste de retour de Syrie.

Le ministre attribue des rôles d'appoint aux militaires américains
Le voyageur préféré de Cazeneuve, 1,67m, "a tenté courageusement de le maîtriser, avant que l'agresseur ne tire plusieurs coups de feu". Interviennent alors "deux passagers américains", qui "sont parvenus à maîtriser le tireur, à l'immobiliser au sol et à écarter son armement". Que serait-il advenu de l' "audacieux" François   Français, sans l'intervention des deux 'Marines' rompus aux techniques du combat ?
Oups ! Pour les décorations, c'est déjà fait !
Reste la réception médiatisée...
"Dans la lutte, l'un des deux Américains a été blessé à coups de cutter, un des tirs atteignait un autre passager installé sur son siège." Et le ministre de préciser à nouveau qu'il est "de nationalité franco-américaine"... Leur pronostic vital "n'est fort heureusement pas engagé".

Il y a fort à parier que Hollande et Valls vont accourir au devant des micros et caméras pour décorer le vaillant petit Français. Le courage des uns compensera-t-il l'incurie des autres ?  

mardi 17 février 2015

La liberté d'expression au Danemark, c'est l'apologie du terrorisme face caméra

Nos musulmans français exemplaires sont-ils réellement bien-pensants ? 

Il est permis d'espérer que notre presse choisit les témoins en fonction de sa thèse

Coïncidence, deux chaînes, privée et publique, développent le même élément de langage. "Le Petit Journal" et le JT de 20 heures de France 2 ont montré plusieurs habitants de Copenhague apportant leur soutien aux attaques de ce week-end menées par le "Danois" Omar El-Hussein.
Moment pour le moins improbable hier à la télévision: des Danois pur suc, probablement lepénisés, se sont lâchés. Les téléspectateurs d'ici ont en effet eu la stupéfaction de découvrir de jeunes habitants de Copenhague qui, à la différence des Français, faisaient clairement l'apologie du terrorisme. Hier, la plupart des chaînes de télévision françaises avaient envoyé des reporters au Danemark pour couvrir les suites des attaques meurtrières ayant eu lieu le week-end dernier et ils n'ont pas été déçus. Choisies comme angle compassionnel pour évoquer l'attentat islamiste, les fleurs déposées à l'endroit où le terroriste présumé a été abattu par la police dimanche dernier, n'ont pas recouvert les propos des Danois rencontrés.

Sur France 2, dans le 20 Heures tout d'abord, les téléspectateurs ont pu découvrir un homme présenté comme "un jeune habitant du quartier" où Omar El-Hussein a été tué par la police dimanche matin. Sans état d'âme, le Danois de la rue n'a pas dissimulé sa bienveillance à l'égard du terroriste - qualifié de "martyr". "Je pense qu'il a agi pour les musulmans qui en ont marre d'être insultés, insultés, et encore insultés", a-t-il justifié. "Mais il a tué des innocents ?", lui oppose alors, interloqué, Hugo Clément, le journaliste de France 2. "Je ne sais pas s'ils étaient innocents, je ne sais pas", doute son interlocuteur. Omar El-Hussein a gagné ses 70 vierges.


Des fleurs pour le terroriste de Copenhague par francetvinfo

France assure que la violence de ces propos choquent dans le quartier, mais
tel justifie aussi que le "jeune homme" tranquille puisse "défendre sa religion" en versant le sang des innocents

Le journaliste du service public véhicule aussi le message répété à l'envi que le tueur serait victime du système carcéral, une constante de la pensée marxiste internationale, de Paris à Copenhague...   

Illustrer la thèse de Valls d'un "islamo-fascisme", ailleurs. 

La mission politique dont le pouvoir socialiste a investi deux organes de presse à la fois, est claire. Il ne fait pas de doute qu'en allant interroger des "passants" de couleur sur le lieu où des fleurs avaient été déposées en hommage au djihadiste Omar El-Hussein, les intentions convergentes de France 2 et Canal+ ne sont pas innocentes. Destinée à la déradicalisation de l'islam, l'escalade sémantique continue: après le pléonasme sur l'"islamisme radical", voici donc les preuves concomitantes d'un "islamo-fascisme," pour preuve que Valls ne serait pas irresponsable en tentant d'établir une graduation dans le fanatisme.
"La principale menace de notre temps: 'l'islamo-fascisme' "
(dérision)
Valls importe d'ailleurs la notion d' "islamo-fascisme"
"Eh toi, oui, toi, avec le liquide explosif sur les mains"
(dessin suggérant une injuste chasse aux sorcière)

Le hasard faisant bien les choses, "
Le Petit Journal" de  Canal + a véhiculé le même message du même jeune homme et l'a diffusé dans le même temps. "La plupart des gens qui viennent ici sont des musulmans," a d'ailleurs confirmé l'inconnu au micro de Martin Weill. "Ils viennent pour montrer leur soutien à ce jeune frère". Interrogé sur ses convictions personnelles, plutôt que de changer de "bon client", le jeune homme a préféré s'en sortir par une pirouette digne d'un politicien. "Je ne condamne pas ce frère," répond-il, manifestant, en anglais correct, d'un bon niveau intellectuel. Avant d'affirmer : "Dans la religion islamique, le prophète dit que si quelqu'un l'insulte, on doit le tuer. C'est la règle de l'Islam".

Le journaliste de l'émission de Yann Barthès est allé chercher un autre jeune homme. Et c'est son sentiment, encore plus cash, que Canal+ diffuse à une heure de grande audience, car cette chaîne se targue d'avoir un "ton" à nul autre pareil... "Cet homme a un coeur en or. Cet homme en tant que musulman, on le soutient", a déclaré ce dernier à propos d'Omar El-Hussein. Avant d'ajouter : "Les plus grands terroristes dans cette histoire ce sont ceux qui ont offensés les musulmans. Ce sont les dessinateurs danois qui sont responsables de l'arrivée du terrorisme. Au Danemark ce sont eux les terroristes. Ce mec là c'était pas un terroriste c'est un héros".

Des comportements de la presse aux ordres qui devraient interpeller le CSA.
Si toutefois il est libre et indépendant.