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mardi 23 septembre 2014

Aquilino Morelle traite Hollande d' "enfoiré" ...

Les socialistes ont le respect de l'homme et de la fonction présidentiels...

Aquilino Morelle, 
ancien conseiller de François Hollande, passe à l'attaque de son patron 
dans une enquête du Nouvel Obs qui fait sa pub dès la veille. 

Celui qui a été congédié de l'Elysée comme un cireur de pompes le 18 avril dernier revient sur son passage au Château, avec l'affaire Trierweiler, sa relation avec le chef de l'Etat - qualifié au passage d'"enfoiré" - ainsi que sur son avenir proche.
Aquilino Morelle publiera bientôt un livre qui, dans la lignée de celui commis par Valérie Trierweiler, décrira l'ambiance élyséenne du début de mandat de François HollandeMediapart venait de révéler qu'il avait fait venir un cireur de chaussures dans les locaux présidentiels. Dans la foulée de son limogeage, on apprenait en outre qu'un contrat avait été passé en 2007 avec un laboratoire pharmaceutique, alors même qu'il était inspecteur à l'IGAS (Inspection générale des Affaires sociales).

C'est à  se demander si Morelle et Le Nouvel Obs ont passé un deal pour se partager les recettes. Compères en foire de l'édition, comme la concubine licenciée, le laquais fait la promotion  de son bouquin, tandis que l'hebdomadaire socialiste compte sur le scandale pour remplir les lunettes de ses sanisettes.
"C'est simple, j'ai été victime d'une élimination politique planifiée", clame l'individu dans les pages de l'hebdomadaire nauséabond, reprenant simplement une confidence déjà faite au Point le 11 septembre dernier... "Je ne peux pas rester immobile toute ma vie. Je dois m'expliquer pour ma femme, mes enfants, mes amis, tous ceux qui n'ont pas compris mon silence… Le dossier est vide, je n'ai rien à me reprocher", assure-t-il ensuite pour justifier la mise de son livre sur le marché. Mais il ne peut s'empêcher d'égratigner avant l'heure François Hollande, qu'il qualifie d'"enfoiré" au détour d'une phrase.
VOIR et ENTENDRE Tanguy Pastureau (RTL) sur Aquilino Morelle:

"J'ai vu François nu, plus bas que terre"

S'appeler par les prénoms est un usage trompeur chez les socialistes. Mais
celui-ci, toute acrimonie mise au fond de sa poche et sa chamoisine à chaussures par-dessus, est particulièrement ambigu, puisqu'il tient toujours à signaler sa proximité avec le pouvoir qui lui a botté le train
"François se comporte avec moi comme avec Valérie (Trierweiler, mais à un autre usage, ose-t-on espérer), incapable d'assumer une rupture qui était aussi d'ordre affectif", croit-il savoir. 
"Jamais nous n'avions été aussi proches qu'en cet hiver 2014", se rappelle le conseiller, qui raconte avoir posé sur le bureau du Président l'exemplaire du Closer à l'origine du scandale. "J'ai vu François nu, plus bas que terre, je l'ai ramassé à la petite cuillère. Peu à peu, il s'est relevé. Alors il n'a plus supporté mon regard", raconte-t-il. Telle est l'interprétation psychanalytique de la disgrâce d'un videur de pots du roi. Si tout est du même tonneau...

L'ancien conseiller a repris le chemin de l'IGAS... 
L'Inspection Générale des Affaires Sociales est en effet la zone de repli des serviteurs déchus ou en fin de carrière. Cette niche dorée recueille aussi bien François Chérèque, ex-secrétaire général de la CFDT qui reçoit près de 10.000 par mois, que Fadela Amara, ex-ministre à 5.800 € . C'est une promotion recherchée, puisqu'un leader syndical touche 4.500 € (et le 13ème mois, mais sans compter tous les avantages en nature).
Morelle tacle au passage la politique menée par le pouvoir socialiste, tout en se faisant reluire. "Je revis d'une certaine manière. Vendre des billets de 5 euros pour des billets de 500 commençait à m'abaisser intellectuellement. Aujourd'hui, je suis serein." On le serait à moins de 10.000 euros !

dimanche 16 février 2014

Près de six Français sur 10 favorables à un quota d'immigrés ...européens

Les Français verraient mieux les immigrés européens ailleurs dans l'espace Schengen

Près de six Français sur dix (59%) souhaitent une restriction des conditions de circulation des citoyens européens dans le pays

Comme la décision du peuple de Suisse l'a récemment montré l'un des principes fondamentaux de l'Union européenne, la libre circulation des personnes en Europe, ne fait pas autant consensus qu'on le dit: un sondage IFOP pour Atlantico publié samedi le confirme pour la France.
"Comme en Suisse, (...) on a une demande de contrôle et de fermeture qui est majoritaire", dit à Atlantico Jérôme Fourquet directeur du Département opinion publique à l'Ifop.

"L'un des piliers fondamentaux de la construction européenne est la libre circulation des personnes. Or, une large majorité de Français est pour une remise en cause de ce pilier", ajoute-t-il, rappelant que ce sondage est publié à 100 jours des élections européennes.
Depuis 2008, les Roumains et les Bulgares pouvaient circuler librement pendant trois mois dans l’Union européenne. Au-delà, à moins d’exercer un des 150 métiers qui leur étaient ouverts en France, ils devenaient illégaux s’ils étaint " une charge déraisonnable pour l’assistance sociale", si donc ils ne justifiaient pas de ressources suffisantes: en clair, s'ils étaient à charge de la société.
Depuis le 1er janvier et sans restrictions, Roumains et Bulgares peuvent travailler librement dans l'ensemble de l'Union européenne.

L'extrême gauche affiche son hypocrisie
En 1981, sous la présidence socialiste de François Mitterrand, le maire PCF de Montigny-les Cormeilles, Robert Hue aujourd'hui proche du PS, stigmatisait un immigré marocain le soupçonnant de trafic de drogue. La Fédération PS et la Ligue des Droits de l'homme pointait la dénonciation calomnieuse et la diffamation.
Lien video YouTube (intégration video interdite)

La CGT chasse par la violence des immigrés clandestins manifestant à la Bourse du Travail de Paris, où le syndicat règne en maître. Lien video YouTube (intégration video interdite)
Il est vivement recommandé de capturer ces videos qui deviennent inaccessibles au fil du temps.

Noël 1981 à Vitry-sur-Seine: la mairie communiste chasse aux bulldozers des immigrés de leur foyer:

Les Français sont divisés sur cette question en fonction de leur orientation politique

Près de la moitié des électeurs de gauche (46%) se dit favorable à une limitation des immigrés européens en Franced'après cette étude, contre 68% des électeurs de l'UMP et 75% des sympathisants du Front national.

Les Suisses ont voté le 9 février par référendum en faveur du rétablissement de quotas d'immigration avec l'Union européenne.
Le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, a déclaré que le résultat de la votation, contraire aux accords passés entre la Suisse et l'UE, aurait de "graves conséquences".
Les Roms, citoyens européens, sont expulsables  
« Les Roumains jouissent de la même liberté de circulation que les autres citoyens de l’Union. Ils ne peuvent en aucun cas être traités moins favorablement que les autres citoyens de l’Union. La Commission s’assurera que leurs droits soient respectés », a souligné M. Vladimir Spidla, commissaire en charge des Affaires sociales, lors d’un débat organisé à l’initiative des eurodéputés socialistes.
Le commissaire a précisé que la législation européenne « permet aux Etats membres de refuser le droit de résidence sur leur territoire aux citoyens de l’UE inactifs qui n’ont pas de ressources suffisantes afin de ne pas devenir une charge pour leur système d’assistance sociale ». Les expulsions doivent alors avoir lieu « au cas par cas », a précisé M. Spidla.
Les citoyens de la Confédération helvétique ont en fait demandé un retour à l'état antérieur 
à la signature d'un ensemble de sept accords passés avec l'U.-E., dont la liberté de circulation, en 2002.

Ce sondage a été réalisé en ligne du 12 au 14 février auprès d'un échantillon de 968 personnes représentatif de la population âgée de 18 ans et plus.

jeudi 26 janvier 2012

Affaire Guérini : enquête sur des autorisations sous influence

Perquisition des gendarmes mardi 24 janvier au CG13



Jean-Noël Guérini (PS),
en 2008 à Saint-Victoret,
bâtissait son "propre" avenir...



Des bakchichs auraient été versés pour obtenir des agréments

En ce début 2012, l'affaire Guérini prend une nouvelle tournure, avec la mise en examen le 13 janvier pour "trafic d'influence" du patron d'un groupe spécialisé dans les établissements médicalisés pour les personnes âgées. Dans ces instructions judiciares qui ont déjà touché le président PS du Conseil général et son frère, les gendarmes recherchaient depuis 2009 des commissions destinées à faciliter l'attribution des agréments nécessaires pour ouvrir une maison de retraite. Ils les ont trouvées voici quelques mois, avec des informations venues du Luxembourg. Une avancée décisive qui leur permet de s'attaquer à une des faces les plus secrètes du fonctionnement du CG 13, pourtant dénoncée dès 2008 par la Chambre régionale des comptes : hier matin, les enquêteurs ont perquisitionné l'Hôtel du Département. Ils visaient notamment le bureau de la conseillère juridique de Jean-Noël Guérini, afin de récupérer des dossiers classés "sensibles".

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Au milieu des années 90, l'affaire des maisons de retraite du Var fut une des causes de la chute de l'empire de Maurice Arreckx, le président UDF du Conseil général. Pour obtenir les autorisations indispensables, les promoteurs privés qui voulaient ouvrir des établissements devaient verser des pots-de-vin ou passer des marchés avec des prestataires liés au Milieu...

Quinze ans plus tard, l'histoire semble se répéter dans les Bouches-du-Rhône. Adressée en février 2009 à la justice, une lettre anonyme mettait en cause Jean-Noël Guérini, le président PS du CG 13, et son frère Alexandre : elle dénonçait les pressions subies pour pouvoir construire des maisons de retraite, assurant qu'était réclamé "le versement de 50 000 euros en espèces".


"On se doutait bien qu'il y avait des motivations cachées"

Dans leur enquête sur ces accusations, les gendarmes et le juge Duchaine ont pu s'appuyer sur un rapport de 2008 de la Chambre régionale des comptes, qui s'attardait longuement sur la question des maisons de retraite dans les Bouches-du-Rhône. Les magistrats pointaient notamment un schéma de planification tellement "imprécis" qu'il permettait au Département d'agir à sa guise "pour accorder ou refuser des autorisations, au cas par cas, selon la volonté de faire aboutir un dossier plutôt qu'un autre". Recensant des bizarreries à Salon, dans le pays d'Aix, près d'Arles, la Chambre affirmait que "les décisions du CG 13 sont parfois motivées de façon étonnante (...) ; certains motifs sont erronés et masquent la volonté de ne pas travailler avec un promoteur particulier".

Pourtant, la loi avait prévu des garde-fous afin d'éviter des dérapages. Les projets étaient soumis aux services du Département et de l'État, qui émettaient chacun un avis avant de les transmettre à un comité régional paritaire, le Crosms. "Le problème, c'est que dans les Bouches-du-Rhône, c'est le CG qui avait la main sur les dossiers, contrairement à d'autres départements, témoigne Henri Saint-Jean, qui a longtemps représenté la CGT au Crosms. On se doutait bien qu'il y avait des motivations cachées, mais difficile d'y voir clair..."


"Tout était tranché avant par Guérini"

Qui plus est, une fois passée l'étape du CROSMS, la décision finale revenait au président du CG 13, bien que le préfet y soit officiellement associé. Or, Jean-Noël Guérini s'est souvent affranchi des préconisations du Comité, utilisant selon la Chambre régionale des comptes des arguments lapidaires, voire illégaux. Des décisions prises en cercle restreint, malgré l'organisation d'une réunion mensuelle au Département : "En fait, c'était pour la galerie, confie l'un des participants à ces rendez-vous. Tout était tranché avant par Guérini, sa conseillère juridique Béatrix Billes et Éric Bertrand, le responsable du service des personnes âgées" (1). Mi-2010, la conseillère générale PS en charge des maisons de retraite démentait pourtant la mainmise de la garde rapprochée de Jean-Noël Guérini sur ce dossier, tout autant que la présence de son frère en toile de fond : "Tout est normal, ce n'est absolument pas le cabinet qui décide de tout, lançait Josette Sportiello. Je m'implique personnellement dans la régularité des procédures". Sauf que l'élue reconnaissait ne jamais avoir lu le rapport de la Chambre régionale des comptes...

L'intérêt d'un tel système était au minimum politique. Pour un maire, une maison de retraite est un véritable cadeau. Non content de répondre à un besoin de la population, elle crée de l'emploi, favorise des investissements, entraîne des rentrées fiscales... Bref, pour le CG, un atout pour conforter un élu de gauche comme pour s'attirer les faveurs d'un élu de droite. Ainsi, la maison de retraite de Saint-Victoret pose des questions : alors que Claude Piccirillo, le maire UMP, se battait depuis des années pour la création d'un établissement, le projet a obtenu le feu vert du Département lorsque Jean-Noël Guérini a décidé de se présenter aux municipales 2008 à Marseille. Il était devenu primordial de soigner les élus de la communauté urbaine MPM, dont fait partie Saint-Victoret.

Les dirigeants de Prodomo jettent l'éponge

Alexandre Guérini a-t-il profité des failles du Conseil général pour se présenter comme un "facilitateur", en échange de marchés accordés à l'une de ses sociétés ou à celle d'un de ses proches ? C'est une des pistes que suivent les gendarmes. Tout comme celle d'un partage de "bakchichs"... Toujours est-il que son nom apparaissait dès qu'un dossier connaissait des difficultés, telles celles rencontrées par le groupe parisien Prodomo pour un établissement qui devait accueillir à Marseille des personnes âgées et des étudiants. Des mois durant, ses responsables composent avec les demandes d'ajustement techniques du CG, sans pour autant franchir les étapes administratives. Jusqu'à ce qu'enfin, on leur donne "verbalement" le signal du lancement du chantier. Aussitôt dit, aussitôt fait... sauf que l'autorisation est de nouveau repoussée le 3 octobre 2008.

"Là, on a vu que c'était très chaud entre le promoteur et le Conseil général, le premier n'appréciait pas du tout de s'être fait mener en bateau par le second", rapporte un membre du Crosms. Prodomo se retrouve alors avec un immeuble quasiment construit à moitié inutile... et des intermédiaires surgissent pour proposer de s'arranger avec "les réseaux d'Alexandre Guérini", en y mettant le prix... Refus des dirigeants de Prodomo, qui tentent sans succès d'obtenir l'aide de la mairie. Et finissent par tout vendre, préférant jeter l'éponge...

Depuis l'année dernière, le système n'est toutefois plus qu'un souvenir, en raison d'une évolution réglementaire : les agréments sont désormais accordés par l'Agence régionale de santé Paca, qui dépend directement de l'État. Laquelle assure que "les dysfonctionnements des Bouches-du-Rhône" ont été corrigés. Problème pour les frères Guérini, la justice a une mémoire au long cours...

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(1) Béatrix Billes et Éric Bertrand ont été placés en garde à vue, la première en juin 2011 pour la décharge de La Ciotat et le second voici quelques jours pour la maison de retraite du village de Vauvenargues, à côté d'Aix-en-Provence.
Lien PaSiDupes : une motion de défiance circule au CG13

lundi 25 avril 2011

F. Fillon dressera un bilan conjoint de quatre années chargées

Une équipe qui gagne: la majorité se met en ordre de bataille

Les députés sarkozystes effectueront en mai un « tour de France » pour assurer eux-mêmes le service après-vente des réformes accomplies depuis 2007 par la majorité sous l'impulsion du Président.

Fillon a sa part du bilan

Le Premier ministre entend être en première ligne pour la promotion du bilan du quinquennat, à un an de l'élection présidentielle.
C'est ce qu'il a notamment confié à l'ancien ministre Brice Hortefeux, qu'il a longuement reçu à déjeuner le 20 avril à Matignon. «Ce n'est pas le président qui va vanter lui-même son action, indique un proche de Nicolas Sarkozy. Il est concentré sur son travail. Il revient donc naturellement au gouvernement de mettre en valeur tout ce qui a été fait depuis quatre ans, en dépit de la crise qui a fait beaucoup de dégâts.»

Le premier ministre a convoqué un séminaire gouvernemental pour le 5 mai, veille du jour anniversaire de l'élection de Nicolas Sarkozy à l'Élysée.
Tout un symbole, même s'il s'agira davantage de «faire le point sur l'action gouvernementale» pour les douze mois à venir que de «regarder dans le rétroviseur» : «une réunion autour du bilan et de la prolongation du bilan», sourit un proche du premier ministre. Une manière aussi pour François Fillon de montrer qu'il entend être à la manœuvre «jusqu'au bout».

Une intervention télévisée suivra, le 12 mai sur TF1.
L'an dernier, Fillon avait également défendu les trois premières années de réformes sur un plateau de télévision, le 6 mai. À Matignon, on réfléchit à d'autres actions éventuelles pour «marquer le coup»: «Si on se retourne, le bilan est impressionnant», insiste un conseiller du premier ministre. «Le bilan est plutôt bon mais les Français sont si remontés contre Sarkozy qu'ils ne s'en rendent pas compte, s'inquiète un responsable de la majorité. Quoi qu'il fasse, ça lui revient en boomerang. Compte tenu de son image de sérieux et de rigueur, Fillon est donc le mieux placé pour faire passer des messages.»

François Fillon, qui s'est vu reprocher par Jean-Pierre Raffarin et Jean-François Copé de ne pas s'exposer assez, entend bien tenir son rang, alors que le secrétaire général de l'UMP a prévu, lui aussi, une série de manifestations autour du 6 mai, «dans la France entière»: «Nous prévoyons une grosse présence sur le terrain», indique-t-on à l'UMP.

Quant aux députés sarkozystes, qui se réunissent tous les mardis autour du conseiller politique du président, Olivier Biancarelli, ils commencent en mai un «tour de France» pour vendre les réformes accomplies depuis 2007. Une première réunion publique aura lieu chez l'animateur du groupe, le député de Savoie, Dominique Dord.

«Nous avons pris cette initiative car nous estimons que le premier ministre ne va pas assez sur le terrain, affirme le sarkozyste Alain Gest. Nous ne comprenons pas pourquoi il ne le fait pas plus, d'autant qu'il a été le rédacteur du programme de 2007. Il a une manière très pédagogue de parler des réformes à l'Assemblée. Mais ce ne sont pas les députés UMP qu'il faut convaincre. Ce sont les Français. Tout le monde doit se mouiller. Si Fillon a décidé de le faire enfin, tant mieux !», ajoute le député de la Somme.

Avant de partir se reposer trois jours dans sa maison de Solesmes (Sarthe) pour le week-end pascal, . Il a fait part à ses visiteurs de sa préoccupation de valoriser le bilan. Mais aussi le rôle des gaullistes sociaux à l'UMP, « afin de ne pas laisser s'installer l'idée que tout ce qui est social ne peut s'épanouir qu'en dehors de l'UMP, notamment chez Jean-Louis Borloo», indique un proche.

Mercredi, François Fillon et Brice Hortefeux ont aussi évoqué l'avenir

Les réformes continuent mais l'organisation de la campagne présidentielle comptera.
Le tout nouveau député européen (qui pourrait être nommé directeur de campagne de Nicolas Sarkozy) et le chef du gouvernement ont travaillé à la manière d'articuler bilan et projet, dans les douze mois à venir.

Le projet de l'UMP sera prêt après l'été
.
« La question, c'est: “comment on s'organise pour gagner ?”», note un proche du président. « Le premier ministre doit porter le bilan et l'articuler avec le projet, confirme la députée UMP Valérie Rosso-Debord. Car ce qu'on vend, c'est dix ans, pas seulement cinq ! »

jeudi 8 janvier 2009

Un remaniement ministériel à la marge se précise

Promotion politique en vue pour l'ex-socialiste Eric Besson
Départs et arrivées au gouvernement

Puisque Xavier Bertrand quitterait le gouvernement pour rejoindre la direction de l’UMP et diriger à plein temps le parti majoritaire, Brice Hortefeux devrait lui succéder aux Affaires sociales: Sarkozy fait aux syndicats le cadeau de son meilleur ami....

Or, une rumeur persistante annonce l’entrée au gouvernement du député UMP Frédéric Lefebvre. Il accéderait vraisemblablement au secrétariat d’Etat à la Prospective et à l'Evaluation des Politiques publiques, portefeuille auquel s'est ajouté en mars 2008 l'Economie numérique, en remplacement d'Eric Besson. De source gouvernementale, on n'exclut pas non plus de supprimer ce secrétariat d'Etat et de répartir ses attributions.

Du coup, Eric Besson est pressenti pour prendre la succession de Brice Hortefeux au ministère de l'Immigration dans quelques jours.
A ce nouveau poste, M. Besson entend insister, dit son entourage, sur le "i d'Intégration", qui figure dans l'intitulé de ce portefeuille au côté de l'"Identité nationale". Une mission à laquelle le nouveau ministre s'attellera en prenant en compte ses "17 ans passés" au Maroc dans sa jeunesse.

Eric Besson est tout sauf un sectaire

L'ex-socialiste Eric Besson, concepteur du colloque qui réunit Nicolas Sarkozy, Tony Blair et Angela Merkel à Paris jeudi et vendredi, se prépare à une promotion au ministère de l'Immigration, voire à l'UMP. Cette promotion d'un socialiste est aussi radicale que rapide pour celui que François Hollande avait un temps pressenti pour lui succéder à la tête du PS.

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Il y a deux ans, en pleine période de campagne présidentielle, il avait reçu pour mission du PS de rédiger un pamphlet sur le projet présidentiel de Nicolas Sarkozy. Le PS avait alors publié une brochure dans laquelle Eric Besson décrivait le concurrent du PS en "néo-conservateur américain à passeport français".

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Quelques semaines plus tard, Eric Besson quittait le PS, ulcéré par les propositions économiques de Désirdavenir Royal.
Eric Besson publia alors un livre sans concession, "Qui connaît Mme Royal ?" (cf. ci-contre en colonne de droite), pour mettre en garde l’électorat contre les risques d’un vote Royal, puis il monta même à la tribune d'un meeting UMP à Dijon, sur les terres du Frère Rebsamen, celui qui dit 'Amen' à l'amère Royal.

> Il fut promu après la victoire de Nicolas Sarkozy secrétaire d'Etat à la Prospective et à l'Evaluation des Politiques publiques, portefeuille auquel s'ajouta en mars 2008 l'Economie numérique.
> Il crée parallèlement son club, les Réformistes, et invite à son lancement l'ex-Premier ministre britannique Tony Blair, auquel il compare volontiers Nicolas Sarkozy.
"Besson, il est très bon", a confié récemment Nicolas Sarkozy à quelques journalistes.

Si ce n’est pas l’avis de Sa Cynique Majesté Royal, la Ch’tite Aubry en revanche regrette sans doute la fuite des cerveaux du PS.
Est-ce à dire que ceux qui restent au PS sont sans avenir ?