POUR

LA &nbsp LIBERTE &nbsp D' EXPRESSION

Free speech offers latitude but not necessarily license

Affichage des articles dont le libellé est redevance. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est redevance. Afficher tous les articles

lundi 7 septembre 2015

Pour quoi faire ce sixième rendez-vous du chef de l'Etat avec la presse ?

S'il y avait des propositions de Hollande à retenir

Le ton du président -impatient et acculé- était cassant, façon Valls!

François Hollande, lors de sa 6e conférence de presse, le 7 septembre 2015 (ALAIN JOCARD / AFP)
François Hollande, lors de sa 6e conférence de presse, le 7 septembre 2015
Le chef de l'Etat en était à son sixième rendez-vous avec la presse ce lundi 7 septembre à l'Elysée. A l'entrée de la dernière ligne droite avant 2017, personne n'attendait pourtant plus rien de ce rendez-vous de rentrée d'un président au plus bas chronique des sondages de popularité. Il n'a rien dit qui n'avait déjà filtré de cet exécutif poreux et soucieux de paraître ce qu'il n'est pas: les migrants, la menace de l'Etat islamique, la croissance et le chômage... 

Voici 7 points à garder à l'esprit jusqu'à leur déni.

24.000 réfugiés -sur deux ans- accueillis dans les deux prochaines années 

Sur la question du déferlement  des migrants, vécu comme un tsunami sur l'Europe soudainement mobiliséeHollande s'est résolu aux quotas imposés par l'Europe  après les avoir à l'origine refusés la semaine précédente.

Le chef de l'Etat a finassé, refusant d'employer le terme "quota", préférant parler d'un "mécanisme de répartition obligatoire et permanent" dans l'Union européenne...
Le chef de l'Etat a aussi annoncé, au nom "du principe de solidarité", qu'il est "prêt à accueillir", dans les prochaines semaines, "plusieurs centaines voire un millier" de réfugiés fraîchement arrivés en Allemagne, qui a encore enregistré 20.000 migrants supplémentaires dans le seul week-end à Munich qui, il faut le dire, les attire et leur fait des haies d'honneur, sachant qu'ils ne font que passer pour se rendre en Suède ou au Royaume-Uni pour la plupart. Or, la démagogie a pourtant des conséquences imprévues dans les calculs de la mairie socialo-écolo et populiste: le Danemark a fait barrage au passage en Suède et les migrants syriens et afghans refluent... 

Hollande a également appelé à la création de "centres de contrôle" pour contrôler, identifier et ficher les personnes qui bénéficieront du droit d'asile de celles qui seront "raccompagnés".
Des vols de reconnaissance en Syrie
Le président de la République avait laissé fuiter quelques informations dans la presse depuis la fin de semaine dernière. Après avoir ainsi tâté le pouls de l'opinion, la France va envoyer ses quelques avions effectuer des reconnaissances complémentaires et pourrait joindre ses faibles forces aux frappes aériennes de la coalition internationale contre l'Etat islamique (EI) en Syrie et ne plus se limiter -bizarrement, malgré ses prétentions à la cohérence- à l'Irak.
Alors qu'il commence à se dire que l'intérêt bien compris de l'Europe est dans la normalisation des relations avec le président de la Syrie, François Hollande s'est obstiné à réitérer sa demande du départ de Bachar el-Assad, malgré la nécessité d'une convergence des forces de combat contre l'Etat islamique qui occupe une partie du pays.
Que faire alors de Hollande qui a tiré contre l'économie de son pays?
Le chef de l'Etat a néanmoins exclu toute frappe au sol comme le propose en revanche Bruno Le Maire (Les Républicains). 
Ukraine: vers une levée des sanctions visant la Russie
Hollande veut profiter de l'amélioration relative de la situation en Syrie. Le chef de l'Etat a proposé l'organisation d'une nouvelle réunion à Paris réunissant la France, l'Allemagne, l'Ukraine et la Russie.
Si la Russie tient ses engagements (alors que Hollande a rompu les siens dans la vente des Mistral !), le président a annoncé une possible levée des sanctions qui pénalisent les exportations de produits français, notamment agricoles...

2 milliards de baisse d'impôt pour 8 millions de foyers, toujours les mêmes

La baisse d'impôt promise en 2016 par le chef de l'Etat se précise. Hollande a annoncé qu'elle concernerait l'impôt sur le revenu à hauteur de 2 milliards d'euros et concernerait 8 millions de foyers. Cette baisse devrait être financée par des économies budgétaires et non une hausse des prélèvements obligatoires. 
C'est la promesse de services publics à la portion congrue et une onde de choc sur les collectivités territoriales appauvries, alors que la santé des hôpitaux ou des transports régionaux, notamment, n'est pas bonne.

Pas de remise en cause des 35 heures

François Hollande a annoncé une loi "dans les prochains mois" pour
rendre le code du travail "lisible" et "mieux adapté". Toutefois le chef de l'Etat s'est bien gardé de toucher "aux garanties essentielles" comme la durée légale du travail de 35 heures ou le Smic.

Le président de la République a indiqué qu'il va  débuter des concertations avec les partenaires sociaux suite à la remise du rapport Combrexelle à Manuel Valls mercredi 9 septembre. La possibilité est ouverte pour ouvrir des négociations dans les branches professionnelles afin "d'adapter, ouvrir de nouveaux droits et donner davantage de souplesse".

Une croissance trop faible pour faire baisser le chômage en 2015 

La croissance atteindra "sûrement plus de 1%" en 2015, mais c'est selon le chef de l'Etat. Il ne pense d'ailleurs pas qu'elle sera "suffisante pour faire baisser le chômage". Le président de la République a pourtant fait de la baisse du chômage une condition sine qua non pour se représenter en 2017.
La présidentielle de 2017, loin d'être une obsession 

Interrogé sur sa possible candidature pour un deuxième mandat, Hollande a déclaré que "ce n'est pas une obsession, ce n'est pas ma préoccupation, ce n'est pas ma priorité de savoir comment, de savoir quand, de savoir avec qui. Ma seule préoccupation, ma seule priorité, mon seul devoir, c'est d'agir". Une résolution à évaluer à l'heure prochaine des bilans...
Il a toutefois mis la gauche en garde contre "la dispersion" qui pourrait signifier sa "disparition". Après quatre revers successifs depuis les municipales de 2014, la majorité subira un nouveau et dernier test avant l'élection présidentielle de 2017 à l'occasion des élections régionales, qui auront lieu les 6 et 13 décembre.
Pas d'élargissement de la redevance aux smartphones et aux tablettes 

Hollande n'est "pas favorable" à l'élargissement de la redevance audiovisuelle aux "objets connectés" (smartphones ou tablettes) ni à un recours "exagéré" à cette taxe pour financer l'audiovisuel public, annonçant toutefois des "arbitrages à la fin du mois". Mais le cynique s'en prendra-t-il en revanche aux box(es) ?... 

"Il faut des financements" pour le service public audiovisuel, "mais la redevance télévisée ne peut pas être la variable d'ajustement. Il faut maîtriser l'appel à la contribution", a expliqué François Hollande. Hollande risque donc de permettre le retour de la pub réclamée par D. Ernotte après le 20heures. 
A quoi servent donc les privilèges de certaines retransmissions événementielles accordées au service public en tant que tel: l'équité est-elle préservée ? Ne vaudrait-il pas mieux lui imposer des obligations de gestion saine ? 

Une visite en Chine placée sous le signe du climat 

François Hollande a annoncé qu'il fera un beau voyage début novembre en Chine, pour lancer avec son homologue chinois un appel à la réussite de la conférence mondiale sur le climat prévue à partir du 30 novembre près de Paris, si la question de son financement est surmontée...
"La Chine va être un acteur majeur pour emmener, non seulement un des pays les plus peuplés et les plus pollués, mais aussi pour faire en sorte que d'autres pays puissent suivre l'exemple chinois", a-t-il expliqué. "La conférence sur le climat, ce n'est pas simplement les pays développés, c'est les pays émergents et les pays en développement, c'est pourquoi l'apport de la Chine est majeur", a-t-il fait valoir, dans un français grammaticalement relâché à ne pas exporter dans les université chinoises... 

Pas forcément d'introduction d'une nouvelle dose de proportionnelle 

Après les lieux-communs et les demi-mesures ou les contresens, Hollande a botté en touche sur l'introduction de la proportionnelle aux législatives, évoquant en revanche une modification de la procédure législative pour la simplifier et l'accélérer. "Je pense que la crise démocratique ne répond pas simplement à une obligation de changer un scrutin", a déclaré le président de la République, qui avait pourtant fait de cette réforme une promesse de campagne en 2012.

Au total, un nombre étonnant de reculades qui annoncent une fin de mandat peu réformiste, voire indigente, et au final un recul assumé et programmé de la France. 

dimanche 13 octobre 2013

L'agroalimentaire breton ne veut pas mourir en silence.

L'agroalimentaire breton mobilise contre "l'hécatombe"

L'aéroport de Brest (Finistère) devrait être bloqué l
undi 14 octobre.
Garot appelle les Bretons
à innover et exporter

Des syndicats FO des sociétés Gad et Doux, et de la CGT des sociétés Tilly Sabco et Marine Harvest paralyseront la région, à partir de 8 h 30.
Selon ces syndicats, qui veulent mobiliser pour "défendre l'agroalimentaire breton", ce sont "8 000 emplois directs et indirects qui sont menacés dans les jours et semaines à venir". Devant cette "situation extrêmement urgente", ils appellent la population à se joindre à eux.

Le Finistère, épicentre du séisme breton


Près d'un millier d'emplois vont être supprimés dans les abattoirs de porcs GAD. Le verdict, attendu, a été prononcé par le tribunal de Commerce de Rennes, vendredi 11 octobre. En approuvant le plan de continuation de Gad, placé en redressement judiciaire, le tribunal a prononcé la fermeture de l'abattoir de Lampaul-Guimiliau, dans le Finistère, mais aussi du siège de Gad, également dans ce département, et d'un autre site à Saint-Nazaire. Seul l'abattoir situé à Josselin, dans le Morbihan, poursuivra son activité. 

Les salariés de Lampaul  en lutte ont été rejoints par les employés de l'usine de charcuterie voisine Jean-Caby, cédé le 13 mars 2012 par le groupe espagnol Campofrio Food Group, leader européen de la charcuterie, à Foxlease Food, représenté par l’entrepreneur Eric Steiner. Les produits concernés sont les jambons cuits, les jambons secs, les saucisses sèches, les saucisses de Francfort, les pâtés et les plats préparés, vendus sous diverses marques, dont Campofrio, Aoste, Justin Bridou, Cochonou ou Oscar Mayer. Jean-Caby avait tenté de se rapprocher de la société familiale Madrange, alors en difficulté, mais le projet avait échoué, la famille Madrangeas ayant préféré l’offre de rachat du groupe financier Turenne Lafayette. Celui-ci, propriété de Monique Piffaut, détient les jambons Paul Prédault et les cassoulets William Saurin.
Les salariés de l'usine Jean-Caby ont appris, eux aussi vendredi, qu'ils allaient subir une restructuration. L'entreprise veut sous-traiter son activité de désossage, ce qui devrait conduire à une suppression de 80 postes sur un total de 500.

La faillite du volailler Doux a ouvert la liste d'une série noire dans l'agroalimentaire breton
L'entreprise a supprimé un millier d'emplois en juin 2012 et en juin 2013, la société norvégienne Marine Harvest a annoncé la fermeture de deux sites, l'un à Poullaouen, près de Carhaix, dans le Finistère, l'autre à Châteaugiron, en Ille-et-Vilaine devraient fermer au printemps 2014. Le leader mondial du saumon devrait ainsi supprimer plus de 400 emplois. 

Connue pour sa marque de conserves d'Aucy, mais aussi pour sa viande de dinde ou de porc, pour les oeufs Matines ou la chaîne de jardinerie Gamm Vert, 
la puissante coopérative CECAB, premier actionnaire de Gad, a aussi prévu la fermeture début 2014 d'une usine de transformation de légumes de sa filiale Boutet-Nicolas, à Rosporden (Finistère). Elle emploie 140 salariés permanents et près de 200 saisonniers. "On peut estimer à 3 500 le nombre d'emplois directs menacés dans l'agroalimentaire breton", affirme Jean-Luc Feillant, chargé de l'agroalimentaire à la CFDT Bretagne.

Une lourde dette a plombé le groupe Doux, après avoir mené une stratégie aventureuse et dispendieuse d'expansion en Europe mais surtout au Brésil. Le piège financier s'est refermé et le volailler a dû déposer le bilan.

D'autres sociétés sont dans une situation financière délicate. 
Tilly-Sabco a dû annoncer une réduction de son volume de production de - 40%. Le Tribunal d l'Union européenne a en effet rejeté le référé de Tilly Sabco, 2e producteur européen de poulet à l'export, qui demandait de réintroduire les restitutions, c'est-à-dire des aides européennes à l'exportation, supprimées cet été. Le manque à gagner annuel pour l'entreprise est d'environ 20 millions d'euros pour un groupe qui vend 90% de ses poulets à l'export. Tilly-Sabco abat 300 000 poulets par jour et emploie 332 salariés à Gerlesquin. Tilly-Sabco, le concurrent de Doux sur le marché de la volaille, emploie près de 400 personnes à Guerlesquin, dans le Finistère.
Cette longue litanie de fermetures ou de restructurations recouvre donc des réalités propres à chaque entreprise. 

Le halal met la filière porcine en crise

Un rapport d’analyses a fait état de 
traces de porc dans ces produits 
La dette du groupe CECAB s'élevait à près de 500 millions d'euros fin 2012. 
Les apprentis-sorciers de la coopérative morbihanaise CECAB ont pris le pari de la course à la taille. Mais sa dette s'élève aujourd'hui à plus de deux milliards d'euros. Elle a en effet acheté au prix fort la société GAD, dont elle détient 65 % du capital, au côté de la coopérative porcine Prestor, 3e acteur du marché du porc breton. Une acquisition qui s'est faite par le biais d'un montage financier en "LBO", c'est-à-dire essentiellement par endettement.
La coopérative, confrontée à une situation financière tendue, a dû vendre ses actifs russes à Bonduelle. Puis huit usines de surgelés au groupe belge Pinguin. Et sa part de capital dans les oeufs Matines à Glon (Sofiprotéol). Ses prises de risques ont conduit la coopérative à se lancer dans la restructuration de ses activités de conserverie et a dû déposer le bilan de Gad...

Le contexte économique général contribue aussi aux difficultés. 


La crise de la filière porcine, avec la chute de production de cochons en France et la concurrence des abattoirs allemands à faible coût de main-d'oeuvre, n'a pas facilité la tâche de Gad. De même, la décision prise par Bruxelles, en juillet, de stopper net les restitutions, ces aides à l'exportation de poulets dont bénéficiaient Doux et Tilly-Sabco, fragilise les deux entreprises.
Doux, qui tente de négocier la sortie du redressement judiciaire, se serait bien passé de cette suppression qui modifie son plan d'affaires. Quant à Tilly-Sabco, il a réduit son activité de moitié et estime ne pas pouvoir tenir au-delà de la fin de l'année dans les conditions actuelles... Les deux sociétés, qui exportent vers l'Arabie saoudite, sont confrontées à une concurrence brésilienne d'autant plus féroce qu'elle bénéficie de la dévaluation du real.

Peut-on parler de crise du "modèle breton" ?
"L'agroalimentaire en Bretagne s'est développé dans les années 1960-1970, passant de l'artisanat à l'industrie. Maintenant, une page se tourne. Face à la mondialisation, des zones comme le Finistère ne sont pas prêtes", affirme le journaliste Christian Troadec, maire Divers gauche de Carhaix. Il fustige la société Marine Harvest, qui "affiche des bénéfices et préfère investir en Pologne où les salaires sont moins chers". "Ils se conduisent comme des requins", ajoute cet activiste, fondateur du MBP (Mouvement-Bretagne-Progrès,  autonomiste et indépendant du PS).
Sa commune a tout fait pour accueillir le chinois Synutra, qui a signé un accord d'approvisionnement en lait breton auprès de la coopérative Sodiaal et s'apprête à construire deux tours de séchage.  Troadec milite pour un modèle plus souple et plus réactif avec de plus grands pouvoirs donnés aux régions. "Le vieux carcan de l'Etat français est dépassé", déclare l'indépendantiste, maoïste nostalgique.

Des manifestations annoncées

Le mécontentement contre l'Etat centralisé se cristallise dans un front commun d'élus, de salariés comme d'agriculteurs ou de transporteurs
pour rejeter l'écotaxe poids lourds en Bretagne
En 1999, le gouvernement de Lionel Jospin avait tenté d'instaurer une écotaxe pour financer le passage aux 35 heures mais le projet avait été invalidé par le Conseil Constitutionnel.

Dans le cadre de l'achat d'une voiture, à partir de 141 g. d'émission de CO2 par kilomètre parcouru, le consommateur doit payer une surtaxe. Il s'agit dans ce cas d'une volonté de sensibiliser les consommateurs à une démarche d'achats durables.
Depuis juin 2013, la taxe poids-lourds concerne tous les pollueurs. Cette "redevance" est portée par Europe Ecologie-les Verts (EELV) depuis de nombreuses années dans les débats sur la mobilité.


Des manifestations sont prévues, le 12 octobre, sur les lieux d'implantation des portails censés permettre de prélever cette taxe.

Nadine Hourmant, déléguée FO de Doux, s'interroge "sur le mutisme des pouvoirs publics alors que l'hécatombe continue".

Auto-censure de la presse
libre mais militante 
Le Premier Sinistre, Jean-Marc Ayrault, sifflé par les salariés de ces entreprises et par les éleveurs lors de sa visite au salon de l'agriculture destiné aux pros de l'agrobusiness, inquiets "notamment" de la fin de subventions européennes, incriminait en septembre Libération, qui soulignait en revanche que le gouvernement avait élaboré "un plan spécifique pour la Bretagne", formalisé ..."d'ici à la fin de l'année" lui aussi .

Le vent de fronde qui souffle sur la Bretagne ne fléchit pas, face aux plans sociaux à répétition et au projet d'écotaxe.

samedi 25 août 2012

Pub à la TV: la concertation ne fonctionne pas entre ministres

Les ministres s'étripent mais  la "mesure emblématique" de l'ère Sarkozy perdure


Le changement, c'est l'immobilisme

Le Premier ministre a renvoyé dans leurs coins respectifs les ministres de la Culture et du Budget samedi après leur empoignade sur un retour à la publicité après 20 heures sur les chaînes publiques.


Invité de Jean-Jacques Bourdin jeudi sur BFMTV et RMC, le ministre-délégué au Budget, Jérôme Cahuzac, n'avait pas exclu un retour de la publicité après 20 heures sur les chaînes publiques.

VOIR et ENTENDRE l'initiative de Cahuzac:



Pour Zayrault, rien ne bouge !
"La question du retour de la publicité n'est pas à l'ordre du jour". "Donc il ne faut pas s'énerver, il faut rester calme, garder son sang-froid", a-t-il déclaré, minorant l'affrontement à son arrivée à l'Université d'été du PS à la Rochelle.

Historique d'un couac 

Ca castagne au gouvernement Zayrault
Tout avait commencé jeudi avec des déclarations du ministre délégué au Budget, Jérôme Cahuzac, qui avait lancé l'idée d'un retour de la publicité télévisée sur France Télévisions après 20 heures, supprimés par Nicolas Sarkozy en 2009. Motif: une interdiction probable par Bruxelles des taxes imposées aux opérateurs privés pour compenser le manque à gagner du service public.

Le lendemain, sa collègue de la Culture, Aurélie Filippetti le taclait sèchement sur les ondes de France Inter, rappelant que c'était elle la patronne du secteur et que, forte du soutien du président et du Premier ministre, elle n'autoriserait pas de retour de la publicité en soirée sur le service public.  "Le ministre délégué au Budget peut avoir des idées personnelles, il fait la démonstration de la preuve de son 'imaginativité', avait-elle ironisé

J. Cahuzac se couche
Bien qu'il ait estimé  avoir été "vitriolé en direct", rapporte  samedi matin France Inter, à son arrivée à la Rochelle, J. Cahuzac a préféré déclarer la question enterrée.

Le "trou de la télé"

France Télévisions est une usine à gaz


Les gaspillages et les effectifs plétho-riques mettent le financement de France Télévisions est en péril, malgré d'importants revenus dus aux services de production et au marketing. Une bonne affaire, comme le monopole de la diffusion des Jeux Olympiques de Londres s'avère non rentable: France Télévisions s'est livrée à une pub insolente sur la base d'un audimat nécessairement à la hausse, du fait plus de son exclusivité que de la qualité de retransmissions onéreuses, avec le renfort d'une multitude de consultants très peu motivés par le bénévolat. 

France Télévisions crie aujourd'hui misère

L'arrivée de la gauche au pouvoir est une opportunité à saisir
Les personnels ne veulent pas manquer le coche et brandissent la menace par la justice européenne sur la taxe sur les opérateurs télécoms censée compenser les recettes publicitaires perduesEn juillet, Filippetti ne s'était -elle pas dite "très ouverte" et "sans tabou" sur cette question ?...

Pourquoi la cacophonie gouvernementale ?

Les deux socialistes ont un contentieux: la ministre de la Culture, Aurélie Filippetti, avait évoqué l'idée de taxer les écrans d'ordinateurs pour les foyers qui n'ont pas de téléviseurs. Une proposition que Jérôme Cahuzac, ministre délégué au budget, avait refusée. 

"Le gouvernement, en tout cas le ministre du Budget, n'était pas informé. Cette suggestion n'est pas reprise par le gouvernement". Un discours repris par Pierre Moscovici, interrogé sur BMFTV/RMC, qui indique que la position de Jérôme Cahuzac était "proche de la (s)ienne" mais a souhaité qu'on "laisse les arbitrages budgétaires se dérouler". "C'est une question de méthode", a-t-il ainsi précisé.
Jérôme Cahuzac cherche des rentrées d'argent et à combler les déficits, sans provoquer la colère des syndicats, dont le SNJ tout-puissant à France Télévisions toujours prompte à imposer un écran noir  à ceux qui les entretiennent comme des danseuses. Le sous-ministre a donc joué la carte  de l'hypothèse - fort probable - où la France serait condamnée. Il se disait  prêt à proposer au Premier ministre et au président de la République le rétablissement de la publicité sur les antennes publiques, pour éviter  "une nouvelle taxe". 

Rapports tendus entre Bercy et la Culture


Sans concurrents, le groupe audiovisuel public France Télévisions a réalisé pendant les JO de Londres une part d'audience de 42,6% en moyenne, un niveau exceptionnel pour cette période, selon les chiffres Médiamétrie diffusés par le groupe.



Le manque à gagner pour France Télévisions, est estimé à entre 450 et 500 millions d'euros

Pour le pallier, l'Etat avait mis en place deux taxes sur les opérateurs télécomset les télévisions concurrentes du secteur privé. La Commission européenne souhaite que la France supprime ces deux taxes au nom d'une distorsion de concurrence entre acteurs privés et publics.
La France a contesté cette position auprès de la justice européenne. 
Le Premier ministre a rappelé que la suppression de la publicité faisait donc l'objet d'un contentieux qui n'est pour l'instant pas jugé "et qui ne le sera pas avant l'année prochaine". "Il n'y a pas besoin de faire des spéculations", a-t-il souligné.

Cette mise au point du chef de l'exécutif était jugée d'autant plus nécessaire que les relations entre la ministre de la Culture et Bercy sont tendues depuis les premières semaines du gouvernement Ayrault.
Si Mme Filippetti a remporté un arbitrage sur les avantages fiscaux liés au mécénat d'entreprise envisagés par le ministère de l'Economie, elle ne décolère cependant pas contre les réductions d'effectifs demandés au ministère de la Culture, affirme une source gouvernementale.
L'effort imposé à la culture dans la "lettre plafond" adressée par Matignon début août est l'un des plus importants au sein du gouvernement. Alors qu'une baisse moyenne des effectifs de 2,5% par an entre 2013 et 2015 a été demandée à l'ensemble des ministères (hors missions prioritaires, enseignement, police, gendarmerie et justice), la Culture devrait porter cette réduction à 8%, selon la source gouvernementale.


Gare à l'élargissement de l'assiette de la redevance


Fin juillet, la session extraordinaire du Parlement et l’adoption du premier texte fiscal et budgétaire du quinquennat de François Hollande, s'était lancée dans la première phase de "détricotage" des mesures phares adoptées sous Nicolas Sarkozy. Elle a aussi validé une hausse de la fiscalité pour récolter 7,2 milliards d’euros.

Or, "ce n'est pas uniquement avec des objectifs budgétaires qu'on peut imposer des restructurations profondes du paysage audiovisuel", estime aujourd'hui A. Filippetti, soulignant, sans les préciser, qu'il existait "d'autres axes de réflexion". 


Il échappe visiblement à l'apprentie-ministre que la question  demeure de la (co-)gestion  "normale" de France Télévisions, en bon père de famille.
René Dosière a déjà tellement à faire avec les comptes de l'Elysée... 
Dont ses dépenses de bouche !