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jeudi 20 décembre 2012

France 2 souffre de ses choix idéologiques

Audiences TV : "La solitude du pouvoir" fait plonger France 2


La pub ne peut servir de variable d'ajustement


France 2 pèche par 
une gestion débridée,
des effectifs pléthoriques,
des réseaux fermés
et une idéologie envahissante


France 2  se plaint à  qui veut l'entendre d'un manque de recettes publicitaires depuis que la pub est interdite en début de soirée, ce qui n'aurait que des avantages pour le salarié qui pourrait aller se coucher plus tôt, sans un excès de pages de promotion de ses propres programmes. TF1 et M6 engrangent certes, mais leurs "flash backs" incessants en cours d'émissions sont également d'insupportables "resucées" qui nous rebutent et dissuadent de commencer la soirée avec eux: les chaînes commerciales cherchent à occuper l'antenne à moindre frais, tout en multipliant néanmoins d'interminables plages de "réclame", mais à vouloir gagner sur tous les tableaux, les téléspectateurs vont finir par les fuir

Il suffirait donc que les programmes de France 2 soient mieux pensés et ne visent pas tant à ré-éduquer la population.

TF1 a pris la tête
avec sa série "Esprits criminels" (sic, 7,8 millions, 29,2% de parts de marché, pda), loin devant la deuxième demi-finale du concours de M6 "La France a un incroyable talent" (3,3 millions, 14,5% de pda). Troisième, France 3 a bien résisté grâce au "Grand tour", le magazine de Patrick de Carolis (3 millions, 11,9% de pda).

Sur la TNT
, seule NT1 s’est distinguée en réunissant 1,1 millions de fidèles devant la série "Soeur Thérèse .com" (4,4% de pda). 

Bonjour l'évasion avec la télé formative 

Clairvoyante et avisée, France 2 finance Josée Dayan qui nous propose la fiction politique, "La solitude du pouvoir", avec Pascal Elbé dans le rôle d’un président de la République confronté à une crise ! Sanction immédiate, un flop magistral: 1,9 millions de téléspectateurs seulement (7,2% de part d’audience).


Josée Dayan est une réalisatrice "fonctionnaire" du service public 
Sa production est essentiellement constituée de téléfilms et d'adaptations d'œuvres littéraires comme Les Misérables ou Le Comte de Monte Cristo avec Gérard Depardieu, à l'époque où il plaisait encore à la gauche. 
Josée Dayan sert au service public à attirer les vedettes Catherine Deneuve dans Les Liaisons dangereuses ou Arielle Dombasle dans Milady. 
Point commun: ils sont tous de gauche, comme la réalisatrice qui apporta son soutien à Marie-Ségolène Royal en 2007. 

On lui doit aussi plusieurs téléfilms historiques comme La Rivière Espérance, Marie-Octobre avec Nathalie Baye ou Château en Suède avec Guillaume Depardieu. On constate que le réseau est plutôt fermé. 
Quand elle fait du cinéma, elle réalise en 2001 Cet amour-là, sur un épisode de la vie de Marguerite Duras, interprétée par Jeanne Moreau et on ne sort toujours pas de la famille socialiste

Bref, la sectaire France 2 attirerait davantage de public en s'ouvrant.

Que le service public de télévision cesse aussi de se vanter d'audiences télévisuelles imaginaires, persillant ses émissions de messages d'autosatisfaction, d'autant plus déplacés qu'ils sont injustifiés. 

jeudi 6 septembre 2012

Les soirées de France Télévisions commencent tard: rappel à l'ordre du CSA au service public

Le CSA pointe France Télévisions qui prend des libertés en début de soirée

Mais ce faisant, le CSA abonde en fait dans le sens de France Télévisions

L'objectif du service public est de rétablir ses équilibres budgétaires en revenant à une politique mercantile. Les interminables primaires du PS ou l'exclusivité sur les Jeux Olympiques de Londres n'ont-ils donc pas suffit à assainir les comptes de France Télévisions ?
Les premières parties de soirée sur France Télévisions commencent après 20h45, au mépris du cahier des charges qui incite à un démarrage vers 20h35, relève mercredi le Conseil supérieur de l'audiovisuel (CSA).
L'un des arguments présentés par Nicolas Sarkozy pour justifier la fin de la publicité après 20 heures sur les cinq chaînes de France Télévisions (France 2, France 3, France 4, France 5, France Ô) en 2009 avait été un démarrage plus rapide des "prime-time" sur les chaînes publiques, à 20h35. Les familles ont appris à faire la différence, et pas seulement avec de jeunes enfants, mais les engagements ne sont plus tenus depuis la présidentielle et le retour de la gauche.
Dans son avis, le CSA constate un décalage "croissant entre l'horaire de diffusion des premières parties de soirée annoncé par les chaînes du groupe public et l'horaire effectif de diffusion".
Le décalage le plus flagrant se passe sur France 2, où les premières parties de soirée ont commencé à 20h40 en 2011 et à 20h45 en janvier 2012, mais souvent même à 20h50 dans l'été, "ce qui a entraîné un retard des deuxièmes parties de soirée, qui ont débuté en moyenne à 22H43. Or, à ces couchers plus tardifs, correspondent des manques de sommeil approchant parfois les 30 minutes .
"Cette pratique semble en effet incompatible avec l'article 19 du cahier des charges de France Télévisions qui prévoit que les "programmes de soirée débutent vers 20h35' ", ajoute le CSA, qui invite France Télévisions à donner aux téléspectateurs "une information fiable sur les horaires des programmes de soirée".
Mais, subissant les pressions internes, Rémy Pflimlin, le patron de France Télévisions, avait déjà déclaré devant le Sénat en avril qu'il souhaitait que cette disposition du cahier des charges soit revue, afin de permettre aux chaînes publiques de démarrer leur première partie de soirée plus tard.
Des discussions sont actuellement en cours sur ce point entre France Télévisions et la direction générale des media et des industries culturelles (DGMIC), a indiqué  une source proche de la direction.
Les chaînes privées commencent également leur soirée vers 20h50, voire 20h55. Mais "c'est très handicapant pour les chaînes publiques. Certains téléspectateurs ne regardent pas nos programmes parce qu'ils ont commencé trop tôt", s'empresse d'affirmer la source anonyme.
Pour répondre aux plaintes des téléspectateurs, France Télévisions s'est engagée auprès des magazines et sites de programmes TV à leur communiquer désormais les véritables horaires de démarrage des émissions, documentaires et fictions en soirée.
Les téléspectateurs ne sont pas véritablement entendus
Ils ont encore bon dos et on leur fait un peu dire tout ce qu'on veut. 
A la vérité, les familles préfèrent avant tout aller se coucher plus tôt. Pour cela, elles ne veulent ni du retour à des horaires  reportés de départ du prime time', ni de coupures multiples des programmes par des pages publicitaires longues et pesantes - en plus d'être souvent dépourvu de la moindre qualité artistique
Et nous passons sous silence les insupportables répétitions et redondances des 'flash backs' dans certaines émissions grand publicémissions, singulièrement sur M6, chaîne privée, qui détient la palme du manque de respect des téléspectateurs.

samedi 25 août 2012

Pub à la TV: la concertation ne fonctionne pas entre ministres

Les ministres s'étripent mais  la "mesure emblématique" de l'ère Sarkozy perdure


Le changement, c'est l'immobilisme

Le Premier ministre a renvoyé dans leurs coins respectifs les ministres de la Culture et du Budget samedi après leur empoignade sur un retour à la publicité après 20 heures sur les chaînes publiques.


Invité de Jean-Jacques Bourdin jeudi sur BFMTV et RMC, le ministre-délégué au Budget, Jérôme Cahuzac, n'avait pas exclu un retour de la publicité après 20 heures sur les chaînes publiques.

VOIR et ENTENDRE l'initiative de Cahuzac:



Pour Zayrault, rien ne bouge !
"La question du retour de la publicité n'est pas à l'ordre du jour". "Donc il ne faut pas s'énerver, il faut rester calme, garder son sang-froid", a-t-il déclaré, minorant l'affrontement à son arrivée à l'Université d'été du PS à la Rochelle.

Historique d'un couac 

Ca castagne au gouvernement Zayrault
Tout avait commencé jeudi avec des déclarations du ministre délégué au Budget, Jérôme Cahuzac, qui avait lancé l'idée d'un retour de la publicité télévisée sur France Télévisions après 20 heures, supprimés par Nicolas Sarkozy en 2009. Motif: une interdiction probable par Bruxelles des taxes imposées aux opérateurs privés pour compenser le manque à gagner du service public.

Le lendemain, sa collègue de la Culture, Aurélie Filippetti le taclait sèchement sur les ondes de France Inter, rappelant que c'était elle la patronne du secteur et que, forte du soutien du président et du Premier ministre, elle n'autoriserait pas de retour de la publicité en soirée sur le service public.  "Le ministre délégué au Budget peut avoir des idées personnelles, il fait la démonstration de la preuve de son 'imaginativité', avait-elle ironisé

J. Cahuzac se couche
Bien qu'il ait estimé  avoir été "vitriolé en direct", rapporte  samedi matin France Inter, à son arrivée à la Rochelle, J. Cahuzac a préféré déclarer la question enterrée.

Le "trou de la télé"

France Télévisions est une usine à gaz


Les gaspillages et les effectifs plétho-riques mettent le financement de France Télévisions est en péril, malgré d'importants revenus dus aux services de production et au marketing. Une bonne affaire, comme le monopole de la diffusion des Jeux Olympiques de Londres s'avère non rentable: France Télévisions s'est livrée à une pub insolente sur la base d'un audimat nécessairement à la hausse, du fait plus de son exclusivité que de la qualité de retransmissions onéreuses, avec le renfort d'une multitude de consultants très peu motivés par le bénévolat. 

France Télévisions crie aujourd'hui misère

L'arrivée de la gauche au pouvoir est une opportunité à saisir
Les personnels ne veulent pas manquer le coche et brandissent la menace par la justice européenne sur la taxe sur les opérateurs télécoms censée compenser les recettes publicitaires perduesEn juillet, Filippetti ne s'était -elle pas dite "très ouverte" et "sans tabou" sur cette question ?...

Pourquoi la cacophonie gouvernementale ?

Les deux socialistes ont un contentieux: la ministre de la Culture, Aurélie Filippetti, avait évoqué l'idée de taxer les écrans d'ordinateurs pour les foyers qui n'ont pas de téléviseurs. Une proposition que Jérôme Cahuzac, ministre délégué au budget, avait refusée. 

"Le gouvernement, en tout cas le ministre du Budget, n'était pas informé. Cette suggestion n'est pas reprise par le gouvernement". Un discours repris par Pierre Moscovici, interrogé sur BMFTV/RMC, qui indique que la position de Jérôme Cahuzac était "proche de la (s)ienne" mais a souhaité qu'on "laisse les arbitrages budgétaires se dérouler". "C'est une question de méthode", a-t-il ainsi précisé.
Jérôme Cahuzac cherche des rentrées d'argent et à combler les déficits, sans provoquer la colère des syndicats, dont le SNJ tout-puissant à France Télévisions toujours prompte à imposer un écran noir  à ceux qui les entretiennent comme des danseuses. Le sous-ministre a donc joué la carte  de l'hypothèse - fort probable - où la France serait condamnée. Il se disait  prêt à proposer au Premier ministre et au président de la République le rétablissement de la publicité sur les antennes publiques, pour éviter  "une nouvelle taxe". 

Rapports tendus entre Bercy et la Culture


Sans concurrents, le groupe audiovisuel public France Télévisions a réalisé pendant les JO de Londres une part d'audience de 42,6% en moyenne, un niveau exceptionnel pour cette période, selon les chiffres Médiamétrie diffusés par le groupe.



Le manque à gagner pour France Télévisions, est estimé à entre 450 et 500 millions d'euros

Pour le pallier, l'Etat avait mis en place deux taxes sur les opérateurs télécomset les télévisions concurrentes du secteur privé. La Commission européenne souhaite que la France supprime ces deux taxes au nom d'une distorsion de concurrence entre acteurs privés et publics.
La France a contesté cette position auprès de la justice européenne. 
Le Premier ministre a rappelé que la suppression de la publicité faisait donc l'objet d'un contentieux qui n'est pour l'instant pas jugé "et qui ne le sera pas avant l'année prochaine". "Il n'y a pas besoin de faire des spéculations", a-t-il souligné.

Cette mise au point du chef de l'exécutif était jugée d'autant plus nécessaire que les relations entre la ministre de la Culture et Bercy sont tendues depuis les premières semaines du gouvernement Ayrault.
Si Mme Filippetti a remporté un arbitrage sur les avantages fiscaux liés au mécénat d'entreprise envisagés par le ministère de l'Economie, elle ne décolère cependant pas contre les réductions d'effectifs demandés au ministère de la Culture, affirme une source gouvernementale.
L'effort imposé à la culture dans la "lettre plafond" adressée par Matignon début août est l'un des plus importants au sein du gouvernement. Alors qu'une baisse moyenne des effectifs de 2,5% par an entre 2013 et 2015 a été demandée à l'ensemble des ministères (hors missions prioritaires, enseignement, police, gendarmerie et justice), la Culture devrait porter cette réduction à 8%, selon la source gouvernementale.


Gare à l'élargissement de l'assiette de la redevance


Fin juillet, la session extraordinaire du Parlement et l’adoption du premier texte fiscal et budgétaire du quinquennat de François Hollande, s'était lancée dans la première phase de "détricotage" des mesures phares adoptées sous Nicolas Sarkozy. Elle a aussi validé une hausse de la fiscalité pour récolter 7,2 milliards d’euros.

Or, "ce n'est pas uniquement avec des objectifs budgétaires qu'on peut imposer des restructurations profondes du paysage audiovisuel", estime aujourd'hui A. Filippetti, soulignant, sans les préciser, qu'il existait "d'autres axes de réflexion". 


Il échappe visiblement à l'apprentie-ministre que la question  demeure de la (co-)gestion  "normale" de France Télévisions, en bon père de famille.
René Dosière a déjà tellement à faire avec les comptes de l'Elysée... 
Dont ses dépenses de bouche !