Audiences TV : "La solitude du pouvoir" fait plonger France 2
La pub ne peut servir de variable d'ajustement
une gestion débridée,
des effectifs pléthoriques,
des réseaux fermés
et une idéologie envahissante
France 2 se plaint à qui veut l'entendre d'un manque de recettes publicitaires depuis que la pub est interdite en début de soirée, ce qui n'aurait que des avantages pour le salarié qui pourrait aller se coucher plus tôt, sans un excès de pages de promotion de ses propres programmes. TF1 et M6 engrangent certes, mais leurs "flash backs" incessants en cours d'émissions sont également d'insupportables "resucées" qui nous rebutent et dissuadent de commencer la soirée avec eux: les chaînes commerciales cherchent à occuper l'antenne à moindre frais, tout en multipliant néanmoins d'interminables plages de "réclame", mais à vouloir gagner sur tous les tableaux, les téléspectateurs vont finir par les fuir.
Il suffirait donc que les programmes de France 2 soient mieux pensés et ne visent pas tant à ré-éduquer la population.
TF1 a pris la tête avec sa série "Esprits criminels" (sic, 7,8 millions, 29,2% de parts de marché, pda), loin devant la deuxième demi-finale du concours de M6 "La France a un incroyable talent" (3,3 millions, 14,5% de pda). Troisième, France 3 a bien résisté grâce au "Grand tour", le magazine de Patrick de Carolis (3 millions, 11,9% de pda).
Sur la TNT, seule NT1 s’est distinguée en réunissant 1,1 millions de fidèles devant la série "Soeur Thérèse .com" (4,4% de pda).
Bonjour l'évasion avec la télé formative
Clairvoyante et avisée, France 2 finance Josée Dayan qui nous propose la fiction politique, "La solitude du pouvoir", avec Pascal Elbé dans le rôle d’un président de la République confronté à une crise ! Sanction immédiate, un flop magistral: 1,9 millions de téléspectateurs seulement (7,2% de part d’audience).
Josée Dayan est une réalisatrice "fonctionnaire" du service public
Sa production est essentiellement constituée de téléfilms et d'adaptations d'œuvres littéraires comme Les Misérables ou Le Comte de Monte Cristo avec Gérard Depardieu, à l'époque où il plaisait encore à la gauche.
Josée Dayan sert au service public à attirer les vedettes Catherine Deneuve dans Les Liaisons dangereuses ou Arielle Dombasle dans Milady.
Point commun: ils sont tous de gauche, comme la réalisatrice qui apporta son soutien à Marie-Ségolène Royal en 2007.
On lui doit aussi plusieurs téléfilms historiques comme La Rivière Espérance, Marie-Octobre avec Nathalie Baye ou Château en Suède avec Guillaume Depardieu. On constate que le réseau est plutôt fermé.
Quand elle fait du cinéma, elle réalise en 2001 Cet amour-là, sur un épisode de la vie de Marguerite Duras, interprétée par Jeanne Moreau et on ne sort toujours pas de la famille socialiste.
Bref, la sectaire France 2 attirerait davantage de public en s'ouvrant.
Que le service public de télévision cesse aussi de se vanter d'audiences télévisuelles imaginaires, persillant ses émissions de messages d'autosatisfaction, d'autant plus déplacés qu'ils sont injustifiés.
