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mardi 16 juin 2015

PACA: Christian Estrosi refuse la fusion des académies d'Aix-Marseille et de Nice

L’académie d’Aix-Marseille va-t-elle absorber celle de Nice ? 

Le gouvernement envisagerait de supprimer l’académie de Nice

Neuf recteurs coordinateurs, nommés par le Premier ministre, travaillent sur ce plan, arrêté en conseil des ministres et valable pour l'ensemble des nouvelles régions, dans le cadre de la réforme territoriale et sans attendre les Régionales de décembre.

L’idée est d’aboutir à une seule académie par région pour "renforcer l’unité de la parole de l’État" et favoriser "la coopération avec les collectivités territoriales", ou la soumission aux Conseils régionaux, rapportent Var Matin. 

"Nous avons besoin de deux recteurs"

Neuf recteurs, dont celui d’Aix-Marseille, travaillent sur deux scénariosune coopération renforcée ou une fusion. Les recteurs choisis sont ceux de Nancy-Metz, Bordeaux, Lyon, Besançon, Toulouse, Caen et Lille pour les sept nouvelles régions, auxquels s'ajoutent le recteur de Paris et celui d'Aix-Marseille, chargé, lui, de réfléchir à l'avenir de l'académie de Nice. Le Premier ministre tranchera en juillet qui gérera les établissements scolaires, notamment les Alpes-Maritimes et le Var, dans l'académie de Nice. 

Or, le candidat aux régionales et maire de Nice, Christian Estrosi, a préféré prévenir que courir et il est donc intervenu auprès de Manuel Valls.
"Je ne comprends pas les raisons qui conduisent le gouvernement à remettre en cause cette organisation qui a fait ses preuves, depuis  50 ans, explique le député des Alpes-Maritimes. Si un rapprochement avec la Région est primordial et si la coopération doit être renforcée entre celle-ci et les rectorats, il n’en reste pas moins que nous avons besoin de deux recteurs pour porter les projets éducatifs de ces deux territoires".

vendredi 19 juillet 2013

Education: les socialistes recrutent des professeurs au rabais pour faire nombre

4/20 suffit pour être admissible au concours de professeurs des écoles

Difficile de recruter des enseignants? 
Peillon, retour à 
l'école élémentaire
Pour parvenir à pourvoir les postes ouverts, le ministère est contraint, dans certaines académies, d'abaisser jusqu'à 4/20 la barre d'admissibilité aux concours. 

Le ministre de l'Education nationale 
Vincent Peillon aurait pu s'abstenir cette semaine de se féliciter de "la capacité retrouvée de l'Education nationale à attirer les étudiants". A y regarder de plus près, la réalité est moins enthousiasmante. 

Quel sera en effet le niveau des enseignants recrutés durant le quinquennat? 
L'inquiétude grandit au vu des barres d'admissibilité retenues aux concours enseignants cette année. Obligées de recruter d'importants volumes d'enseignants, sans toujours disposer d'un vivier suffisant, les académies ont été contraintes de baisser de 2 à 3 points la barre d'admissibilité aux concours, notamment pour le premier degré. 

Les concours assurent-ils l'égalité entre les candidats à travers la France?
Pour la session extraordinaire 2014 des concours de professeurs des écoles (PE), la barre d'admissibilité est ainsi fixée à 4/20 à Créteil, 5/20 à Paris, 4,5/20 à Versailles, et 7/20 à Strasbourg. 

A des volumes trop importants, un recrutement au rabais

Sébastien Sihr, syndicaliste
 au rabais du SNUIPP ?
Une situation qui préoccupe les recteurs. "Si la barre était à 10/20, nous ne pourrions recruter que quelques centaines de candidats!", se désole un haut fonctionnaire. 

La raison de
cette baisse spectaculaire des exigences aux concours tiendrait aux importants volumes de recrutement prévus cette année, conséquence de la promesse présidentielle d'embaucher 60.000 personnels de plus en 5 ans. 

Le ministère concède des difficultés de recrutement dans certaines académies. 19.413 postes ont été ouverts aux concours pour la session 2013. Pour la session extraordinaire de 2014, 8.500 postes étaient ouverts dans le premier degré et 10.750 dans le second degré. Mais, pour la session 2014, s'étonne-t-on rue de Grenelle, "il n'y a aucune raison de baisser les barres d'admissibilité puisque l'on compte un tiers de présents en plus aux concours, et que le volume de postes offerts reste stable par rapport à la session 2013". 

Même en baissant la barre d'admissibilité, près de 2000 postes n'ont toutefois pu être pourvus cette année aux concours 2013. 
Des profs 'low cost.' De quoi jeter le doute sur l'opportunité du recrutement de près de 12 000 enseignants par an durant toute la durée du quinquenat. Plus de profs certes, mais à quel prix? 
Bernadette Groison, ancienne institutrice 
du courant "cégétiste" , 
promue à la tête de la FSU,
fédération syndicale de l'enseignement,
2e syndicat de l'Education, derrière FO
D'autant que, dans un rapport, la Cour des comptes estime que l'Education nationale ne souffre pas d'un manque de moyens mais d'un problème de "gestion défaillante". 
Les promesses démagogiques de Hollande mettent Peillon en difficulté et l'école à mal. 
Quel avenir pour nos enfants ? 
Si seulement les syndicalistes se dégageaient du lot par leur intellect...