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dimanche 3 août 2014

SNCF: le syndicalisme de combat a un coût pour les Français

Une grève SNCF, ce sont des pertes de recettes et des indemnisations de voyageurs...  

Les effets pervers de mesures démagogiques: indemnités pour retard de train et garantie ponctualité
La SNCF n'a pas les moyens financiers d'assurer l'entretien de ses installations et la pleine sécurité de ses services et donc de ses usagers. Creusant le déficit de la société nationale, la politique de communication de la SNCF ignore superbement le risque permanent de grève à tout propos, avatar du syndicalisme de lutte ancré dans l'idéologie marxiste - à laquelle SUD et la CGT restent attachés -  visant à placer l'affrontement sous toutes ses formes (manifestation et grève générale...) au cœur de la pratique du syndicat. 
Un mouvement de grève comme celui de juin dernier a conduit la SNCF à rembourser les abonnés TGV, TER et Transiliens à hauteur de 33% du montant mensuel de leur abonnement. La SNCF avait décidé le 13 juin d'indemniser les abonnés sous la forme d'une baisse de prix de l'abonnement de 20% pour les TGV, les TER, le Transilien (Ile-de-France) et les Intercités pour le préjudice occasionné par la grève qui dure depuis près d'une semaine. Une mesure prise en charge par la SNCF d'environ 30 millions d'euros. 
Le lundi 16 juin, la compagnie ferroviaire a même décidé de porter cette baisse à 33% si la reprise du trafic n'était pas effective le 17. La grève étant reconduite, la SNCF s'est mise dans l'obligation d'indemniser tous les abonnés (TER, TGV, Intercités et Transiliens).

Le coût de la mesure passa donc de 30 à 45 millions d'euros. Les abonnés bénéficièrent d'une réduction à valoir sur l'abonnement du mois de juillet 2014, en vente dès le 20 juin. Les clients abonnés du Transilien seront remboursés au-delà de la zone 2.

200 millions d'euros de pertes de recettes crées par la CGT

Les deux principaux syndicats de cheminots CGT-cheminots et SUD-rail, sont responsables d'une perte sèche de 208 millions d'euros.
Leur mouvement de grève n'empêchera pourtant pas le gouvernement socialiste de refaire fusionner la SNCF et Réseau ferré de France (RFF) dans l'optique de l'ouverture à la concurrence du rail. Sans cette action syndicale inutile, Manuel Valls aurait pu débloquer  400 millions d’euros de primes à l’embauche d’apprentis et non pas 200...

La grève du mois de juin a pesé sur les résultats semestriels de la SNCF. 
Sur la période janvier-juin, le chiffre d'affaires du groupe s'est élevé à un peu plus de 16 milliards d'euros, stable par rapport au premier semestre 2013, mais le mouvement social qui a duré 13 jours, a généré des pertes de recettes évaluées à 208 millions d'euros, "soit 1,3% du CA, précise le groupe.

Sans la grève, le chiffre d'affaires de l'établissement public aurait progressé de 2,8%, selon la SNCF. D'ailleurs, les activités internationales qui n'ont peu ou pas subi l'impact de la grève progressent de 5,6% sur la période, alors que celles de la France reculent de 0,4% 

Recul de la marge opérationnelle
Ce mouvement social a également pesé sur la marge opérationnelle de la SNCF qui s'élève à 1,06 milliard d'euros contre 1,29 milliard un an plus tôt
En conséquence, la SNCF va mettre en place un nouveau plan d'économie afin de limiter les frais de structure et d'optimiser les investissements. "Son objectif est d'effacer les 2/3 de l'impact négatif de la grève sur sa marge opérationnelle et de tenir les objectifs de cash-flow libre et de dette".

Quand les syndicats marxistes cesseront-ils de coûter aux Français?
Et de lutter contre les plans de restructuration et d'économie qu'ils rendent nécessaires par leurs actions corporatistes et idéologiques?

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