POUR

LA &nbsp LIBERTE &nbsp D' EXPRESSION

Free speech offers latitude but not necessarily license

samedi 9 juillet 2016

Invalides: tête à tête Sarkozy - Macron, aux obsèques nationales de Rocard

Hollande battu 4 à 28 par Rocard au 49.3

A quatre reprises en deux ans et deux textes

Hollande aura approuvé que l'actuel premier ministre dégaine l’article 49.3 de la Constitution

Mardi 5 juillet, il s'est à nouveau rabattu sur cet article pour court-circuiter l'opposition parlementaire: le 49.3 permet au gouvernement de faire adopter un texte sans discussion, contre la volonté du Parlement, en engageant sa responsabilité gouvernementale. Valls a ainsi fait d'un dispositif exceptionnel un instrument ordinaire de contournement de la volonté populaire, pour la seconde fois à propos du projet controversé de réforme du code du travail comme lors du passage en force du "projet de loi pour la croissance, l’activité et l’égalité des chances économiques", la loi Macron, à chaque fois en première et seconde lectures.

Ce nouveau coup de force est vivement critiqué jusque dans les rangs socialistes. "Pourtant, Manuel Valls est encore loin de l’avoir autant utilisé que bon nombre de ses prédécesseurs," assure Libération, qui ne préciser toutefois pas que le président Sarkozy n'a jamais cédé à cette facilité. Dans sa présentation fallacieuse des faits mêmes historiques, Libération va jusqu'à écrire que "si cette pratique est peu courante depuis vingt ans, elle était particulièrement hype sous François Mitterrand. Une "brutalité" "hype"...

VOIR et ENTENDRE
Hollande estimant que le recours au 49.3 est une "brutalité"...
video

"49.3 : une vieille habitude de la Ve République", titrait Libération

"Manuel Valls a utilisé cet article de la Constitution pour faire passer la loi Macron à l'Assemblée," ajoutait encore le journal officieux du PS, il y a un an, à propos de la loi Macron. "Ce n'est jamais que la 84e fois depuis 1959," banalisait le journal de Laurent Mouchard dit Joffrin.
La rigueur comptable de Libération laisse beaucoup à désirer puisque Sarkozy n'a pas nommément existé, alors qu'il cite Mitterrand. "Alors que ni Lionel Jospin, ni François Fillon, ni Jean-Marc Ayrault n’ont eu recours au 49.3, les sept premiers ministres de François Mitterrand ont, de 1981 à 1995, actionné ce levier constitutionnel. Ainsi, Edith Cresson y a eu recours à huit reprises en à peine dix mois, soit autant de fois que Jacques Chirac au cours de la première cohabitation de l’histoire de la Ve République (1986-1988) [mais en 24 mois !].

"Mais le recordman absolu en la matière est Michel Rocard : à 28 reprises, en 3 ans (mai 1988-mai 1991)", admet le JO du PS. "Il a engagé la responsabilité de son gouvernement. Ce qui représente un tiers des utilisations du 49.3 sous la Cinquième… Il faut dire que l’Assemblée élue en 1988, dans la foulée de la réélection de François Mitterrand à l’Elysée, n’offrait au PS qu’une majorité relative", tente d'expliquer Libération, comme si un désaveu des électeurs autorisait le recours à la force. Rocard utilisait donc le 49.3 pour faire passer ses textes tantôt en ralliant les communistes, tantôt en ralliant les centristes. Une pratique qui a peut-être inspiré Manuel Valls, membre du cabinet de Michel Rocard lorsque ce dernier était à Matignon…" Il faudra que Libération explique à quels centristes de 2016 il fait allusion et qu'il nous donne les noms des communistes que Valls a ralliés...   

Au total, l’article 49.3 a été utilisé 84 fois depuis le début de la Ve République, pour un total de 50 textes (un même texte pouvant faire l’objet de plusieurs utilisations de cet article, comme c’est le cas avec la loi Macron et avec la loi travail). Mais ce recours n’a entraîné que 50 motions de censure, moyen de contre-balancer cette arme constitutionnelle. "Et puisque aucune de ces motions n’a jamais été adoptée, aucun gouvernement n’a eu à regretter de recourir au 49.3," conclut Libération, dont la notion de démocratie parlementaire est particulièrement flexible.

N. Sarkozy et E. Macron se sont brièvement entretenus lors de l’hommage national rendu aux Invalides au grand homme défunt

Quelques mots lors de l’hommage à Michel Rocard.
 
Ce jeudi, à l’Hotel des Invalides, Nicolas Sarkozy et Emmanuel Macron se sont brièvement entretenus. On ignore la teneur de l’échange entre l’ancien président qui retrouve une popularité grandissante et celui qui serait prêt à quitter le gouvernement Valls dès la semaine prochaine, selon Le Canard Enchaîné.
Autour d’eux, se trouvaient notamment l’actuel président François Hollande, le premier ministre, mais aussi des chefs d’Etat et de gouvernement d'un autre âge, comme Valéry Giscard d’Estaing, Laurent Fabius, Edith Cresson, Lionel Jospin ou encore Alain Juppé, tous septuagénaires.

Profitant de son discours d’hommage à Michel Rocard,
François Hollande a d’ailleurs distillé quelques phrases qui ont été considérées comme autant d'allusions à Emmanuel Macron, lequel lui doit mais tant a fondé son propre mouvement politique, En Marche !: "Jamais il n’a joué contre sa famille politique, même quand il a fallu qu’il s’efface derrière François Mitterrand. C’était là son honneur."

Gérard Collomb, le maire de Lyon et proche d’Emmanuel Macron, a d’ailleurs déclaré 
cette semaine dans un entretien avec Le Point que le ministre de l’Economie entre "en campagne," car "il faut une offre parallèle" si François Hollande ne se présente pas pour la présidentielle de 2017. "Il n’a pas besoin de passer en force; les choses se font naturellement", a-t-il aussi lâché...

3 commentaires :

  1. Que sarko se méfie de ce gros lèche q de macron!



    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Côté Q, Macron ne semble avoir aucune appétence pour Sapin ou Hollande: c'est ce qui semble vous les défriser dans cette zone !

      Supprimer
  2. Ces socialo sont des saligauds qui ne respectent rien..............ni personne. Ce ne sont que des carriéristes.
    Se servir d'un hommage à un mort pour e faire de la pub montre le niveau d'indignité des gauchos!

    RépondreSupprimer

Vous pouvez ENTRER un COMMENTAIRE (il sera modéré):