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mardi 16 décembre 2008

PS : face à face des aubrystes et ségolénistes au Bureau national

Round d’observation
A 17h00, le PS réunit mardi son premier Bureau national, organe exécutif du parti, depuis l'élection de Martine Aubry, qui mettra face à face ses partisans et ceux de Désirdavenir Royal, qui n’acceptent toujours pas le vote démocratique majoritaire, mais se déclarent "utiles et sereins".
Contrairement au secrétariat national, le "gouvernement" du parti dont les ségolénistes sont absents, le Bureau national, compte environ un tiers de partisans de la battue et rebattue des élections, auquel la chef de gang n’a pas choisi de participer elle même.

Le "BN" compte 18 ségolénistes, 15 aubrystes, 14 ‘delanoëistes’ et 10 pour la gauche du PS menée par Bébé Hamon et Pépé Emmanuelli.
S'ajoute le collège des premiers fédéraux: 5 chacun pour Aubry, Royal et Delanoë et 3 pour Hamon.

La hache de guerre n’est pas enterrée
Le conflit est le moteur de l’activisme des guerilleos ségolénistes et l’adversité les galvanise, pour le mal du PS et pour le pire. Il s'agit de la première rencontre (17h00) entre les partisans de la seconde à la présidentielle et ceux de la Première secrétaire élue à la majorité plus 102 voix, depuis le Conseil national houleux du 6 décembre, où les ségolénistes harcelèrent la Première secrétaire.

  • Coin gauche du ring ?

    La maire de Lille a donné pour mot d'ordre à ses troupes de mettre en sourdine la crise interne, d'être sur le terrain et de faire leur travail d'opposition et de proposition face à Nicolas Sarkozy. Traduction immédiate: sans changement avec l’équipe précédente, rafale de communiqués sur tous les sujets, manipulation de manifestants, avec son porte-parole, Bébé Hamon, au ministère de la parole.
    > Dans la matinée, la Ch’tite Aubry réunira son secrétariat national -chargé de mettre en oeuvre les décisions du BN-, avec au menu, travail du dimanche et questions d'actualité, suivi d'un point de presse, avec Bébé Hamon.
    >
    Selon François Lamy, conseiller politique de la Première secrétaire, le BN examinera les réformes gouvernementales qui font débat et pourraient être exploitées : outre le séminaire du PS face à la crise, le travail du dimanche, la réforme Darcos, et la situation politique en Grèce. Pour lui, "les sujets sont suffisamment importants pour qu'il y ait une bonne ambiance de travail". Sans oublier les sujets qui met le PS en porte à faux, comme le succès de la présidence française de l'UE.
  • Coin droit du ring ?

    Les ségolénistes semblent avoir rangé les couteaux, mais les 'snipers' sont embusqués, car les aigreurs et les récriminations ne manquent pas.
    Vincent Peillon (celui qui ne sait pas compter jusqu'à 102 et cale à 4), homme de main de Sa Cynique Majesté Royal, affirme: "J'aurais préféré qu'il y ait un rassemblement mais, maintenant, il faut que ce parti travaille". Après les invectives et les insultes, il se reconstitue une virginité : "Nous, on veut parler des sujets de fond, qu'il y ait une délibération collective, qu'on y soit associés". Il ne s’est donc rien passé.

    Round d’observation
  • Les ségolénistes disposent néanmoins de tout un foirail de rancunes.
    >
    Ainsi reprochent-ils à la direction d'espacer les réunions de la seule instance où ils sont représentés, mais où Sa Cynique Majesté Royal n’a toutefois pas daigné siéger. Pas plus qu’au Parlement, car elle ne s’accommode pas des lieux de débat démocratique. Au nom de la gracieuse, Peillon observe donc que "l'instance exécutive légitime issue du vote des militants, c'est le BN, pas le secrétariat, émanation de l'exécutif". "Il faut que le BN se réunisse assez souvent", pour être "une instance de délibération collective réelle, comme l'avait voulu Martine Aubry", cette autre démocrate qui fustige déjà l’omnipotence du président…
    La nouvelle patronne n’est pas atteinte de réunionite aiguë. Elle a en effet décidé que le BN "classique" se réunirait tous les 15 jours, contre toutes les semaines jusqu'à présent, avec en cas de besoin, des BN thématiques exceptionnels.

    > Les ségolénistes prétendent qu’ils n’iront pas au clash, sauf s’ils y sont poussés et gageons qu’une pichenette y suffira. Avant de s’indigner à la première occasion (voire avant !), le sénateur David Assouline, un autre ségoléniste exhumé de la pénombre parisienne, affirme donc que le BN est consacré à l'actualité, pas aux problèmes internes du parti. "On veut apporter notre pierre. On est sereins et on veut être utiles aux Français". Par conséquent, pas de cris à prévoir logiquement à 17h, à l’issu du Bureau national, entre socialistes bien élevés.
  • Les "aubrystes" affichent leur sérénité
    Dans le camp de la Première secrétaire, on ne s'attend d’ailleurs pas non plus à une "épreuve de force". On a sorti toutefois le 'baume du Tigre': "Ce sera juste un peu tendu", prédit un proche. "Les royalistes vont acter un état de fait, majorité/minorité. Ségolène a compris l'effet dévastateur en terme d'image." Que d’innocence ! On comprend que ce spécialiste averti de la schizophrénie ségolénienne veuille garder l’anonymat…

    Il faut dire que selon un récent sondage OpinionWay, la Première secrétaire obtient 61% d'opinions favorables (+6), devançant largement l’amère Royal 32% (-2).
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