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samedi 30 août 2014

Le service d'ordre du PS menace de ne pas veiller sur Valls

Chatouilleux sur la question du temps de travail

Le service d'ordre créera-t-il aussi du désordre?


Au PS, ça grogne jusque chez les plus silencieux des militants, le service d’ordre. Ces bénévoles socialistes ont menacé de ne pas participer à la sécurité du Premier ministre.
L'entretien d’Emmanuel Macron, jeudi dans Le Point, n'a pas eu l'heur de plaire aux responsables de la sécurité du parti. Le nouveau ministre de l’Economie y donne en effet son sentiment profond sur les 35 heures. Avant même de prendre la direction du ministère de l'Economie, vingt-quatre heures avant d'être nommé à Bercy, Emmanuel Macron a relancé un débat presque aussi vieux que les lois Aubry instituant la réduction du temps légal de travail, voici presque quinze ans (lois du 13 juin 1998 et du 19 janvier 2000). 
Or, autoriser  "les entreprises et les branches à déroger" aux 35 heures reste tabou au PS. Alors banquier chez Rothschild, le nouveau patron de Bercy avait néanmoins rappelé dans cet entretien que les entreprises en difficulté ont d'ores et déjà la possibilité de déroger au temps de travail et de rémunération. Il s'était alors interrogé dans l'hebdomadaire: "Pourquoi ne pas étendre à toutes les entreprises, à condition qu'il y ait un accord majoritaire avec les salariés ?" 
Le dispositif auquel Macron se réfère est d'ailleurs prévu dans la loi de sécurisation de l'emploi du 14 juin 2013. Pour les entreprises confrontées à "de graves difficultés conjoncturelles", le texte prévoit la possibilité de négocier un accord – majoritaire – d'une durée de deux ans maximum dans lequel des baisses de salaire (au-delà de 1,2 SMIC) et/ou une hausse du temps de travail peuvent figurer en contrepartie du maintien de l'emploi. Il est toutefois établi que seuls cinq accords de ce type ont été signés  depuis juin 2013, après un an. 

Même largement assouplies, les 35 heures font toujours débat

Les socialistes ont beau jurer que le débat fait partie de leur ADN, la menace que le nouveau ministre faisait peser sur la réduction du temps de travail a conduit à une riposte des "intermittents du spectacle" politique qui travaillent au bon déroulement de l’université d’été du PS à La Rochelle et encadrent les dirigeants socialistes.  

Les gros bras bénévoles ont menacé de ne pas s’occuper de la sécurité de Manolo Valls à son arrivée, ce samedi, puis dimanche matin, lors de l’intervention du Premier ministre devant les militants socialistes. Les proches du Premier ministre ont dû déminer et les rassurer sur le fait que le gouvernement ne touchera pas à la durée légale du travail. A la direction du "SO", on explique qu'il n'y a plus "d'objection" aujourd'hui à faire le boulot: le dialogue social aboutit, selon les circonstances.

" Le poing et la rose"n’est pas un vain slogan au PS 

La rose représente classiquement la couleur du socialisme. Quant au poing, il est devenu le symbole de son service d’ordre.
Au congrès de Reims de novembre 2008, les gros bras du parti n’avaient pas ménagé leurs violences et intimidations face aux journalistes... Attendue pendant deux heures par une cohorte de caméras et de micros, Ségolène Royal, celle qui faisait alors monter le suspense sur l’annonce de sa candidature à la tête du PS était arrivée après les premiers discours et ne pouvait s’extraire de sa voiture à l’entrée du parking du Parc des expositions. Le service d'ordre du PS avait alors usé de la force, laissant des traces sur les journalistes empressés...

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