vendredi 31 août 2007

La Défaite en chantant, un document du socialiste Claude Allègre

Le docteur Allègre au chevet d'un PS moribond

Ce physicien proche de Lionel Jospin, entré au PS en 1973, annonce qu'il ne reprendra pas sa carte du parti. La nausée?...
Présentation de l'ouvrage par les éditeurs Plon/Fayard (228 pages - 18,50€)

Voici un témoignage unique sur le calvaire de la gauche. Il mêle tout à la fois la description des dessous de la campagne, les relations personnelles, les confidences, les sentiments et les comportements des principaux protagonistes et l'analyse plus réfléchie, plus distanciée de l'évolution politique de la France depuis le "séisme" du 21 avril 2002. De nombreuses anecdotes, des portraits surprenants jalonnent un récit qui nous invite néanmoins à réfléchir sur la politique et son corrolaire : l'évolution de notre société. Si l'intimité des personnes est préservée, a contrario leurs tractations sont révélées dès lors qu'elles peuvent tenir un rôle - petit ou grand - dans notre histoire : les atermoiements d'un Jospin, les crocs-en-jambe de Chirac pour faire trébucher Sarkozy, les appétits de pouvoir ambigus du couple Hollande-Royal. Dialogue constant entre un acteur, témoin omniprésent sans sectarisme, et un observateur attentif de la politique, ce livre nous fait pénétrer au coeur des événements qui ont conduit à l'élection de Nicolas Sarkozy comme sixième président de la Ve République.

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PS : promesses de respect mais spectacle de mépris

Université d’été du PS : assainissement nécessaire

L'université d'été du PS à La Rochelle s’annonce comme celle des règlements de comptes socialistes qui ont pris l’ascendant sur les débats de fond de la rénovation pourtant annoncée du parti.

Les absents seront-ils plus nombreux que les présents? DSK, Fabius, Lang, Aubry ou Dray se sont fait porter pâles... Resteront les quadras aux dents longues qui justifient ainsi leur appellation de 'jeunes lions' mis au pied du mur de la rénovation qu'il appellent de leurs voeux à renfort de rugissements. Sauront-ils seulement accoucher d'une souris?

François Hollande, Premier secrétaire du parti, a été logiquement mis en accusation par Claude Allègre, ce qui n’est pas commun dans un parti qui à la culture du ‘responsable mais pas coupable’.

Pour l'ancien ministre de l'Education, il est clair que le Premier secrétaire qui entame sa onzième et dernière année à la tête du parti est "le responsable principal" de la "pagaille" régnant au PS. On notera que le Président de la République élu par les Français a un mandat de cinq ans mais que celui du Premier secrétaire peut être renouvelé et durer … douze ans.

"Il pensait que plus le marigot était rempli de crocodiles, plus il avait de chances" d'être le candidat à la présidentielle, estime-t-il dans un entretien à Libération. "Il a foutu un bordel noir".

"A terre", le PS va mettre "10 ou 15 ans" à se rénover, prédit cet ancien proche de Lionel Jospin, que Nicolas Sarkozy "impressionne". Si le PS a perdu la présidentielle face au candidat de l'UMP, c'est parce qu'il "a eu le tort de se priver des experts et de ne pas suffisamment travailler sur les dossiers", assène l'ancien ministre.

Ces attaques ont laissé le premier secrétaire "indifférent". "Ce qui compte pour moi ce sont les adhérents, les électeurs, les forces socialistes (...) qui en ont plus qu'assez de ces expressions qui n'ont finalement pas d'autre motif que d'exprimer ou la rancune ou de faire le jeu de l'adversaire", a-t-il expliqué sur RTL. François Hollande mépriserait-il l’avis des contradicteurs ?

Claude Allègre épingle également Marie-sEGOlène Royal qui est arrivée en avance à La Rochelle pour la rituelle réunion des présidents de région. Bien qu’elle se déclare "sans amertume" ni "esprit de revanche", Sa Cynique Majesté Royal reste elle-même et déclare aimablement n'avoir "rien à répondre à M. Allègre" ! Quatre mois après son échec présidentiel, elle veut manifestement s'en tenir à "un esprit de construction de l'avenir", mais dans son style. Celle qui promettait la 'république du respect' n'est-elle capable que de mépris pour ses opposant?

Les attaques contre sa campagne, qui font florès en librairie, "ce sont les derniers pointillés du passé", a-t-elle ajouté devant les caméras. Le mot d’ordre n’est donc pas à la repentance, laquelle est une exclusivité du passé colonial : les socialistes sont au-dessus de tout et de tous ! Des démocrates modèles…

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‘La Défaite en chantant’ : Marie-sEGOlène Royal, vue par Claude Allègre

Le Point livre des extraits du livre du ministre de Jospin

Ce livre, que commet Claude Allègre avec Dominique de Montvalon est paru chez Plon/Fayard au moment où le septuagénaire annonce qu’il ne reprendra pas sa carte du PS. L’ancien ministre de tutelle de Sa Cynique Majesté Royal est plein de mordant.

Voici, dans Le Point du n°1824 du 30 août, des extraits qui présentent Marie-sEGOlène Loyal, alias ‘Mme Michu’, telle qu’en elle-même…


Le «royalisme»

Je vais vous donner, psychologiquement, ma définition du "royalisme»; ce sont des gens dont l'ambition dépasse de beaucoup les capacités et qui l'assument en toute lucidité.

[...] L'ambition, il en faut. L'ambition, c'est un moteur pour faire valoir ses qualités. Mais, pour [Ségolène], c'est un « en- soi». C'est quelque chose de suprêmement noble, qui n'a besoin ni de substrat ni de justification. «Et pourquoi je ne serais pas candidate? » En fait, Ségolène a été candidate à tout dès qu'elle en a eu la possibilité: à la députation, au conseil général, à la présidence de l'Assemblée, à la présidence des présidents de région, à la présidence de la République... Oui, chaque fois, les mêmes mots : « Pourquoi pas moi?»

[. ..]Ségolène, c'est avant tout un chef. Un chef qui n'a pas besoin de penser parce que c'est un chef. Alors que Hollande, il fait semblant de penser, mais ce n'est pas un chef. Il faut qu'il y ait demain à la tête du PS un chef qui pense et veuille combattre les inégalités. Pour l'instant, il n'en existe pas. Voilà, succinctement, l’histoire d’un PS en panne.


Un bulldozer qui avance

[La démocratie participative] est une théorie développée par Pierre Rosanvallon. Ségolène lui a emprunté le titre sans étudier le contenu. Pour ma part, je pense que les vrais leaders doivent être à l'écoute des gens, mais ensuite proposer des actions précises, que les citoyens acceptent ou bien rejettent.[...] Voyez ce qui s'est passé quand elle a décidé de s'occuper de politique internationale. J'ai pris des notes.


1er décembre 2006 : la voilà au Liban. Majs elle n'a rien préparé. Elle commence par dire que les vols israéliens gênent la Finul. Protestations des Israéliens. Quelques heures plus tard, elle est en Israël et elle dit: "Pas du tout. Les vols israéliens aident la Finul.»


3 décembre 2006 : un représentant du Hezbollah compare l'occupation israélienne à l'occupation hitlérienne en France. Elle ne dit rien. Plus tard, elle réagit : «Problème de traduction. Je n'avais pas entendu.» [...]


6 janvier 2007: voyage en Chine. Les Chinois sont formidables, lance-t-elle, ils ont une justice rapide. On pourrait prendre modèle sur eux. » On sait ce qu'il en est de la justice chinoise. Puis, dans une allocution officielle, elle déclare: «Nous allons vous aider à vous développer.» Les Chinois en rient encore. […]


22 janvier 2007: elle rencontre André Boisclair, du Québec, et lui dit: «Le Québec doit être libre et autonome.» Colère du Premier ministre du Canada.


26 janvier: elle se fait piéger par l'humoriste Gérald Dahan, qui, au téléphone, lui dit: «Et l'indépendance de la Corse?» Elle répond en substance: «Les Français n'y seraient pas hostiles, et je les comprends, mais, chut, il ne faut pas le dire...»


La conclusion, c'est qu'elle ne prépare rien: elle réagit. Mais en France, c'est une qualité, parce qu'elle pense, du coup, comme Mme Michu, laquelle se reconnaît en elle. « Les impôts ? Ah, ma pauvre dame! Je suis bien d'accord, les impôts! Les flics ? Vous vous rendez compte, cette pauvre dame flic qui se fait agresser. Il faut des flics qui raccompagnent le soir les femmes flics chez elles, etc., etc. "Et les gens disent: " Ah oui, ce n'est pas sot. » Voilà la base de son succès.

[...] Cela dit, je ne caricature pas Ségolène Royal. Elle a, par exemple, un point commun avec Sarkozy, qui est une grande nouveauté et, pour elle, un grand atout. Se sont affrontés au second tour de la présidentielle deux candidats qui ne parlent pas le volapükpolitico-techno. Aucun des deux ne dit: "C'est en dépassant les contradictions qui existent entre les tensions sociales et les réalités économiques que nous pourrons élaborer un programme. » Ils disent : «Moi, je veux diminuer les impôts sur le salaire pour que vous gagniez plus.» Un seul avait fait cela dans le passé, c'était le candidat Chirac. Après, une fois élu, il a repris le volapük présidentiel de manière à être sûr de paraître compétent. Je reconnais donc à Ségolène beaucoup de qualités et Je pense que mes camarades du PS ont non seulement tort de la mépriser, mais ont tort de continuer à la sous-estimer. Parce que je pense que c'est elle qui a les plus grandes chances de les » manger». Delanoë a tout à fait raison de dire aujourd'hui; «II faut travailler sur le fond. On verra après les questions de personnes. » Sauf que personne n'est dupe. Le problème de Delanoë, pour être un challenger crédible de Ségolène, c'est d'obtenir aux municipales à Paris un succès éclatant et de savoir ensuite rassembler le jour venu des jeunes autour de fui. Mais, même dans ces conditions-là, il ne sera qu'un challenger.

[...] Ségolène fait campagne. Quelqu'un lui dit : « Alors, madame Royal, on dit que vous êtes inculte. 2 et 2, ça fait combien ? » Elle répond : «Si je dis entre 3 et 5, vous n'êtes pas fâché?» Sa préoccupation première, c'est de plaire. l...] C'est un bulldozer qui avance. Tous les obstacles qu'elle rencontre, elle les écarte un à un.


Ma cohabitation avec Ségolène

Jospin n'était pas enthousiaste à l'idée de nommer Ségolène secrétaire d'Etat à l'Enseignement scolaire [en 1997]. J'ai insisté. Il a fini par dire:" Ecoute, si tu la veux, tu la prends. » Jospin ou Schrameck, je ne sais plus, lui a téléphoné: «Voilà.» Mais après, c'est elle qui m'a téléphoné, dans tous ses états: «Je ne peux pas accepter de n'être que secrétaire d'Etat. J'ai été ministre de plein exercice dans le gouvernement Mitterrand. Je ne peux pas... [...] Je suis revenu auprès de Jospin et je lui ai dit: « Mets-la ministre déléguée. » II m'a dit: «Si tu veux, mais tu t'en mordras les doigts. » C'est important parce que la distinction entre ministre délégué et secrétaire d'Etat est que le secrétaire d'Etat n'a pas d'attributions précises et n'assiste pas au conseil des ministres, alors que le ministre délégué a des attributions et assiste au conseil.

[…] Ce qui s'est passé, c'est que Ségolène n'a fait que des « coups de pub». Elle a demandé à s'occuper en priorité des ZEP (Zones d'éducation prioritaire). Mais le problème était qu'elle dépensait de l'argent en promettant des postes de façon anarchique pour plaire à tel ou tel député. Or Bercy a un contrôleur financier auprès de chaque ministre: ils sont informés de ce que vous dépensez jour par jour. Du coup, au mois d'octobre, j'ai été convoqué à Matignon par Jospin et Strauss-Kahn, qui m'ont dit:» II n'y a qu'un ministre, c'est toi. Vous dépensez trop d'argent et de postes. Vous faites n'importe quoi. C'est à toi de reprendre les choses en main.»
[...] Au moment de la passation de pouvoir, nous avions prévu, Ségolène et moi, d'arriver ensemble Rue de Grenelle. François Bayrou et François d'Aubert [attendaient] sur le perron. Seulement voilà: Ségolène n'était pas au rendez-vous. Et, comme le temps passait et qu'il y avait un horaire fixé, je suis parti tout seul, je suis arrivé tout seul et j'ai dit à Bayrou: «J'ai perdu Ségolène.» Bayrou m'a répondu: «Ce n'est pas la dernière fois ! Elle arrive toute seule parce qu'elle a envie d'être prise à la télé toute seule, et pas avec vous.» Eh bien, c'était vrai. C'était symbolique. Je n'avais pas encore pris conscience de son ego et de ce besoin de paraître.

[...] Au moment où [Jospin] me fait partir, je pense qu'il a l'intention de virer aussi Ségolène. Le problème, c'est le point suivant, qui est quand même très important : Ségolène et François Hollande ont-i!s trempé ou non dans les manifs qui ont provoqué mon départ? Parce que les manifs, elles n'ont pas été faites pour obtenir le retrait d'un quelconque projet Allègre. [...] Je pense que l'un et l'autre ont trempé dans ce que j'appelle un complot. Je pense qu'ils ont encouragé les manifs. [...] Jospin, quand il a décidé de remanier, voulait sans doute la virer aussi. Hollande m'a téléphoné en me disant: " Ecoute, ces manifs, elles sont organisées contre toi. Ségolène n'y est pour rien. Il faut que tu le dises à Jospin -Il faut qu'il garde Ségolène." J'ai dit, un peu énervé : « Non, )e ne dirai rien à Jospin. » Et il m'a dit: «Eh bien moi, je vais l'appeler. » Je crois qu'il a fait vraiment une grosse pression. Plus tard, j'ai dit à Jospin : « Pourquoi n'as-tu pas viré Ségolène? » II m'a répondu : « Parce que c'était la femme du premier secrétaire, et que je ne pouvais pas. »[...] Donc, pour résumer mes sentiments, j'ai la conviction que Ségolène est excellente en communication politique, médiocre sur le fond et tellement mégalo. Mais pas idiote, alors pas du tout!


La désignation de Ségolène

La force de Ségolène, c'est de penser avec autant d'arguments que Mme Michu et donc d'être comprise de Mme Michu. Elle est adaptée à un certain type d'électorat. Du genre: «Ma pauvre dame, ces impôts, c'est scandaleux ! - Mais oui, c'est scandaleux. - Et puis regardez ça, on agresse les pauvres gens. Il faut les protéger -Oh oui, on est d'accord, il faut les protéger. - Et puis ces enfants qui ne savent pas lire, c'est scandaleux... »

[...] C'est du pur populisme. En fait, la bonne analogie, c'est Evita Péron, la femme du dictateur argentin. Danseuse de cabaret, elle s'est emparée du pouvoir, éliminant sans scrupules et physiquement tous ses opposants. Mais son charme et son langage direct étaient l'objet à l'époque, dans une partie de la population, d'un véritable culte. Celui-ci dure encore aujourd'hui, comme J'ai pu le constater. Ségolène, c'est un peu ça; « Je suis une belle femme compatissante, je vous défendrai, suivez-moi!»

[...] Elle n'écoute personne. Elle réagit par foucades. Et, petit à petit, les meilleurs vont s'éloigner d'elle [pendant la campagne]. Et d'abord Fabius, DSK et Hollande, qu'elle aurait évidemment dû mobiliser, mais qu'elle tient, en fait, à distance. [...] Parce qu'elle a peur. Elle sait qu'ils sont plus compétents qu'elle. Elle ne veut surtout pas d'une confrontation intellectuelle avec eux. Elle ne supporte que les admirateurs.

[...] Je vous livre deux anecdotes. Comme Sarkozy a pris à ses côtés Rachida Dati comme porte-parole, Ségolène choisit, elle aussi, une jeune Beur. Naturellement, la presse s'intéresse aussitôt à la jeune fille en question et l'interroge sur sa vie, ses parents, son itinéraire. Ce qui est naturel. Sauf pour Ségolène, qui convoque sa collaboratrice. "Je ne t'ai pas fait venir pour que tu parles de moi. »

Voilà les socialistes prévenus ! En la repêchant, prendront-ils le risque de s’en mordre les doigts?

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jeudi 30 août 2007

Sarkozy, L’Aube le soir ou la nuit, selon Yasmina Réza

Un portrait du Président Sarkozy

Le livre de Yasmina Reza L’Aube le soir ou la nuit, qui dresse de Nicolas Sarkozy un portrait à la fois critique et admiratif, devrait vous convenir.

Compte-rendu de Jean-Sébastien Stehli (L’Express)

C’est - déjà - le succès de la rentrée. Le futur président avait accepté que la célébre dramaturge le suivre tout au long de sa campagne. En est né L’Aube le soir ou la nuit, un portrait très personnel, curieux objet littéraire, en librairie ce vendredi.

Avant même qu’elle n’ait ouvert le petit cahier d’écolier sur lequel elle prenait ses notes, consignait ce qu’elle voyait et entendait, le « buzz » autour du dernier livre de Yasmina Reza montait crescendo. Au cours de l’été, il menaçait de recouvrir la rentrée littéraire. Le Point publia même un feuilleton hilarant, imaginant le vol de ce manuscrit chez son éditeur, Flammarion, mettant en émoi toute la classe politique. Certains journaux posaient déjà la question du Goncourt. On racontait que l’impression du volume avait fait l’objet de précautions encore plus draconiennes que pour le dernier Harry Potter, envoyé dans une imprimerie d’un pays exotique, et que, de toute façon, personne n’avait lu le manuscrit, pas même son éditrice, Teresa Cremisi, qui l’avait seulement reçu au début d’août.

Objet de toutes ces trépidations et de scènes de douce hystérie : l’ouvrage que Reza allait consacrer à un certain Nicolas Sarkozy. On pensait à Marguerite Duras interviewant François Mitterrand. Ou à Chateaubriand avec Napoléon. Ou encore à André Malraux cheminant avec de Gaulle. Mais L’Aube le soir ou la nuit (« Il n’y a pas de lieux dans la tragédie. Et il n’y a pas d’heures non plus. C’est l’aube, le soir ou la nuit »), sorti le 24 août, récit d’une année à suivre le candidat à l’Elysée, appartient à un genre littéraire à part.

“Tout, même les réunions les plus confidentielles lui était ouvert”
Il emprunte également les recettes du lancement de Spider-Man. Metteur en scène de cette superproduction, Teresa Cremisi, toute-puissante directrice littéraire de Flammarion. Pas question que les « épreuves » circulent auprès des journalistes politiques et des critiques. « Faire circuler le livre l’aurait défloré et aurait abîmé son caractère littéraire, explique-t-elle. Les anecdotes auraient été éparpillées et les gens auraient eu le sentiment d’avoir déjà lu le livre. » Pas d’interviews, sauf une seule avec Le Nouvel Observateur. Pas de photos non plus. Leçon élémentaire de teasing : moins on montre, plus le désir grandit. Bien sûr, la stratégie échoue : fuites ou double jeu, Le Point a décortiqué l’ouvrage malgré l’embargo et des extraits copiés-collés ont fleuri un peu partout.

L’éditeur habituel de la dramaturge, Richard Ducousset, directeur d’Albin Michel et coéditeur de L’Aube…, est un peu désabusé. « Même si c’était un mauvais livre, le succès serait là. C’est significatif de notre époque », déplore-t-il. Alors que les tirages habituels de Reza oscillent entre 50 000 et 80 000 exemplaires pour un roman et entre 20 000 et 30 000 pour une pièce, son nouvel ouvrage devrait rapidement devenir un best-seller.

Yasmina Reza, auteur mondialement célèbre d’Art, de Conversations après un enterrement ou encore de Trois Versions de la vie, à partir de juin 2006 est devenue l’ombre de Nicolas Sarkozy, qui lui a donné total access, comme on dit dans le show-business. « Tout, même les réunions les plus confidentielles, lui était ouvert », confirme José Frèches, proche du candidat. Alors, celle qui porte le prénom de l’une des fiancées d’Aladin dans Les Mille et Une Nuits s’est accrochée au candidat de l’UMP, de Londres, où il devise sur l’édition avec Marc Levy dans un salon du très chic Savoy, à Rieutort-de-Randon (Lozère), de l’hôtel Pierre, sur la 5e Avenue, à New York, au Creusot. A Clermont-Ferrand, Sarkozy présente l’écrivain à VGE en lui expliquant que Yasmina écrit un livre sur lui. L’ancien président, interloqué : « Oui, un… Un fascicule ? » On ne se refait pas.

Le roi de Maubeuge
L’Aube le soir ou la nuit est un curieux ouvrage. La dramaturge fonctionne comme une de ces immenses antennes paraboliques de la Nasa qui servent à capter les sons venus de l’espace : tout ce qui passe à portée d’elle vient s’y coller. Dans ce désordre qui finit quand même par donner une idée du chaos d’une campagne électorale vue des coulisses, on trouve un curieux mélange de réflexions philosophiques, de bouts de dialogues, de saynètes et de remarques souvent d’une grande finesse et drôlerie. Au bout des 190 pages, toute la personnalité de Nicolas Sarkozy est là, dans son impatience, son narcissisme, mais aussi son contact avec les gens, ses moments de doute, parfois. « J’aime les fêlés, ils me rassurent », confie Sarko à Reza. « Ils te rassurent de quoi ? – Je ne sais pas. C’est le propre de l’inquiétude, tu ne sais pas d’où ça vient. » Un peu plus tard, Sarkozy lance : « L’amour, c’est la seule chose qui compte. – Je ne te crois pas […]. Si on te mettait avec Cécilia et les enfants à Maubeuge, tu te jetterais dans la rivière. – Je deviendrais le roi de Maubeuge en deux ans ! »

Le projet de ce livre paraissait naturel pour celle qui affirmait, dans une interview à L’Express, en janvier 2000 : « Adolescente, je m’intéressais aux grands destins. J’ai toujours préféré les êtres hors normes. » Reza note dans son journal de campagne : « Ils jouent gros. C’est ce qui me touche […]. Ils sont à la fois le joueur et la mise. Ils ont mis eux-mêmes sur le tapis. » Pourtant, Richard Ducousset, chez qui Yasmina a publié tous ses livres depuis sa première pièce, en 1987, l’a avertie : « J’ai insisté jusqu’à la redite pour qu’elle ne soit pas victime du syndrome de Stockholm », raconte-t-il, évoquant le sentiment d’empathie que les victimes d’une prise d’otages peuvent éprouver pour leurs ravisseurs.

Une mise en garde pas tout à fait entendue. Même cet auteur dont les pièces révèlent une perception si fine de l’ambiguïté des rapports humains tombe dans le piège. Personne ne résiste à Nicolas Sarkozy, qu’elle se met à tutoyer dès la page 26. Pourtant, le héros du livre n’a découvert son portrait que le lundi 20 août, lorsqu’un coursier de Flammarion a déposé un exemplaire de L’Aube le soir ou la nuit à l’Elysée. Celui qui évoque pour elle « un sujet de Diane Arbus » avait négligé de demander un droit de regard.

Pirouette de l’orgueil
C’est sans doute parce que les deux personnages se ressemblent tant qu’ils étaient faits pour se rencontrer. « Quand j’étais jeune, je pensais tout est possible, consigne Yasmina Reza en écoutant le candidat. Tout m’était contraire, mais je pensais tout est possible. » Conclusion de l’auteur : « Au mot près, ce que je pourrais dire. » Richard Ducousset prévient : « Ce livre est une vision du pouvoir, mais, pour qui la connaît, c’est aussi un autoportrait. »
Ce journal de campagne est donc comme un miroir pour « l’auteur français le plus joué dans le monde ». Yasmina Reza, 48 ans, fille d’un père iranien né à Moscou, qui « déclamait des poèmes de Victor Hugo et La Fontaine » en marchant dans la rue, et d’une mère hongroise, ressemble beaucoup à Nicolas Sarkozy. Pas seulement par ses origines familiales, mais à cause de leur succès et de leur place à part dans leur milieu. « Quand on l’interroge sur le fait qu’il n’arrive pas à se faire aimer, il répond, citant les sondages, alors qu’est-ce que ce serait si on m’aimait ! » Yasmina Reza ajoute : « J’admire cette pirouette de l’orgueil qui s’empresse d’anoblir l’objet de la souffrance. » On pourrait croire que l’écrivain parle d’elle-même.

Reza est l’un des trois ou quatre auteurs contemporains les plus joués au monde, mais, en France, elle dérange. Elle réunit sur elle tous les défauts que l’intelligentsia déteste : la flamboyance et le succès. On finit même par lui reprocher son rouge à lèvres ! Eric-Emmanuel Schmitt, l’autre poids lourd du théâtre français, ajoute, ironique : « Pour les esprits simples, nous appartenons tous les deux au théâtre privé. On ne peut donc pas être bien. »

Mais le public, lui, vient en masse aux pièces de Yasmina Reza. Depuis 1994, Art, qui raconte l’amitié entre trois hommes mise à mal à cause d’un tableau moderne acheté par l’un d’eux, a été jouée, selon Marie-Cécile Renauld, son agent, près de 100 000 fois dans le monde. Et cela continue. En 2001, le magazine BusinessWeek estimait les recettes d’Art, traduit en 35 langues, à 300 millions de dollars. Reza a été couronnée par les Molières (quatre), un Tony, un Laurence Olivier Award, les plus hautes distinctions de la scène américaine et anglaise, et le prix Die Welt, précédemment décerné à Imre Kertész, le Prix Nobel de littérature. Sa excellente Le Dieu du carnage a déjà été jouée à Zurich, alors qu’elle ne sera présentée à Paris qu’en janvier prochain. « En France, je dois me battre davantage, rien ne m’est acquis », constatait-elle lors d’une récente interview. On croirait entendre Sarkozy.

Pas étonnant, donc, que ces deux-là se soient trouvés dans le tourbillon d’une campagne, propice au paroxysme des émotions et au dévoilement, dans la lassitude qui vous saisit dans l’avion de retour de meeting, au milieu de la nuit. « Comme mes personnages, j’ai toujours eu le sentiment de manquer de temps face à la mort », lui fait dire le metteur en scène Luc Bondy. C’est presque verbatim ce que Nicolas Sarkozy lance à ses troupes. « Il a dit plusieurs fois : “L’immobilité c’est la mort.” » Mais, pour le moment, Yasmina Reza a choisi de se mettre en suspension. Elle a fui Paris juste avant la sortie de son livre. Pour essayer, sans doute, de ralentir le temps.

L’Aube le soir ou la nuit, par Yasmina Reza (190 p., 18€) est paru chez Flammarion, le 23 août 2007. 100.000 exemplaires ont été vendus dès le premier week-end.

L’auteur est née en 1960. Fille d'une violoniste hongroise installée à Paris depuis l'établissement du "rideau de fer", et d'un homme d'affaires d'origine juive et russe, Yasmina Reza évolue dès son enfance dans une atmosphère aussi artistique que cosmopolite. Nourrie par le théâtre de Nathalie Sarraute, elle se met elle aussi à écrire des pièces, actuellement traduites en trente-cinq langues, dont Conversations après un enterrement et Une pièce espagnole. Ses pièces, dont Art publiée en 1994, sont toujours jouées dans le monde entier. Elle est aussi romancière, avec entre autres Nulle part et Dans la luge d'Arthur Schopenhauer (Albin Michel, 2005). Son dernier texte, Le Dieu du carnage, est paru chez Albin Michel en janvier 2007.Ses oeuvres sont adaptées dans plus de 35 langues et ont reçu les deux prix anglo-saxons les plus prestigieux : le Laurence Olivier Award et le Tony Award.

Quelques extraits en apéritif :

La rencontre (2006)

Dans le bureau de la place Beauvau où nous nous voyons pour la première fois, il écoute gentiment puis très vite je perçois, de façon infime, mais c’est une chose qui m’est familière, l’impatience. Il a compris. Il est "honoré" que je veuille faire son portrait. Il dit, bref vous voulez être là. Je dis oui. Je suis "il", c’est trop fort ça ! Je n’étais pas honoré, chère Yasmina, je trouvais normal qu’une artiste puisse vouloir faire mon portrait, j’étais juste surpris de tomber sur vous.

New York, face aux représentants des principales organisations juives (septembre 2006)

Je suis numéro un des sondages bien que je sois ami de l’Amérique et d’Israël. Je ne dis pas ça par prétention. J’ai 51 ans, je suis calme. Ne vous laissez pas enfermer par les articles de journalistes stupides qui n’y comprennent rien. Une partie des élites me détestent beaucoup plus qu’Israël et les Américains. C’est tout moi ça : la victimisation qui n’existe pas !

Candidat à la candidature (30 novembre 2006)

Il est candidat. Ne connaissant rien à la dramaturgie politique, j’avoue ne pas comprendre l’importance de cette annonce, s’agissant d’un homme que tout le monde considère comme candidat depuis la nuit des temps. Samuel Fringant, chef de cabinet adjoint, me dit, dans la mythologie présidentielle c’est le moment où tu franchis le Rubicon. Tu ne peux plus revenir en arrière. C’est ça, je me suis construit une mythologie : c’est la marque des grands hommes d’avoir une mythologie, c’est la marque des génies d’être des mythes vivants.

Nicolas Sarkozy et Henri Guaino préparent le discours de la déclaration officielle de candidature (14 janvier 2007) :

Henri : Pour moi, la grande idée, c’est le travail.Nicolas : Oui, oui ! Oui ! Le fil conducteur c’est le travail ! Pour moi, il y a deux idées, la France n’est pas finie, et le travail. Voilà comment j’ai construit ma pensée directrice...

Disparition de l’abbé Pierre (22 janvier 2007)

C’est infiniment pénétré qu’il commente, en sortant du pénitencier, pour la presse locale, la disparition de l’abbé Pierre survenue dans la nuit, et avec la même gravité de visage, le même ton de condoléances, la réconfortante non-candidature de Nicolas Hulot… Dans l’avion : —Heureusement qu’on n’a pas eu l’abbé Pierre mort dimanche 14… Ben quoi ?

Réunion avec son entourage, Nicolas Sarkozy parle (non daté)

Je vous dis une chose. Si on n’avait pas l’identité nationale, on serait derrière Ségolène. On est sur le premier tour, mes amis. Si je suis à 30%, c’est qu’on a les électeurs de Le Pen. Si les électeurs de Le Pen me quittent, on plonge. Ben quoi ? (bis)

Second tour, Yasmina Reza s’adresse à la mère de Nicolas Sarkozy, Andrée (6 mai 2007)

Je dis à sa mère : "Votre fils vient d’être élu président de la République, je vous regarde Madame depuis cinq minutes, vous êtes calme, peu bavarde..." "Oh vous savez, dit-elle, le jour le plus émouvant est le jour où il a été élu à Neuilly, car il avait 27 ans". Et je vous raconte pas quand je suis passé au CE 1.

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mercredi 29 août 2007

Sarkozy embauche Rocard : où en sont les 17 millions de Royal?

Désertification du PS

L’ancien Premier ministre socialiste, Michel Rocard, prend la tête du comité chargé d'organiser la concertation sur la revalorisation du métier d'enseignant : le Président Sarkozy l’a placé sous sa « haute autorité".

Puisqu’il faut expliquer la politique à la presse militante, le Premier ministre de Mitterrand déclare au journal Le Monde: "Lorsqu'un exécutif se met dans la tête de recueillir l'avis de l'opposition et de se faire d'une question une idée aussi exhaustive que possible, c'est un devoir de démocrate que d'accepter". Les syndicats n’acceptent pas : voyez l’UNSA ou SUD ! Et la CFDT, la CGT ou FO qui demandent plus de concertation, l’obtiennent mais grondent. Est-ce à dire qu’ils ne sont pas démocrates ?...

Rocard sera-t-il entendu des radicaux lorsqu’il propose des travaux pratiques de démocratie et explique encore : "Je suis requis parce que je suis socialiste et que je le reste". Première leçon : le sectarisme ! Ce n’est pas sont truc…

Le ministre de l'Education nationale, Xavier Darcos, devait commenter "le symbole que constitue l'acceptation par Michel Rocard de se porter caution de cette concertation, promise par Nicolas Sarkozy lors de la campagne électorale, lors de sa conférence de presse de rentrée mercredi". Deuxième leçon : tenir ses promesses ! Royal ne voulait pas promettre, parce que, selon elle, les promesses sont faites pour ne pas être tenues, mais ne voulait surtout pas être liée… Sa Cynique Majesté est invitée à prendre des notes.

Après l'entrée au gouvernement de Bernard Kouchner, Eric Besson, Jean-Pierre Jouyet, Jean-Marie Bockel et Fadela Amara, ou la mission de réflexion et de prospective sur la place de la France et de l'Europe dans le monde confiée le 2 juillet à l'ex-ministre des affaires étrangères socialiste Hubert Védrine, et l’annonce d’Allègre qui veut s’écarter du répulsif PS, le chef de l'Etat "peut exciper d'un nouvel exemple de sa politique d'ouverture à la gauche", selon Le Monde.

Michel Rocard n’a pas vraiment surpris : n’avait-il pas souligné la semaine dernière que "le PS français n'est plus pour un paquet d'années en situation de gouverner" ! Il va donc offrir ses services ailleurs. Le PS est victime d’une fuite inégalée des cerveaux. Il lui reste les Full Monty qui se sont travestis en ‘jeunes lions’. Ils ne savent que prendre la pose et faire du bruit : Miaou !...

Michel Rocard a fait ce qu’il a pu pour son parti. Il explique qu'il avait accepté de prendre la parole devant l'université d'été des Gracques - groupe de hauts fonctionnaires de gauche ayant appelé à un rapprochement entre le PS et le centre (cf. PaSiDupes, libellé 'les Gracques')- parce que, "dans la déshérence de la gauche française, il faut des lieux où on pense et cela ne peut pas être dans les partis". Et toc pour la tête pensante Royal et son merveilleux ‘brain trust’ scandinave (cf. PaSiDupes : libellé ‘gonordisk’) qui entre dans une

nouvelle ère de glaciation en pleine période réchauffement de la planète.

Le Parti socialiste "est né en 1905 sur une ambiguïté qui n'a jamais été levée : il ne sait

toujours pas s'il doit accepter l'économie de marché ou s'il veut tout casser", affirmait Michel Rocard.


Aucune ambiguïté chez Rocard. Mais qu’en pense l’ami Fanfan Bayrou, aux côtés, ici, de deux personnalités politiques, non sectaires ?

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mardi 28 août 2007

CLOSER finance-t-il les vacances de Hollande et Valérie ?

Le magazine ‘Closer’ devra verser 15.000 euros

Préjudice moral, pompe à fric?

Le magazine "Closer" a été condamné mardi à verser 15.000 euros à titre de dommages et intérêts pour préjudice moral à Valérie Trierweiler, suite à une action du Premier secrétaire du PS François Hollande et de sa compagne pour la publication d'une photo, a-t-on appris auprès du parquet de Nanterre (Hauts-de-Seine). La compagne du Premier secrétaire du PS, photographiée en compagnie de François Hollande, avait réclamé 100.000 euros de dommages et intérêts.


La demande du Premier secrétaire du Parti socialiste, qui avait seulement réclamé le retrait immédiat des magazines "Closer" de leurs points de vente, a été rejetée par le tribuna : le magazine ne sera pas retiré des kiosques, mais devra publier cette condamnation en couverture de son prochain numéro. Pour faire vendre ?


La rédactrice en chef de "Closer" a estimé qu'il y avait une "grande hypocrisie" dans la procédure de François Hollande, d'autres 'news magazines' ayant publié des "photos volées" de lui dans d'autres situations. "On n'a fait que montrer en images ce qui est relaté dans toute la presse depuis plusieurs mois, et dans un livre (...)", a-t-elle argué à propos de la relation du couple Hollande-Trierweiler.


A-t-elle admis, en revanche, qu'il s'agirait d'un financement occulte?

Pour preuve, LIRE PaSiDupes en cliquant sue le libellé qui renvoie à la date du 23 juin!

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Lienemann ajuste Royal dans un entretien au JDD

Elle l’ajuste et lui dit un dernier ‘Au Revoir, Royal’

Royal est responsable du chaos dans la gauche entière. Sans compter le climat délétère qu'elle a créé dans le pays. Et, selon le dernier Journal du Dimanche, Marie-Noëlle Lienemann fait ce que tout le monde rêve de faire: elle règle ses comptes -et les nôtres- avec Marie-sEGOlène Royal dans son nouveau livre Au revoir Royal, à paraître jeudi, chez Perrin (13 € 50): est-ce qu'elle les vaut bien?

M-N Lienemann confirme les rancoeurs du PS dans l’entretien qu’elle a par ailleurs accordé au JDD. Adepte d'une ligne franchement à gauche, seule capable selon elle d'arrêter "la décomposition et l'hémorragie" qui gagnent le PS, la député européenne (PS), proche de Fabius, dit au JDD tout le mal qu'elle pense des positions "rénovatrices" de l'ex-candidate à la présidentielle.


Extraits:


Vous parlez de la campagne de Ségolène Royal comme d'une "déflagration".
Que ce soit sur la stratégie, la méthode d'action et les thèmes choisis, elle a eu faux sur toute la ligne. Elle a été imposée par les sondages et les médias. C'était un leurre. Elle a d'ailleurs joué et joue encore totalement perso. Et n'a tiré aucune leçon de la campagne. Ce qu'elle appelle son autocritique se borne à dénoncer ceux du parti qui ne l'auraient pas soutenu et l'impréparation dont elle aurait été victime. Comme toujours, elle s'épargne et ne peut pas se remettre en cause. Ce qui la rendra incapable de rebondir. Je ne lui reconnais qu'un mérite. Sa détermination au service de sa seule personne. Car elle n'a aucun sens du collectif.

Une seconde candidature Royal vous semble impensable ?
Ce qui s'est passé est irréversible. Et lorsque je dis "Au revoir Royal", c'est qu'il faut tourner la page. Sous prétexte de rénovation et de modernisme, elle a opté pour une ligne de complicité idéologique avec la droite. Avant elle, Jean-Jacques Servan-Schreiber et Gaston Defferre s'y étaient essayés. En pure perte. C'est un fourvoiement, une impasse qui prive la gauche de ses repères fondamentaux et de la victoire électorale. Elle a fait le lit de l'ouverture. Dois-je rappeler que Bernard Kouchner et Jean-Marie Bockel ont été ses premiers soutiens. Où sont-ils aujourd'hui ?

Elle a tout de même fait un score de 47 % ! En 2002, Lionel Jospin n'avait même pas dépassé le premier tour.
47 %, c'est un seuil minimal contre la droite et pourtant Ségolène Royal a bénéficié, à plein, du réflexe du vote utile. N'importe quel socialiste aurait fait ce score. Le total des voix de gauche sous Jospin a été supérieur au total des voix de gauche sous Ségolène Royal qui a fait fuir des électeurs socialistes vers Bayrou. Face à Ségolène Royal qui n'a même pas été capable de reprendre à son compte le thème de la rupture, Sarkozy a fait un des meilleurs scores jamais obtenus par la droite.
"Elle s'illusionne lourdement sur les soutiens dont elle croit bénéficier"

On n'a guère entendu d'autres voix que la sienne pendant la campagne. Où étiez-vous passés ?
Nous avons tout tenté pendant la phase préparatoire pour empêcher ce qui se préparait. Après c'était trop tard, nous ne pouvions pas prendre le risque de faire perdre plus encore notre camp. Ce décalage entre le PS et le peuple de gauche vient de plus loin. Déjà, on l'avait vu lors du "non" au référendum européen. Fidèle à sa tactique d'étouffoir, François Hollande stérilisait tout débat et faisait un chantage constant sur l'unité que nous devions afficher. Nous avons vécu des mois de tension interne maximum, beaucoup d'entre nous pressentaient que nous courrions à la catastrophe.

N'enterrez-vous pas un peu vite Ségolène Royal ? Elle n'a pas l'intention de laisser sa place.
Sa place, mais quelle place ? Si je ne m'attends pas à ce qu'elle tombe comme un fruit mûr, car elle va s'accrocher dur, je crois qu'elle s'illusionne lourdement sur les soutiens dont elle croit bénéficier à l'intérieur du parti. Que ce soit auprès des élus ou des militants. Les Gaëtan Gorce, Manuel Valls, Vincent Peillon, Arnaud Montebourg prennent déjà, plus ou moins, leurs distances. Ce ne sont plus que des soutiens flottants, prêts à jouer leur carte personnelle dès que l'occasion s'en présentera. Ils sont encore vaguement solidaires mais ils entendent la colère des militants, le dépit de ceux qui ont l'impression d'avoir été menés en bateau, floués, anesthésiés, utilisés au service d'une seule personne et non d'une cause. Les socialistes aujourd'hui sont dans l'expectative, d'autant que la période Hollande s'achève mi-2008. Mais la relève n'apparaît pas encore.

Comment reprendre la main ?
En retrouvant nos valeurs fondamentales. En travaillant dans une dynamique unitaire : le PS, le PC, les Verts, le MDC, les militants syndicalistes, les associations de gauche. Il y a là un vivier immense, fertile, prêt à travailler, autour d'un vrai programme. Il faut parler au peuple de gauche qui est parti vers Bayrou et même vers Sarkozy par désarroi, par manque de corpus idéologique. Dans les années 1970, le total des militants de gauche représentait près de 500 000 personnes. Contre à peine 300 000 aujourd'hui. L'avenir de la gauche passe par un travail de fond que sont prêts à faire Laurent Fabius, Alain Vidalies, Jean-Luc Mélenchon, Henri Emmanuelli, Benoît Hamon. Et d'autres... Le club de réflexion Gauche Avenir se réunit mi-septembre à Paris pour reprendre l'initiative. Il faut rouvrir des débats essentiels: le refus de libre-échangisme, le retour à une économie mixte, la relance de l'industrie dans notre pays, un changement de cap en Europe, de nouveaux droits comme celui au logement, un nouveau pacte républicain... Le champ est large. Nous devons redevenir le parti du monde du travail.


Un pavé dans la marais poitevin. Adieu Royal!

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Au revoir Royal, le livre de Lienemann

Propos sur "la décomposition et l'hémorragie" du PS

Un livre remboursé par la Sécurité Sociale

Mot de l'éditeur sur l’ouvrage :

Marie-Noëlle Lienemann, entretien avec Philippe Cohen
Depuis le 6 mai, on nous raconte une histoire à dormir debout : la gauche a éradiqué la tribu des éléphants qui plombait le PS et imposé une candidate moderne et populaire grâce à une potion nouvelle, la démocratie participative. Bref, il n'a manqué que du temps à Ségolène Royal. Voila pourquoi il faut lui confier les rênes de la gauche pour qu'elle la conduise à la victoire en 2012.
Elle devant, tous derrière en rang et admiratifs. Cette "imposture Royal", Marie-Noëlle Lienemann, député européenne et militante de longue date, a décidé de la dénoncer, avec l'aide d'un dynamiteur en chef d'icônes -du Monde à Sarkozy en passant par BHL - Philippe Cohen.
Son récit, nourrit d'anecdotes et de petits secrets de famille socialiste -notamment ceux entendus chaque semaine aux réunions du Bureau National du PS- montre comment le couple Hollande-Royal a mené le PS à une ruine militante, morale et idéologique. Les scores électoraux du PS font encore illusion, et Royal, pur produit de la télé-démocratie, masque la faillite des idées d'une gauche devenue inaudible, incapable d'inventer une stratégie et des solutions face à la mondialisation et au délitement de la Républi-que, une gauche qui a tout misé sur une improbable alliance entre bobos et exclus, ignorant ainsi la majorité du pays. Marie-Noëlle Lienemann démonte un à un tous les échafaudages friables d'un parti dénaturé, à la fois syndicats d'élus et réserve de technocrates. Sa colère rageuse et argumentée n'épargne personne, grâce à Philippe Cohen qui la pousse à aller jusqu'au bout de cette radiographie : Oui, il faut tout changer à gauche pour reconquérir la confiance d'un peuple déboussolé et de classes moyennes apeurées. On ne ressort pas intact de ce dialogue musclé.

Grand journaliste d'investigation, Philippe Cohen est l'ancien rédacteur en chef d'Info Matin et ex-rédacteur en chef adjoint de Marianne. Il est l'auteur du fameux La Face cachée du Monde avec Pierre Péan (2003), BHL (2005), La Chine sera-t-elle notre cauchemar (2006) avec Luc Richard, etc...
Marie-Noëlle Lienemann est députée européenne de la région Nord-Ouest. Elle est entre autre l'auteur de Ma part d'inventaire (2002) aux éditions Ramsay.

L’ouvrage est à paraître jeudi 30 août chez l’éditeur Perrin pour quelque 13€50.

Un pavé dans le marais poitevin, qui éclabousse jusqu'à la rue de Solférino....

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Lienemann : Royal a "faux sur toute la ligne"

Ce n'est pas qu’un ‘Au revoir’, Royal, c’est un 'adieu'!

Ils l’ont assez vue ! Il faut tourner la page…En attendant, tournons les pages de l’excellent livre de la camarade Lienemann.(ci-contre)

La députée européenne socialiste Marie-Noëlle Lienemann affirmait la semaine dernière dans un entretien au ‘Journal du dimanche’ : "Que ce soit sur la stratégie, la méthode et les thèmes choisis, (Ségolène Royal) a eu faux sur toute la ligne" au cours de la campagne présidentielle.

Cette proche de Laurent Fabius accuse l'ancienne candidate socialiste d'avoir joué "totalement perso" et de n'avoir "tiré aucune leçon de la campagne". Marie-Noëlle Lienemann condamne Sa Cynique Majesté Royal. "Ce qu'elle appelle son autocritique se borne à dénoncer ceux du parti qui ne l'auraient pas soutenue et l'impréparation dont elle aurait été victime".


Pour la députée européenne, qui se prépare à sortir un livre intitulé 'Au revoir Royal' (et dont PaSiDupes vous proposera les ‘bonnes feuilles’), "il faut tourner la page".

Selon elle, le soutien dont bénéficiait Royal auprès des militants s'effrite et les moules ('moules frites', OK ?) "Gaëtan Gorce, Manuel Valls, Vincent Peillon, Arnaud Montebourg prennent déjà, plus ou moins, leurs distances".


Les ‘Royal-boys’ n’ont pourtant pas pu trouver mieux, puisqu’elle est la meilleure… De source bien (mal) informée, ils formeraient un groupe :les Full Monty…


Dans les rédactions, on les appelle plutôt le Village People!

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Université d’été socialiste: déshérence du PS !

Les socialistes historiques n'en ont rien à faire.

Le Foll met les pendules à l'heure: la cloche de rentrée peut sonner. Il déplore l'absence de dirigeants PS... Les prétendants à la direction font faux bond.

Qui gouverne le PS ? Le directeur de cabinet !

Le bras gauche de François Hollande, Stéphane Le Foll, a pointé lundi les absents qui ont envoyé un mot d’excuse pour la rentrée à l'université d'été du PS à La Rochelle, le week-end prochain, estimant que leur "place", c'est de "débattre dans les instances" du parti. Les dirigeants socialistes bouderaient-ils le Poitou-Charentes et sa … présidente, selon la légende unanimement vénérée : on dit pourtant qu’ils sont vénères !

Interrogé au cours du point presse de rentrée sur la défection annoncée de Dominique Strauss-Kahn, Laurent Fabius ou Martine Aubry -seulement promue au rang de 'prétendante' pour les besoins de la cause ou de la démonstration, puisqu'elle a a une excuse- , Le Foll Stéphane ferme les yeux sur celle celle du premier nommé, "en campagne" pour le poste de directeur général du FMI. Il a aussi convenu que la braderie de Lille, ville dont Aubry est le maire –et non pas la députée…-, "est un événement important" localement, qui coïncide cette année avec La Rochelle. Reste donc Fabius, qui fera des heures de colles.

Le directeur de cabinet de Don Juan-Hollande a cependant souligné qu'"on ne peut pas rénover le Parti socialiste sans participer à tous ses événements, qui sont autant de lieux de débats et de capacité de trouver des solutions".

Selon lui et visant maintenant Sa Cynique Majesté Royal, il a considéré qu’ "on ne peut pas trouver des solutions tout seul dans son coin. Il faut être dans un travail collectif. L'université d'été est devenue un élément traditionnel de rentrée du Parti socialiste, en conséquence de quoi, la place des leaders du PS, comme des militants, c'est d'être là, de débattre dans les événements et les instances du PS".

Le professeur Le Foll fixe les règles à venir (les 'règles de la transparence', probablement...). Sans concertation, avant l’ouverture de cette ‘université’, le député européen a aussi insisté sur le fait que "la rénovation du Parti socialiste passe par le respect des décisions, en particulier quand elles sont tranchées majoritairement par les militants", rappelant que ce qui fait débat sera sanctionné par des votes lors du prochain congrès, après les élections municipales de mars 2008. Je ne veux voir qu’une seule tête.

Commentant la rentrée politique de la femme battue, Marie-sEGOlène Royal, samedi et celle des "rénovateurs" (Arnaud Montebourg, Manuel Valls, Gaëtan Gorce...) dimanche, Stéphane Le Foll a jugé que "la tonalité était la bonne". Sans dire à qui il songeait plus précisément, il a néanmoins affirmé qu'"on ne peut pas vouloir rénover le Parti socialiste en étant plus dur avec (lui) qu'on ne l'est avec le gouvernement". Le terme ‘rénover’ ne désignerait-il pas néanmoins les ‘jeunes lions’ plutôt que la ‘vieille dinde’ ? "C'est quand même un problème". Le PS est un problème, mais surtout, il en a un, voir plusieurs.

Selon lui et visant toujours sa cible, "il faut retrouver le sens du collectif, le respect de ce qu'est le PS dans ses instances, ses événements et même de ce qu'est le premier secrétaire". Silence dans les rangs ! A la veille des débats de l’université d’été socialiste, "c'est quand même un problème", comme dit Le Foll Stéphane…

A qui veut des éclaircissements sur les ‘débats participatifs’, il répond : "On peut discuter, contester ce qu'a pu faire François Hollande, on ne peut pas toujours non plus être dans une campagne contre le premier secrétaire. Il y aura un congrès pour cela (...) On ne peut pas dévaloriser un poste qui est celui de premier secrétaire tout en voulant devenir premier secrétaire. Respectons les lieux de débats, respectons les personnalités du PS", a grondé le maître.

Fallait-il le préciser ? La ‘république du respect’ au PS, en somme. Mais c’est pour quand ?

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lundi 27 août 2007

Le répulsif socialiste nauséabond chasse Allègre

Le ministre de Jospin rendra-t-il sa carte du parti?

L’ancien ministre de l'Education nationale de Lionel Jospin pourrait bientôt quitter les rangs du PS, après avoir été membre du Parti socialiste pendant trente-quatre ans. D'après Le Parisien de ce lundi, Claude Allègre ne renouvèlera pas sa cotisation au 1er janvier prochain. Même si l'ancien ministre se considère toujours comme un "homme de gauche", il estime que le PS "ne travaille plus" et trahit son histoire et son idéal.

Il s'apprête d'ailleurs à publier un récit très critique envers le parti auquel il adhère depuis 1974: ‘La défaite en chantant’. Il y revient sur les 35 heures, l'échec de Lionel Jospin en 2002, la rupture Royal-Hollande et la dernière campagne présidentielle, qualifiée de "désastre". L’incapacité de Sa Cynique Majesté Royal à endosser la responsabilité de l’échec du PS est manifestement pour beaucoup dans l’intention de Claude Allègre.

De quoi inciter les guignols du PS à l’introspection ?

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Plus malodorant que Malodore, ça existe !

L’hypocrisie de la gauche pue autrement plus.

Pour donner satisfaction aux commerçants et à la population éprouvés, le maire d’Argenteuil prend des arrêtés contre la mendicité chaque année, depuis …2005 ! C’est dire qu’il a affaire à une opposition déterminée et organisée qui importe des SDF jusqu’au point de rupture. Le 6 août dernier, la mairie a pris un nouvel arrêté interdisant la mendicité dans le centre d'Argenteuil pendant l'été jusqu'en 2012. Cet arrêté fait l’objet d’une nouvelle requête en annulation déposée à la préfecture par Valentin Texeira, militant … des Verts. Et le PS ne reste pas coi, on s’en doute. Lamdaoui, son candidat parachuté et battu à la législative bien que membre du Bureau national, indiquait pourtant –bien que battu– au journaliste du JDD que « les militants, les habitants des quartiers ne veulent plus assister à des querelles d’ambitions ridicules et personnelles. » Lamdaoui n'y participe évidemment pas; même qu'il ne les anime pas... Ils sont nombreux sur le coup, la bouche en cœur et le cœur sur la main.

«Un carton de produits répulsifs a été acheté en juillet. Les agents de la voirie devaient le diffuser dans le centre, où il y a des SDF, que la police municipale devait préalablement éloigner», a expliqué un agent de la mairie qui préfère rester anonyme… La parole n’est pas libre. Ce témoignage souligne qu’il s’agissait seulement d’éloigner les SDF.

Le répulsif a finalement été donné aux agents d'entretien du centre commercial Géant du centre d'Argenteuil pour qu'ils le diffusent eux-mêmes. Quant à la direction du centre commercial «Côté Seine» elle a précisé que le produit «communiqué par la mairie» avait été diffusé au niveau des sorties de secours de la galerie marchande où des SDF ont leurs habitudes. La sécurité de la clientèle était en jeu, dans l’hypothèse d’une évacuation d’urgence.

Le témoin poursuit. «C'est un produit pas dangereux qui laisse une rémanence nauséabonde pendant plusieurs semaines. On l'utilise normalement pour éviter que des gens en état d'ébriété ne stationnent près d'endroits dangereux, sous les ponts ou près des routes», a expliqué le responsable du fabricant. Plus banalement, le produit devait dissuader les SDF d’uriner dans les espaces publics.

Le grésil, longtemps utilisé dans les toilettes publiques, est aussi nauséabond mais n’a jamais provoqué de rétention d’urine, ni aucune campagne lorsque leurs aînés y étaient exposés. Ce produit est encore en vente en droguerie ou même en supermarché. Il est jugé intéressant à faibles doses ; il est pourtant toxique à hautes doses, et éventuellement allergène. Alors, avec le malodore, pas de quoi faire un flan, ou … une tinette !

Ou les collectivistes de gauche ne pratiquent pas assez la vie en collectivité et les lieux publics pour parler en connaissance de cause, ou ils ont la narine délicate. Ou les deux !…

Pas de souci ! La campagne des extrémistes de gauche est jugée à sa juste valeur par l’opinion. Très sollicitée depuis la campagne présidentielle par les attaques incessantes de la gauche, l’opinion apprend à faire la part des choses entre réalité et manipulation. Les sondages favorables à la candidate socialiste sont apparus mensongers et les résultats nettement en faveur de Nicolas Sarkozy lui ont montré que les médias avaient joué un jeu partisan qui faisait peu cas du sentiment de la France profonde.

Or, les Français ont eu à croiser des SDF dans leur vie quotidienne. Ils ont vu leur nombre grandir et ont constaté qu’ils ne parlaient pas toujours une langue commune. Ils ont souvent été sollicités pour apporter leur aide, voire harcelés. Certains ont proposé du travail -de jardinage, par exemple- plutôt qu’une pièce dépensée en alcool, mais des SDF leur ont opposé des refus. Parfois, des sans domicile fixe forcent aussi la main en réclamant de grosses pièces. D’autres passants ont reçu des insultes. La plupart ont été incommodés par les odeurs. A Aix-en-Provence, une habituée des pelouses de l’Office du Tourisme faisait ses besoins en plein jour au vu de tous.

Mais les officiels de la bien-pensance sont manifestement des privilégiés et n’ont rien vécu de tel à proximité de leurs domiciles ou sur le chemin de l’école de leurs enfants. Ils s’indignent donc, comme ils s’indignèrent que les autorités cachent aux enfants la vue des prostituées.

Le forum de 20minutes affiche pourtant le témoignage représentatif d’une large portion de la population, celui de Itou, entre autres: « Je me rappelle que les parisiens du canal St Martin en avaient ras le bol de tous ces SDF qui encombraient leur[s] trottoirs, accumulant vomis, et tous autres détritus, y compris les excrément[s] humains se mélangeant avec ceux de leurs animaux. Je pense qu'il faut laisser expérimenter avant de critiquer systématiquement. » Le même utilisateur ajoute : «La mairie de Paris, socialiste, qui avant les vacances laissait crever les SDF a réussi à trouver des fonds pour Paris Plage. Mais il paraît que les SDF y étaient interdits car malodorants et faisant trop tache vis à vis des touristes. »

Hypocrisie, mais récupération aussi.

Voici un échantillon d’appel à la révolte qu’on peut trouver sur blog :

BOYCOTT TOTAL DE LA SOCIETE F****** ET DE SES PRODUITS TANT QU'ELLE N'AURA PAS RETIRE DE SON CATALOGUE LE « MALODORE » ET QU'ELLE N'EN AURA PAS CESSE LA FABRICATION

CETTE FOIS CA SUFFIT

CONTRE LA GUERRE FAITES AUX PAUVRES REVOLTONS NOUS

Invitation à la dénonciation

nous appelons tout-es les salarié-es et syndiqué-es des entreprises du secteur du nettoyage a communiquer sur le réseau des médias libres les entreprises qui utiliseraient ou qui auraient recours même ponctuellement a des produits fabriqués ou distribués par la société F******* , et a refuser de les utiliser .

Ce sont les mêmes qui dénoncent les pratiques sinistres d’un autre âge, en temps de guerre, ou les bracelets électroniques, ou les caméras de surveillance, enfin tout. Leurs pratiques sont-elles tellement plus reluisantes ?

Voilà aussi un slogan type : Guerre contre les pauvres

émanant d’excités qui par chance n’ont eu à souffrir d’aucune guerre, ni d’aucune ‘rafle’, puisque la gauche radicale a le langage hyperbolique des inconscients prétentieux.

Appel à réprésailles, comme au bon vieux temps :

« Voici donc les coordonnées trouvée[s] via n'importe quel moteur de recherche de la société F******* qui n'hésite pas a commercialiser des produits « anti pauvres » et anti Sdf. »

Nous ne participons pas à la délation. D’autant que le produit n’a pas été conçu dans ce but ! Les auteurs doivent pourtant savoir ce qu’est le détournement d’information…

L’affaire dégénère en lutte des classes

« nous appelons les rares « élus » ( sans grandes illusions toutefois) qui auraient encore un tant soit peu une conscience de classe , et qui sauraient encore ce que veut dire le mot SOLIDARITE et respect de l'autre et de l'être humain veut dire, a cesser et rompre tout contrats »

Récupération, qui parle de récupération ? Peut-on qualifier de récupération, une action subversive créée de toutes pièces ?

Selon l’agent municipal, d'autres collectivités utilisent «Malodore» à cet effet. Ces municipalités sont invitées à se faire connaître : nous ne publierons pas,

sauf surprise !…

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Le contexte répulsif des SDF d’Argenteuil

Malodore n’est qu’un épisode du harcèlement communiste

La campagne édifiante menée par la gauche : l’individualisme des Français ne serait pas ce qu’on en dit. Nos concitoyens seraient indignés par la décision du maire d’Argenteuil dans le Val-d'Oise, qui a fait l’acquisition en juillet de produits répulsifs nauséabonds appelés «Malodore», pour assainir les endroits de sa ville squattés par des SDF.

Le maire, Georges Mothron, est né en 1948 à Argenteuil, dont il devint le maire en 2001. En 2002, il battit Robert Hue, secrétaire général du parti communiste ! Il confirma le vote populaire en battant de nouveau Robert Hue en 2003, après que l'élection de 2002 eut été annulée à cause d'une diffusion de tract. Il est élu député le 16 juin 2002, pour la XIIe législature (2002-2007), dans la circonscription du Val-d'Oise (5e). Malodore ne peut rien à ça !

Le 17 Juin 2007, Georges Mothron est réélu député de la 5ème circonscription du Val d'Oise avec 51,1% des voix face au candidat socialiste Faouzi Lamdaoui , nouvellement venu sur Argenteuil. Il prend la parole ci-dessous, mais les médias précisent-ils à quel titre ?... PaSiDupes vous fournit des éléments d’appréciation pour compenser le vide de la presse qui prétend informer et expliquer…

Dans un communiqué Faouzi Lamdaoui, secrétaire national à l'Egalité du PS et candidat parachuté malheureux aux législatives à Argenteuil, fustige en ces termes : «Le maire d'Argenteuil a décidé de poursuivre une véritable chasse aux pauvres avec des moyens contraires à la dignité humaine». Les électeurs du cru ont donc fait le choix clair d’éloigner le candidat PS. Le vote populaire n’a en revanche pas dissuadé les SDF qui trouvent la bonne ville d’Argenteuil assez accueillante pour pérenniser leur situation. Ils n’ont pas souhaité aller voir si les communes communistes et socialistes environnantes l’étaient tout autant. L’égalité ne semble pas séduire au-delà des limites de la commune d’Argenteuil…Les mobiles de ces SDF ne sont pas très limpides, sauf à se pencher sur la situation locale.

Pourquoi ces durs à cuire n’ont-ils pas trouvé ailleurs un havre de paix davantage à leur convenance ?

1- D’abord, la précédente municipalité était … PCF ! Avant Roger Ouvrard, maire communiste de 1995 à 2001, Victor Dupouy fut maire communiste d'Argenteuil, de 1945 à 1977. Karl Marx a habité à Argenteuil… Les nombreux militants communistes ont manifestement à cœur de reconquérir la mairie et ils rendent donc la vie impossible à la nouvelle équipe, dirigée depuis 2002 par l’UMP Georges Mothron.

2- Ensuite, les SDF militants ne veulent pas entendre parler de lieux plus hospitaliers, qui s’avèrent moins nombreux qu’il n’y paraît. Ne devraient-ils pas se sentir à la maison sur les communes socialistes et communistes ? A preuve que non !

3- Les collectifs, associations et réseaux divers exercent en outre une pression parallèle permanente. Pour cela, ils recrutent des SDF militants qui ont connu les chaudes heures de Cachan ou du Canal Saint-Martin. Ces activistes chevronnés se sont donc recyclés sur Argenteuil, à la demande des radicaux.

4- Depuis trois années, la municipalité réagit à l’envahissement plannifié de la commune. Le dialogue n’a pas fonctionné et les arrêtés interdisant le centre-ville aux SDF ont parus. Sans jamais ébranler la détermination des récalcitrants. Pourraient-ils résister sans soutien? Il est donc évident que la ville est prise pour cible par les battus communistes aux dernières municipales.

Les maires démocratiquement élus sont-ils donc démunis face à l’activisme des partis et associations radicaux, qu’ils en sont amenés à réagir avec des moyens aussi désespérés ? Car les maires sont soumis à la pression de la population qui s’interroge sur l’efficacité de l’équipe en place : c’est bien le but recherché par les extrémistes refoulés par le scrutin municipal. Les électeurs ont préféré le maire UMP d'Argenteuil au parachuté socialiste qui s'agite maintenant pour se faire accepter localement, mais est désavoué par une majorité de la population locale inquiète qui se tait...

Le recours au répulsif ‘Malodore’ soulève en vérité le problème des moyens d’action des municipalités, mais aussi celui du respect du scrutin populaire et de la majorité. Il apparaît clairement que la théorie de la défiance citoyenne n’a d’autre raison d’être que d’ébranler le système démocratique. Les actions se multiplient grâce à l’écho que la presse leur accorde : la démagogie et le populisme font vendre. Les médias militants se mobilisent pour des motifs marchands d’audience. Les blogs militants en font des tonnes. Seuls les sympathisants peuvent manifester de la compassion : soit ils sont étrangers à la commune et viennent témoigner avant de repartir, soit ils souhaitent retrouver leurs emplois aux espaces verts à la faveur du retour des communistes à la mairie, soit ils sont inconscients des motifs réels à l’origine d’un malaise créé artificiellement pour nuire.

Mais le militantisme malsain n’est pas le seul moteur de cette campagne. Vous aurez observé que rares sont les administrés qui osent s’exprimer pour déclarer qu’ils souffrent de la présence massive de SDF venus d’on ne sait où. Le temps est révolu où chaque commune gérait ses propres SDF.

Les efforts de la mairie sont menacés

La ville investit fortement pour son renouveau en essayant d'améliorer en profondeur le cadre de vie de ses habitants. Dès lors, certains quartiers tombés en décrépitude (Val-d'Argent) ont été rénovés et commercialisés. La ville a aussi investi pour son embellissement et sa modernisation (voirie, plantation, verdure, affichage...).

Cependant, si les réalisations de la municipalité sont réelles et appréciées, plusieurs actions d’ajustement du maire ont provoqué la polémique chez les nostalgiques léninistes et staliniens: peu de temps après son élection, le boulevard Lénine et l'avenue Marcel-Cachin qui traversent la ville furent rebaptisés pour honorer des célébrités moins contestables (respectivement, boulevard du Général-Leclerc et avenue Maurice-Utrillo).

Voilà pour le contexte. Poursuivre l'étude du sujet, avec le billet suivant de PaSiDupes.

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Hollande : Ciao Royal, bonjour Valérie !

Hollande, ses désirs d’avenir sans Royal
Sous le titre «François l’a quittée pour elle», le magazine people Closer, spécialiste de Britney Spears, publie des photos de François Hollande avec sa nouvelle compagne. Libération apprend à cette occasion qu’elle se prénomme Valérie et qu’elle est «journaliste dans un célèbre hebdomadaire» (Paris Match)! Si ni Libération, ni le Nouvel Observateur ne connait vraiment l'identité de la 'jeune fille' (!), nous avons du souci à nous faire sur leur aptitude à nous informer...

La presse se paie notre tête ! On sait en effet depuis belle lurette que la seule heureuse élue dans la vie du Premier secrétaire du PS pour 2007 se nomme Valérie Trierweiler. PaSiDupes le sait (Lire le libellé à 'Trierweiler', mais –comme à son habitude- le délicat Closer ménage le couple ! En effet, point de bourrelet retiré ou ajouté pour les besoins de la cause…
Les Ségollande aussi sont merveilleux ! Il y a deux ans, l’hebdomadaire Paris Match avait brisé un tabou en publiant des photos de Cécilia Sarkozy à New York en galante compagnie. Le directeur de ce même hebdo, Alain Genestar, avait été limogé quelques mois plus tard. Après avoir accusé le candidat Sarkozy en campagne de disposer de Paris Match, on apprend trois mois plus tard que l’ex-concubin de sa concurrente socialiste faisait campagne dans les bras de la journaliste de … Paris Match ! Pendant que Sa Cynique Majesté Royal soupçonnait Paris Match de collusion avec Sarkozy, le père de ses enfants roucoulait avec une journaliste de… Paris Match ! Le ridicule ne l’a pas tuée… C’est une femme debout. Un peut trop ? Valérie ne l’est guère, en revanche.
L’ex-concubin Royal était-il l’invité d’un richissime ami, le roi du Maroc ? Pour les socialistes de haut rang, les amis ne sont pas des gens du commun… Il reste que le premier socialiste en sursis n’a pas non plus passé ses vacances sur le territoire français, ce qui souligne le hiatus entre réalité et discours moralisateur d’un responsable politique coutumier de la critique automatique.
Les clichés, manifestement pris au téléobjectif, montrent le couple étendu sur une plage marocaine «à 40 kilomètres de Tanger». Parce qu’elle pense qu’il faut tout nous expliquer et se justifier, la rédactrice en chef de Closer explique que le Premier secrétaire du PS et la journaliste se trouvaient, selon elle, «sur une plage publique», bien que sélecte, où la plèbe ne pouvait pas les importuner ! «Là où certains ne manqueront de voir une dérive de la presse people, explique-t-elle, nous rétorquerons que nous ne faisons que suivre l’histoire de Ségolène». Les dommages collatéraux constituent en effet l’essentiel de son histoire.
Il n’empêche qu’une certaine presse soucieuse de respect ‘modulable’ s’inquiète que la publication de ces photos relance la
polémique sur le respect de la vie privée des politiques. Inquiétude de circonstance et partisane, puisque cet hebdo caviar ne s’indignait pas du harcèlement dont Sarkozy, pourtant déjà président, était la victime, ainsi que sa famille légitime.
Défenseur de la liberté d’expression face à la presse, Flamby 1er ne se l’applique pas et pratique la censure. "On doit exiger de la transparence de la part des personnages publics mais on n'a pas à s'ingérer, à s'immiscer dans leur vie personnelle et je crois que c'est très important, pas pour moi, mais pour ensemble de vie politique de faire cette séparation", a dit le premier secrétaire du PS sur RTL lundi.
S’est-il élevé -en temps opportun- contre les paparazzi qui importunaient Sarkozy pendant ses vacances à Wolfeboro?Il aura fallu une expérience personnelle au jésuite François Hollande pour qu’il plaide pour le maintien de ce qu'il voit comme une ligne rouge,
comparant même son sort à celui de Nicolas Sarkozy. Rétrospectivement !
"Si on ne fait pas cette limite et qu'on ne la défend pas, alors on voit bien qu'il peut y avoir des dérives, y compris au niveau du président de la République. " Le bonhomme dont la rondeur masque bien l’esprit tordu ajoute avec perversité : "Il y a eu des dérives et pas seulement de lui-même mais aussi de la part de la presse", dit l'infidèle! Jamais un mot qui ne soit pas une attaque…

Comme son ex-concubine il veut encadrer la liberté. L’ambiguïté des propos qui suivent en dit long sur … ses ‘règles de la transparence’ ! "Posons les règles, faisons oeuvre de transparence sur tout ce qui relève de la responsabilité politique et même personnelle, mais gardons le respect de l'intimité", a-t-il dit. Notre intention n’est pas de tenir la chandelle. Dites-lui qu’il y a maintenant le Viagra pour le rassurer.

François Hollande demande la saisie du magazine "Closer". Mignard lui aura encore conseillé de lui donner du travail... Le tribunal de Paris reste en effet saisi d'une plainte des anciens concubins contre le livre à succès "La femme fatale" (voir notre colonne de droite), le premier à avoir fait état juste après le scrutin de leurs problèmes de couple, pour dire qu'ils avaient pesé sur la campagne. Les faits étaient pourtant connus avant l'ouverture de lcette campagne... Le tribunal de Nanterre devrait statuer dans la journée de lundi. Cette mesure de retrait des kiosques est très rarement ordonnée par la justice.

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dimanche 26 août 2007

Revoilà Royal! Plutôt morose, sa ‘fête de la rose’!

Le pot aux roses se craquelle !

Ils ne sont pas venus, ils ne sont pas tous là

On n’est jamais aussi bien servi que par soi-même ! Organisée à l’initiative Royal par sa fédération socialiste des Deux-Sèvres, cette toute nouvelle "Fête de la rose" de samedi est du sur mesure: elle a crée ce rendez-vous pour s’en servir de tribune. La date de cette rencontre n’a pas été fixée par hasard : elle devance d'une semaine l'université d'été du PS, qui marque traditionnellement la rentrée des socialistes !

Bronzée à son retour de vacances aux Antilles, se présentant comme une "femme neuve" et "tranquille", la présidente de Poitou-Charentes dément toute velléité de court-circuiter le calendrier officiel du parti, affirmant au contraire ne pas avoir voulu "préempter" le rendez-vous de La Rochelle. Il faut la croire sur parole, puisqu’elle le dit! "Si je ne fais pas de discours à La Rochelle, on dit: 'ça y est, elle n'est plus qu'une présidente de région. Si j'en fais un, on dira que c'est une OPA", se défend-elle devant les journalistes après son allocution. Qui a dit quoi que ce soit ? Toute honte bue, elle continue de falsifier la réalité.

En petit comité local pour l’essentiel. Bien sûr les personnels et leurs familles se pressaient mais aucun ténor ne s’est mêlé aux nostalgiques de la campagne présidentielle. Seul le ringard Jean-Louis Bianco avait fait le déplacement. ‘Has been’ notoire, il a perdu toute ambition et tout désir d’avenir. Les autres, tel Dray-le-félon ou Frère Rebsamen, s’agitent plutôt dans le panier à crabes socialiste parisien. Sa Cynique Majesté Royal connaît la solitude. Car les Filipetti et Batho n’ont pas d’existence hors de la sphère Royal : ne sont-elles pas ses ‘choses’ ?...

De la rose, elle n’a pas changé l’eau du pot

Trois mois après son échec à la présidentielle, Marie-sEGOlène Royal a livré ses propres clés de la rénovation socialiste, alignant des mots, tels que ‘aggiornamento idéologique’ et transformation des ‘outils’ du parti.

Non, je n’ai pas changé !’

Au coeur de la circonscription qu'elle a abandonnée lors des dernières législatives, Sa Cynique Majesté Royal a versé au pot commun de la rénovation socialiste les premières "leçons précieuses" fournies, selon elle, par la campagne. Tiens, donc !

Sur le fond, celle qui rechignait à prononcer le mot "défaite" avant l'été a esquissé un timide mea-culpa. "Moi-même, je l'admets, j'ai parfois improvisé", a-t-elle dit au millier de partisans venus l'écouter sous un soleil écrasant. Mais si elle a perdu au soir du 6 mai, c'est surtout parce que le PS a manqué de temps et de discipline, qui "n'est pas un mot que les socialistes aiment beaucoup". C’est pas moi, c’est les autres…

Elle veut refaire le coup du père François ! Laisser le temps au temps’ ?

En privé, l'ex-candidate assure qu'elle n'est ni "dans la nostalgie" de la présidentielle ni blessée, mais qu'elle veut se laisser du temps pour poursuivre sa réflexion. Elle a déjà pris trois mois : rien ne presse en effet pendant que le gouvernement est à la tâche.

En guise d’action, elle pérore. Ainsi a-t-elle consacré la majeure partie de son discours de rentrée d'une heure et demie à la "mutation" du PS. "Nous devons surmonter ce qui nous a divisé", a-t-elle réclamé, prônant une réforme des statuts du PS pour favoriser "de vrais débats participatifs" et non une "prolifération de motions qui donnent souvent lieu à des règlements de compte".

La plaie présidentielle reste béante. "Ce qui ne peut plus durer au PS, (ce sont) les champs clos d'affrontements obscurs (...) une violence verbale incompatible avec l'idéal socialiste (...) cela doit appartenir au passé", a-t-elle intimé…

Elle se positionne au-dessus de la mêlée

Toujours aussi hautaine et vaniteuse, elle a rappelé : "Je ne suis en compétition avec personne". Traduction : personne ne m’arrive à la cheville ! Comme si son échec à la présidentielle lui conférait une stature et des droits sur les autres. Les battus se retirent, mais elle s’incruste. Il faudra au PS employer les grands moyens pour lui ouvrir les yeux. A l'orée d'une année chargée pour le PS, qui doit s'organiser pour les municipales et préparer son prochain congrès, prévu dans la foulée, l’aggiornamento n’est pas gagné.

En juin, elle avait affirmé qu'elle présenterait une motion - les programmes des courants internes - lors du congrès de 2008 et qu'elle pourrait briguer le poste de premier secrétaire que son ex-compagnon, François Hollande, laissera vacant l'an prochain.

Ce n'était pas de la précipitation, argumente-t-elle deux mois plus tard. Elle agit par souci de "rassurer" et de "dire en clair (qu'elle) ne (s)e retirait pas de la vie politique".

Aujourd'hui, elle "ne sait pas" -toujours pas!- exactement ce qu'elle va faire au PS mais elle refuse d'être "rigidifiée sur le timing".

"Je n'hésite pas, je prends mon temps (...) Je verrai le moment venu", affirme-t-elle, reprenant quasiment mot pour mot sa rhétorique d'avant la primaire socialiste. "Si je peux être utile à mon parti...", répète-t-elle sous une tente dressée dans le parc de la Garenne. Qu'elle prenne tout son temps; on n'est pas pressés...

Les attaques

Bien qu’elle critique les effets d’annonce chez les autres, elle annonce elle-même la publication de son autocritique dans le courant de l'automne.

Il faut dire qu’un grand nombre d'ouvrages critiquent sa campagne et sont annoncés en librairie, dont celui de sa consoeur Lienemann. Elle tente donc de sauver sa peau en occultant. On l’attend toujours, comme ses autres publications de campagne, mais son opération ‘survie’ atteint un niveau pathétique dans l’indécence.

Royal fait diversion. Tout en reprochant au PS de son ex-concubin Hollande de ne rien avoir mieux à proposer que la critique systématique de l’action du gouvernement, elle révèle une perception très personnelle et objective des 100 premiers jours de Nicolas Sarkozy au pouvoir. A Melle, quelque part en France, dans son village du Poitou-Charentes, l'ancienne candidate battue à l'Elysée a dressé samedi le bilan, selon elle : "vieilles méthodes", débauche d'annonces et au final "immobilisme" Le prisme Royal ne serait-il pas légèrement déformant?

Qu’a-t-elle à offrir ?

A la tribune, Royal a tracé les grandes lignes idéologiques de son "socialisme du XXIe siècle", ni plus ni moins: économie de marché assumée, équilibre des droits et des devoirs individuels et construction d'un "grand parti moderne". En "ouvrant les portes et les fenêtres".Cette dernière suggestion ne rappelle-t-elle pas, jusque dans les termes exactes, les propos personnels, tenus spontanément, par Filippetti?... (LIRE le précédent billet de PaSiDupes!)

Rassemblement! La maîtresse appelle à former les rangs: pas de doute, c'est la rentrée! Elle a si peu à offrir qu'elle cherche piteusement à enrôler des mercenaires, en lancant un appel à toutes les forces de gauche, Verts, PCF, radicaux, mais également - "je ne vois pas pourquoi je ne le dirais pas" - aux centristes. Après avoir pris un rateau, elle ratisse large, très large. (Vous êtes invités à participer au Forum PaSiDupes avec Blogflux, colonne de droite.)

Son ouverture s'adresse même aux socialistes ayant accepté de rentrer dans le gouvernement Fillon. Depuis sa chaire, la grande prêtresse sur le retour s'adresse à ses ouailles. Chers frères, chères soeurs, "Je ne suis pas à la messe mais si les brebis égarées veulent revenir travailler avec nous, pourquoi pas. Chacun a le droit de se tromper".

Le renouveau du PS,selon Royal, passe par l’ouverture ? Mais n’avons-nous pas déjà entendu ça quelque part ? Même que Sarkozy la pratique !

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samedi 25 août 2007

Quelques moules socialistes s’accrochent encore à Royal

Une employée de la maison Royal voit sa patronne dans un grand « rôle » !

Peu avant la ‘fête de la rose’ artificielle à Melle, les survivants des troupes Royal harassées font le lit de leur chef avant de tenter une dernière sortie. Les derniers mohicans de la tribu Royal font leur possible pour échapper au massacre dans lequel leur grand chef ‘Oie Blanche Bornée’ les a entraînés. Ils prennent la parole dans les médias distraits et préparent son ‘grand’ retour que personne n’attend vraiment, sinon pour évaluer l’état de décrépitude des troupes. Du voyeurisme, donc. Royal n’a sans doute pas fait assez de tort au peuple socialiste et à ses ralliés qu’elle les envoie encore en éclaireurs ? Faut-il boire la coupe jusqu’à la lie…

Nouvellement élue députée, comme Delphine Batho, dans le sillage de Royal forfait, la socialiste Aurélie Filippetti a souhaité mardi "un grand rôle" pour la malencontreuse candidate battue à la présidentielle, en ajoutant que "le PS ne doit ni l'enfermer ni oublier ce qu'elle a capitalisé". Une manière d’oublier ce qu’elle a détruit ? Mais les ruines obligent au travail de mémoire auquel les émules de Royal tentent d’échapper. Quelle autorité chez cette nouvelle venue qui ne doit pourtant son élection qu’à la protection de la méchante fée du PS. Cherche-t-elle à garder sa place ou travaille-t-elle au bien du PS? La parole est à ses fossoyeurs.

Dans un entretien à Libération, Aurélie Filippetti estime, en toute objectivité, que "Ségolène Royal n’est pas du tout obtuse sur sa défaite" et rappelle qu'elle va "publier à la rentrée un livre sur l’analyse de son échec". Les foules sont impatientes…

L’idolâtre répète à qui veut l’entendre que, bon gré, mal gré, "elle [Royal] a rassemblé derrière elle [seulement] 17 millions de Français [de gauche, qui –il y a longtemps– ont pourtant connus de meilleurs scores] et incarné une nouvelle manière de faire de la politique. [Cette « nouvelle manière » qui ne serait reproductible que si elle avait réussi…] C’est donc fondamental que l’on continue de travailler avec elle sur la rénovation. Mais elle doit continuer à garder toute sa liberté d’expression. [Les battus fixent les règles du jeu : c’est nouveau ; c’est Royal !] Le PS ne doit ni l’enfermer ni oublier ce qu’elle a capitalisé", explique la jeune intéressée. L’entourage Royal vit donc toujours dans le rêve entretenu par les sondages du début de campagne : c’était pourtant il y a plus de six mois… C’est dire que le PS ne croyait pas avoir cet écho auprès des lecteurs de la presse people! Croient-ils sincèrement que les 17 millions se sont ralliés à Royal, ou qu’ils se sont laissés prendre à la campagne de la peur développée par la gauche. Ne craint-il pas qu’ils aient depuis ouvert les yeux ?

Alors que tout le monde considère qu’il faut tourner la page et puisque l’équipe socialiste de campagne s’est débandée, la nouvelle porte-parole de Sa Cynique Majesté Royal essaie de se faire entendre et déclare dans l’indifférence qu’il est "urgent" pour le PS de "travailler sur le fond pour offrir aux Français des réformes hors du prêt-à-penser". Le peuple français a pourtant fait son choix. A l’évidence absente au jour des résultats de la présidentielle et inconsciente du néant qui caractérise les propositions de son icône déchue, la bouillonnante Aurélie entretient le mythe. "Nous sommes encore dans une phase où les idées peuvent bouillonner ici et là" (...) Soucieuse de faire le ménage, la camériste Royal a l’odorat sensible et brandit donc le désodorisant. Ne déclare-t-elle pas à l’adresse des rivaux de sa maîtresse que "pour le moment, l’essentiel est d’ouvrir portes et fenêtres, d’associer des personnes extérieures, chercheurs, associatifs, et de créer une ébullition intellectuelle et politique pour construire une gauche moderne". Elle peut s’y mettre, si elle ne se sent pas trop seule et sèche… Cet appel désespéré est pitoyable.
Et puisqu’elle sait tout, elle dit à ses camarades socialistes ce qu’il faut faire, mais que son clan n’a pas su réaliser pendant tous ces mois de campagne. Un aveu d’échec plus inconscient et profond qu’il n’y paraît.
Elle plaide en effet aussi pour que le PS "sorte des étiquettes" et tire un bilan des élections "sans tabou et en toute transparence, mais hors des règlements de comptes et des attaques personnelles".

Ce battage de Filippetti, quel déballage indécent !

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vendredi 24 août 2007

Suppressions de postes : la FCPE s’aligne sur le SNES

La FCPE est-elle dans son rôle en manipulant les parents ?

La FCPE reste un levier pour la FSU et la démagogie a de belles heures devant elle!

Le président de la FCPE (Fédération des conseils de parents d'élèves) a estimé –en écho au SNES-FSU que supprimer des heures d'enseignement pour réduire le coût du système éducatif n'est "pas un bon calcul". Il a appelé à la 'vigilance' (hypocrisie pitoyable) sur les conséquences de la réforme annoncée la veille par le ministre de l'Education Xavier Darcos.

"Le système éducatif a besoin plutôt d'une réforme qualitative", a jugé Farid Hamana sur Europe-1, "et la qualité, ça dépend effectivement de savoir sur quoi on veut travailler". Vous avez compris ? Moi non ! Car sur le besoin de qualité tout le monde est d'accord, mais est-elle fonction du nombre de professeurs mal formés? Parlons alors des IUFM...

Le ministre a annoncé mercredi que 11.000 postes de fonctionnaires (et non professeurs : il vaudrait d’ailleurs mieux dire ‘personnels’, pour ne pas induire en erreur !) partant à la retraite ne seraient pas remplacées dans l'Education nationale à la rentrée 2008, dont environ 80% de professeurs, majoritairement dans le second degré. Les professeurs nés avec le ‘baby boom’ sont en effet nombreux et l’opportunité de ‘dégraissage du mammouth’, selon les termes du socialiste Allègre, ne se représentera pas pendant de nombreuses années encore.

"On a un coût qui est excessif par rapport aux autres pays, c'est le coût du redoublement", a osé M. Hamana. Il n'a pas dû redoubler quand il était temps... Et de déduire que "si l'on arrivait à supprimer ou à réduire les redoublements, on aurait un coût moins élevé du système éducatif". Voilà une vraie mauvaise idée! "Permettre à plus d'élèves de maîtriser mieux leurs connaissances, c'est aussi une forme d'économie", a-t-il estimé, en toute incohérence. Nous avons dû manquer un paragraphe dans sa lumineuse démonstration, seulement caractérisée par une liste de situations mal vécues, et pour cause, vu la propagande. Le redoublement coûte, mais à quoi bon faire passer dans la classe supérieure et donc pousser à l’échec un enfant qui rencontre des difficultés avérées ? Le redoublement n’est-il pas une chance pour les élèves en difficultés de «maîtriser mieux leurs connaissances », comme dit si bien Farid ?

La télévision a aussi livré aux familles une déclaration effarante selon laquelle le redoublement serait une atteinte à ‘l’égalité des chances’ : une autre agression, quoi ! Il faut donc être vicieux (ou idéologiquement égaré…) pour penser que le gouvernement proposerait de coûteux redoublements pour « maîtriser mieux leurs connaissances », mais dans le but de combattre ‘l’égalité des chances’ ! Excusez-moi : comme Muriel Robin, je vais prendre un peu de repos !...

Dans son langage hypocrite qui ne requiert plus aucun décryptage, le président de la FCPE a appelé à la ‘vigilance’ à propos des "filières professionnelles qu'on souhaite éventuellement supprimer ou remanier, de manière qu'un lycéen qui choisirait telle filière ne soit pas obligé des faire des centaines de kilomètres pour trouver la formation qu'il souhaite acquérir". 'Filières professionnelles', c'est flou! "S'agissant des sections de bacs technologiques, il se berce d'illusions et nous dit n'importe quoi: la demande n'est pas en progression. Il ne sait manifestement pas non plus que les élèves en état de saturation réclament des CAP et des BEP.‘ De plus, 'vouloir’ une filière est une chose mais avoir des débouchés correspondants en est une autre : le SNES a-t-il intérêt à créer des aigris ? La FCPE le souhaiterait-elle ?

Même prudence concernant la réforme des options: "Il faudra voir celles qui sont pertinentes pour les lycéens", a-t-il estimé, soulignant l'importance, entre autres, de connaître "à peu près" les types d'options et de filières mis à leur disposition à l'université. Il faut tout de même préciser que certaines options sont très peu fréquentées : un prof pour une pincée d’élèves. Et que certains élèves sont inscrits à ces options, pour faire nombre et sauver un poste d’enseignant, mais ne fréquentent pas les cours… Cette réforme des options "est une piste qui a toujours été évoquée", avant même l'annonce du gouvernement, a toutefois rappelé Farid Hamana. C’est que l’abus a interpellé les gouvernements successifs, toutes tendances confondues, mais que le corporatisme des syndicats enseignants entraîne une gabegie insupportable.

LIRE prochainement le ‘billet’ de PaSiDupes sur les ‘professeurs sans élèves’, que ni le SNES, ni la FCPE ne mentionnent. Votre argent les intéresse ?

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Sarkozy s’engage à recevoir tous les profs insultés

En attendant, il a reçu un élève victime d’un professeur

Avatar de la propagande sur la repentance coloniale et des pressions d’associations, réseaux, collectifs et associations divers, pour une justice sereine et équitable ?

Chouaib Lusikama, ce lycéen d'Epinal (Vosges) d'origine angolaise qui aurait été victime pendant six mois d'insultes racistes de la part de son professeur de mathématiques a été reçu jeudi dernier par le président Nicolas Sarkozy.

L’Angola est pourtant une ancienne colonie … portugaise. Cette famille n’avait donc pas vocation à un asile politique en France. Sans doute victime (ce qui a probablement été prouvé ?) de la rébellion nationaliste principalement animée par le Mouvement populaire de libération de l’Angola (MPLA), elle a été accueillie par la France.

"Nicolas Sarkozy a rétabli la dignité et l'honneur de mon fils qui a été bafoué par ce professeur", a déclaré Mbiavanga Lusikama, le père du jeune homme, à l'issue de l'entretien. Selon lui, le chef de l'Etat "a dit que les propos du prof étaient inadmissibles". Le terme de ‘prof’ est un peu cavalier en la circonstance, non ? "Il a dit qu'il est président de tous les Français et de la République et que ces propos ou discriminations ne doivent jamais exister dans la République", a-t-il ajouté.

"Si j'ai fait ces démarches, c'est pour mon fils, qu'il sache qu'on est dans la République, il y a des droits, il y a des devoirs", a poursuivi le père. Et si on parlait des devoirs, en effet ?

Très peu modérée dans ses termes, l’agence de presse ajoute que Mbiavanga Lusikama a trouvé Nicolas Sarkozy "choqué et touché" par le calvaire de son fils: "Je sais la motivation du président et sa façon de réagir rapidement mais je ne pensais pas qu'il allait nous inviter à l'Elysée". Tous frais payés ? "Là, je me suis rendu compte qu'il suivait tous les dossiers", a conclu le père de Chouaib.

L’agence de presse continue de rendre parti. Le nom du ‘prof’ est livré en pâture : le serait-il s’il était d’origine étrangère ? D'octobre 2006 à mars 2007, Chouaib, élève de seconde au lycée d'Epinal, a subi les injures racistes de Jean-Charles Pellerin, son professeur de mathématiques. "Bamboula, tu es noir, tu voles", "Ne touche pas ma règle, tu vas la salir" ou "Retourne chez toi pour manger des bananes", a-t-il notamment entendu. Le professeur a été condamné mardi par le tribunal correctionnel d'Epinal à un mois de prison avec sursis et 2.000 euros de dommages et intérêts. Le contexte n’est pas rapporté par l’agence de presse et le tribunal les a-t-il pris en compte, dans un climat de repentance coloniale qui pèse manifestement sur les jugements. Double peine à l'encontre du professeur ?

Dès la Toussaint, le Président Sarkozy devra annuler tous ses autres rendez-vous, s’il veut recevoir tous les professeurs injuriés et frappés par leurs élèves et leurs parents! Test d’équité à venir…

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Le SNES alarme les familles sur les suppressions de postes

Gardez-vous de cette stratégie de la peur !

Les suppressions de postes n’affectent pas seulement l’Education nationale, mais la fonction publique. C’est dire que cette focalisation sur l’école est révélatrice d’une manipulation de l’opinion en période sensible de rentrée. Nous verrons pourtant combien il faut relativiser l’effet d’annonce.

L'annonce de la suppression de 11.200 postes à l'Education nationale à la rentrée 2008 –dans un an–, est qualifiée "d'agression" par le SNES-FSU (Syndicat national des enseignements de second degré) qui promet une riposte. L’intérêt des scolaires semble pourtant moins préoccuper le syndicat de gauche (et gauche extrême) que le sien. Le SNES voit en effet une agression personnelle à chaque fois qu’un ministre veut toucher à l’E.N., tant les archaïques sont restés hypersensibles sur le sujet de l’antique autogestion: « l’Education nationale, c’est moi », clame le syndicat absolutiste de gauche. Aucune réforme n’est possible, si elle n’est pas initiée par ce puissant syndicat de gauche.

"Face à un projet qui ne peut être vécu que comme une véritable agression contre l'Education nationale, le SNES contribuera à construire avec détermination une réponse la plus unitaire possible, associant les personnels et les parents d'élèves", dit le syndicat majoritaire dans un communiqué. On admirera la terminologie, en particulier le verbe ‘construire’… ou ‘possible’ dans la formule ‘une réponse la plus unitaire possible’… Mais tout n'est-il pas possible à gauche, lorsqu'il s'agit d'agiter le pays!

Une première rencontre intersyndicale est prévue à la rentrée, dit-il. Ca sert donc à ça, la pré-rentrée des professeurs. Jusqu'ici, les parents n’y voyaient pas une vaste mobilisation syndicale : déçus ? trompés ? Le ministre de l'Education, qui annonce quant à lui cette mesure dans un entretien à Paris-Match, précise que seul le second degré connaîtra une baisse de ses effectifs et que les non-enseignants seront, en proportion, les plus concernés. Il reste que le SNES pratique l’amalgame et que les parents voient l’avenir de leurs enfants menacé. Dans le doute, vont-ils néanmoins se mobiliser, au cas où?

Les suppressions de poste se feront par non-remplacement de départs à la retraite. Selon le SNES, cette opération est sans précédent pour l'Education et ne se justifie pas par une baisse plus élevée du nombre d'élèves. L’affirmation du SNES est pourtant sujette à caution. Ils sont à deux doigts de nous parler de délocalisation des écoles!...

Il avoue d’ailleurs que la diminution des effectifs des élèves sera de 20.000 à cette rentrée contre 19.000 l'année précédente. "Personne ne peut raisonnablement défendre qu'une telle ponction ne peut être sans conséquence sur l'offre de formation", dit le Snes, qui se satisfait très bien de classes à quinze. Les parents vont-ils opiner en oubliant qu'ils sont contribuables ? Le SNES est dans une dynamique naturelle de chantage et se dit craindre une dégradation des conditions de travail. Ses craintes ne sont pas justifiées, puisque les horaires seront en outre allégés et donc harmonisés avec les horaires européens.

Xavier Darcos qui est un ancien inspecteur de l'EN connaît son sujet et estime qu'"on ne manque pas de professeurs", la France en comptant 83 pour 1.000 élèves dans le secondaire contre 66 en Allemagne et 60 au Royaume Uni. Xavier Darcos a précisé jeudi sur LCI que 750 postes de professeurs seraient en revanche créés dans le premier degré.

Le ministre de l'Education a souligné que les 11.000 suppressions de postes concerneraient à la fois le public et le privé. "Nous sommes dans des chiffres qui ne devraient pas mettre en difficulté le système éducatif, il ne faut pas inquiéter les familles inutilement", a-t-il ajouté.

Rendez-vous très prochainement sur PaSiDupes qui vous proposera un ‘billet’ sur les professeurs sans élèves : oui, ça existe ! Un sujet tabou qui vous réserve donc des surprises et vous éclairera (peut-être) sur la fiabilité et l’honnêteté du SNES.

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jeudi 23 août 2007

Plus que de sa poigne, la gauche s’inquiète des poignées de Sarkozy

De l’amour, la gauche n’a que les poignées

Les radicaux travaillent sur les poignées de haine mais les recherches n’aboutissent pas.

Pourtant, la gauche progresse, à sa manière ! Après avoir fait régner la peur sur la campagne présidentielle, elle avait menacé la France d’un pouvoir à poigne. Elle en est arrivée à reprocher maintenant ses poignées d’amour au président élu.

La rentrée est l’occasion d’un troisième tour de nature à combler le vide idéologique socialiste : il concerne le tour de taille du Président. De mauvais esprits affirment que Reuters aurait effectué une retouche stalinienne sur un cliché volé par Paris Match. A moins que ce ne soit le contraire ! Ne fait-on pas dire ce qu’on veut aux photos? Les camarades staliniens ne nous contrediront pas.

Non pas que Paris Match aurait embelli le président. De source aussi mal informée que celles qui le seraient bien, Reuters aurait ajouté un bourrelet de taille à la circonférence du président : une retouche d’une importance exceptionnelle, voire nationale. Internationale, même. La restauration rapide américaine devrait être mise en cause très prochainement dans Libération et notre ambassadeur rappelé. Jugez plutôt :

Prochainement dans PaSiDupes, le jogging de Sarkozy et …Hollande à Mougins et les coefficients respectifs de masses graisseuses.

A ce propos, ne conviendrait-il pas de publier les mensurations des prochains candidats à la présidentielle? Plus de transparence ne peut nuire. Faisons leur passer le conseil de révision, réclame Bertrand Delanoë...

A ceci près que, sans sexisme aucun, il serait déraisonnable d’afficher le poids du cerveau de la candidate socialiste battue.

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Royal, le vilain petit canard socialiste, selon un sondage

DSK, préféré des Français… et de Sarkozy !

Les dommages collatéraux de la candidature de Marie-sEGOlène Royal sont plus graves, bien plus …profonds que prévus.


Dominique Strauss-Kahn, au moment où il est candidat de Sarkozy à la présidence du prestigieux FMI, apparaît comme le "meilleur leader pour la gauche" pour les années à venir, loin devant M.-S. Royal, selon un sondage LH2 publié mercredi par le quotidien de gauche, "Libération".

DSK, le député socialiste du Val-d'Oise, récolte l'adhésion de 30% de l'ensemble des sondés, contre 15% pour la présidente de la région Poitou-Charentes : deux fois moins ! Renversement de situation donc depuis la désignation de Sa Cynique Majesté Royal comme candidate socialiste à la Présidentielle et … son score du 2° tour.


Les sympathisants de gauche les placent en revanche à égalité en tête du classement, à 24%. Seuls les sympathisants socialistes -peu enclins à la repentance- placent leur candidate à la présidentielle en tête, avec 31% de voix favorables, contre 27% pour M. Strauss-Kahn.


Intitulé "Les Français jugent la gauche", le sondage donne la suite du classement :

3° personnalité la plus apte à diriger la gauche -au sens large- pour l'ensemble des sondés : Olivier Besancenot. Et 8%, c’est impressionnant : un probable transfert médiatique depuis Marie-Ségolène sur Olivier Besancenot, qui veut absorber d'autres trotskistes dans la LCR nouvelle formule. Ce n’est pas cohérent, mais c’est ainsi que les lubies de l’opinion se manifestent. Le porte-parole de la Ligue communiste révolutionnaire devance deux socialistes.


, le maire de Paris, Bertrand Delanoë (7%)


, l'ancien Premier ministre Laurent Fabius (4%).


Bon’ mauvais , le premier secrétaire du PS, François Hollande, qui culmine à 3% de l'ensemble des sondés (5% des sympathisants de gauche. Tout de même... C’est Royal!).


Auprès des seuls sympathisants de gauche, l’image de la candidate malencontreuse et battue est passablement écornée (si on peut dire, vu sa situation ‘conjugale). DSK et Ségolène Royale font en effet jeu égal à 24%. Mais c’est peut-être l’amorce du chant du cygne blanc : le premier gagne 4 points et la seconde en perd 5 par rapport à juin. La repentance molle de la pauvre femme debout n’a pas convaincu.

Mais la présidente de Poitou-Charentes reste la préférée des sympathisants socialistes pour ce rôle de leader de la gauche avec 31% (-1) contre 27% (+4) à celui qui fut son rival malheureux dans les primaires socialistes pour l'investiture présidentielle. Dimanche prochain, le canard Royal sera toujours vivant. Il essaiera de courir sans tête lors de sa tentative de rebond.

Motifs du passage du canard laqué-ISF Royal à la casserole?

1- Interrogés sur les priorités de la gauche, l'ensemble des Français (36%) comme les sympathisants de gauche (36%) et les sympathisants socialistes (38%) placent logiquement en tête "élaborer des programmes clairs". Les électeurs socialistes étaient donc conscients ! Mais piégés par la désignation malencontreuse de cette candidate calamiteuse par les nouveaux jeunes militants au rabais : l’idée vertigineuse de Dray-le-Félon, qui a bien desservi la cause Royal! A piteuse stratégie, candidate désastreuse. Finies les soldes !

2- Les ‘jeunes lions’ vont être déçus : leurs désirs d’avenir ne sont pas prioritaires. ‘Faire monter une nouvelle génération de responsables’ obtient seulement 30% : ce n’est même pas vraiment la deuxième urgence, pour les Français.

3- Les sympathisants socialistes sont EN EFFET à 37% d'accord avec cette nécessité, mais pas les sympathisants de la gauche du PS (31%) qui placent devant "être plus proche des gens en difficulté sociale" et "consulter davantage les gens". Les débats dits 'participatifs' n'ont donc pas été les succès que la presse a bien voulu nous décrire...

Attention, le cygne blanc n’est pas mort, il bouge encore. Il fait seulement figure de vilain petit canard !

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Valls : l’idéologie socialiste s’use si on s’en sert

Valls-Duracell durera-t-il plus longtemps ?
Le PS n’a plus rien à donner…
Selon la sagesse populaire, qui se vérifie ici, ce n’est pas celui qui en parle le plus qui en fait le plus. Sans discernement, le PS a jeté sa semence et les castrats de Royal ressentent tout à coup un coup de mou. Il semble bien en effet qu’ils peinent à assurer, les quinquas et les quadras du PS: à force de débats participatifs truqués, leurs cellules ne vibrent plus et leurs ébats idéologiques s’espacent. L’espèce socialiste est en danger: ils ne reproduisent plus d’idées. Ils ont essayé les sex-toys, en vain ; ils ont donc dû faire appel à la jeunesse pour se stimuler. Or, Manuel Valls en est à s’inquièter à haute voix de savoir qui leur délivrera le Viagra sans quoi ils se sentent si petits… Ni le programme archaïque de Hollande ni le pacte hétéroclite de Royal ne parvient à leur procurer le moindre émoi. Ils sont à plat, vidés. ‘Y-a-qu’à’, le bavard le député-maire PS d'Evry, Manuel Valls, déplore qu'"une grande partie des idées de gauche se sont épuisées" et qu'il "faut sortir des carcans et des écuries présidentielles qui ont ankylosé le PS", dans une interview au site leFigaro.fr, parue ce mercredi dans le quotidien. Ils sont passés aux pratiques SM et la prochaine étape laisse augurer du pire : peut-être la zoophilie, qui sait ?

Yaka a donc livré sa contribution au débat, mais il n’est pas utile de prendre des notes ! "Nous sommes au bout d'un cycle: une grande partie des idées de gauche se sont épuisées. Pour que le PS retrouve une crédibilité, il doit être porteur d'un projet vraiment différent. (...) Si nous ne changeons pas en profondeur notre logiciel, nous resterons durablement dans l'opposition", déclare l’un des bugs socialistes.

PaSiDupes avait annoncé à ses lecteurs que Valls était ‘prêt à s’offrir au gouvernement’. Il nous répond. "Nous pouvons faire un bout de chemin avec la majorité, à condition qu'elle nous entende, sur des sujets qui peuvent faire consensus. Je pense aux moyens qu'il faut donner à la justice, à la lutte contre la criminalité ou encore au dossier de l'immigration", ajoute Manuel Valls. Il fait mieux que Bayrou !


Pour le petit député-maire d'Evry, fouet en main, "il faut un changement à la tête" du PS, "c'est incontestable et attendu par les Français". Encore un qui parle pour nous. J’affirme pourtant qu’il ne m’a pas interrogé. Et vous ? Mais il ajoute que "cela ne suffira pas à régler nos problèmes. Il faut aussi changer nos formes d'organisation et de débat pour être véritablement en phase avec la société". Et que propose-t-il ? Des parties carrées ? Non, rien ; il n’a pas la pêche. Comme son modèle, Sa Cynique Majesté Royal. Le plaisir solitaire, Manu, c’est frustrant?

Valls est décidemment au pain sec et à l’eau (de Vals) ! A propos de Calamité Royal, il estime qu'"elle a un rôle éminent à jouer", qui "doit être intimement lié à la rénovation des idées". Mais est-ce bien rassurant ? Et assez stimulant ? Il faut vraiment être en manque pour compter sur elle.

Il faut carrément changer les piles, Manu...Que ne se tourne-t-il du côté de Bertrand Delanoë ?

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mercredi 22 août 2007

Les désirs du PS, sans l’avenir

Rentrée socialiste plus morose que rose

L’apocalypse annoncée aux Français par François Hollande semble bien avoir frappé la gauche dans son ensemble. L’ouragan Dean est passé sur la rue de Solférino, pour commencer. Le mal nommé a été rebaptisé Marie-sEGOlène par les quatre cavaliers de l’Apocalypse : Valls, Montebourg, Hamon et Gorce … (L'un d'entre eux, vu par Fragonard, ci-dessous)

Le PS offre en cette rentrée l'image d'un parti commotionné qui se cherche. Dévasté par son échec présidentiel, il espère retrouver rapidement de l'oxygène avec les revers de la thérapie économique du gouvernement. Il veut le bien du pays –à sa façon- et pour cela implore le ciel de châtier le pays qui a préféré Nicolas Sarkozy et plongé la gauche haineuse dans le marasme.

La rentrée politique des socialistes va se faire à partir de la fin de la semaine dans le désordre des rivalités individuelles, sans attendre l'université d'été annuelle de La Rochelle (31 août-2 septembre), et la concurrence éditoriale sur l'avenir de la gauche quatre mois après la défaite de Ségolène Royal le 6 mai. La Rochelle, car le reste de la France a été effacé de la carte non pas par l’ouragan Dean-Royal mais depuis qu’au printemps le Bureau national a fait de la région Poitou-Charentes le nombril du PS en misant prématurément sur la malheureuse. Le Nouvel Observateur et Voici ne dévoileront point de tablette de chocolat ; que le ventre mou au Chabichou.

Sur le départ (prévu courant 2008), l’oiseau de mauvais augure numéro un du PS, François Hollande, est sorti de son silence aoûtien pour prédire aux Français "une facture" à payer pour ce qu’ils appelle "les cadeaux fiscaux" consentis avant les vacances. Dans un contexte économique morose, ses propos, samedi dernier à Toulon, ont sonné comme une pré-rentrée disputant le terrain à son ex-compagne. Royal Mensonge estime d’ailleurs que le couple diabolique se déchire (à défaut de ‘déchirer’ dans les urnes). Car, si elle est contre l’ISF -et donc logiquement pour les cadeaux fiscaux (!)-, Royal est favorable aux privatisations : une mère battue (à la présidentielle) qui prive de ses enfants le père répudié. Ainsi provoque-t-elle la ‘saine colère’ du géniteur. Il voudrait la peau de la mère de tous les maux de la France.

Si vous avez vu le film Mr et Mrs Smith, vous comprendrez les tendres rivalités au sein du couple. A condition de ne pas prendre Flamby 1er pour Brad Pitt, ni Royal pour Angelina Jolie car Sa Cynique Majesté Royal ne s’est pas faite siliconer les lèvres ( ?) : la Pas-Belle n’a rectifié que l’ovale du menton et les dents et le nez (et le cou, alouette !) Cela dit, trêve de digressions. A peine Brad Pitt-Hollande s'était-il exprimé que son ex-concubine, l’alouette dépitée, s'est confiée au Journal du Dimanche, disponible, lui faisant la nique –un ‘juste’ retour des choses– braquant les projecteurs sur son pique-nique de la "fête de la rose" fanée samedi à Melle (Deux-Sèvres ; c’est dans le Far-Ouest profond), sous son modeste tepee pour cinq personnes. Elle prend ainsi à nouveau les devants. Mais, simple avertissement aux amateurs de chipolata : la météo ne sera pas clémente. Ne venez pas nombreux : on annonce de fortes dépressions…

Selon ses confidences à l'hebdomadaire, elle aurait renoncé à son objectif affiché en juin, contrecarré par François Hollande, de prendre sans tarder les commandes du parti. "Je ne suis pas du tout dans ces stratégies", a-t-elle minimisé, avec hauteur. Elle n’a plus les mêmes valeurs que lui !

Quoique proche de la présidente du Poitou-Charentes, la génération des "rénovateurs" - Manuel Valls, Gaëtan Gorce, Arnaud Montebourg... - a établi son propre calendrier et se retrouvera dimanche chez Nono Montebourde pour sa "fête de la rose" flétrie, une petite sauterie tristounette à Frangy-en-Bresse (consulter Via Michelin !).

De ‘jeunes’ députés d'autres sensibilités allergiques seront de la partie. Rien à voir avec les ‘d’jeuns’ des quartiers laissés pour compte. Sans savoir s’il y a de la demande et malgré des études de marché décevantes en mai dernier, puis en juin, Valls essaie de faire avaler la pastille : "Il faut décloisonner et construire ensemble une offre politique nouvelle. La question n'est pas la présidentielle de 2012 mais comment on transforme le PS", déclare le député bressan, soucieux de préserver son autonomie, y compris à l'égard de Royal, son ex-égérie.

Dans la foulée, La Rochelle donnera le coup d'envoi de l'entreprise de reconstruction, conformément à "la charte de la rénovation" adoptée en juillet par le Bureau national. Ni Dominique Strauss-Kahn, en lice pour la direction générale du Fonds monétaire international (FMI), ni Laurent Fabius, en déplacement à l'étranger, ne devraient y prendre part, selon leurs proches. La venue de Lionel Jospin, depuis l'île de Ré voisine, est incertaine ! Est-il seulement invité ? On annonce, en revanche, que de retour de la Martinique où il est allé évalué les dégâts de l’ouragan Dean, Fillon pourrait aller à La Rochelle, pour évaluer ceux de l’ouragan Royal au PS…

L'ex-Premier ministre travaille à un ouvrage ("L’Impasse") revenant sur les échecs socialistes depuis 2002. Ses amis ont publié en juillet un texte très dense sur la refondation du parti. "Les socialistes ont besoin de plus de débats d'idées et de moins de postures personnelles", explique Harlem Désir. Des bras et non des fiers à bras, des cerveaux et non des névrosés.

Ont aussi pris la plume, pour parution en septembre ou octobre, Marie-Noëlle Lienemann, Jean-Luc Mélenchon, Vincent Peillon.

Cette dispersion "reflète l'état du parti" dans lequel "il n'y a pas de front homogène, mais une certaine diversité", commente le secrétaire national Alain Bergounioux. Une diversité certaine, en fait. "Chacun se cherche et essaie d'avoir des contacts un peu élargis", sortant du périmètre des écuries présidentielles, ajoute-t-il. Dans cette phase de "brainstorming" (c’est peut-être trop dire), les courants (fabiusien, strauss-kahnien, jospiniste, montebourdesque, vallseux, gorcien, hamoniste,..) ne sont guère de saison.

Pas de réchauffement de la planète socialiste en vue…

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mardi 21 août 2007

La gauche compte imposer la politique de la haine

PS, PCF et les trotskistes retrouvent leurs bas instincts

Après avoir joué en vain sur la peur pendant la campagne présidentielle, la gauche mise maintenant sur la haine.

D’abord, la ô combien sémillante Elisabeth Guigou pour le PS. Ce mardi, la députée socialiste de Seine-Saint-Denis a invité les socialistes à "montrer un contraste radical" avec Nicolas Sarkozy, notamment en privilégiant "le débat de fond à la gesticulation tous azimuts". Ca commence mal puisque le débat de fond consiste simplement à s’inscrire en faux : c’est ‘l’opposition constructive’ annoncée ! Toujours pas de politique personnelle innovante, donc.

Guigou confirme que le PS n’a rien de mieux à proposer que le contraire systématique des propositions gouvernementales. "Les socialistes se régénèreront s'ils montrent un contraste radical avec l'approche de Nicolas Sarkozy, c'est-à-dire s'ils disent non à la peopolisation et à l'hyper-médiatisation, s'ils préfèrent le débat de fond à la gesticulation tous azimuts", a estimé l'ancienne ministre de la justice sur Europe 1.

Trahisant des flottements au sein du PS, elle a mis en garde aussi ses responsables contre "les démarches individuelles". Interrogée sur le rôle dévolu à Royal, Guigou a indiqué que l'ex-candidate à la présidentielle devait avoir "une place importante, mais parmi d'autres". On rentre dans le rang ! Dubitative, elle a ajouté : "On verra les enseignements qu'elle a tirés de sa défaite", faisant allusion au livre que Royal annonce mais n’a toujours pas publié.

La députée de Seine-Saint-Denis ne s’est pas privée de dénoncer "la gesticulation" de Nicolas Sarkozy alors que "la situation s'aggrave" et que "la croissance est en berne". Improbable économiste, elle forme des vœux pour que la France connaisse des difficultés. Elle se réjouit par avance et à priori : "La croissance sera sans doute inférieure à 2% cette année. On est loin du point de croissance en plus promis par le président de la République lorsqu'il a présenté son paquet fiscal". Convaincre les Français que ça va mal !

Selon la juriste, mais en fiscaliste ignorée, elle a cru bon de déclarer que "le financement du paquet fiscal, dans ce contexte, va creuser les déficits publics et à un moment donné, il faudra payer". Irma, l’extralucide est allée plus loin dans ses prévisions : "On va nous reparler de la TVA sociale, des franchises médicales".

Ensuite, le PCF a déjà apporté sa pierre. Marie-George Buffet a apporté sa contribution au climat délétère : au défaitisme, elle a ajouté les menaces. En temps de guerre, ce serait le peloton d’exécution ! La veille, lundi sur France 2, la secrétaire nationale du PCF avait en effet évoqué un grand rassemblement de la gauche à l'automne. La démocratie de rue. Lire PaSiDupes : Le PC promet qu’on va voir ce qu’on va voir !

Les trotskistes de la LCR aussi se joignent au tir de barrage ! Mardi, comme le PS et pourtant sans concertation, le porte-parole de la Ligue communiste révolutionnaires (LCR), Olivier Besancenot, a prôné également –les grands esprits se rencontrent– la constitution de "comités de vigilance pour organiser la riposte et la résistance" à Nicolas Sarkozy et au gouvernement, associant "toute la gauche". La défiance citoyenne. "Sur la plupart des dossiers sociaux, le gouvernement a des soucis à se faire. On va droit à des difficultés économiques (...) Le mécontentement est toujours là", a affirmé Besancenot. La répartition des tâches a fait que le petit facteur en concubinage avec une éditice (précaire ?) de Flammarion, s’est cette fois encore exprimé sur France Télévisions (France 2), en évoquant "la colère dans les entreprises, les usines, les universités". "Sur tous ces dossiers-là, il y aura de la résistance", a assuré le révolutionnaire. Pas de détail, donc. Et les paysans, oubliés?

Non ! Bové a été le premier à dégainer. Il a ouvert le feu dimanche dernier 19 juillet sur le plateau de l’Aubrac, en y déclarant : « La responsabilité des citoyens, c'est d'agir en désobéissant et en assumant leurs actes. » La désobéissance civile est illégale et la gauche se met hors la loi. (LIRE PaSiDupes à la date du e lundi dernier)

On dirait bien que le vote des citoyens est bafoué et que la démocratie est en danger.Le Président Sarkozy recueille pourtant 65% d'opinions favorables.

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Le tintinophile Marianne, arbitre de la bien-pensance

Marianne distribue des cartons rouges

‘Tintin chez les bien-pensants’, tel est le titre de l'hebdomadaire Marianne à la page 7 de son n°539.

1) ‘Les ectoplasmes de la bien-pensance [dont il s’exclut avec une lucidité ébouriffante] ont trouvé une nouvelle tête de Turc [expression politiquement incorrecte à l’heure de l’Europe islamiste] : Tintin au Congo. La BD d’Hergé est accusée de véhiculer des thèses racistes. En Grande-Bretagne, l’album a été retiré des rayons enfants de la chaîne de librairies Borders. Cette mise à l’index gagne les Etats-Unis [l’information est précieuse … En réalité, D’Jack Dion ignore que Borders sévit également aux USA ! L’argument de ce journaliste éclairé n’a donc aucune valeur sur le phénomène de propagation de la censure par des extrémistes archaïques, 76 ans plus tard –mais il n’est jamais trop tard pour être ridicule. Ce qui surprend seulement, c’est que, outre l’insignifiance des attaques des radicaux, il ne fustige pas ces courageux commerçants de la culture qui cèdent à la moindre pression !]

2) Dans Tintin, par définition, tout est caricatural : la vision des Africains, mais aussi celle des blancs, celle des inspecteurs de police, celle des Américains, celle des chiens, ou celle des chanteuses d’opéra à travers la Castafiore, plus proche d’une figure de la Cage aux folles que de la Callas [à l'anachronisme près…]. [Ajoutons celle du dictateur sud-américain qui ne semble pas offusquer la gauche bien-pensante en question… Pourtant, Chavez...] Prendre le caricatural au premier degré, c’est le comble de la caricature. [Mais comment Marianne explique-t-il que le cas de leur chouchou, Tignous par exemple, ou de Cabu, ne pose pas tant de problèmes aux bien-pensants que D’Jack Dion caricature ?]

3) Si l’on devait revisiter la littérature, y compris celle destinée aux enfants, pour vérifier qu’elle ne véhicule pas des conceptions éculées à l’égard des Noirs, des femmes, des homosexuels, des Juifs ou des Arabes [amalgame qui laisse rêveur : que dire des femmes à la fois noires musulmanes et homosexuelles ?…] Il faudrait expurger nombre d’œuvres [Avant la gauche bien-pensante, les nazis ne s’y sont-ils pas déjà employés, s’en prenant aux œuvres entières !] Et ne parlons même pas des pamphlets qui circulent sur Internet, en comparaison desquels les albums de Tintin sont une bluette pour jeune fille bien élevée.’

La gauche bien-pensante a la mémoire courte. Notre ‘jeune’ provocateur Congolais [tout étudiant est-il ‘jeune’ de facto?] et les supporters de la ‘repentance coloniale’ chercheraient-ils à relancer la polémique des caricatures de Mahomet ?

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lundi 20 août 2007

Le détenu pédophile marchait au viagra…

Avec le soutien du médecin de la prison !

Comment peut-on être médecin et aussi irresponsable ?

Peut-être qu’une idéologie militante bien connue égare légèrement les esprits! Après tout, les pervers ont droit à une sexualité épanouie. Ce sont des hommes, comme les autres, n’est-ce pas ? Et à ce titre, la société n’a aucun droit de les condamner à la double peine…

Et puis, de toute façon, l’Etat est responsable… Faute de moyens, de personnel et de personnel qualifié, s’il vous plaît ! Les syndicats vont encore nous asséner des arguments valables en toutes circonstances et, sans pudeur ni respect, dans le cas du viol d’un petit garçon.

Pourtant, cette gauche qui sait tout et fait mieux que quiconque a produit

une illustre sous-ministre du doux nom de Marie-sEGOlène Royal. Même qu’elle est socialiste et que Jospin la casée à la Famille où elle a fait la chasse aux strings et au bizutage! Elle a même fait mieux en mettant en péril tous les éducateurs par ses incitations médiatiques à dénoncer tous les pédophiles, vrais ou imaginaires ! Bilan ? Des vies d’innocents brisées mais des pédophiles qui sont libérés pour bonne conduite… Tout cela est tellement cohérent.

Nicolas Sarkozy prend donc le problème en mains. On sait d’avance qu’il va être fustigé et que les syndicats vont se déchaîner. Sarkozy a pourtant annoncé ce lundi, à l'issue d'une réunion interministérielle consacrée aux délinquants sexuels récidivistes, l'ouverture en 2009 à Lyon du premier "hôpital fermé pour pédophiles", comme dans plusieurs pays européens.

Par ailleurs, bien que la prison de Caen soit largement spécialisée dans les criminels sexuels, un médecin de cette prison, où était détenu jusqu'au 2 juillet le pédophile récidiviste Francis Evrard, écroué vendredi pour les rapt et viol d'Enis, 5 ans, a avoué lui avoir prescrit du … Viagra, a-t-on appris dès aujourd’hui auprès du parquet de Lille. A combien d’autres prédateurs, aussi, avant Francis Evrard, et qui ont été lâchés dans la nature ?

Le président Sarkozy a ajouté que les délinquants sexuels ne sortiront de prison qu'une fois leur peine exécutée et après examen de leur dangerosité par un collège de médecins, ceux jugés dangereux devant rejoindre un hôpital fermé.

Il s'est en outre déclaré favorable à "la castration chimique" pour les pédophiles "qui accepteront de se faire soigner". Le respect de la personne humaine des violeurs va-t-il prévaloir sur celui des violés ? On peut compter sur toute une catégorie de donneurs de leçon d’humanité pour soutenir ce projet.

Pendant une demi-heure environ, Nicolas Sarkozy avait plus tôt reçu Mustafa Kocakurt, le père d’Enis, la petite victime, enlevée la semaine dernière à Roubaix par ce pédophile récidiviste, et lui avait promis "des lois plus sévères". La Garde des Sceaux, Rachida Dati avait également rencontré la famille. "M. le président m'a apporté son soutien", a déclaré le père, accompagné du grand-père de l'enfant, Turan Kocakurt.

"Maintenant, il y aura un suivi psychologique qui va être mis en route pour moi et pour mon fils, et M. le président me soutient entièrement, que ce soit pour m'aider dans mes démarches, et sur les lois aussi", a ajouté Mustafa Kocakurt. Car "si je suis venu ici aujourd'hui, c'est pour que les lois puissent changer, puissent être plus sévères, pour des monstres comme cette personne là, parce que je trouve pas ça normal qu'il puisse être dehors", a-t-il souligné.

"M. le président m'a promis de changer tout ça, et que tout sera mis en place pour que les lois puissent aller dans le bon sens, c'est-à-dire des lois plus sévères et que ces gens ne sortent jamais", a-t-il dit. "J'espère de sa part qu'il va tenir parole", a-t-il insisté. Attendons-nous à ce que, l’émotion à peine passée, la requête de cette famille émigrée soit jugée trop sévère.

Alors qu'un médecin de la prison de Caen, où le pédophile Francis Evrard, écroué vendredi pour les rapt et viol d'Enis, avait été détenu pendant 17 ans (au lieu des 28 de la sentence) jusqu'au 2 juillet, a reconnu lui avoir prescrit du Viagra, M. Kocakurt s'est dit "pire qu'écoeuré". Sachant ce qu’il en a coûté au juge Burgaud pour une faute professionnelle grave dans l’affaire d’Outreau (grâce au soutien corporatiste du député-président de collectivité locale socialiste, Vallini), le médecin de la prison de Caen va probablement être promu !

"Si jamais c'est le médecin de la prison qui lui a prescrit ça, (...), il en paiera les conséquences", a déclaré le père. "Je ferai tout ce qui est de mon possible pour qu'il n'exerce plus". Incrédule, il a encore ajouté : "Si c'est lui qui lui a donné ça, c'est lui qu'il faut enfermer, parce qu'en fin de compte, il l'a alimenté en prison, il l'a lâché dans la nature après comme un fauve pour qu'il puisse se nourrir, et c'est tout ce qu'il a fait", a-t-il dénoncé.

Le Syndicat de la Magistrature entendra-t-il le cri de douleur de ce père ? Il est pourtant permis de redouter le pire puisque, dans le cas d’Ivan, le jeune clandestin que le père avait entraîné dans une fuite tragique, c’est la police qui a été accusée…

Enfin, on attend toujours la réaction édifiante de la ministre –en-passant- de Jospin, la candidate socialiste malencontreuse et femme battue à la Présidentielle. Sa Cynique Majesté Royal n’a encore pas moufté ! Celle, d’habitude si prompte à parler pour ne rien dire, ne serait-elle préoccupée que de son rebond personnel ?

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José Bové appelle à l’insurrection citoyenne

Bové se met hors la loi : impunément ?

José Bové fait sa rentrée… Et l’altermondialiste fait de la surenchère. Mais ne s’est-il pas plutôt rendu coupable d’incitation à l’insurrection lorsque
samedi soir dernier il a appelé "tous les citoyens, tous les paysans, tous les militants à aller dans les champs et à mener le combat (anti-OGM), à détruire les essais, les semences inacceptables des multinationales" ?

Au moment où le tribunal doit se prononcer sur son propre cas, Bové cherche à faire une démonstration de force à usage personnel : il espère par l’intimidation avoir le bénéfice devant la justice !

José Bové veut qu’on parle de lui. Il a très clairement appelé les militants anti-OGM à continuer les actions de destruction illégale des cultures OGM mises en place ainsi que des parcelles d'essais. « Ce qui est important aujourd'hui, c'est qu'il y ait un débat de société. Ou ce débat peut se faire dans la démocratie et dans ce cas-là, il faut un moratoire. Et s'il n'y a pas de moratoire, la responsabilité des citoyens, c'est d'agir en désobéissant et en assumant leurs actes. Quand on n'a pas d'autres choix, on le fait », a déclaré le maître-chanteur José Bové qui participait ce week-end sur le plateau de l'Aubrac à la célébration du 20ème anniversaire de la Confédération paysanne.
En apparence, il réagissait au placement en garde à vue d'une soixantaine de membres du Collectif des faucheurs volontaires après la destruction d'une parcelle de maïs transgénique samedi matin à Poinville (Eure-et-Loir). Ces membres du Collectif des faucheurs volontaires sont sortis de garde à vue dans la soirée et seront jugés pour « destruction de bien d'autrui commis en réunion ». Ils sont cités à comparaître le 9 octobre devant le tribunal correctionnel de Chartres.

Quant à Bové, il bénéficie d’une indulgence étonnante de la part de la justice. A tel point que, selon la FNSEA pourtant majoritaire, « les producteurs français de maïs sont indignés du report d'un procès de José Bové, après la présidentielle, alors qu'il devait comparaître mardi pour le fauchage d'une parcelle de maïs OGM dans le Sud-ouest. […] Le tribunal a aussi reporté au 2 octobre une autre audience programmée mardi, portant sur la destruction d'une culture de maïs OGM, dans la nuit du 30 au 31 juillet 2006, en Haute-Garonne mais qui n'impliquait pas l'ex-leader de la Confédération paysanne. "Où est l'indépendance de la justice?", s'indigne dans un communiqué l'AGPM qui se demande pourquoi "un candidat à la présidentielle ne doit pas être traité comme un citoyen lambda". (Le Point du 27/03/2007)

Une autre raison fait que Bové relance le Collectif des faucheurs volontaires et la Confédération paysanne ? Elle a essuyé un revers aux dernières élections aux chambres d'agriculture début 2007 (19,6% des voix, soit un recul de 7 points par rapport à 2001), préservant de peu sa deuxième place derrière la FNSEA (qui a appelé le gouvernement à faire respecter la légalité après le suicide d'un agriculteur du Lot, avant un pique-nique de militants anti-OGM devant sa parcelle de semences de maïs génétiquement modifié). La FNSEA observe, par allusion aux "Faucheurs volontaires", dont José Bové est l'un des animateurs, que "l'immunité dont bénéficient les militants anti-OGM les conduit tout naturellement à poursuivre cette année encore leurs actions de menace et de destructions de parcelles". La Confédération arrive de justesse devant la Coordination Rurale, qui se veut indépendante de toute organisation économique et politique, et défenseur de tous les agriculteurs. Contesté, Bové? Il est certes contestable. Un suicide d’agriculteur sur la conscience ( ?) ne lui suffit pas !

Il est vrai que l’Etat est rendu responsable de tout. Voyez par ailleurs comment la gauche dégage le père d’Ivan de toute responsabilité pour accabler le gouvernement !

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Le PC promet qu’on va voir ce qu’on va voir !

Marie-George -veut faire peur à Sarkozy…

Combien de divisions, le PS?

Marie-George Buffet, secrétaire nationale du PCF, n’a rien à offrir aux Français, seulement d’en faire voir à Sarkozy !

La camarade Buffet en était ce matin à annoncer que son parti allait prendre à l'automne "l'initiative d'un grand rassemblement populaire" pour "contrer la politique réactionnaire" de Nicolas Sarkozy. Positive, à la manière communiste !
Selon Buffet, "la gauche ne joue pas suffisamment son rôle" d'opposant. Pas même ‘opposant constructif’, comme les hypocrites socialistes. "Nous allons prendre une initiative certainement d'un grand rassemblement populaire", a-t-elle expliqué sur France 2. Quel suspense !

Cette initiative originale pourrait prendre "la forme d'une manifestation ou d'un grand meeting", a-t-elle précisé citant comme date "fin octobre ou début novembre". Le temps va nous paraître long… Les menaces sont toujours à l'ordre du jour...

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Rentrée scolaire 2007 plus chère ?

L’allocation de rentrée scolaire contribue-t-elle à cette cherté ?

Voilà des statistiques qui ne seront pas contestées par la gauche ! Cherté statistique ou réelle ?

La rentrée scolaire d'un enfant de 6e revient cette année aux familles à 206,68 euros en moyenne Cela représente 2,06% de plus que l'année dernière en raison notamment de l'augmentation du prix du papier et des vêtements de sports, selon l'étude annuelle de Familles de France.

Le Réseau Voltaire a épinglé plusieurs dirigeants de l'association pour des acoquinements qu’il n’apprécie pas… Cette association s’est attaquée à Second Life, et «à titre subsidiaire», à la dizaine de fournisseurs d'accès français, porte d'accès depuis la France, au monde virtuel et à ses contenus jugés sulfureux. Depuis lors Familles de France est qualifiée de traditionaliste et considérée trop peu subversive ! Son analyse du coût de la rentrée ne semble pourtant pas indisposer le Réseau Voltaire, ni Libération… Un silence bienveillant mais surprenant : alliance objective ponctuelle, soyez rassurés…

L'association familiale relève que les vêtements de sport ont augmenté de 2,5%, la papeterie de 2,27%, et les prix en hypermarchés de 2,23%. Cette association croit-elle que les profs d’EPS exigent encore des tenues de sport spécifiques ? Alors, elle n’est pas crédible et doit se renseigner !

De manière générale, les prix dans les hypermarchés qui, pour l'ensemble des fournitures scolaires (hors vêtements) rejoignent les prix des supermarchés (protège-cahiers: +10%, classeurs souples: +4%, sacs à dos: +4%), voire les dépassent (le même agenda: 2,03 euros en supermarchés, 2,13 euros en hyper). Côté trousses, stylos et cartables, la hausse est plus modérée, avec 1,65% de plus en moyenne qu'en 2006 pour une dépense moyenne totale de 96,46 euros. La démagogie a des limites : est-il nécessaire de renouveler le cartable tous les ans ?

En matière de papeterie, "tous les articles n'augmentent pas de la même façon": quand les cahiers affichent une hausse de 7,8%, les paquets de copies doubles baissent de 3,2%. Au final, les familles dépenseront en moyenne un total de 50,89 euros (+2,27%). Les parents peuvent aussi apprendre à leurs enfants l’économie, à ne pas gaspiller et acheter du papier recyclable ! Les Verts vont probablement lancer une campagne au moment propice !

Comme pour les cahiers et les classeurs, l'explication de cette augmentation réside dans la quantité d'articles griffés, qui attirent les enfants. "Les stylos les moins chers sont difficiles à trouver", a précisé Familles de France. Béatement elle constate l’incurie des parents qui n’éduquent pas leurs enfants. Mais Familles de France le fait-elle ?...

Les articles de sport enfin se fixent à 59,52 euros en moyenne, soit 2,5% d'augmentation, que Famille de France attribue à "une recomposition de l'offre en rayon" qui privilégie en nombre les articles les plus chers. Elle a noté qu'à 9,65 euros en moyenne (+7%), le short était l'article qui augmentait le plus. Il est bien connu que les shorts ont une durée de vie d’un an…

Quel est le rôle exact de ces associations ? Excuser la sottise des parents ou bien les éduquer ? Ont-elles une mission formatrice ou démagogique saisonnière ? En un mot, avons-nous affaire à des associations responsables, ou militantes ?

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Allocation de rentrée scolaire (ARS)

Ni abus, ni gaspillage…

Vous avez au moins un enfant, d'âge scolaire, âgé de 6 à 18 ans.

Cet enfant est à votre charge, vos ressources ne dépassent pas certaines limites. Vous avez peut-être droit à l'Allocation de Rentrée Scolaire. L'ARS vous est versée automatiquement fin août pour les enfants âgés de 6 à 16 ans. Pour ceux âgés de 16 à 18 ans, le versement intervient dès que vous aurez renvoyé la déclaration de situation justifiant de leur scolarité ou de leur apprentissage. On a entendu des familles trouver ennuyeux que l’ARS soit versée trop tard : elle ne permet pas en effet d’améliorer les vacances d’été…

Un enfant à charge, c’est quoi ?

Enfant à charge

Vous assurez financièrement l'entretien et assumez la responsabilité affective et éducative d'un enfant que vous ayez ou non un lien de parenté avec lui, cet enfant est reconnu à votre charge pour le versement des prestations jusqu'au mois précédant :
- ses 20 ans
- ses 21 ans pour le complément familial et les aides au logement.

En cas de séparation ou de divorce, n'est pas considéré à charge au sens des prestations familiales l'enfant pour qui vous versez une pension alimentaire.

Si votre enfant travaille, son salaire mensuel ne doit pas dépasser 55% du Smic (784,50 €).

Les conditions d’attribution de l’ARS

Pour la rentrée 2007-08, votre enfant doit être né entre le 16 septembre 1989 et le 31 janvier 2002 inclus.

Il doit être écolier, étudiant ou apprenti et gagner moins de 55% du Smic soit : 784,50 €.
Attention : l'enfant âgé de 6 ans ou atteignant 6 ans avant le 1er février 2008 doit être inscrit à l'école primaire.

Le montant

Le montant est le même pour chaque enfant.
Pour la rentrée scolaire 2007-08, il est de 272,57 €.

Vos ressources de l'année 2006 ne doivent pas dépasser :

pour 1 enfant 21 991 €

pour 2 enfants 27 066 €

pour 3 enfants 32 141

ajouter 5 075 €.par enfant supplémentaire.

Si vos ressources dépassent de peu le plafond applicable, vous recevrez une allocation de rentrée scolaire réduite, calculée en fonction de vos revenus...

Les démarches

Vous êtes déjà allocataire, vous n'avez pas de démarche à effectuer, vous devez simplement avoir déclaré vos ressources à votre Caf.

Vous n'êtes pas allocataire, vous devez remplir un dossier et le retourner à votre Caf.
Vous pouvez le télécharger et l'imprimer ou le demander à votre Caf.

Rien à dire sur le principe.

Encore que les esprits forts aient observé que la scolarité d’un enfant n’a pas le même coût selon qu’il est en sixième ou en bac professionnel. Le système est donc perfectible. Mais même les petites têtes ont observé par ailleurs que les allocations devraient être réévaluées à la hausse. C’est vrai puisqu’il n’est pas permis de crier ‘halte-là’!

Ce qui dérange donc, c’est que les bénéficiaires râlent trop souvent de ne jamais recevoir assez de la solidarité nationale. Et que les garanties de transparence des revenus ne sont pas toujours ce que les contribuables sont en droit –eux– d’espérer…

Ce qui dérange aussi, c’est l’usage qui est fait de l’ARS. Interrogées, des mères inconscientes de l’effort national, ou remontées à bloc par certaines associations ou fédérations, regrettent que l’ARS ne permette pas –disent-elles– d’acheter un cartable … tous les ans. Or, lorsque les parents ne bénéficient pas de l’ARS, ils réussissent étrangement à le faire durer plusieurs années… L’allocation doit-elle permettre en outre de rhabiller les enfants de pied en cape à chaque rentrée ? Le jogging, par exemple, n’est plus à proprement parler un article de sport exigible des profs d’EPS, mais un vêtement d’usage quotidien : est-il donc indispensable de le financer avec l’impôt ?

Ce qui dérange tout autant, c’est que les associations familiales n’ont pas idée d’intervenir sur les fabricants et distributeurs qui continuent à nous imposer des conditionnements invraisemblables. Si la liste de fournitures scolaires comporte deux qualités de crayons gris et que chacune est vendue par quatre ou cinq, il faudra en acheter huit ou dix à la fois. De quoi voir venir !

Ce qui dérange encore, c’est que certaines municipalités, offrent jusqu’aux cartouches d’encre aux élèves, quels que soient les revenus de la famille. Ce n’est qu’un exemple, mais cette aide vient encore en plus de l’ARS ! On a vu des bons de rentrée distribués par les communes très sociales utilisés à commander des glaces pour tout le monde. Vive la rentrée !

Ce qui dérange enfin ( ?), c’est que l’absentéisme va grandissant de l’école élémentaire au lycée, mais que l’ARS reste toujours un droit acquis non négociable, quoi qu’il arrive, que l’enfant soit présent, ou non ?...

Faudra-t-il considérer que les enfants sont devenus une source de revenus familial, pour …3 millions de foyers ?

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dimanche 19 août 2007

Repentance Royal, avec indulgence

Ses jérémiades et incohérences habituelles

On ne peut rien en tirer ! Il n'est encore question que d'elle...

Allons-y pour les simagrées. Marie-sEGOlène Royal reconnaît avoir commis des erreurs durant la campagne de l'élection présidentielle mais entend les dépasser pour reprendre son combat au sein du parti socialiste.

Elle commence par se plaindre –ce qui est en soi indécent puisque personne ne l’a forcée et alors que d’autres, plus compétents, auraient mieux fait l’affaire, sans se lamenter. Beaucoup d’impudeur dès le départ de la part de celle qui posait en ‘femme debout’: "Entre la campagne interne du PS et la vraie campagne, j'ai été sur la brèche pendant presque un an, comme à marche forcée. Il y a eu des dysfonctionnements et des erreurs sur lesquels j'ai pu réfléchir", dit l'ancienne candidate socialiste dans des déclarations rapportées par le Journal du dimanche. "C'était une expérience à la fois merveilleuse, exaltante et épuisante. Aujourd'hui, j'ai le temps, je choisis, je contrôle", ajoute-t-elle.

Après des vacances aux Antilles –qui le lui doit pas le cyclone, mais…– , elle doit faire sa rentrée politique samedi prochain sur son territoire des Deux-Sèvres, une semaine après son ancien compagnon François Hollande, premier secrétaire du PS, qui a donné une première conférence de presse ce samedi à Toulon.

Concernant son différend privé avec ce dernier, père répudié de ses quatre enfants, dont elle s'est séparée avant la campagne, l'ex-candidate ne s'exprime que peu, et évoque des dialogues avec ses enfants. "Nous avons beaucoup parlé entre nous. " L’image du père n’a pas dû en sortir grandie ! "L'équilibre familial s'est réorganisé autrement et s'est peut-être même renforcé", dit-elle. Equilibre en sa faveur ? Toujours aussi ‘juste’, la France à la Royal ! Pour ce qui nous importe, le pays gardera longtemps les séquelles de la prestation de la candidate répudiée par les Français, tant ses attaques étaient basses : l’équilibre retrouvé du pays doit plus aux Français qu’à la gauche refoulée.

Toujours aussi malfaisante et bien que depuis le temps M° Mignard n’ait encore pas déposé plainte, la candidate entend toujours obtenir des dommages et intérêts des auteurs du livre "La femme fatale", les journalistes Ariane Chemin et Raphaëlle Bacqué, auxquelles elle reproche d'avoir partiellement dévoilé ses problèmes personnels, qu'elle a pourtant elle-même rendu publics le soir du second tour des législatives de juin. Rien que la vérité, néanmoins ! Espérons qu’elle ne compte pas faire porter la responsabilité de son échec à ces journalistes, alors que leurs confrères ont largement contribué à la désinformation des électeurs.

Incohérente par nature, Sa Cynique Majesté Royal voulait un ‘république juste’, mais fondée sur le mensonge. Elle n’a pas spécialement joué franc-jeu avec les électeurs socialistes : ils n'ont appris qu'une fois les élections achevées que leur candidate avait demandé au premier secrétaire du PS de quitter leur domicile commun avant la bataille électorale, lui reprochant une liaison. Aucun socialiste ne semble en tenir rigueur à son Premier secrétaire. A croire que les Français trouvent de bonnes excuses à Flamby 1er, connaissant désormais son ex-concubine au-delà des images d’Epinal qui ont été diffusées pour donner d’elle une idée fausse. Les pères divorcés qui se voient privés de leurs enfants par la mère apprécieront pleinement la ‘république juste’. La Cynique susnommée déclarait aussi vouloir faire campagne en "femme libre" : c’est tout ce qu’elle a réussit et Hollande n’a rien perdu sur ce terrain ! Elle en maintenant son indépendance par rapport au principal parti d'opposition

Les Français savent maintenant à quoi s’en tenir sur Royal mais celle-ci veut désormais essayer de dépasser ses différends politiques avec les principales figures du PS. "Le temps n'est plus aux règlements de comptes. Les comportements passés appartiennent au passé. Ressasser, c'est de l'énergie perdue", dit-elle, malgré le lourd contentieux de fourberie et de haine rentrée. Craindrait-elle que le PS ne règle ses comptes avec elle ? Cela l’arrangerait-il que ‘les comportements passés appartiennent au passé’ ?

Elle n'entend pas créer de nouveau courant au sein du PS. Les adhérents de longue date et ceux à trois sous de la dernière heure seront heureux d’apprendre qu’elle a été "candidate au nom de tous les socialistes", alors que le PS, tous courants confondus en est toujours à panser les plaies qu’elle a ouvertes.. "Pourquoi devrais-je m'enfermer dans un courant ?". L’air dégagé de la Cynique devrait plaire !

Des témoignages de sympathie, elle s’en invente à l’infini, et pas seulement dans ses rêves, des ‘désirs d’avenir’ qui lui sont très personnels, presqu’exclusivement. "Lorsque j'étais à la Guadeloupe, tous ceux que je croisais m'appelaient 'la femme debout'. ‘Tous ceux que je croisais’? Elle n’a pas dû beaucoup sortir… Nostalgique, malgré ses ‘désirs d’avenir’, elle raconte des contes : "Comme au temps de la campagne… Rien ne m'a fait plus plaisir ! Rien ne correspond plus à la réalité qui est la mienne aujourd'hui", dit-elle. Content pour elle…Que de lucidité ! Pourquoi changerait-elle ?

Grave.

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Ingrid Betancourt, les marxistes des FARC et de France

Les marxistes français ne peuvent-ils donc rien pour Ingrid ?

Entre communistes, il n’est donc pas de terrain d’entente ?… La gauche est encore empêtrée dans l’écheveau idéologique.

A son 2.000ème jour de captivité aux mains de la guérilla marxiste, les proches d'Ingrid Betancourt réclament à nouveau des preuves de vie "directes" de la Franco-Colombienne, ainsi qu'un "accord humanitaire". RESF et DAL pourraient se mêler de la question...

Cet appel était lancé jeudi 16 en France par les enfants d'Ingrid, Mélanie et Lorenzo, accompagnés de leur père, Fabrice Delloye, sur le site de Paris-Plages où leur comité de soutien tient un stand.

"Alors que nous restons sans nouvelles - incontestables - d'Ingrid, la mobilisation des Parisiens doit être plus forte que jamais", a déclaré le maire PS de Paris, Bertrand Delanoë. La capitale française a fait Ingrid Betancourt "citoyenne d'honneur" depuis 2002. Ce qui fait avancer les choses.

L'ex-candidate des Verts colombiens à la présidentielle et sa collaboratrice Clara Rojas sont détenues par les Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc), des rebelles communistes, depuis le 23 février 2002.

Selon la Fédération internationale des comités Ingrid Betancourt pour la libération des otages en Colombie (FICIB), des comités önt organisé autour du 16 août plus de 25 manifestations à travers le monde. A cette occasion, furent hissées des répliques du drapeau qui a été planté par ses militants, au cours des années précédentes, sur plusieurs sommets du globe, dont l'Aconcagua et l'Everest. "La même équipe est en ce moment en route pour la Tanzanie, pour planter le drapeau au sommet du Kilimandjaro", précise la FICIB dans un communiqué. Des symboles en guise d’action de libération…

En France, les comités ont déployé les drapeaux sur les points culminants du … Poitou-Charentes et de la… Creuse où sévissent les Ségollande, du Nord, de la Savoie, de la Corse, ou à l'île de la Réunion, notamment, et le hisseront aux façades de mairies qui les soutiennent.

"Pour les 45 otages 'échangeables' encore aux mains des Farc, et dont font partie Ingrid et Clara, seul un accord humanitaire négocié entre le gouvernement et la guérilla peut encore donner à leurs proches un espoir de les revoir vivants", estime la FICIB.

"Jamais nous n'aurions pensé atteindre le cap des 2.000 jours. Malheureusement, la prise d'otage d'Ingrid et de Clara prend de plus en plus l'apparence d'un sablier intarissable où le temps dépasse davantage qu'il ne passe", renchérit, poétique, son comité de soutien en France.

Sur son lieu de vacances aux Etats-Unis, Nicolas Sarkozy a récemment réaffirmé sa détermination à obtenir la libération d'Ingrid Betancourt, après le dénouement heureux de l'affaire des infirmières bulgares emprisonnées en Libye. Toutefois, l'Elysée et les proches de la Franco-Colombienne ont démenti des informations de médias étrangers faisant état d'un processus de libération en cours avec la médiation du président vénézuélien Hugo Chavez, président du Vénézuela et dirigeant communiste de la mouvance castriste. Le ministre colombien des Affaires étrangères, Fernando Araujo, a également qualifié de "rumeurs" et de "spéculations" les informations sur une prochaine libération.

Le cas du militaire Chavez est assez ambigu, car il ne réussit pas la synthèse des nombreuses influences qu’il subit. Outre le marxisme et le bolivarisme, il est sous l’emprise à la fois des groupes évangélistes (comme Marie-sEGOlène Royal!) et de la théorie de la théologie de la libération, selon laquelle « Il s’agit de la lutte contre les démons que le capitalisme a semés : l’individualisme, l’égoïsme, la haine, les privilèges.» Son hostilité envers l'administration des États-Unis caractérise aussi la politique étrangère vénézuélienne depuis 1998 et lui vaut les sympathies d’Attac et des altermondialistes. Ce positionnement confus complique gravement les relations diplomatiques dans la région. Mais en France également où l’altermondialiste José Bové reste insensible à la situation de la Verte Ingrid Betancourt aux mains des marxistes du FARC.

Le gouvernement colombien et divers médias dont une revue américaine (US News and World Report) affirment que Chávez a autorisé les FARC et l'ELN à établir leur refuge dans la zone frontalière des deux pays. Un convoi de munitions en provenance du Venezuela destiné aux FARC a en effet été intercepté en Colombie, et des cadres du FARC transitent par le Venezuela pour se faire soigner à …Cuba. En mars 2005, le gouvernement colombien a en outre fait de nouveau connaître sa préoccupation pour la « course aux armements » à laquelle se livre Caracas.

Dans ce contexte trouble, la tâche des soutiens (déclarés !) d’Ingrid Betancourt est des plus complexes, car les liens idéologiques des extrémistes de gauche avec les révolutionnaires colombiens et les castristes vénézuéliens ne servent pas la cause des otages. La position d’un socialiste comme Harlem Désir manque d’ailleurs de clarté. L’hypocrisie des uns et des autres en Amérique du Sud comme en Europe laisse rêveur. On s’occupe, en s’accusant les uns et les autres et en multipliant déclarations dans la presse et les rassemblements de soutien, en pure perte : pris au piège inextricable des divers courants idéologiques d’un marxisme archaïque, il s’agit de donner l’illusion de l’action ! "Dernièrement, rumeurs et témoignages se sont fait légion : le Comité de soutien rappelle que rien ne peut se substituer à des preuves de vie directes. Ce que nous exigeons des Farc, dans les plus brefs délais", insiste son comité de soutien à Paris. Langage de militants fort peu diplomates.

La plus vieille guérilla marxiste d'Amérique du Sud, qui détient environ 4.000 otages, propose d'échanger un groupe de 45 personnes, dont trois Américains et Ingrid Betancourt, contre la libération de 500 rebelles prisonniers.

L’espoir de résolution du problème Betancourt se situe donc certainement hors de la sphère progressiste. C’est pourquoi Sa Cynique Majesté Royal est encore grillée sur ce coup-là ! Les socialistes devront-ils se résoudre à faire appel aux bons offices de Cécilia Sarkozy ?... Pas question ! Et tant pis pour Ingrid?

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RESF, plus d’activisme que d’humanitaire

Des extrémistes et non des éducateurs

La création de ce réseau remonte à juin 2004. Des enseignants et du personnel de l'Éducation nationale, des parents d'élèves, des éducateurs, des collectifs, des syndicats et des organisations attachées à la défense des Droits de l'homme, affichaient une préoccupation commune : la situation précaire des élèves majeurs « sans papiers » et des familles d'étrangers en situation irrégulière ayant des enfants mineurs scolarisés (de la maternelle à l'université). Les enfants devenaient un enjeu compassionnel destiné à la manipulation des medias consentants et de l’opinion naïve.

En fait, ils n’étaient déjà qu’un prétexte à un activisme plus vaste, incluant des sans-papiers sortis de l’âge de la scolarisation obligatoire, leurs parents et grands-parents. Ils décidèrent ce jour-là de créer un réseau prétendant soutenir ces enfants, le Réseau Éducation sans frontières (RESF).

D'après la législation française, un mineur ne peut être contraint à quitter le territoire. On ne peut donc pas réellement parler de « mineurs sans-papiers ». En revanche, leurs parents, eux majeurs, restent parfaitement expulsables puisqu’ils sont dépourvus de titre de séjour en règle, et leurs jeunes enfants se retrouvent par conséquent forcés de quitter eux aussi le territoire français, sans quoi ils seraient séparés de leurs parents. On comprend que les naissances sur le territoire français, outre les mariages blancs, sont des moyens de contourner la loi. Les enfants de sans-papiers sont instrumentalisés, avec amour et sollicitude. Les enfants sont un prétexte à la naturalisation de leurs parents et grands-parents.

Le Réseau, dont l'objectif officiel est de permettre aux personnes scolarisées en France de rester sur le territoire si elles le souhaitent, demande donc, non seulement la régularisation des jeunes étudiants et lycéens majeurs, mais également celle des parents d'enfants scolarisés en France (les jeunes mineurs étant donc déjà en situation régulière).

Le projet de Constitution européenne a été refusé par un vote majoritairement négatif en France. Quel rapport? Les Français n’ont pas été dupes de ce que l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme tentait de leur imposer. Il affirme en effet le droit à une "vie familiale normale". Les implications ? Au nom de cet article, il est difficile, voire à la limite de l'illégalité, pour un État de séparer une famille pourtant clandestine, qui se retrouve alors en présence de familles ni expulsables, ni régularisables. On parle alors de "ni-ni".

Pour permettre à des enfants et leurs familles de rester en France et bafouer la loi, le réseau activiste ESF organise des parrainages à travers la France. Lors de ces actions, les enfants sont parrainés par des célébrités militantes, des people dignes du respect des extrémistes de gauche (élus, artistes...) et des militants moins connus. Les parrains se sont engagés à aider ces personnes dans leurs démarches. Après quoi, ils doivent se débrouiller : la solidarité nationale prend le relais, de gré ou de force.

Les mouvements impliqués et …financés par l’Etat:

Au 3 décembre 2005, le Réseau compte de nombreuses organisations et collectifs clonés et disséminés dans toute la France.

. Les mouvements associatifs (locaux ou nationaux comme ADN (Association pour la démocratie-Nice !)

· AITEC (Association Internationale de Techniciens, Experts et Chercheurs), réseau de professionnels, de chercheurs et de citoyens engagés dans le mouvement social et … citoyen, dont l’urbanisme et le logement.

· AMF (Association des Marocains de France)

· AMHITI (Réfugiés haïtiens en France)

· ASAV (Association pour l'accueil des voyageurs) émanation du CCFD (Comité catholique contre la faim et pour le développement -CCFD) qui est membre du CRID (Centre de Recherche et d’Information pour le Développement, un Collectif de 52 associations françaises de solidarité internationale), de la CIDSE (Coopération Internationale pour le Développement et la Solidarité et de Coordination Sud (ONG françaises de solidarité internationale)

· ATTAC-France

· Le CIMADE (Comité inter-mouvements auprès des évacués — protestant à l’origine, la mention service œcuménique d’entraide a été ajoutée par la suite) est une association à but non lucratif, subventionnée par l’Etat (loi 1901) particulièrement présente sur le terrain de l'aide aux étrangers en situation irrégulière.

· Le DAL (Droit au logement)

. Femmes de la Terre, une association loi 1901 (partenaire du CCFD) qui reçoit et soutient des femmes confrontées à des difficultés administratives et sociales, depuis sa création en 1992. Son action s’est étendue aux jeunes d’origine étrangère dès 1994 mais se déroule principalement dans le 19° arrondissement de Paris ;

Exerce une activité de groupe de pression sur les professeurs chargés de l’éducation civique et … les jeunes en milieu scolaire;

Tient une permanence d'écrivain public, soulignant la nécessité d’un contrôle d’une connaissance minimale du français de tous les jours avant l’accession à la nationalité française ;

· La FCPE (parents d’élèves proches de la FSU)

· Le GISTI (soutenu lors de ses débuts en 1972 par le Cimade, le Groupe d'information et de soutien des immigrés, anciennement Groupe d'information et de soutien des travailleurs immigrés, est une association à but non lucratif de défense juridique des étrangers en France, dont le siège social est situé à Paris.

· La Ligue des droits de l'Homme

· Le MRAP

· SOS Racisme

Les mouvements syndicaux (de même tendance)

· La CNT (syndicat anarcho-syndicaliste et syndicaliste révolutionnaire°

· Le FERC-CGT (Fédération de l'Education de la Recherche et de la Culture CGT CGT)

· La FIDL (lycéens)

· La FSU (extrême gauche)

· Le MGM (Syndicat de la Médecine générale)

· Le PAS 38 (syndicat de l'Isère)

· Le SAF (Société des Agriculteurs de France, une association loi 1901 reconnue d’utilité publique, une organisation non gouvernementale (ONG) à vocation nationale et européenne.

· Le SEDVP-FSU (voir FSU) Syndicat des Etablissements Départementaux. de la Ville de Paris

· Le SGEN-CFDT

· SUD Culture

· SUD Éducation

· SUD PTT

· SUD Santé-Sociaux

· Le SM (Syndicat de la magistrature)

· L'UDAS (Union des alternatives syndicales)

· L'UNEF (étudiants de gauche, extrême ou non)

· L'UNL (lycéens)

· L'UNSEN-CGT (voir CGT)

· L'Union syndicale Solidaires

Des collectifs RESF (d'établissements, de villes ou de régions)

· La CNT (syndicat anarcho-syndicaliste et syndicaliste révolutionnaire

· Le FERC-CGT (Fédération de l'Education de la Recherche et de la Culture - CGT)

· La FIDL (lycéens)

· La FSU (extrême gauche)

· Le MGM (Syndicat de la Médecine générale)

· Le PAS 38 (syndicat de l'Isère)

· Le SAF (Société des Agriculteurs de France, une association loi 1901 reconnue d’utilité publique, une organisation non gouvernementale (ONG) à vocation nationale et européenne.

· Le SEDVP-FSU (voir FSU) Syndicat des Etablissements Départementaux. de la Ville de Paris

· Le SGEN-CFDT

· SUD Culture

· SUD Éducation

· SUD PTT

· SUD Santé-Sociaux

· Le SM (Syndicat de la magistrature)

· L'UDAS (Union des alternatives syndicales)

· L'UNEF (étudiants de gauche, extrême ou non)

· L'UNL (lycéens) L'UNSEN-CGT (voir CGT)

· L'Union syndicale Solidaires

On compte plusieurs centaines de petits collectifs dispersés à travers la France, suscités, par exemple, par des professeurs militants !

Quelques soutiens au RESF -très marqués à gauche

  • Alternative Libertaire (1991, issue de la fusion entre le Collectif jeunes libertaires (CJL) et l'Union des travailleurs communistes libertaires (UTCL, elle-même une tendance syndicaliste révolutionnaire expulsée de l'Organisation révolutionnaire anarchiste en 1976), proche de différentes organisations du mouvement libertaire (AL, FA (Fédération anarchiste),
  • No Pasaran (cf. Section carrément anti Le Pen (SCALP),
  • CGA (Coordination des groupes anarchistes),
  • OCL (anarchistes révolutionnaires),
  • la CNT, anarcho-syndicaliste)
  • Les JCR
  • Les Alternatifs
  • La LCR (trotskistes)
  • Le MJS (Mouvement des Jeunes socialistes)
  • L'OCML VP (Organisation communiste marxiste-léniniste-Voie prolétarienne)
  • Le PCF
  • L'UDB (Union démocratique bretonne)
  • Les Verts

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samedi 18 août 2007

Et si Cécilia Sarkozy ne veut pas inaugurer les chrysanthèmes

Selon André Santini, Cécilia Sarkozy "ne veut pas être bobonne"

Sur RTL, André Santini, secrétaire d'Etat chargé de la Fonction publique, accusant les socialistes de vivre "dans le siècle précédent" a déclaré mardi que Cécilia Sarkozy "ne veut pas être bobonne" et les femmes lui donnent raison.

"Cécilia est une femme très moderne, indépendante. (...) Je suis toujours surpris de l'image qu'elle a chez les femmes, qui disent: ‘elle a raison, elle ne veut pas être bobonne, elle ne veut pas faire le yucca, le caoutchouc, elle veut pas être là quand on sonne, et bien c'est très bien ", a-t-il dit.

"C'est vrai qu'aujourd'hui les femmes (...) partenaires de politiques ont un rôle tout à fait différent de celui de Tante Yvonne (l'épouse du général de Gaulle) ou de Claude Pompidou", a-t-il ajouté, se référant aux années cinquante et soixante. C’était il y a un demi-siècle…

"M. Moscovici, qui vit comme tous les socialistes dans le siècle précédent, n'a pas encore actualisé ses neurones", a constaté André Santini.

Selon des critères quelque peu archaïques, le député du Doubs Pierre Moscovici a estimé, mardi dans … Libération, que l'épouse du président de la République devait "rendre des comptes" lorsqu'elle agissait en tant qu'"émissaire personnel(le) du chef de l'Etat", comme dans l'affaire des infirmières bulgares. Moscovici serait-il plus réactionnaire qu’on ne le pensait ? Mais quelle idée se fait-il des femmes ? Souhaiterait-il la voiler ?

"Vous trouvez normal qu'on reproche à quelqu'un d'avoir libéré cinq femmes et un homme, un médecin, qui étaient dans des prisons libyennes depuis huit ans ? (...) On est en train de dire: ‘Cécilia, il fallait attendre un petit peu, il fallait attendre le retour de Ségolène’ ", a déclaré M. Santini sur RTL.

"On n'a pas payé, on a au contraire des commandes, ça fait du travail pour les Français et on libère des malheureux", a-t-il souligné. L’emploi est-il le cadet des soucis socialistes dans l’attente du rebond de Sa Cynique Majesté Royal, dont on observera qu’elle ne pipe pas mot…

Cécilia Sarkozy s'est rendue deux fois en Libye lors de la phase finale des négociations ayant mené le 24 juillet à la libération des infirmières et d'un médecin bulgares détenus depuis huit ans. Des interventions jugées intempestives par le PS ! Les socialistes n’ont jamais eu d’obligation de résultats et le sort des bulgares –des femmes battues et torturées– leur importe si peu qu’il en fasse si peu cas ? Ils ne sont plus en campagne...

S’ils souhaitent l’envoi de Cécilia Sarkozy comme émissaire pour la libération d’Ingrid Betancourt…

Libre à eux d’envoyer Marie-sEGOlène Royal !

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vendredi 17 août 2007

La presse : informer ou militer ?

Certains medias ont une forte propension à sortir de leur rôle.

Aujourd'hui sur Yahoo!

À la vie, à la mort

Un an après Cachan, les sans-papiers de Lille sont en grève de la faim depuis 2 mois. Sans un geste de l'État, un drame surviendra.

» Dossier spécial

Vous avez un avis ? Exprimez-le !


La mairie socialiste fait le dos rond : Martine Aubry ne se manifeste pas. Elle assure un accueil bienveillant de la cinquantaine de sans-papiers, mais ne cherche pas de solution.


La cible exclusive reste l’Etat et non la condition des sans-papires parents des enfants!


Quant au chantage (on notera en outre la poussette sans enfant, en premier plan...) Sans un geste de l'État, un drame surviendra.’, il est simplement ODIEUX, d’autant qu’un ado lutte pour la vie.

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jeudi 16 août 2007

RESF - Touche pas à mes sans papiers

Clandestins, des biens de consommation politique ?

Les extrémistes de gauche ont le sens de la propriété et la nébuleuse radicale arrive au trop plein : l’abondance n’est pas une garantie d’authenticité compassionnelle ! Le PCF, le PS et les VERTS ont publié une déclaration commune : «Les trois forces politiques, tout en ne partageant pas cette forme d’action, ont fait part de leurs plus grandes inquiétudes concernant l’état de santé de plusieurs grévistes de la faim. Ils ont également regretté la situation créée dans les hôpitaux depuis l’évacuation de la Bourse du Travail, mettant en grande difficulté les personnels soignants.

Ils ont également dénoncé le climat de peur qui s’installe en France ces dernières semaines depuis les déclarations de Monsieur HORTEFEUX, Ministre de l’Immigration et de l’Identité Nationale et les multiples cas de chasse aux étrangers qui ont conduits à des actes désespérés. Cette politique est indigne de notre République. Des vies humaines sont en jeu. » (extrait)

Pendant que les rivalités s’exacerbent, 63 sans-papiers étaient toujours en grève de la faim, hier, la plupart depuis 61 jours. Dans les centres de rétention, quatre sans-papiers, dont un gréviste risquent l’expulsion imminente.

Les marxistes les plus radicaux ne veulent pas partager leurs clandestins.

Vous avez d’une part ceux qui revendiquent la paternité de l’affaire : le Comité des sans-papiers (CSP 59), Mrap et Ligue des droits de l’homme (LDH), réunis dans un même collectif radical (constitué de collectifs, de comités et de réseaux locaux). Et d’autre part, cinq associations humanitaires, Aida, Emmaüs, Voix de nanas, Parce que des hommes y vivent, Safia qui viennent de signer avec la préfecture un dispositif de sortie de crise. Indymédia (altermondialiste et également radical, donc) qualifie ces dernières , sans agressivité aucune, de ‘laquais associatifs’.

Les associations espèrent siéger au futur comité départemental, qui remplacera en septembre la réunion mensuelle d’examen des possibles régularisations, où elles n’étaient pas représentées.

Cette réunion était une exception nordiste, obtenue après une grève de la faim en 2004. A la LDH, Annick Battallan soupire : «On sollicite des associations qui sont dans la gestion administrative des dossiers. Le collectif, lui, ne se contente pas de gérer, il se bat aux côtés des sans-papiers.» Pour qui? Pour quelle cause? Et puisque tout est politisé, elle désigne la cible unique: «C’est finalement la déclinaison régionale de la politique de débauchage de M. Sarkozy.» En fait, le collectif des sans papiers, c’est finalement la déclinaison régionale de la politique de défiance citoyenne des marxistes parisiens, mais internationalistes.

Dans le no man’s land, on trouve la Cimade Nord-Picardie. Elle fait partie des associations historiques, mais soutient le plan proposé. Son président affirme : «On ne peut pas risquer que la préfecture claque la porte, il faut sauvegarder l’espace de négociation

Cet accord prévoit le réexamen de 150 dossiers au lieu de 100 et un permis de libre circulation pour les sans-papiers pendant l’étude de leur cas. A condition que la grève de la faim s’arrête, et sans aucune assurance de régularisation. Les marchands de tapis ont envahi le temple français. Les tapis sont foulés aux pieds.

«On ne peut pas donner une prime aux grévistes, beaucoup de gens ont de meilleurs dossiers qu’eux», révèle Martina Partoès, de Parce que les hommes y vivent.

Il reste un problème. Le collectif garde ses clandestins en otage et refuse de leur laisser la parole. ‘Il faut qu’ils puissent être consultés librement et en toute transparence sur la poursuite ou non de leur mouvement.’ Or, ils ne sont pas autorisés à voter l’arrêt de la grève. Ne parlons pas d’un vote à main levée ! Ils en sont à l’invective : « Ces associations sont des parasites mouchards » ; « ces associations sont des serpents venimeux qui prolongent le sale boulot du Préfet inhumain ».

Les «serpents» associatifs signataires attendent donc que le collectif marxiste libère les sans papiers qui se trouvent sous leur coupe. Désignant les organisations propriétaires jalouses des clandestins (Comité des sans-papiers (CSP 59), Ligue des droits de l’homme (LDH) et Mrap), les associations s’impatientent : « Elles monnayent notre souffrance», regrettent-elles.

PROPRIETE PRIVEE – DEFENSE D’ENTRER

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mercredi 15 août 2007

Cécilia Sarkozy, dans le collimateur socialiste

Le PS n’a rien contre le harcèlement

Les socialistes –et Sa Cynique Majesté Royal, en première ligne– ont de la compassion pour les femmes battues (pendant la campagne présidentielle, en tout cas), mais cette compassion ostensible ne va pas jusqu’à s’appliquer à des femmes otages, dont on dit qu’elles ont été torturées. Logique ? Non, politique…

La gauche a ciblé mardi l'épouse du président, Cécilia Sarkozy, demandant qu'elle vienne témoigner devant la future commission d'enquête parlementaire sur les conditions de la libération en juillet des soignants bulgares détenus en Libye.

"A partir du moment où (...) elle a, semble-t-il, joué un rôle important dans leur libération et participé à la négociation, nous ne sommes plus dans la sphère privée, mais dans la sphère publique. Il paraît logique qu'elle explique son rôle à la commission d'enquête", a lancé Pierre Moscovici, député PS du Doubs, violent à l'Assemblée Nationale,, dans un entretien à Libération. Si tous les actifs sont traqués par le PS, les socialistes sont à l’abri, mais les bonnes volontés ne manqueront pas de mérite. Salué par le PS, n’en doutons pas !

C’est un tir groupé. Sur France Inter -on change de média- , le jospinien Jean Glavany, secrétaire national du PS a fait à son tour le yoyo de service. Le Parlement doit pouvoir "écouter la femme du président de la République, puisqu'on nous dit que c'est elle qui a joué un rôle décisif dans la libération des otages bulgares", a-t-il renchéri, tout à coup réconcilié avec l’équipe Hollande… A moins qu’il tente sur le dos de Cécilia Sarkozy une opération retour en grâce !

Ce n’est pas un tir groupé, mais un tir en rafale. Deviné qui appuie sur la gâchette. Le député Verts de Bègles, Noël Mamère ! "Il est indispensable que Mme Sarkozy vienne s'expliquer devant la Parlement" pour que le travail de la commission ait une "quelconque validité politique".

La commission d'enquête parlementaire devrait se constituer après la rentrée parlementaire d'octobre et déterminera alors qui elle veut entendre.

Nicolas Sarkozy a rendu hommage à plusieurs reprises au "travail remarquable" de son épouse, qui s'est rendue deux fois en Libye lors de la phase finale des négociations ayant mené le 24 juillet à la libération des cinq infirmières et du médecin bulgares qui y étaient détenus depuis huit ans. Mme Sarkozy avait raccompagné les soignants dans leur patrie à bord d'un avion officiel français.

Plusieurs responsables de gauche, dont … Arnaud Montebourg, avaient eu le réflexe de critiquer alors son implication, jugeant –sans savoir- qu'elle se substituait au ministre des Affaires étrangères Bernard Kouchner. C’est dire le climat de bonne camaraderie que Montebourg veut maintenir avec son collègue Kouchner : on le reconnaît bien là !

Patrick Devedjian, secrétaire général délégué de l'UMP, a laissé entendre mardi qu'il était peu probable que Mme Sarkozy soit entendue par la commission d'enquête: "Elle est l'épouse du président de la République - aurait-il, lui, à répondre à une commission parlementaire ?", a-t-il souligné.

"Ce n'est pas très digne d'attaquer l'épouse du président de la République parce qu'ils (les socialistes) n'ont pas le courage d'attaquer le président lui-même", a-t-il estimé.

Commentaire de l’agence de presse française : ‘Ces déclarations interviennent alors que Cécilia Sarkozy a presque volé la vedette à son époux dans les médias français en se faisant porter pâle samedi au pique-nique organisé pour eux par le président américain George W. Bush à Kennebunkport (Etats-Unis)’. Vous suivez le raisonnement ? Tant mieux pour vous...

Quant au secrétaire d'Etat chargé de la Fonction publique André Santini, il a jugé que les femmes en particulier donnaient raison à Cécilia Sarkozy qui "ne veut pas être bobonne, ne veut pas faire le yucca, le caoutchouc" et incarne à sa manière une rupture avec les précédentes "premières dames" de France. (Lire le billet suivant de PaSiDupes, bientôt)

Ce n’est pas apparu en clair dans le ‘pacte présidentiel’, mais on observe maintenant dans les faits, que le PS n’est ni pour la parité, ni pour le travail des femmes. Les femmes, au foyer !

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Le CRAN donne naissance au CRAB

Les extrémistes de gauche suscitent l’extrémisme de droite

Est-ce le but recherché ?

Le CRAN ?

vs.

Le CRAB ?

Les effets de la sottise et de l’idéologie sont incommensurables…

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Hergé, victime de Hegel, comme d’autres !

Le ‘sens unique de l’Histoire’

Georg Wilhelm Friedrich Hegel (1770/1831) est un philosophe dont l’œuvre est l'une des plus représentatives de l'Idéalisme allemand. Il est célèbre pour son analyse de la dialectique du Maître et de l'esclave, pour la Phénoménologie de l'esprit, ainsi que pour la célèbre dialectique. Il a eu une influence décisive sur Marx qui procède de l’hégélianisme dit de gauche mais qui lui reproche d’observer le monde plutôt que de le changer.

Citons Hergé. « Pour le Congo tout comme pour Tintin au pays des Soviets, il se fait que j’étais nourri des préjugés du milieu bourgeois dans lequel je vivais… C’était en 1930 [il avait 21 ans]. Je ne connaissais de ce pays que ce que les gens en racontaient à l’époque : "Les nègres sont de grands enfants, heureusement que nous sommes là !", etc. Et je les ai dessinés, ces Africains, d’après ces critères-là, dans le pur esprit paternaliste qui était celui de l’époque en Belgique. »(source Wikipedia)

Citons aussi Hegel dans la Raison dans l'histoire, ouvrage de référence...

"Selon Hegel (1770/1831) en effet, l’Afrique est le pays de la substance immobile et du désordre éblouissant, joyeux et tragique de la création. Les nègres, tels nous les voyons aujourd’hui, tels ils ont toujours été. Dans l’immense énergie de l’arbitraire naturel qui les domine, ni le moment moral, ni les idées de liberté, de justice et de progrès n’ont aucune place ni statut particulier. Celui qui veut connaître les manifestations les plus épouvantables de la nature humaine peut les trouver en Afrique. Cette partie du monde n’a, à proprement parler, pas d’histoire. Ce que nous comprenons en somme sous le nom d’Afrique, c’est un monde anhistorique non développé, entièrement prisonnier de l’esprit naturel et dont la place se trouve encore au seuil de l’histoire universelle."

Lecture de Hegel recommandée au CRAN et au jeune congolais de 34 ans qui n’en a manifestement fini d’apprendrer !

"Ce continent n’est pas intéressant du point de vue de sa propre histoire mais par le fait que nous voyons l’homme dans un état de barbarie et de sauvagerie qui l’empêche encore de faire partie intégrante de la civilisation. L'Afrique aussi loin que remonte l'histoire est restée fermée, sans lien avec le reste du monde; c'est le pays de l'or, replié sur lui même, le pays de l'enfance qui au-delà du jour de l'histoire consciente, est ensevelie dans la couleur noire de la nuit" Hegel poursuit : "Ce qui caractérise en effet les Nègres, c'est précisément que leur conscience n'en est pas encore arrivée à l'intuition de quelque objectivité ferme, par exemple, Dieu, la loi ou l'homme se tiendrait avec sa volonté, en ayant l'intuition de son être. A cette différence entre lui-même, comme individu, et son universalité essentielle, l'Africain dans son unité concentrée et indifférenciée, n'est pas encore parvenu ; d'où il suit que la connaissance d'un être absolu qui serait par rapport au moi quelque chose d'autre, de supérieur, manque ici totalement."

Hergé a visiblement des excuses et sa repentance est toute à son honneur. Quant aux gauchistes, ils hurlent leur ignorance et nous cassent les oreilles ! Ils ne sont susceptibles d’aucune repentance. C’est tout à leur honneur ?

Et la compréhension? Et l'indulgence? Est-ce trop demander?

L'humilité, c'est pour la droite?

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Ivan : RESF, ni responsable des clandestins, ni coupable!

L’Etat, en revanche, serait responsable des sans papiers…

Combien sont-ils sur le coup ? Les avocats de la famille d'Ivan, ont demandé mardi à l'Etat de "reconnaître sa responsabilité" dans cette affaire et réclamé l'ouverture d'une information judiciaire. L'adolescent russe s’est grièvement blessé dans une chute lors d'une tentative de fuite pour éviter une interpellation de ses parents en situation irrégulière, le 9 août à Amiens.

Des avocats se sont offerts spontanément à servir les intérêts (bien compris ?) de ces clandestins en infraction avec la loi ! Les préférences politiques de ces militants du barreau ne sont pas précisées. Mais les soutiens de RESF sont, entre autres:

· Alternative Libertaire

· Les JCR (Jeunesses Communistes Révolutionnaires)

· Les Alternatifs

· La LCR (Ligue Communiste Révolutionnaire)

· Le MJS (Mouvement des Jeunes Socialistes)

· Le PCF

· Les Verts

Me Francis Lec, donc, a donné une conférence de presse, en présence du père et de la mère d'Ivan et de… Me Jacques Vergès à Amiens –mais celui-ci est partout et ses honoraires ne sont pourtant pas à la portée de toutes les bourses de clandestins. Vergès milite donc bénévolement et c’est dire que la politique est totalement exclue de l’affaire. Ils ont déclaré : "La responsabilité de l'Etat est au coeur de ce drame. Nous demandons à l'Etat de reconnaître sa responsabilité" !

M° Lec est bâtonnier 2007 au barreau d’Amiens et avocat-conseil de la Fédération des autonomes de solidarité laïque. Une nouvelle convention a été signée, en juin 2006 avec le ministère de l’Éducation nationale qui reconnaît les Autonomes de Solidarité Laïques (ASL) et leur Fédération comme un partenaire pour la prise en charge des fonctionnaires adhérents victimes d’agression dans le cadre de leur fonction.

On est en droit de s’interroger sur la légalité de l’action de cet avocat qui dépasse manifestement les limites de sa charge. Jugez plutôt du mot d’ordre de cet avocat ‘indépendant’:

Le RESF de la Somme appelle à un rassemblement de soutien à Yvan Dembski

mardi 14 août à 15 heures rue Lamarck à Amiens
devant le cabinet de l’avocat Maître Francis Lec pendant la conférence de presse qu’il tiendra en commun avec Maître Vergès à propos de la défense de la famille Dembski

Ne dirait-on pas de l’activisme de rue ? La collusion de RESF et de M° Lec saute-t-elle aux yeux ?

"Nous voulons l'ouverture d'une information judiciaire confiée à un juge indépendant", a ajouté Me Lec, alors que seule l'Inspection générale de la police nationale (IGPN) a pour l'instant été chargée d'une enquête par le parquet d'Amiens. "L'enquête de l'IGPN n'est pas suffisante", a jugé l'avocat. Car les avocats, désormais, rendent la justice. Sommairement.

Hospitalisé au CHU d'Amiens, l’état de santé d’Ivan "évolue favorablement" et il sort progressivement du coma dans lequel il se trouvait depuis l'accident, a indiqué l'hôpital dimanche. "Il est sorti de l'état critique", a affirmé mardi le père d'Ivan, Andreï Dembski.

Pour M° Lec, la cause est entendue : « L'intervention des policiers vers 08H00 au domicile des parents avait "une allure d'opération commando. Ils ont tambouriné à la porte pendant près d'une heure", a-t-il dénoncé.

"Quelle était la nécessité de venir en commando de 15 personnes? Est-ce un procédé normal?", a lancé Me Vergès, en insistant sur le fait qu'Ivan était "un excellent élève désireux d'intégrer la société française" et que ses parents n'étaient pas "des gangsters". Le maître ignore superbement que le réseau ESF fait habituellement obstacle aux forces de l’ordre et qu’il s’étonne du nombre d’intervenants ressort de l’intoxication. RESF agit en commando, mais il n’est pas au courant.

Samedi, le ministre de l'Immigration et de l'Identité nationale, Brice Hortefeux, a accordé aux parents d'Ivan "une autorisation provisoire de séjour" de six mois. Mais croyez-vous que l’avocat militant se félicite de cette mesure humanitaire exceptionnelle. Les avocats réclament qu'Ivan et ses parents puissent rester en France jusqu'à ce que l'enfant n'ait plus de séquelles de son accident.

La responsabilité appartient au père de protéger son enfant plutôt que de ldonner le mauvais exemple et de l'’entraîner dans une fuite à risques : "Ivan a chuté d'une hauteur de 14 mètres. Dans 6 mois il supportera encore les séquelles de cette chute. Il faut qu'il reste en France pour le moins jusqu'à sa guérison complète", a déclaré Me Lec, qui est également médecin, et qui ajoute que l'Etat doit prendre en charge le séjour de la famille. L’Etat, c’est nous !

Didier Cottrelle, du Réseau Education sans frontière (RESF), qui participait au rassemblement devant le bureau de Me Lec, a réclamé "la régularisation définitive" de la famille. Pas de demi-mesure.

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mardi 14 août 2007

RESF exploite à fond le malheur d'Ivan

RESF et Yahoo! Actualités vont vite en besogne

RESF et Yahoo! Actualités rendent l'Etat responsable de l'illégalité de cette famille russo-tchéchène de clandestins et de sa fuite tragique pour échapper à la loi.

Yahoo! Actualités -en accroche de sa page d'accueil- déclare la culpabilité de l'Etat qui, à la différence des personnes, n'a pas droit à la présomption d'innocence:

Ivan : l'État coupable ? Ses avocats réclament une instruction judiciaire

· Après des cygnes, virus H5N1 confirmé sur quatre canards en Moselle

etc...



Yahoo! est ensuite moins expéditif et partial en titrant:

La responsabilité de l'Etat "au coeur" du drame, selon les avocats de la famille d'Ivan

Est-il trop demandé à Yahoo! d'être moins visiblement partisan? Qu'il nous laisse la liberté d'apprécier la situation et de juger des responsabilités des uns et des autres.

On ne s'étonnera pas du manque total d'objectivité de RESF,

mais les journalistes sont invités à la neutralité, et au respect des lecteurs.

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Greenpeace juge Hergé fréquentable…

Tintin et les idéologues décadents

Imaginons, vous et moi, que nous sommes africains. Que nos ancêtres ont connu la colonisation européenne: britannique, espagnole, portugaise ou allemande, voire française. Que nous ayons gardé du ressentiment à l'égard des pays colonisateurs. Est-ce que nous irions faire nos études dans un de ces pays? Non? Eh bien, si!

Un 'jeune' étudiant congolais prometteur de 34 ans, résidant en Belgique, trouve le moyen astucieux de faire parler de lui en fustigeant Tintin au Congo et la présentation qui en est faite de son pays. Il ne l’a pas connu à l’époque de la fiction, mais qu’importe ! C’est en fait pour lui le moyen de boucler de longues études pour le moins laborieuses en se faisant remarquer de ses profs progressistes qui le remercieront de sa perspicacité de bon aloi au service de la propagande sur la repentance coloniale. L’étudiant congolais aux longs cours nous fait une petite crise de nerfs, style Marie-sEGOlène Royal à la télé, coachée par J.-M. Le Guen, et la machine à remonter le temps s’emballe…


Pourtant, la vie de Hergé a été tout sauf linéaire et sclérosée.

Deux exemples illustreront la sottise ambiante.

1-À la fin de la deuxième guerre mondiale, Hergé essuiera l'opprobre avant que Raymond Leblanc, figure de la Résistance, ne propose à Hergé de créer le journal « Tintin » !


2- Les sectaires abrutis d’idéologie s’indignent et condamnent Hergé, mais veulent ignorer que Greenpeace (écolo mais altermondialiste et radical) et le père de Tintin ont collaboré : Tintin s’enrôla comme matelot virtuel à bord d’un zodiac de Greenpeace, comme l’atteste le poster ci-dessous lors de la Greenpeace's Antarctica campaign ! Document à l’appui pour les incrédules :

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André Santini : " Tintin est-il de droite ou de gauche ? "

Les communistes font du McCarthysme!

Les communistes ont toujours eu du mal avec la vérité...

Illustrations : photos truquées

1- Lénine en 1920avec et ...sans Trotski !












2-Staline et Staline après une purge, ou deux...

Ou encore:

C'est pour ça qu'ils dénonçaient Tintin au pays des Soviets comme une oeuvre de propagande occidentale et capitaliste. Or, Hergé était finalement dans le vrai, comme l’Histoire l’a prouvé.

Dans les années vingt et trente, en France, des activistes militaient en faveur du désarmement, ce qui nous a valu la Ligne Maginot ( !), tandis que l’Allemagne nazie se constituait et s’armait à outrance, ce qui nous a valu des chars face à nos fantassins. Des pacifistes, intellos et des politiciens éclairés (ils n’étaient pas 150…) se mobilisèrent en effet dans l’entre-deux-guerres pour la paix, comme encore de nos jours. Nommons les politiciens Aristide Briand, qui signera notamment un accord pour mettre la guerre hors-la-loi !( !) ou Jean Jaurès, et les écrivains français Romain Rolland, né en 1866 et …prix Nobel de littérature 1915, ou Roger Martin du Gard qui écrivit à un ami en septembre 1936 « Tout plutôt que la guerre, tout ! Même le fascisme en Espagne, même le fascisme en France, même Hitler ! » . France Télévisions jugea bon de produire son adaptation édifiante de Les Thibault.

Dans les années cinquante, des hommes et femmes de gauche et de pouvoir se proclamaient déjà plus respectables et clairvoyants que les autres, et des intellectuels assuraient qu'il valait mieux avoir tort avec Sartre que raison avec Aron : ils se font une spécialité d’avoir tort plutôt que raison, ce qu’ils démontrent encore aujourd'hui en se livrant à du McCarthisme de triste mémoire. Nous sommes au XXI° siècle et ni l’expérience passée, ni le ‘sens de l’Histoire’ n’ont donc servi.

Actuellement, certains recycle le mouvement pacifiste en considérant qu'il doit s’étendre plus globalement, et garantir la santé, en mettant fin aux guerres, ainsi que le respect des droits de l'homme, à assurer aussi l'accès universel à l'eau, l'air, la nourriture, les soins médicaux, au logement et la justice sociale. Ce créneau a été investi des partis politiques écologistes, mais aussi par une nébuleuse de collectifs, comités et associations internationalistes caractérisées par leur extrémisme de gauche. Ces radicaux nous ramènent ainsi à Tintin, puisque ce sont eux qui s’élèvent cette fois contre ce jeune journaliste insolent en son temps qui révélait la réalité soviétique à la face du monde. La défiance et l’irrévérence, avant l’heure, ce n’est pas le moment. Avait-il seulement sa carte du SNJ-CGT ? L’imposteur !

Le 3 février 1999, pourtant, Tintin est entré au Parlement. Le Club des parlementaires tintinophiles, créé deux ans auparavant (une soixantaine de membres) a organisé ce jour là dans l'hémicycle du Palais Bourbon un débat, "Tintin est-il de Droite ou de Gauche?" avec quatre orateurs inscrits: André Santini (ministre) et Didier Quentin pour la Droite et Jean-Marie Bockel (secrétaire d’Etat) et Yann Galut pour la Gauche.

Voici le texte:

" TINTIN est-il de droite ou de gauche ? "

Assemblée Nationale
MERCREDI 3 FEVRIER 1999
16H30

Propos liminaires : journaliste, Tintin ne saurait-être de gauche ou de droite : l'objectivité et l'indépendance d'e