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mardi 28 août 2007

Université d’été socialiste: déshérence du PS !

Les socialistes historiques n'en ont rien à faire.

Le Foll met les pendules à l'heure: la cloche de rentrée peut sonner. Il déplore l'absence de dirigeants PS... Les prétendants à la direction font faux bond.

Qui gouverne le PS ? Le directeur de cabinet !

Le bras gauche de François Hollande, Stéphane Le Foll, a pointé lundi les absents qui ont envoyé un mot d’excuse pour la rentrée à l'université d'été du PS à La Rochelle, le week-end prochain, estimant que leur "place", c'est de "débattre dans les instances" du parti. Les dirigeants socialistes bouderaient-ils le Poitou-Charentes et sa … présidente, selon la légende unanimement vénérée : on dit pourtant qu’ils sont vénères !

Interrogé au cours du point presse de rentrée sur la défection annoncée de Dominique Strauss-Kahn, Laurent Fabius ou Martine Aubry -seulement promue au rang de 'prétendante' pour les besoins de la cause ou de la démonstration, puisqu'elle a a une excuse- , Le Foll Stéphane ferme les yeux sur celle celle du premier nommé, "en campagne" pour le poste de directeur général du FMI. Il a aussi convenu que la braderie de Lille, ville dont Aubry est le maire –et non pas la députée…-, "est un événement important" localement, qui coïncide cette année avec La Rochelle. Reste donc Fabius, qui fera des heures de colles.

Le directeur de cabinet de Don Juan-Hollande a cependant souligné qu'"on ne peut pas rénover le Parti socialiste sans participer à tous ses événements, qui sont autant de lieux de débats et de capacité de trouver des solutions".

Selon lui et visant maintenant Sa Cynique Majesté Royal, il a considéré qu’ "on ne peut pas trouver des solutions tout seul dans son coin. Il faut être dans un travail collectif. L'université d'été est devenue un élément traditionnel de rentrée du Parti socialiste, en conséquence de quoi, la place des leaders du PS, comme des militants, c'est d'être là, de débattre dans les événements et les instances du PS".

Le professeur Le Foll fixe les règles à venir (les 'règles de la transparence', probablement...). Sans concertation, avant l’ouverture de cette ‘université’, le député européen a aussi insisté sur le fait que "la rénovation du Parti socialiste passe par le respect des décisions, en particulier quand elles sont tranchées majoritairement par les militants", rappelant que ce qui fait débat sera sanctionné par des votes lors du prochain congrès, après les élections municipales de mars 2008. Je ne veux voir qu’une seule tête.

Commentant la rentrée politique de la femme battue, Marie-sEGOlène Royal, samedi et celle des "rénovateurs" (Arnaud Montebourg, Manuel Valls, Gaëtan Gorce...) dimanche, Stéphane Le Foll a jugé que "la tonalité était la bonne". Sans dire à qui il songeait plus précisément, il a néanmoins affirmé qu'"on ne peut pas vouloir rénover le Parti socialiste en étant plus dur avec (lui) qu'on ne l'est avec le gouvernement". Le terme ‘rénover’ ne désignerait-il pas néanmoins les ‘jeunes lions’ plutôt que la ‘vieille dinde’ ? "C'est quand même un problème". Le PS est un problème, mais surtout, il en a un, voir plusieurs.

Selon lui et visant toujours sa cible, "il faut retrouver le sens du collectif, le respect de ce qu'est le PS dans ses instances, ses événements et même de ce qu'est le premier secrétaire". Silence dans les rangs ! A la veille des débats de l’université d’été socialiste, "c'est quand même un problème", comme dit Le Foll Stéphane…

A qui veut des éclaircissements sur les ‘débats participatifs’, il répond : "On peut discuter, contester ce qu'a pu faire François Hollande, on ne peut pas toujours non plus être dans une campagne contre le premier secrétaire. Il y aura un congrès pour cela (...) On ne peut pas dévaloriser un poste qui est celui de premier secrétaire tout en voulant devenir premier secrétaire. Respectons les lieux de débats, respectons les personnalités du PS", a grondé le maître.

Fallait-il le préciser ? La ‘république du respect’ au PS, en somme. Mais c’est pour quand ?

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